Archive pour janvier 2011

Une Randonnée du 23 janvier 2011

36 camarades entament l’approche du sommet de l’Hermitage dans le massif des Maures.

Nous retrouvons rapidement la neige tombée ces derniers jours

Le sous bois est magnifique sous ses cristaux de neige

La progression devient de plus en plus difficile avec la hauteur de neige et les buissons couchés sur le sentier

Le plaisir d’être arrivé au sommet

Sur le retour de belles vues sur le lac.

Une journée de plaisir dans une chaude ambiance amicale

Capedousse le groupe sportif  ayant joué avec beaucoup de bonne humeur les « Indiana Jones » dans la neige fraîche et le hors sentier de pistes disparues 21 km et 1300 m de dénivelée

Le tour des lacs – de la nuit à la nuit

C’est sur un itinéraire atypique que Michael nous propose de le rejoindre ce dimanche pour la collective B: en partant de la gordolasque, nous monterions au pas de l’Arpette, pour redescendre sur le lac Mouton, puis longer les lacs du trem et de la Muta pour remonter au pas de trem avant de redescendre vers Saint Grat.

Le dénivellé prévu (1400m) justifie à lui seul le classement en B à cette époque de l’année, mais en plus, le bulletin neige et avalanche annonce que le principal risque est de glisser sur les versants lisses et glacés. Nous voila prévenus, nous prenons les crampons.

les crampons - premier acte

Nous nous retrouvons tout les sept à saint martin du var. Il n’est que 6h45, il fait trés froid, il fait trés nuit ! Au départ de la gordolasque le jour se léve à peine, nous chaussons au parking,

mais découvrons rapidement que le sentier n’est pas suffisament enneigé et qu’il faut bientot mettre les skis au sac et les crampons au pieds. 

Aprés le premier verrou, le vallon d’Empuonrame (vous pouvez verifier !! c’est le bon nom) se découvre. n’était cette vilaine conduite forcée au beau milieu du vallon, il serait si beau ! Nous rechaussons nos ski et rangeons nos crampons … pour le moment.

le vallon d'Empuonrame

La montée vers le pas de l’arpette est régulière dans une neige de plus en plus compacte en se rapprochant du sommet, les couteaux sont indispensables. Au col un vent vif nous cueille, pas question de s’éterniser, Michael nous confirme que nous sommes dans l’horaire prévu, nous nous préparons à la descente.

Le pas de l'arpette (enfin .. Catherine au pas de l'arpette)

La surprise est de taille, le versant Est du pas est completement verglacé. La surface est constellée de gouttelettes de glace. C’est juste inskiable ! Nous parvenons néanmoins à rejoindre le fond du vallon ou une fine couche de neige dure à subsisté, mais en prenant toute les précautions pour ne pas chuter. Dans ces conditions une chute peut avoir des conséquences regrettables, et si nous avions imaginé que le versant était dans cet état nous aurions sans doute pris la décision de rechausser les crampons au lieu des skis.

Heureusement, nous descendons sans encombre jusqu’a l’altitude de 2300 ou nous décidons de déjeuner au soleil, sans le moindre souffle de vent et assis au sec sur un rocher: que demander de plus: nous sommes seuls au monde, dans une vallée merveilleuse (c’est son nom), le Mont Bego veille sur nous.

seuls devant la vallée

autour du lac

C’est avec un peu de regret que nous quittons cet endroit, mais il faut penser à remonter vers le pas de Trem. Nous descendons au lac Mouton, contournons le lac de Trem et passons sur le barrage du lac de la Muta pour decouvrir de l’autre coté que l’accés en est interdit … aux pietons. Les bords du lac de la Muta sont crevassés par la baisse du niveau de l’eau ce qui nous fait un paysage de rêve.

la glace est si dure que les couteaux ne l'entament pas

Nous remontons en rive gauche jusqu’aux lacs du diable. là encore la couche de neige est si dure que les couteaux ne l’entame pas. heureusement dans les dernieres pentes, le soleil a un peu rechauffé la glace et nous parvenons au pas de trem sans avoir à déchausser.

le pas de trem

Echaudés par notre expérience au pas de l’arpette, nous testons le versant avant de nous engager, et décidons de descendre les premiers metres en crampons.

