Archive pour février 2013

Monte Faudo et arrivée au village de Taggia

Photos de Brigitte Pique et Annie Maïssel

 

  Village pittoresque de Pompeina autour de ses oliviers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En chemin vers Monte Sette Fontana où la neige nous attend

 

 

 

 

 

 

 

 

  Santuaire de Lampedusa auréolé de sa légende

 

 

 

 

 

    Pont gothique à l’arrivée à Taggia

 

 

 

 

 

 Les ruelles de Taggia

 

 

 

 

 

 

 

 

    La cathédrale

 

 

 

 

Son Monastére et ses superbes « Bréa » remarquablement commentés par Françoise Deniau

mercredi 20 février, ça va « peillonner » !

La couleur était annoncée quelques jours auparavant : « ce sera beau mais dur »!
Journée placée sous le signe du labeur, mais aussi de la bonne humeur comme tous les mercredi.
Animés par la curiosité d’aller se « mesurer » dans les splendides voies de « chez Pierrot » et « derrière le bloc » ,  Onil, Fred, Laurent et moi, enrichit d’une nouvelle recrue, un second Laurent, alias docteur « M », avons repoussé un peu les limites de nos possibilités.
Au petit matin, la descente de l’ancienne voie romaine nous conduit aux falaises du vieux village médiéval de Peillon,
sans réussir à nous réchauffer.
Armés de courage, vêtus chaudement, nous nous lançons dans les longueurs les plus faciles du secteur.
Nos doigts engourdis ne le ressentent pas de la même manière.
Unanimes, nous conviendrons que c’est déjà dur, sous un soleil bien timide,
alors qu’aucune corde n’est encore posée dans le 6.
« M » se réveille, donne le ton et nous surprend par son niveau et sa motivation.
Nouveau participant qui grimpe en tête, ouaouh ! allez tout le monde se met au boulot!
Et c’est avec un soleil de plus en plus généreux que chacun ira flirter avec son niveau max,
délaissant les voies en 5, pour faire les premières croix dans le 6a puis le 6b !
Bravo Onil pour ta pugnacité, parfois hargneuse, qui ont fini par récompenser ta combativité,
les noms d’oiseaux résonnent ce soir encore dans le vallon, et leur écho jusqu’au village…
Bravo Laurent, tu as cherché très loin les ressources pour sortir des voies dont les cotations étaient inimaginables pour toi auparavant.
Bravo Dr. M pour ton courage en tête. Reviens quand tu veux les mercredi à la »recherche » des meilleurs passages, ça nous booste !
Merci à Fred, toujours là, efficace, qui nous permet de monter des ateliers de grimpe tous les mercredi.
à la semaine prochaine, même lieu, même « punition », pour des grandes voies cette fois ci, au Monte Grosso.
Aldo

l’arrivée sur le site. Ne vous y trompez pas, du soleil mais il fait encore bien froid

Fred ouvre d’entrée de jeu le 5+ de Mistral Sanglant, en plein vent.

 

 

 

Docteur « M » donne le ton dans « ça va Peillonner » (5+ bien tassé)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent s’y colle et « s’arrache » dans les premiers mouvements

« Epination des mains » pour Fred (5+ aux frontières du 6)

Fred ne lâche pas les mains même si le rocher lui donne l’onglet

 

Laurent retourne voir si « Mistral Sanglant » peut être « gagnant »

 

 

Tandis qu’Onil se réveille dans « ça va peillonner »  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« M » se libère dans AXURI BELTZA (un bon 6a+)
Onil toujours souriante, quoiqu’il advienne,
se prépare psychologiquement aux difficultés qui l’attendent…

 

et entame une danse avec le « mouton noir », danse de sorcière diraient les basques, danse pour une fée je dirais en la regardant s’élever dans les premiers pas d »Axuri beltza » .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Onil garde le pas sur un bon rythme….  et « mute » sous nos yeux ébahis

 

 

AXURI BELTZA : première voie sur scellements nous indique le topo d’Atout Roc.
Pour Onil qui s’intéresse aux noms de baptême des voies,
c’est un chant de Navarre qui a inspiré l’ouvreur en février … 1998!
une chanson basque née il y a une quarantaine d’années.
Axuri Beltza  » L’agneau noir  »

« … Axuri beltxa ona da, baina
Hobeago da xuria.
Dantzan ikasi nahi duen horrek
Nere oinetara begira….  »

Traduction

L’agneau noir est bon, mais
Le blanc est meilleur
Que celui qui veut apprendre à danser
Regarde mes pieds

Rai rai rai…

Pourquoi danses-tu seul
On ne voit que la moitié de ton corps
Si ce feu sombre éclairait
On te verrait en entier

Rai rai rai…

Le vin rouge est bon, mais
La blanc est meilleur.
La tête droite, les jambes légères,
Ne soyez pas méfiant de la danse.

