Archive pour juin 2011

Grotte de Méailles

12 juin 2011 visite de la Grotte de Méailles

Sous la conduite de Matthieu Lochey

Une trés belle expérience pour la découverte du monde souterrain.

Un grand merci à Matthieu pour sa maitrise du sujet et toute la patiente qu’il a accordé à la conduite du groupe

Bravo à Jack Dubouis pour son diaporama.

Grotte de Méailles

Formation UV2 carto et GPS organisé par Jean Cart-Lamy

Sortie Mt Chauve 29 05 11-11 participants,dont trois de l’extérieur,étude minutieuse du terrain et initiation pratique à l’utilisation du GPS.Nous avions 9 GPS pour 11 participants.

Le sommet de l’Orméa par la voie ouest,circuit inédit,hors sentier,entre falaises et précipices,6 possibilités d’atteindre le sommet.

Ici le groupe pensait être sur le sentier,or le GPS nous donne notre position,nous la reportons sur la carte grace à une règle GPS,et nous voyons que le sentier n’existe plus ,et que nous suivons au mètre près une nouvelle approche

.350m de montée très raide entre falaises et précipices,nous suivons l’itinéraire inédit au GPS,et suivons sur la carte IGN,où nous sommes précisément au mètre près.

recherche sur la carte de sa position,et je mesure les coordonnées d’un point de destination,et je fais rentrer les coordonnées dans le GPS.

 

 

 

 

 

Etude des différences entre trois cartes :IGN,Cartoexploreur 3,et Géoportail,et confrontation avec le relief rencontré.Nous avançons vers la précision,en découvrant toutes les petites imperfections

Inversion de la route pour revenir en arrière

 

 

 

beaucoup de participants,  beaucoup de travail,d’intérêt,beaucoup de convivialité …et …beaucoup de soleil et de bons souvenirs          

 

Révision du calcul des temps et estimation du temps de notre descente,de 3 façons :  moyen -,moyen,et sup.

 

 

 

 

 

 

le Claï Infèrieur (2590m) et Chemin de l’Energie

Après que Gilles ait attiré notre attention sur la rando au programme de la collective du 29 mai (imaginée par JP Folco)lors du BRALP de la Bernarde, un petit groupe de la section raquettes se motive pour continuer d’aller titiller les sommets, avec ou sans neige.
Dominique nous propose une jolie variation sur l’itinéraire affiché pour la collective.
Nous démarrons donc de bon matin à St Etienne de Tinée, laissons une voiture pour le retour au village (parking de la maison du Parc, proche de la balise d’arrivée) puis nous montons rejoindre la balise de départ, B118 (1311m), au-dessus du village, avant l’embranchement de la route de la Bonnette et du village de St Dalmas le Selvage, en aval du Pont Haut.

Vue sur vallon et village de St Dalmas le Selvage

Forêt de la Blachière

Nous sommes dans un mélézin de la Blachière, touffu et ombragé, les oeillets commencent à fleurir et le myosotis est au rendez-vous.
Un sentier nous mène par une bonne montée jusqu’à quelques chalets à partir desquels nous avançons presque de niveau, au-dessus de la vallée et avec une jolie vue sur le Mounier. En nous dirigeant vers un versant plus éclairé, la végétation se diversifie encore : l’épine-vinette (berberis) prépare ses premières fleurs, quelques orchis brûlés apparaissent de loin en loin ainsi que de belles centaurées.

Vue sur le Mont Mounier depuis la Blachière

Nous nous retrouvons ensuite sur une piste – peut-être une portion prévue pour le tracé des Balcons du Mercantour – fraîchement terrassée et non mentionnée sur la carte, elle va dans la bnne direction et serpente en montée progressive jusqu’à un chalet ou bergerie en construction. Juste au-dessus du chalet elle rejoint une autre piste plus ancienne qui nous conduit rapidement à la baliseB 115 (1836m) au dessus de Claï Basse.A ce niveau nous quittons pistes et sentiers et poursuivons en direction de l’antécime du Claï Inférieur, déjà bien visible, a travers des paturâges.