La descente dans le vallon des Verrairiers se fait dans une neige trés dure, mais finalement tout à fait skiable.

La descente du pas de trem. meme les versants ensoleillés restent gelés

Même les versants sud-ouest qui ont été éclairé toute l’aprés midi ont conservé une texture trés dure jusqu’a 2200 metres, ce qui nous incite à une grande prudence. Il est passé 5 heures lorsque nous arrivons au vallon de la Mairis, et nous observons un trés beau coucher de soleil sur les cimes. Nous sommes toujours a 2100m, il faut encore descendre le sentier jusqu’à 1600m: qui a pris sa frontale ne le regrettera pas !!

Catherine nous fait remarquer qu’à la nuit tombante nous pourrons peut etre voir des animaux que ne voit pas d’habitude ! des chouettes, des chauves souris …

Rapidement, nous remettons les skis sur le sac, le sentier n’est pas skiable, puis rechaussons nos crampons, le ruisseau qui cours le long de sentier l’ayant verglacé sur de longues distances.

C’est effectivement à la frontale que nous finissons cette descente, et dans la nuit noire que nous remontons la piste pour rejoindre nos véhicules.

retour à la frontale

Ce dimanche restera dans les memoires comme un tour magnifique, dans des paysages sauvages que nous ne fréquentons pas si souvent. Voila pourquoi on se leve si tot le matin, pourquoi on monte si haut. Juste parce que la montagne est la, qu’il y a de la neige. Juste parce que ce sont des journées comme celle la justifient  d’y rester de la nuit à la nuit.

Cime de Juisse (2580m) depuis le Boréon

Le rendez-vous pour le covoiturage final est fixé à Saint-Martin-du-Var à 7h45.

Cinq participants seulement figurent à l’appel ; sous aucun prétexte, ils n’auraient raté cette magnifique sortie placée sous de riants et ensoleillés auspices (Alain06, Alain83, Dominique, Jean et Roselyne).

Le point de départ de cette rando raquettes, proposée par Jean et conduite par Dominique, se situe au Boréon, au chalet d’accueil que nous atteignons peu après 9h. Il est donc trop tard pour espérer entendre hurler les loups !

Nous rejoignons rapidement le chalet de l’Alpage et les vacheries supérieures du Boréon, puis nous grimpons allégrement les pentes raides, heureusement grâce à de nombreux lacets, de l’ubac de la Maïris jusqu’au Pas des Roubines (2124m) où toute la magnificence du panorama apparaît en pleine lumière dans un ciel parfaitement dégagé.

montée au Pas de la Maïris

Pas de la Maïris

Magnifique vue sur les sommets du Haut Boréon : Pelago, Tête de la Ruine, Caïre Agnel, Cime de l’Agnel, et la Cime de Cougourde dans toute sa splendeur.

Ainsi que vers l’Ouest : Pétoumier,Pépoïri, Caïre Archas,Pointe de Giegn et Claus, et vers le Nord : Vallon de Cerise, Cime du Mercantour, Guillié et massif de l’Argentera.

Cimes de Courgourde et des Gaisses

Vers le Sud : Cime du Diable, Cime de la Valette de Prals, les arêtes de Lapasse à la Cime Palu, la Mer !!

Nous bifurquons vers l’est pour atteindre la cime du Pisset (2233m), peu après celle-ci nous chaussons les crampons pour affronter la pente finale verglacée jusqu’à la cime de Juisse (2580m) via le collet éponyme.

montée au Pisset

de la Cime de la Lèche, vallon de Cerise, Cime du Mercantour et Pélago

Arrivés à la cime quelque petite frayeur, bien vite jugulée, nous saisit néanmoins : un gant joue la fille de l’air et décide de descendre majestueusement la pente raide et brillante  du Couloir des Juisses; un bâton a failli suivre le même itinéraire bien qu’il fût solidement empoigné !!.

cramponnage dans la partie raide et verglacée

C’est le moment de figer ces magnifiques sommets et poser avec eux, notamment avec la Cime du Gélas, seigneur des lieux !!

Pour nous remettre de nos émotions, nous déjeunons de bon appétit tout près de la cime.

Le retour s’effectue par le même itinéraire.

Pour la descente, Roselyne en redemande, pour améliorer sa technique toute récente de cramponnage face à la pente, elle effectuera un aller retour sur la partie raide et en neige dure.