Rai rai rai…

Le pain complet est bon, mais
le blanc est meilleur.
Pour danser, les personnes enveloppées
ont beaucoup de difficultés.

Rai rai rai…

La femme au teint rose est belle, mais
Celle au teint blanc est plus belle.
Les bons danseurs, en dansant bien,
Auront droit à son sourire.

Rai rai rai…
Ecoute / Entzun

 

Onil tu es dans le ton !  continue comme ça

 

 

Laurent « peilonne »

 

Onil dans une danse  verticale nous observe, … aurons nous droit à son sourire ?

 

Yes !

 

Laurent se défonce et enboite le pas d’Onil

« l’agneau noir » joue aux casques bleus, et tente le tout pour le tout dans les crux d’Axuri.

Le niveau monte, et pourtant Onil délaye dans « Faites des Pères (6b)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joli jeu de jambes d’Onil dans cette magnifique longueur, sur un rocher ocre qui s’intensifie de couleurs chatoyantes au coucher du soleil

 

Falaise taillée au couteau et de nouvelles perspectives pour Docteur « M » qui se « ballade » dans les dévers de NYCTALOPE (6b encore !)

 

Ambiance magnifique où la neige dans les versants ombragés nous rappelle que l’hiver est toujours là !

 

Fred ferme le bal, dans « Faites des Pères »,

 

tandis que moi et Laurent allons mousquetonner une fissure dièdre, dernière voie de la journée,
obligeant Laurent à sortir le grand jeu dans des passages bien plus techniques qu’il y parait vus d’en bas  »
Vire illimitée » (6b)

 

We all pushed away our limits !  Yes ! …. des journées comme on aime

Col de Frémamorte (2615m) groupe 1 le 17/02/2013

Le vallon de Salèse… on le connaît par cœur. On reconnaît comme de vieux amis les arbres, les rochers, les vacheries, les passerelles et la vieille souche qui ressemble à un diable cornu… Mais aujourd’hui, c’est le vallon de Salèse qui ne nous reconnaît pas en nous voyant passer ! Quel est donc cet impressionnant groupe de 24 personnes pleines d’énergie, raquettes aux pieds et sac au dos ? Mais c’est le groupe raquette du CAF ! ou, plus exactement « les » groupes raquette du CAF. De plus en plus nombreux sur la ligne de départ, et d’arrivée !

 

         Gabriel, Michel, Dominique et Denis emmènent tout ce beau monde en direction de la grande combe de Frémamorte, riche en objectifs plus ou moins alpins, plus ou moins haut perchés, plus ou moins ambitieux. Chacun a en tête son challenge du jour : lacs, col ou cime, il y en a pour tous les goûts, chez Frémamorte !

 

       

  Beau soleil, beau ciel bleu, belle neige de type velours et paillettes. Et pourtant, le dernier bulletin météo nous a quelque peu refroidis. Ça devrait se gâter dans l’après-midi. Mais en cette matinée radieuse, il en faudrait bien plus pour doucher notre ardeur ! Nous ne sommes pas les seuls à nous régaler de toute cette belle neige : les traces des skieurs sont éloquentes, on devine qu’ils se sont régalés dans la poudreuse ; et une multitude de traces de sabots, de coussinets, de petites griffes ou de pattes d’oiseaux témoignent de l’activité intense qui règne dans le Haut-Boréon dès que les randonneurs ont passé leur chemin.