Claï Basse en automne 2008

Claï Basse automne 2008

les pentes du Claï : automne 2008

les pentes du Claï Infèrieur : printemps 2011

les pentes du Claï Infèrieur

Une ascension intense et soutenue sur un versant ensoleillé parmi des mélèzes clairsemés, des plaques de génévriers rampants et de rhododendrons égayés ça et là par quelques orchidées -Orchis sureau, principalement. Plus nous montons plus la vue s’ouvre sur la vallée, ainsi que sur les sommets environnants. En contre-bas on a ainsi , derrière nous, une belle vue plongeante sur St Etienne de Tinée et le village d’Auron, que de loin domine le Mounier ; devant nous apparaît le hameau du Pra puis celui de Bousiéyas ; la route de la Bonnette se découpe nettement au fond.

les premiers rhododendrons en 2011

L’arrivée au sommet se mérité car l’ascension est conséquente, une fois arrivés à la hauteur de l’antécime il reste encore quelques mètres à parcourir avant d’atteindre la croix de bois qui marque notre objectif, le Claï Inférieur (290m).
De là, c’est une vue à 360° sur les 3 Evêques, l’Enchastraye, le Claï Supèrieur(2982m) qui domine le secteur, le Mont Tenibre (3031m) et ses satelites, Mont Mounier et les sommets de Fort Carra.On a également un panorama plongeant sur les Lacs et le refuge de Vens.

Vallon du Claï

Vue sur le Mont Tenibre et ses satelites

le Claï Supèrieur (2982m) domine le secteur

Nous avions en tête de continuer ce parcours par l’ascension de la Cime des Babarottes (2792m) mais la couverture neigeuse est insuffisante pour nous permettre de progresser avec une rapidité suffisante.
De loin nous apercevons deux chamois, au frais sur un névé.
Nous choisissons finalement, sur les conseils avisés de Dominique, de déjeuner au Claï en profitant de ce magnifique paysage. La collective nous rejoint alors que nous terminons le repas, après une ascension rapide – ils sont partis plus tard que nous!

les lacs de Vens vus depuis la crête du Claï Infèrieur (2590m)

les mêmes lacs de Vens photographiès en automne 2008

Nous laissons donc de côté la Cime des Babarottes et son petit lac en contre-bas et descendons rejoindre le sentier qui rallie en traversée les lacs de Vens et le chemin de l’Energie, en direction du Rabuons.
Nous traversons un vaste pierrier avant de rejoindre le long mais bon chemin de l’Energie. Là il faudra s’équiper pour passer plusieurs névés, l’occasion de faire prendre l’air aux piolets et crampons!

lac de Babarottes vu depuis le Claï Infèrieur

le Chemin de l'Energie

paasage de névés délicats sur le Chemin de l'Energie

Chemin de l'Energie et Plan de Tenibre

Harde de mouflons à Plan de Tenibre

Mouflons Plan de Tenibre

En arrivant à Plan de Ténibre (2330m) nous surprenons une harde de mouflons, mais ceux-ci n’acceptent pas si facilement de se laisser photographier.
Le chemin de l’Energie brille toujours autant de ses shistes et mica-shistes…Allez, on arrive bientôt au Lac Petrus (2317m)!
Petite pause auprès du Lac sur lequel subsiste un petit îlot de neige et on amorce la redescente – qui sera longue!!! – vers St Etienne de Tinée.

Lac Petrus

Lac Petrus

Le mélézin est verdoyant et le sentier comfortable, il n’en reste pas moins que c’est très long…
Nous nous laissons tenter par cette herbe si verte de la Forêt de Sélasse et nous affalons un moment au niveu de l’avant dernière balise (102). C’est quand même terriblement agréable aussi de se prélasser sur l’herbe!
Puis, vailamment, nous reprenons la descente pour rejoindre, fourbus, le village de St Etienne de Tinée (1144m) et un rafraîchissement bien venu.

Historique: la Houille blanche (hydro-électricité dans les Alpes Maritimes et en Tinée en particulier.