La dénivelée est de 1100m, pour environ 13 Km

Le pot de l’amitié est partagé à Lantosque, avec d’autres connaissances du CAF, puis c’est le retour sur Nice.

Alain06

Pas du Préfouns (23.01.2011, 1200m de dénivelé)

La sortie de ce dimanche pour le Lac Nègre et le Pas du Préfouns nous a encore laissé de beaux souvenirs.

7h30, départ de Saint-Martin du Var. Nous voilà 24 prétendants à l’ascension vers les cimes enneigées du Boréon, malgré une météo nous promettant des températures … hivernales.

9 heures, l’arrivée au parking – archi comble – du col de Salèze laisse entendre que d’autres têtes brûlées (ou gelées) sont, elles aussi, décidées à se lancer dans l’aventure, en skis ou en raquettes. Malgré une petite fraîcheur qui décourage certains à se dévêtir, le soleil est au rendez-vous et le vent reste discret.

Claude ouvre la marche, Frédéric et Marc ferment le groupe. Les premiers pas se font en douceur. Le dénivelé est faible sur plusieurs kilomètres, et nous offre une charmante mise-en-jambe entre ruisseau et sapins.

Vers 10 heures, première pause, après 400 mètres de dénivelé et une équipe déjà bien réchauffée. L’occasion de profiter du ciel, au bleu indéfectible, et de rependre un peu de carburant avant la suite des hostilités… qui s’annonce nettement plus sportive.

La dernière montée avant le lac Nègre révèle les premières plaques de glace tant redoutées. Les couteaux sont indispensables, la pente nettement plus raide. Nous savourons finalement notre arrivée au bord de l’étendue d’eau gelée et contemplons avec émerveillement le spectacle des rayons du soleil se reflétant sur la glace.

Arrivée sur les rives du Lac Nègre

 

Traversée aller du Lac (avec une partie du groupe au fond à gauche)

Dernière étape de ce périple, l’ascension vers le Pas du Préfouns nous conduit, au préalable, à une mémorable traversée du lac, qui n’a pas laissé indifférent nombre de photographes amateurs.

À mesure que nous avançons, la neige se fait plus souple. Un ultime raidillon nous mène à notre destination finale, en haut duquel nous prendrons un repas bien mérité. Cette même glace qui façonne et illumine un panorama inoubliable – les Alpes italiennes, le Caire Préfouns et les Aiguilles de Cresta Savoia d’un côté, le Lac Nègre et les Bresses de l’autre – nous fait, par la même occasion, renoncer à la perspective de grimper jusqu’aux Tablasses.

Pause déjeuner sur le Pas du Préfouns

 

Le lac Nègre vu depuis le Pas du Préfouns

 

La descente

Après quelques hésitations pour certains, première descente dans une neige encore poudreuse et agréable. Nous rejoignons alors les plus fatigués qui avaient renoncé à la dernière ascension.

La traversée du Lac Nègre se fait en schuss, sur la glace. Dans la forêt, la neige, particulièrement croûtée, incite quelques cafistes à saluer dame nature dans des positions pour le moins inconfortables : d’aucuns en garderont les stigmates quelques temps.

Comme à l’accoutumée, la journée s’achève par le pot de l’amitié. Ce dimanche, ce sera dans un café de Lantosque, où les plus appliqués peaufineront une dernière fois leur descente, tandis que d’autres se délecteront des mets généreusement apportés par les uns et les autres.

Merci infiniment aux encadrants Claude, Frédéric, Jérôme et Marc, et à très bientôt pour de nouvelles aventures…

Candice

Souvenirs du Stage La Plagne – Les Arcs 2011 (16 au 21 jan 2011)

Bonjour à tous

Voici les liens qui vous permettrons de visionner les photos de notre stage de la Plagne qui c’est déroulé du 16 et 21 Janvier 2011.

===> Photos de Michel CLEME

===> Photos de Patrick BEUNARD

Merci à nos photographes amateurs, Michel et Patrick.

16 janvier – Pyramide de Chiamossero

Enfin un week-end au ciel clair ! C’est sous un ciel étoilé que nous nous retrouvons. 29 personnes sur le petit parking de Sainte Marie, pffiu !! ca fait du monde.