 

         Attention tout de même aux pentes chargées de neige fraîche : pour traverser sous la Pointe et le Serre de Rogué et, plus haut, pour franchir le verrou qui défend l’accès à la combe de Frémamorte, il convient d’avancer prudemment, à bonne distance les uns des autres. Mais l’instinct grégaire est le plus fort : il faut de la discipline pour ne pas rattraper le copain de devant et garder constants l’allure et l’intervalle…

 

         Le groupe de 17 personnes mené par Gabriel et Michel vise la cime de Frémamorte… Mais la montagne nous a appris à progresser humblement, objectif après objectif : atteignons déjà le col du même nom, puis nous aviserons. Après une montée au col faite intégralement raquettes aux pieds, un seul coup d’œil suffit aux encadrants pour estimer le risque que représenterait un si grand groupe lancé à l’assaut de ce sommet, pourtant tout proche : la neige est gelée, le terrain par endroits dégarni, et les pentes hérissées de barres rocheuses qui plongent sur l’Italie n’ont vraiment rien d’engageant. Dommage… Chacun passe en revue dans sa tête ce qu’il aurait fallu pour que le rêve devienne réalité : un peu plus de temps devant nous, une météo plus stable, quelques piolets de plus dans le groupe… Pas grand-chose, en fait, mais cela change la donne : nous resterons au col, au pied de cette arrête sud-est qui vient mourir en douceur à nos pieds.

 

         Et voilà les trois représentants du groupe 2 qui nous rejoignent au col sous les applaudissements ! Bravo les filles, bravo Denis !

 

         Pique-nique au col, à 2615 mètres d’altitude, avec vue imprenable sur les têtes des Bresses, des Tablasses, les vallées italiennes. L’Argentera ? le secteur est déjà dans les nuages… ne nous attardons pas trop : encore un carré de chocolat, une larmichette de limoncello, et on repart.

 

         Certains chaussent les crampons, la descente du col n’en sera que plus confortable, et puisqu’on les a trimballés, ces crampons, autant qu’ils servent… D’autres gardent les raquettes. Tous arriveront sans problème au bas du col, grisés par la belle descente.

 

         Retour sans problème au col de Salèse après une petite variante dans la forêt, histoire de faire durer encore un peu le plaisir. Un fin grésil commence à tomber. Comme c’est souvent le cas, notre allure de retour devient directement proportionnelle à la vitesse de dégradation des conditions météo : pour parler clair, on trace !

 

Cimes de Rogué et lacs Fremamorte

         Au parking, les 24 participants se regroupent enfin et l’ultime mot d’ordre de la journée circule de voiture en voiture : « à Lantosque ! » Inutile de donner plus de précisions, tout le monde a compris…

 

         Groupe 1 (col de Frémamorte) : 1150 mètres de dénivelée pour presque 15 kilomètres de distance.

Texte: Chantal -photos et trace gps de Philippe

Mercredi 6 février de Carros à St Jeannet

Photos Annie Maïssel

 

       La garrigue sur le plateau

 

 

 

 

 

 

                                                            Les Cocons

 

 

 

 

 

       Aire de battage

 

 

 

 

 

 

                                                               Borie avec enclos

 

 

 

Sommet enneigé du Clapier

Col (2615m)et Lacs de Frémamorte (2393m) : 17/02/2013

Nous sommes 24 ce dimanche au traditionnel rendez vous de St Martin du Var pour effectuer une belle randonnée raquette dans le très beau secteur Salèse/Fremamorte.

Le départ se fait à partir du parking de la Lèche vers 1580m, 1km après les chalets d’accueil du Boréon (1500m).

3 groupes …et oui !!! quel succès cette année !! seront  constitués :

– le groupe 1 : Cime de Fremamorte avec techniques alpines sur la dernière partie sommitale (avec Gaby & Michel)

– le groupe 2 mené par Denis ira au Col homonyme

– le groupe 3 : mené par Dominique fera une boucle autour des lacs de Fremamorte.

Nous prenons tous le GR 52 et le beau vallon de Salèse, pour nous conduire en 4Km et 500m de dénivelé au Col de Salèse (2031m), l’allure est constante mais permet quelques pauses photo pour admirer les environs notamment les couloirs avalancheux de Rogué et des Adus.

Au col, le groupe 1 est déjà parti, alors que les autres groupes sont encore ensemble,  nous faisons 1 ère pause pour se ravitailler.

Col de Salèse

Denis reprend la conduite du groupe de 7 participants, Dominique ferme la marche.

Un passage déversé et risqué (coulées fréquentes) nous incite à la prudence et notre géo nous fais prendre des distances entre les participants.