Sources : « La houille blanche dans les Alpes françaises.réalisations et projets » Paoul Blanchard .Revue de géographie alpine (1921)

La Force de l’Eau : CG06

Randoxygène

« Les besoins croissants d’électricité liés à l’urbanisation du littoral des Alpes Maritimes et à la fonction touristique du département nécessitèrent de faire appel à l’énergie hydraulique.

l’électricité fut d’abord utilisée  (1910-1920)dans le domaine de l’éclairage publique, pour palier les risques d’incendies dans les villages et villes.

Dans le domaine industriel, l’usage de l’électricité resta limité, avant la guerre 1914-1918, aux grosses entreprises (réseaux de tramways, cimenteries, entreprises de chimie) car les machines à vapeur et les moteurs à gaz gardaient leur suprématie.

Inventée par Burdin et Fourneyron en 1826-1827, la turbine permettait , par rapport à la roue à aubes, d’améliorer considérablement le rendement, des installations hydrauliques mais aissi de s’adapter à toutes les chutes d’eau.

L’utilisation de tuyaux en acier ou en béton permit de réaliser des conduites forcées de grande longueur et aissi de canalyser toutes les chutes, y compris avec des dénivelées de plusieurs centaines de mètres.

On assista dans les Alpes Maritimes à une véritable course à la « houille blanche » menée par des consortiums de banquiers et d’industriels , qui spéculèrent sur les droits de l’eau et lancèrent , entre 1897 et 1928, la construction des premières unités hydro-électriques du département.

1898: la Société des forces motrices des Alpes Maritimes (Alexandre Durandy) sur le Var au niveau de la Mescla (Malaussène)

Puis la Socièté électrique du littoral méditerranéen (EELM) : 7/06/1900″

« Grace à la longueur de son cours, à l’alimentation de son bassin , à l’allure de sa déclivité, la Tinée intéréssa les industriels .

Descendant de massifs élevés (Cime de la Bonette, Enchastraye, Sommets de Vens et de Rabuons, aissi que le Mont Mounier) et recélant dans son bassin supèrieur des lacs ou des bassins aisément transformables en réservoirs, la Tinée est , de toutes ces rivières, la plus suscetible d’aménagements et les projets commencèrent à fleurir.

Le premier effort à faire serait de régulariser le débit de la Tinée.Pour cela  , il sera aisé d’aménager les lacs de haute montagne (Vens, Tenibres, Rabuons) et d’établir , à travers les gorges du cours supèrieurs, des barrages qui créeront en arrière de vastes réservoirs (le Pra, Salso Moreno).

Viendra ensuite l’aménagement des chutes.La première, vers l’amont , serait celle du Pra.

A Saint Etienne de Tinée prendra place la grande usine dite « des lacs », utilisant l’eau des réservoirs de Rabuons, Vens, Ténibres et autres lacs de montagne. »

 C’est ainsi que naquis l’idée de créer ce chemin historique « Chemin de l’Energie », magnifique ouvrage d’art de 8Km, dominant en balcon (2300m) la vallée de la Tinée de près de 1300m de dénivelé.

La compagnie EELM l’avait tracé,entre les deux guerres (1920-1940) en se jouant des nombreuses difficultés d’un relief accidenté, itinéraire taillé parfois à même la paroi ou passant dans des tunels,en vue de la construction d’une usine hydro-electrique à Saint-Etienne -de-Tinée.

le Chemin de l'Energie "taillé" dans la paroi

les nombreux tunnels du Chemin de l'Energie

Chemin de l'Energie à Plan de Tenibre

Le chemin de l’Energie servait alors à acheminer matériaux, ouvriers et attelages sur les différents lieux de captage et devait à terme servir de support à une conduite forcée.

Le projet ne vit pas le jour et donna lieu à de nobreuses polémiques entre la EELM et le Conseil Général, et seule la chute de Bancairon fut réalisée en 1929 (barrage de Pont de Paule)

Après la Seconde guerre mondiale, la nationalisation des sociétés privées d’électricité donna naissance en 1946 à Electricité de France.

En 1951 fut livrée la Courbaisse, en 1957, l’usine de Valabres à Isola