Nous démarrons à sept heures précises pour Limonetto avec deux objectifs, une partie du groupe  montera au Monte Creusa, l’autre au Chiamossero.

Monte Creuza

Malgré l’heure matinale, le parking de Limonetto est déjà chargé, les premiers skieurs sont là, prêts à s’élancer à l’ouverture des pistes. Nous remontons la piste pour suivre le chemin qui nous mènera au pont. Le ciel est clair, pour certain d’entre nous c’est la première sortie 2011, pour d’autres la première ‘vraie’ sortie après le cycle d’initiation. De toutes les façons toutes les conditions sont réunies pour réussir cette journée : nous avons les skis aux pieds, les copains sont là et en plus il y a de la neige et il fait beau !!

Nous sommes nombreux, mais ce n’est rien à coté de ce qui nous attend. En effet alors que nous nous regroupons au niveau du pont, nous voyons arriver une cohorte de skieurs (et ce n’est pas une image, ils sont une cinquantaine !!) qui partagent manifestement le même objectif que nous.

Rapidement le lieu prend des aspects de concentration internationale de skieurs alpinistes. Nous pensions qu’un groupe de 29 était un très gros groupe … nous sommes battus à plate couture !!

 Les premières pentes après le pont ne sont pas encore éclairées par le soleil et le radoucissement de ces derniers jours associé à la nuit claire nous contraint à chausser les couteaux pour passer la butte. Enfin … certains s’essaieront sans couteaux mais tous ne passeront pas ! Un bosquet placé là par hasard accueille une skieuse en goguette.

Très rapidement nous atteignons le soleil, et rangeons les couteaux qui ne seront pas nécessaires pour le reste de l’ascension.

Ciotto mieu et Monte creuza

 A 1700 nous nous partageons en deux groupes, un groupe de 11 personnes part vers Chiamossero (en compagnie des 50 italiens) et l’autre groupe de 18 personnes vers monte Creusa.  Patrick Valdenaire, Jerome et moi restons avec le groupe de 11, je laisserai à Patrick Allavena, Thierry et Alain le soin de vous raconter la suite pour le groupe de 18 personnes (voir monte creuza).

 11 + 50, nous voilà 61 à l’assaut d’une montagne qui n’en demandait pas tant !! Faire serre file dans ces conditions n’est pas simple, rien ne ressemble plus a un skieur français qu’un skieur italien !! Rapidement je repère les encadrants du groupe italien (identifiés à leurs chasubles) qui se sont répartis leur groupe et ‘pilotent’ chacun moins de 10 personnes.

Patrick Valdenaire emmène notre groupe, Jérôme se place au milieu et je ferme le groupe, contrairement a ce que je craignais, l’exercice est facilité par la discipline et l’homogénéité du groupe italien.

 Notre groupe aussi est très homogène, nous progressons régulièrement, marquons quelques regroupements mais sans écarts importants entre les premiers et les derniers du groupe.

 Bientôt nous voilà à l’avant sommet. Bien sur que plus de 60 personnes sur la pyramide de Chiamossera est une expérience que je ne souhaite pas renouveler trop souvent, mais grâce à la discipline de chacun, tout se passe très bien. Le sommet est accessible en crampons mais nous y renonçons afin de se garder une chance de revenir faire ce sommet prochainement (c’est bien trouvé non ?).

Au sommet - le groupe du CAI est deja reparti

La vue sur le sommet est magnifique : à droite la Corse et l’ile d’Elbe a peine soulignés par une mer de nuages, à gauche la plaine du Pô, le Viso et au loin le massif du Mont Rose. Voilà qui récompense de tous nos efforts. Le ciel est bleu, il fait bon au sommet, une petite brise fraiche vient nous rappeler que le printemps n’est pas encore pour tout de suite.

 Après la pause repas, nous rechaussons vers la descente. La dernière chute date un peu et les alternances de réchauffement et de nuit claire ont crouté la dernière couche de neige qui repose sur une couche complètement gelée sur tout le versant nord-est que nous empruntons à la descente. La bonne nouvelle c’est que le manteau neigeux est bien stabilisé, par contre la fine croute et la couche gelée sous-jacente nous oblige a un peu de vigilance au départ du sommet et jusqu’au replat vers 2000m.

Si vous regardez bien, vous verrez descendre l'autre groupe !