La forêt du Rayal est magnifique avec de belles vues sur le Caïre Pounchu, la traversée du pont se fera soit sur le pont lui-même 1m50 de neige !!! soit par une trace dans le torrent lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remontons cette forêt qui mène au lac Nègre, pour bifurquer un peu plus haut vers Camp Soubran (2270m) après une montée soutenue, mais aisée grâce aux beaux lacets effectué par Denis.

Denis & Sylvie montant au Col Fremamorte

A partir de là 2 groupes vont se scinder, Denis qui retrouve peu à peu une jolie forme physique progressera jusqu’au Col de Frémamorte (2615m) avec Marie Odile et Sylvie, Dominique depuis le mamelon (2460m) qui domine le dernier lac de Fremamorte, sera accompagné par Thérèse, Bénédicte et Pierre.

La légende :
A une époque bien lointaine, Saint-Dalmas de Valdeblorre était gouverné par un seigneur cruel, marié à une jeune et jolie dame qu’il maltraitait. Un jour, elle se réfugia dans une grotte=balme ou baume située au-dessus du village le Baus de Frema (2250 m). Poursuivie, elle décida de se réfugier en Italie. Mais affaiblie et mal chaussée, elle se blessa au pied et la gangrène s’installa. De là le nom du mont Pepoïri (pied pourri) qu’elle arriva malgré tout à franchir. Mais l’hiver arriva, et la malheureuse ne put plus avancer. Elle se laissa mourir au col de Frema Morte (col de la femme morte). Les gémissements des épouses du seigneur, enfermées et mourant de faim, ont donné naissance à val de Blore (val des Pleurs) et Bramafam (crie la faim).

 

descente vers lac de Fremamorte

Heureusement point de femme maltraitée …bien au contraire car Denis encougera Sylvie, un peu fatiguée, à gravir les derniers soutenus du Col, et Dominique soignera sont groupe par une jolie descente sur le dernier lac de Fremamorte (2393m) que l’on traversera, pour gagner un plateau glaciaire sous les Cime et Caïre de Rogué, et c’est sous le soleil que nous déjeunerons et regarderons les autres participants descendre joyeusement du Col.

Une savoureuse récompense chocolatée, offerte par Thérèse, et nous devons entreprendre notre descente car la météo se dégrade et il faut pas trop tarder !!.

Celle-ci sera superbe par Clapeiret, et de belles pentes de neige poudreuse, pour retrouver la trace de montée au niveau du pont du Rayal.

Nous nous retrouverons tous au Col de Salèse, pour revenir aux voitures sous quelques flocons de neige.

Comme d’habitude cette belle journée donne lieu au traditionnel pot de l’amitié à Lantosque où nous pouvons échanger nos récits et projets futurs, notamment dimanche prochain où nous retrouverons le parcours de cette malheureuse femme au Baus de la Frema et Mt Pepoïri.

 

Parcours pour les lacs de Frémamorte : 900m pour 12Km environ

Dominique

mercredi 13 février : des grimpeurs tracent au Baou…

Bon d’accord, c’est pas celle du Mont Blanc, mais elle avait des airs de « grande » cette voie ! avec un zeste d’incertitude quant à la quantité de neige qu’on allait y trouver.

L’INNOMINATA ! Une première pour ONIL, et quelle première ! Pour nous aussi, Fred et moi, sortir sur le plateau sommital dans 30 cm de fraîche ! C’ est pas tous les jours que des grimpeurs « tracent » au Baou!

Excellente journée. Soleil radieux après ce qui nous était tombé sur la tête à la sortie du WE. Hier mardi,  il fallait des chaînes pour passer le col de Vence !  On a presque eu chaud : 10 degC , alors qu’à Gréolières il y faisait -15° .  On a donc fait honneur à cette magnifique voie qui fêtera ses 70 ans d’existence cette année. Quels gaillards ces anciens: Franco, Gurékian, Malet et Revel. Bel hommage leur a été rendu, avec un p’tit clin d’oeil à Patrick au sommet, pour ceux qui se souviennent…

Partiellement équipé, dans un niveau assez soutenu, cet itinéraire se mérite. Le niveau requis tire plus vers le 5 que le 4.  Un douzaine de longeurs, 200m en plein centre de la paroi en …. 1h30 ? « horaire moyen » dans le vieux topo Dufranc ? ça fait sourire . Autant dire qu’il faut courir. Mieux vaut tabler sur 3 bonnes heures. Nous, on est parti pour 4 ~ 5h avec un maître mot … de la  » prudence », dans ce vieux Baou de plus en plus délité.

Plusieurs passages caractéristiques aux noms évocateurs laisseront des souvenirs dans la tête et les bras ! à commencer par la fameuse « Traversée de l’Y », puis celle de l’Ecaille, et la « pénible » fissure à La Rose que l’on gravit sur 3 m de gesticulations peu commodes et plus ou moins orthodoxes. (« par coincement droit » disent les vieilles notes de l’époque) . Nos 4 compères, le 29 novembre 1943, avaient préféré l’éviter par la droite à ce qu’on en sait. Valait mieux passer ce Cap dit de « Bonne Espérance »…

En tout cas « UN » cap a été franchi avec brio par Onil  : sa « première » grande voie ! Un moment d’émotion partagé avec elle.

Merci à Fred pour son soutien et le rôle d’ange gardien qu’il a bien voulu endosser tout au long de l’itinéraire. Si ça c’est pas de la protection rapprochée…  Aldo

le récit en images :

     L’approche au pied du grand dièdre

 

1ères longueurs jusqu’au Balcon des Sans-soucis ((III) (IVinf)

la traversée de l’Y : Vinf et des plaquettes rassurantes!

 

 

 

Et ça passe !  Instants photogéniques inoubliables.

La banane pour ONIL qui ne lui font pas oublier les gestes indispensables à la sécurité de la cordée…

 

Puis on enchaîne 2 longueurs dans des gradins faciles (III+) sur le plan de Barragne

 

à notre gauche se dévoile une voie historique de  grande ampleur, qualifiée d’exceptionnelle , par Michel Dufranc. Une ED exigeante, très technique et physique…. La MAFIA !

 

 

avant d’atteindre les vires Vernet, j’avais réservé une petite surprise à Onil. Un aller retour bien gazeux sur une vire au dessus du grand dièdre d’où l’on vient.

100m sous ses pieds au Passage de l’Ecaille pour des photos d’ambiance immortalisées et des sensations garanties… ça c’est  fun !  Et c’est contre-assurée sur une corde tendue Fred à un bout moi de l’autre,  que notre vaillante grimpeuse a maitrisé le vide .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les vires Vernet, Le Pilier du Soleil se dresse au dessus de nous, et parmi les passages possibles sa Fissure à la Rose (V patiné) que nous avons prévu d’emprunter.

Cotation à l’ancienne ! ne pas sous estimer la difficulté de la Fissure à la Rose. Dans le crux un camalot taille 1 peut s’avérer utile.  Chacun fait comme il peut dans cette fissure, à embrasser le rocher, quoi faire de ses bras et chercher par quel côté passer.  Et puis il y a la pierre coincée,  qui bouge …. et qu’on ne voudra pas lâcher ….. On renfougne péniblement, jusqu’à ce que l’on trouve enfin des aspérités où se raccrocher.

Mieux vaut ne pas tomber là. Le spit n’est pas très loin mais un salto arrière peut faire mal !

Bref, une épreuve pour tous ceux qui veulent bien jouer le jeu !

 

une vue imprenable sur la Proue du Navire !

 

la suite sur le pilier, avec une succession de murs et de dalles (IV-) estéthiques et aériennes.

 

 

 

 

Des passages en V+ sur une dalle, à la sortie du dernier pilier, malmènent  les nerfs qui commencent à lâcher dans les dernières difficultés conduisant au sommet

 

 

 

 

Mais les bras tiennent, et les nœuds de cabestan n’ont plus de secrets pour Onil …

 

 

 

On laisse derrière nous le Pilier du Soleil qui portait bien son nom aujourd’hui. Une petite marche nous mène vers une niche et le Parc à Moutons qui se prend pour une face Nord  …  de la neige partout !

 

 

quelques murs en (IV) qui donnent accès au sommet.  Avec un petit bonus que j’avais gardé secret,  qui nous dirige droit sur le petit cairn à la mémoire de Patrick….

 

 

 

 

 

 

à la sortie ONIL  ne peut cacher des larmes de joie .  L’émotion est là, au rendez-vous.

 

 

 

 

quand je vous disais 30 cm de fraîche …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pas vu Dupont ni Dupont

à la prochaine !