Nous rejoignons ensuite des altitudes ou le soleil a fait son œuvre, et évoluons bientôt dans une neige de printemps ou nous rejoignons les copains du monte Creusa.

De retour aux véhicules, nous nous dépêchons de plier et de repasser le col avant les skieurs de Limone. En effet l’ouverture du tunnel 5 minutes tous les quart d’heure a vite fait de générer une longue file de voiture sur les coups de 5 heures.

A Tende, le bar des sports est fermé, mais Claude nous déniche un troquet dans les ruelles derrière l’école que nous envahissons pour partager le pot de l’amitié.

Merci Patrick, Thierry, Alain, Jerome et Patrick pour cette belle ballade.

Un grand bravo a tous les participants qui ont fait de cette journée une réussite, à très bientôt !! Il nous reste tant à découvrir !

Piano della Regina (2161m) depuis Tetto Folchi

Valle Vermenagna et Valle Grande : petits renseignements touristiques et historiques

On peut rejoindre la vallée Vermenagna par la traditionnelle ligne ferroviaire Cuneo-Nice. Vernante, le village de Pinocchio mérite un arrêt.
Attilio Mussino, le premier illustrateur du livre de Collodi, y vécut pendant plusieurs années et y mourut. Le village est décoré par plus de 100 murailles qui retracent fidèlement les illustrations de Mussino, il possède aussi un petit musée dédié au dessinateur, à l’ethnographie locale et un musée naturaliste. Les couteaux « Vernantin » qui sont produits en petit nombre artisanal sont très renommés. Une brève promenade conduit, au contraire, à la Turusela, tour médiévale de l’ancien château des Lascaris.

De Vernante part la vallée Grande, qui offre la Réserve du bois et des lacs de Palanfré, importante pour la présence d’une grande hêtraie avec des espèces vétustes qui remonte à environ 320 années.

On poursuit ensuite en direction de Limone Piemonte, station de ski renommée: ici on conseille une promenade au centre ville, caractérisé par les typiques habitations alpines en pierre, et la visite de la paroisse gothique du 12 – 14ème siècle, avec une chaire provenant de la Certosa de Pesio et de l’église du Couvent datant de 1674 et de la Fontaine de S. Pietro qui remonte au 15ème siècle.

A Limone, d’innombrables parcours nous sont proposés vers le Col de Tende et son ancien tunnel, vers les forts datant de la fin du XIXème siècle, ou bien vers Limonetto où on peut parcourir une partie de la Route Romaine du Sel qui témoigne l’importance de la vallée Vermenagna comme moyen de communication et comme force commerciale.

Sentier culturel « La via di Téit »

Le sentier traverse plusieurs bourgs (téit = toit) abandonnés et désormais en ruine, jadis habités par des familles pauvres qui vivaient de ce que la nature mettait à leur disposition. « La via di Téit » permet au visiteur de se plonger dans le passé et de découvrir comment le territoire était exploité tout en respectant les ressources offertes par la montagne à ses habitants.
Le sentier relie Vernante à Palanfré; le retour peut se faire sur la même route ou bien suivant la route provinciale, peu fréquentée. Trois sentiers alternatifs permettent d’abréger le parcours selon les exigences spécifiques des visiteurs.

Sentier Nature de la Hêtraie

Circuit autour de la Hêtraie de Palanfré, balisée avec des panneaux qui permettent au visiteur de reconnaître arbres et arbustes. En se promenant le long du sentier l’on peut aussi rencontrer les nombreux habitants de la forêt. Le sentier est particulièrement fascinant au printemps et en automne, grâce aux couleurs et aux jeux de lumière qui se produisent à l’intérieur de la forêt.

Randonnées raquette déjà effectuée dans le secteur :

–         Monte Pianard (2305m) : très belle crête et beau panorama sur Entracque et Mt Viso

–         Cima Ghiglielma (2237m) et la magnifique vallon de Frisson, tres belle crête panoramique vers Mt Viso et massif du Mt Rose

–         Piano della Regina (2161m) depuis Tetto Folchi est donc notre 3 ième parcours dans ce secteur de la Valle Grande

Mt Pianard et Crête du Pianard

Cima Ghiglielma et vallon du Frisson

Sortie raquettes Piano della Regina (2161m).