Humeur du jour :les joies de la raquette à neige

Les joies de la raquette à neige

La raquette à neige a traversé toutes les époques, passé toutes les modes et bien que quasi-millénaire c’est une pratique qui dure, mieux, ne cesse de se renouveler.

Elle est une alternative idéale à tous ceux qui n’associent pas forcément montagne et vitesse. Une randonnée en raquette offre d’autres sensations tout aussi nobles : un certain goût de l’effort, un rythme qui laisse toute la place au paysage et l’impression d’avaler un grand bol d’oxygène.

 

 

 

 

La raquette est un sport complet et, qui plus est, ne requiert pas un investissement incommensurable tant au niveau de l’apprentissage qu’au niveau financier. Avec les années, le matériel est devenu plus léger, plus ergonomique. L’équipement est simple, bâtons de marche, chaussures de randonnées et une bonne veste chaude suffisent pour vous lancer.

 

 Aujourd’hui, on recense 2 à 3 millions d’adeptes

Pourtant je constate qu’au CAF Nice Mercantour, l’activité n’est pas aussi developpée  et que la participation est trés moyenne , en tout cas pour le groupe 2, celui qui est accessible au plus grand nombre…pourquoi cet état de fait?.

Etant l’ex Président de cette section (2005-2011) et connu les premières sorties « officielles » au Club avec Toussait Seni (parfois + 40 avec un bus !!), on m’a par la suite reproché l’aspect « trop sportif » et le manque d’un groupe 2 , à l’allure et denivelé moins conséquent.

Aujourd’hui sous la direction de Gabriel Collon, l’activité est assez importante avec surtout un renouvellement conséquent de ses membres (beaucoup de nouveaux, et quelques randonneurs du Millepattes) mais je déplore que dans le groupe 2 le nombre de participants soit si faible (1 cadre pour 2 participantes dimanches dernier alors que la météo était belle, la randonnée superbe: voir blog !!).

J’espère que cette humeur du jour, fera progresser cette section qui me tient à coeur,et dont la qualité de l’encadrement doit être soulignée :les anciens (Denis & Gaby) ,les futurs initiateurs (Michel, Annie& Patrick) et les bénévoles aptes (Chantal, Jean, Gilles) sans qui toutes ces belles randonnées raquettes ne pourraient avoir lieu.

 

Dominique BARGAIN

rando raquette du dimanche 10 février 2013 : Saint-Dalmas-le-Selvage, vallon de la Braïssa, col du petit Valloar, vallon du petit Valloar, Saint-Dalmas-le Selvage.

L’Audi de Tony annonce moins 14° sur le parking de Saint-Dalmas… la Seat de Jean : moins 12°. Que les constructeurs se mettent d’accord ! Quoi qu’il en soit, il fait indéniablement froid. Mais le ciel est bien bleu et une neige immaculée nous attend dès le parking. Pourtant, on dirait qu’il manque quelque chose… Bon sang mais c’est bien sûr : le vent ! Depuis 15 jours, il nous bouscule sur les crêtes, nous décoiffe sur les cimes, nous gifle sur les sommets, nous gèle dans les combes, nous congèle sur les pentes, nous surgèle dans les cols. Aujourd’hui : pas un souffle. J’en connais seize qui sont plutôt contents…

 

 

 

 

 

 

  Le groupe de Dominique, qui vise la belle crête panoramique de Pra Gazé, nous fausse rapidement compagnie. Les treize autres, menés par Gaby, lui-même secondé par Jean, poursuivent à un bon rythme sur la piste de Sestrière, virent à gauche dans le vallon de la Braïssa, passent devant les cabanes pastorales du même nom pour finalement faire halte au point stratégique où doit se faire « le » choix :

 col de la Braïssa à droite ou col du petit Valloar à gauche ? Ou, autre façon de poser la question : et si nous passions par la tête de Sanguinière pour rejoindre le col du petit Valloar ? Pendant que les encadrants se concertent, nous en profitons pour faire une petite pause banane-crème solaire-déshabillage. La décision est vite prise : col du petit Valloar. Hop ! on remballe les victuailles et on repart.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Pour remonter le large couloir qui débouche au col, la prudence est de rigueur. Gabriel, en tête du groupe, nous fait chausser les crampons (ah… mettre des crampons dans la poudreuse…) : en effet, la pente se redresse et, si la combe est bien remplie de neige, il est probable que l’abord de la crête sera gelé. En larges zig-zag, nous avançons à bonne distance les uns des autres afin de ne pas surcharger le manteau neigeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Un groupe de skieurs dévale du col ; ils nous croisent, coupant et recoupant nos zig-zag de leurs belles courbes. Nous progressons lentement mais sûrement jusqu’à déboucher au col (toujours pas de vent !)