Décidément, en ce dimanche 16 janvier 2011, tous les ingrédients constitutifs et nécessaires, pour que cette journée reste inoubliable, sont réunis :

Une rando inédite en territoire italien concoctée aux petits oignons par Gaby très inspiré ;

Nos trois cadres Denis, Dominique et Gaby en hyper forme, comme l’accoutumée ;

Dix autres participants Alain, Annick, Annie, Chantal, Florence, Hélène, Janine, Jean, Patrick et Roselyne très motivés et prêts à en découdre avec des éléments naturels particulièrement bienveillants ce jour ;

Une météo annoncée très favorable, confirmée tout le long d’une journée pendant laquelle il n’a pas été possible de déceler le moindre petit nuage blanc dans le ciel d’azur.

Le regroupement matinal en vue du covoiturage final est fixé à 7h 30 dans la vallée de la Roya à Trucco où il est aisé de se garer pour la journée. Nous filons vers Tende, passons la frontière et atteignons Vernante. Dans le village, nous bifurquons vers Tetto Folchi, point de départ de la randonnée(1025m), en empruntant une petite route sinueuse et parfois glissante. Nous nous équipons près d’une petite église et nous nous engageons sur un large sentier travers la forêt.

Tetti Creusa (1388m) et Monte Vecchio (1919m)

Par Tetti Giacolinet (1100m) et ses granges alpines, puis Tetti Creusa (1388m) en évitant la piste  menant à Tetto Maron et vallone di Creusa, nous gagnons une crête dans une hêtraie.

Palanfré (1379m) et Rocca d'Orel (2440m) vu de la crête

La neige est ancienne, tantôt très souple, tantôt plus croûteuse . Nous nous élevons résolument dans une combe puis atteignons une crête: la CostaCampaula, vers 1600m, crête que nous allons suivre jusqu’au point côté 2002m de la carte Alpes sans Frontière: Vallée des Merveilles/ Val Vermenagna.

En surplombant le petit hameau de Palanfrè. La vue s’élargit, nous apercevons l’arc alpin italien et la plaine ensoleillée : Quelques cris fusent déjà avec un accent teutonique assez prononcé « Oh que c’est Pô, oh que c’est Pô! ».

Dominique et la crête du Pianard en arrière plan

L’ascension continue gaillardement, nous cheminons sur une crête très dégagée , atteignant un premier sommet (2060m) surmonté d’un gros cairn,avant d’atteindre le point culminant du Piano della Regina (2161m).

Piano della Regina et Monte Creusa (2337m)effectué ce jour par la section ski de randonnée

Certain(e)s voudraient bien poursuivre, plus haut, plus loin, plus vite, mais le respect du plan de marche nous impose de prendre la pause-déjeuner très bienvenue car nous prenons le temps de savourer quelque nourriture terrestre, les yeux éblouis par un paysage grandiose et parfaitement découpé dans lequel il est possible de distinguer ou parfois deviner le Monte Matto, les hauts sommets de l’Ubaye (Aiguilles et Brec du Chambeyron, Tête de Moise), le mont Viso, et tout le massif du Grand Paradis au Mt Rose.

Piano della Regina (2161m)

Puis nous abordons la descente de retour sans difficulté , par la piste dominant le vallone Valet,via une bergerie le Gias Creusa  Sottano. Nous rejoignons nos véhicules respectifs. Le pot de l’amitié se tient à Vernante où, en plus des amateurs traditionnels de bière la pression, se sont mêlés  d’autres amateurs de chocolat à l’italienne agrémenté de crème Chantilly maison.

Un seul petit bémol à ce tableau idyllique : l’attente un peu longuette pour franchir le tunnel du col de Tende !

Alain.

16 janvier 2011 Monté Creusa

Sortie du Dimanche 16 Janvier 2011

Le Monté Creusa 2337 (mètres)

Affluence record pour ce vendredi soir. Nous sommes à la peine avec Patrick pour faire les inscriptions de la sortie A de Dimanche. Dés 19 heures 30 la liste est complète. Il faut faire quelque chose pour accueillir nos adhérents…. Grâce à Jérôme et Michelle qui au pied levé nous rejoignent pour l’encadrement, nous allons pouvoir faire 2 sorties avec des effectifs raisonnables.  