 

 

 

 

 

 

: photo souvenir quelque part à 2706 mètres, à mi-route entre la tête de Sanguinière et celle, ronde, de Valloar, qui nous regardent de haut.

  Du fond des vallons monte le brouillard, et déjà des cristaux de neige scintillent dans l’air : il ne faut pas traîner, la météo nous a prévenus. Après un rapide pique-nique, nous repartons, toujours crampons aux pieds, en direction du vallon de Gialorgue qu’on devine à peine, encore bien loin et encore bien bas.

 

 

 

 

 

 

Une fois passée la dernière petite difficulté du parcours, une rupture de pente assez raide mais heureusement en bonnes conditions, nous troquerons les crampons pour nos chères raquettes, et terminerons la descente du vallon du petit Valloar dans une joyeuse euphorie :

la neige exceptionnelle y est pour beaucoup, ainsi que la magnificence des paysages, noyés dans un fondu de lumière et de brume. Les photos de Philippe seront belles !

         Et puis… comment ne pas être heureux après une si belle rando ? Nous avons bien sûr la satisfaction d’avoir fourni un bel effort (1250 mètres de dénivelée pour 15 kilomètres de parcours). Mais, au-delà des chiffres, comment ne pas évoquer également ce bonheur plus intime, plus discret, plus profond d’être en vie, et heureux de l’être, et de pouvoir ressourcer de temps en temps nos petites vies au contact de la grande Vie ?

  

 

 

 

 

 

 

 

La piste de Gialorgue, toujours un peu longuette en fin de journée, est avalée en 1 heure ¼, sur une neige toujours très bonne. Les sommets se noient dans le brouillard et le froid arrive. Une seule solution : opérer un repli stratégique au bar Le Forest où nous attendent Dominique et ses randonneuses. Tout le monde a le sourire : ça doit vouloir dire quelque chose, non ?

Merci à chantal et Philippe notre duo reporter et à la semaine prochaine

Jean et Gabriel

CRÊTE DE PRA GAZE- ST DALMAS LE SELVAGE – DIMANCHE 10/02/2013 groupe 2 raquette

Retour dans le Mercantour, ce dimanche après notre périple dans les Préalpes de Castellane , peu enneigées, avec cette fois une bonne neige, et des conditions météo plus clémentes qu’annoncées.
Le ciel est azur, mais le froid sec (-12°C à St Dalmas le Selvage à 1500m).
Pour cette journée : 2 groupes de niveau et 2 parcours différents sont prévus.
Pour le groupe 2, nous irons sur la crête de Pra Gazé, qui domine le village et qui est toute ensoleillée.
Dominique sera accompagné par Béatrice et Isabelle…seulement 3 !! dommage car cette randonnée sera de toute beauté et sans grandes difficultés (800m de dénivelé pour à peine 8Km !!) mais quel panorama et quel plaisir de fouler à travers le mélézin du bois de Sestrières, rempli de traces d’animaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons tous ensemble pour rejoindre la piste de Sestrière, jusqu’à la B 54, puis nous rejoindrons les chalets d’alpage du Pra (1750m) avant poursuivre vers la crête de Pra Gazé, pour notre 1 ère pause énergétique .

Magnifiques vues, sur le massif du Ténibre depuis le Mt Aiga jusqu’au Corborant, sur la Crête de la Blanche au N et le Mt Aunos (2514m), la Tête de Cloifret (2568m) et la combe de la Maisonnette, la crête du Bec de Marselle au S, et le Massif de Fort Carra et Côte de l’Anne à l’O.


 

 

 

 

 

 

 

 

Nous évitons les pentes raides exposées, pour rejoindre par le N la forêt, et c’est dans un paysage enchanteur que nous arrivons au point haut (2300m) de la crête.

Reste 270m pour gravir le sommet de Croix de Carlé (2570m) !! mais il est 12h et Dominique qui a ses genoux douloureux préfère en rester là pour profiter du panorama somptueux et déjeuner en profitant du soleil encore bien présent.

La descente sera magnifique à travers le Bois de Sestrière, dans une neige vierge de traces et poudreuse à souhaits…et pédagogiques pour améliorer la technique en pente raide.

De retour à 14h aux chalet du Pra nous ferons une nouvelle pause au soleil afin d’éviter un retour trop rapide au village.

C’est à 15h que nous atteignons St Dalmas le Selvage où nous irons boire un bon chocolat chaud en attendant le groupe 1 qui arrivera 1H après, superbe journée dans un cadre magnifique

 

Dimanche 3/02/2013 Le TEILLON ou SOMMET DES QUATRE TERMES (1893m) depuis SOLEILHAS

Très jolie petite course des Préalpes de Castellane, rarement en bonnes conditions en raison de sa basse altitude et de son exposition est, mais agréable car c’est un sommet typiquement adapté à la raquette et son panorama sommital est exceptionnel sur le Mercantour, le Haut Var vallée du Verdon. Le cheminement, à travers les buis et entre les calcaires affleurants, donne une ambiance toute provençale à cet itinéraire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite aux chutes de neige prévues le samedi nous pensons que ce modeste sommet sera recouvert d’un joli tapis blanc, et le trajet auto vers Valderoure nous réconforte un peu car le paysage nordique et les pins noirs givrés est magnifique.

Par contre à partir de St Auban, il semble que les chutes de neige ont été très faibles car la moitié du Teillon est enneigé, seule une faible couche de 2 à 5 cm recouvre la plaine de Soleilhas (1150m) point de départ de la randonnée.

Ce petit village de 100 habitant environ, ce situe dans le département des Alpes de Haute Provence (04), domine une immense plaine bordée par la rivière l’Esteron, qui prend sa source au pied du Teillon, et comme son nom le laisse deviner… « Soleihas regarde le soleil » 

 

 

 

 

 

 

Solelhàs en occitan provençal, est un joli village provençal mais de type alpestre avec de charmantes ruelles en pentes, des fontaines et des escaliers de pierre anciens ainsi que de belles maisons  étagées.

Les nombreux vestiges historiques indiquent l’importance de cette commune, comme la voie romaine reliant Castellane à Entrevaux (Briançonnet) vraisemblablement au Col St Barnabé, le château, au milieu du village, date de 1630, et la chapelle ND du Plan (XIIIe s) 1147m, ancienne église paroissiale, médiévale, est sur notre parcours avant de traverser toute la plaine jusqu’au pont sur l’Esteron (1100m) où se fera le traditionnel contrôle des DVA par Michel.

Les 15 participants, dont Denis, que l’on retrouve avec plaisir, attaquent le pied de la pente, dans une végétation constituée de buis et genets à partir du Pré de Trouète (1120m) où se trouve un bergerie. Une sente partiellement enneigée dans la forêt de pins noirs nous conduit à une première crête.

 

 

 

 

 

 

Après 500m de dénivelée les efforts consentis pour franchir ce terrain délicat, en partie broussailleux, nous invite a une pause énergétique pour affronter, enfin , les pentes enneigée du Teillon à partir de la bergerie de la Guichée lovée dans une doline.

Le parcours devient magnifique avec les superbes vues sur le massif du Mercantour et un ciel azur.La crête est vite franchie, avec vue maintenant sur le lac de Castillon et la vallée du Verdon.

Après le sommet de Sauvegarde (1832m), les dernières pentes nous portent au Sommet du Teillon (1893m) appelé aussi Quatre Termes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vent devenu important ne nous incite pas à profiter de ce magnifique panorama et devons descendre la pente ouest après une série de clichés.


Bien que la neige soit durcie car les pentes sont ici régulièrement balayées par les vents, la descente est agréable à travers un relief karstique surprenant, habitués aux reliefs granitiques ou métamorphiques du massif du Mercantour.

Dominique, accompagné de Marie Odile, ira jusqu’au Col des Portes, pour trouver un bon sentier, qui descend en lacets, en passant par le Clos de Gansart (1380m) et retour au pont de l’Esteron (1100m) franchit à l’aller.

Malgré les difficultés de franchissement dans la 1 ere partie du parcours et le manque d’enneigement en dessous de 1500m, cette randonnée s’avérera plaisante grâce au beau temps et les superbes panoramas observés

 Merci à tous et à Dominique pour son commentaire