C’est dans un joyeux désordre que nous nous retrouvons à 29 au parking de Limonetto. Au contrôle DVA du départ j’ai l’occasion d’échanger quelques mots avec un homologue Italien du C.A.I. « Nous sommes plus de 25 pour cette sortie lui dis-je… », Auquel il répond « C’est raisonnable, nous, nous sommes plus de 50 !!! » Et oui comme les Italiens ne font rien à moitié, ils se déplacent comme nos amis du Mille Pattes, en Autobus…

Après avoir traversé la station, nous nous dirigeons vers le pont sur le « Rio Prati della Chiesa » ou nous nous regroupons. Nos amis transalpins attaquent le raidillon verglacé, et nous leurs emboitons le pas, pour rejoindre le point coté 1766. C’est un point clé puisque c’est là que le groupe va se séparer en 2. L’équipe de tête prend la direction du Monté Chiamossero (2476 mètres) pendant qu’en compagnie d’Alain et Thierry nous prenons plein nord pour attaquer les pentes du Monté Creusa. Au verglas des premiers 100 mètres, avec le soleil et une température particulièrement clémente pour un mois de janvier, la neige se transforme rapidement en neige de printemps. Après une petite pause, et une tisane « spéciale pente raide » nous entamons les 200 derniers mètres sous un soleil de plomb. Presque tous les participants sur les 18 de notre groupe atteignent le sommet. De là, la vue sur l’Italie est magnifique. Avec par ordre d’apparition, de gauche à droite, Argentera, Ecrins, Mont Viso, plaine du Po et au loin le massif du Mont Rose. Nous profitons de la pause pour faire une vacation radio avec Jérôme, qui lui se trouve en face, sur le Chiamossero.

Bien sur nous n’avons pas droit à une poudreuse de « rêve », pourtant il est bien agréable de tracer des courbes dans ces belles pentes. Dans le bas, nous rejoignons nos compagnons, et rentrons par les pistes au parking.

Merci à tous

Vos serviteurs, Michelle Vial, Jérôme Galy, Patrick Valdenaire, Thierry Dubois, et Patrick Allavena.

Cime du Raton (2066m) depuis les Launes (1498m)

Historique :

« Valberg, niché à 1 700 mètres d’altitude à la sortie des gorges du Cians, est l’une des trois plus grandes station de ski du département avec Isola 2000 et Auron ( Vallée de la Tinée ). Fondée à la fin des années 30, le site de l’actuelle station n’était auparavant qu’un territoire d’alpage dénommé « Le Quartier« . La station conservera d’ailleurs dans son nom ses origines rurales, Valberg étant la contraction de « Valloun des Bergians » en patois. Entre 1931 et 1935, c’est le Docteur Agnelli, alors Maire de guillaumes et Conseiller Général du Canton qui prend le premier conscience des possibilités d’implantations au « Quartier » d’un station de ski sur un domaine jusqu’alors seulement rural. En 1936 est alors inauguré au Sapet le premier remonte pente des Alpes-Maritimes. Mais il serait indécent de ne pas pas évoquer dans l’histoire de Valberg le nom de Charles Ginésy. Instituteur de formation, il fut l’instigateur de la « Révolution Péonniene » qui connu son apogée entre 1957 et 1961. Maire de 1959 à 2001, Conseiller Général à compter de 1961, Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes de 1990 à 2003 et Sénateur, c’est sous sa houlette, dans le respect des traditions et valeurs locales, que Valberg va se promouvoir comme une station de ski moderne. Aujourd’hui la station compte près de 60 Km de pistes de ski alpin et 30 km de piste de ski de fond, ses activités (Piscine, Tennis, Accrobranche, Randonnées, Golf, Etc…), son climat et sa situation géographique en fond l’un des lieux de villégiature les plus prisés du département. »

http://draillescantoun.canalblog.com/archives/40___raquettes_dans_la_vallee_du_cians/index.html

Parcours :

Cette randonnée au profil abordable, et très adaptée à la raquette à neige, permet d’accéder en toute quiétude à la cime du Raton (2 066 m) dans une ambiance caractéristique du haut Cians, avec les forêts de sapins et d’épicéas du bois de Tailler, les mélèzes de la limite supérieure du Bois Noir et les roches rouges (pélites) autour des granges de l’Illion et du Dôme de Barrot. Lieu enchanteur situé à l’écart des remontées mécaniques de Valberg, la cime du Raton, avec ses calcaires déchiquetés en aiguilles, surplombe la fameuse clue homonyme et la spectaculaire entaille des fameuses gorges du Cians.

Les conditions climatiques (nuages bas et pluies/neige) et nivologiques –risque 3/5 (avec neige lourde et redoux), nous ont décidés Gaby et moi de renoncer à l’objectif initial : la Cime de Juisse, préférant une randonnée moins engagée.

Après un détour à Beuil pour louer une paire de raquette, nous arrivons au parking des Eguilles (1498m), juste après les Launes.

Nous suivons alors, jusqu’à la balise 18, une pente douce dans le vallon de la Challandre qui se jette dans le Cians en contrebas. Ici le sentier s’élève, jusqu’aux maisons des Margioullins (Balise 19) où l’on bifurque pour continuer l’ascension dans le Vallon de Cabane Vieille, jusqu’à la Font de l’Oule (1650m).

Remonter à droite un vallon direction NO jusqu’à un replat déboisé (1770m) juste en aval d’une bergerie.

Pause « banane », avant de bifurquer à gauche SO, pour gravir les pentes du Mt Brassier (2017m) d’abord en lacets dans le mélézin, puis en traversée sous le sommet, enfin par la crête.

De ce point nous rejoignons le domaine skiable de Valberg, à l’Adrech de Forche, et ses pylônes qui détruisent le joli panorama !! mais aujourd hui la visibilité est réduite au dessus de 2000m !!!

Nous continuons vers la crête du Faux Raton vers le Sud, puis la Cime du Raton (2066m) d’où normalement la vue est superbe sur le Cians , la Tête de Rigaud et la chaîne du Barrot.

Nous empruntons donc les crêtes du Bois Noir, vers l’Est au dessus des barres de l’Illion.

Ces rochers, torturés par l’érosion forment des étranges figures, surtout dans le brouillard qui nous enveloppe.

Nous décidons de descendre dans les pentes raides du Bois Noir, où de nombreux arbres morts entames notre progression. Une pause déjeuner est décidée, profitant d’un couvert forestier dégagé et sans neige.

Enfin nous rejoignons la piste transversale vers 1680m, qui traversant le vallon de Cabane Vieille nous conduit à nouveau au Hameau des Margioulins, puis par le trajet effectué à l’aller.

Les données GPS d’Annie donnent 780m de dénivelé pour 12, 5 km

Enfin tous satisfait d’avoir pris un bon bol d’air, malgré des conditions météo pas faciles, nous rejoignons le Relais du Mercantour, à Beuil pour prendre une collation.

10 participants : Annick, Chantal, Hélène, Roselyne, Janine Annie, Patrick, Tony, Alain, Jean

Encadrés par Gaby et Dominique

le tracé GPS par Annie Lorre:

tracé-cime du raton

Tête sud des Bresses (8 jan 2011)

Les prévisions météorologiques sont médiocres pour ce samedi 8, mais  laissent un espoir d’amélioration venant de l’ouest dans l’apres-midi. Nous prévoyons en conséquence d’aller à Estenc pour profiter de ce beau temps, seulement les dernieres relèvements matinaux nous feront re-basculer sur le plan initial « Tête des Bresses ». Et ben, c’était le bon choix. Déja pendant le trajet en voiture, nous observons les premiers trous bleus dans la couche de nuages, l’arrivée avancée du beautemps qui se confirme très vite en bas- et en moyenne altitude. Par  contre, à partir de 2400 mêtres nous rencontrons un vent froid et une visibilité bien réduite (voici la vue du sommet) :

Visibilité réduite et vent en altitude nous feront redescendre du sommet sans nous arrêter, mais quelle bonne surprise, en moyenne altitude le soleil a fait entretemps un bon boulot et nous a préparé des pentes bien skiables. Puis, de belles éclaircissements donnent la vue sur une montagne féerique, avec rochers platrés qui ressemblent à des séracs …

 

 

 

Enfin, aprés les hésitations d’avant la course, nous sommes bien récompensés par un paysage fabuleux, une descente bien au-dela de nos espérances (vu la glace vive rencontrée à la montée) et un groupe très sympa.

Bruno, Patrick, Patrick & Andreas et 7 participants