Archive pour mars 2013

24 mars 2013: but au mounier mais belle journee quand meme

Bon, bien sur j’entends déjà d’ici les commentaires. Ca rime à quoi de sortir sous la pluie avec une limite pluie neige a 1400 et un BERA peu engageant.

On m’a dit qu’on va au rendez vous, on regarde au départ et on renonce si on le sent pas. Et bien dimanche, on le sentait !

et pourtant … deux ‘Wouff’ assez inattendus par cette neige tassée par le radoucissement au démarrage nous incite a la plus grande prudence. L’objectif est le Mounier, mais nous avons choisi de monter par la crête pour rejoindre l’arête nord.

La foret est belle, les sapins tout alourdis par la dernière chute de neige ploient et gouttent à notre passage. La dernière chute s’est déposée sur un manteau très humide, il fait doux mais rien n’entame notre moral, sauf peut être la pente.

Nous rejoignons le vallon puis grimpons sur les pâturages qui mènent à la crête du petit Colombet. Nous progressons ensuite sur la crête jusqu’à 2300, mais l’aggravation des chutes de neige met fin à notre ambition et c’est dans un vent froid et sous la neige que nous dépeautons en vitesse.

A la descente la neige tiens ses promesses. C’est juste excellent ! Tant et si bien que personne ne pipe mot lorsque nous dépassons la bifurcation vers le vallon de l’adret, et que nous continuons à descendre vers la forêt.

A 1750, force est de constater qu’il va falloir remonter chercher l’embranchement, et tant qu’à recoller les peaux …. Autant remonter faire un tour de manège !!!

Nous remontons donc à 2200, et reprenons la descente sur laquelle les flocons ont déjà effacé nos premières traces. A ce compte, Fred serait bien remonté une troisième fois, genre : distributeur de boissons fraiches : tant que je gagne – je joue !!

Nous suivons la majorité raisonnable du groupe pour une fin de descente dans une neige lourde mais tout a fait skiable, voire même sympathique à la fin car la baisse de la température a fait durcir la couche de neige humide sous-jacente.

C’est une bien belle journée qui s’achève, dans laquelle la seule ombre au tableau a été une fois de plus de ne pas pouvoir trouver un endroit pour boire un verre dans la vallée de la tinée. Pour moi qui y ai passé mes jeunes années, c’est un comble !! a croire qu’à partir du Bourguet, les habitants de la tinée ont perdu tout savoir vivre !

Pierrette, Tonio, Max, Maud, Fred, Andreas, Jerome, Bruno, Michele

Mercredi 20 mars 2013: la patine du temps n’efface pas les conquêtes

Sur la Via Julia de l’Alpe Summa, où quelques pierres instables témoignent encore de la suprématie romaine, des irréductibles résistent  encore …

Nous ne sommes pas en Armorique,  mais à la frontière italienne, entre oppidums et castellaras..

Des insoumis s’y regroupent dans une arène verticale : la Turris Viae,  ou « la Tour sur la Voie », connue sous le nom de « La Turbie »..

Sa forteresse et ses colonnes déchues, ne sont plus qu’un attrait touristique.

Les touristes ne savent pas, qu’un peu plus bas sous leurs pieds, des guerres de succession  se poursuivent sur des  colonnettes de quartzite.

Non loin des ruines romaines, les prodiges luttent sans fin jusqu’au coucher du soleil.

Parfois ils se retrouvent au village une bière à la main, pour  oublier le cri primal qu’ils ont poussé en plein vol.

On y reparle des anciens, des mutants, de leurs pas de danse dont les arabesques ressemblaient à des volutes sur des airs de musique classique …

http://www.youtube.com/watch?v=Vrac4j7C79Y

On y célèbre aussi les victoires, victoire sur les romains, victoires personnelles, victoires sur le temps qui passe… inexorablement.

Les tribus turbulentes qui entravaient autrefois les passages alpins, ont cédé place à ces nouveaux rebelles qui gagnent avec courage « leurs » batailles sur le rocher.

Des « galopins » de la couenne qui n’hésitent pas à défier le grand Octave-Auguste dans son délabrement inéluctable, qui se jouent de la gravité pour sonner les cloches dans le plafond de Big Ben. Là où la patine du temps n’efface pas les conquêtes…

Les nouveaux sites peuvent toujours fleurir comme des cistes au printemps, la Turbie reste le rendez vous de toute une communauté de la grimpe. Carrefour de routes où les plus grands ont usé la gomme de leurs chaussons. Un immense terrain de jeu où naîtront encore de nouveaux guerriers. A l’instar de Fred Oddo, Axel Franco ou Patrick Pessi dans des voies de mutants comme « Patathor »  ou « Super patate d’or…  ouvertes il ya 10 ans

Site majeur, mythique pour certains qui se souviennent de Patrick Berhault, mystique pour d’autres, jusqu’à ce que cette nouvelle vague de grimpeurs devienne troglodyte, et bouscule à son tour les portes du 9ème degré en se jetant dans le vide, pour voler dans les airs et penduler sans fin dans les plus beaux des dévers de calcaire.

La Turbie c’est plus plus de 500 voies réparties sur 14 secteurs, tous niveaux, et chargées d’histoire…

Pour les débutants, grâce à Francis et René, avec les nouveaux secteurs du « Gentil » ou la Loubière derrière les surplombs  .

Pour les plus aguerris, dans les abominables envolées des grandes faces…

Dans la seule grotte de Big Ben, on dénombre une trentaine de voies de 5+ à 8b+ …renversantes ! Le cadre y est grandiose, avec une vue imprenable sur la mer et Monaco

Par temps de pluie c’est l’endroit idéal, peu de résurgences.

Ce qu’il nous fallait aujourd’hui, avec une météo qui compromettait notre projet de grande voie.

Heureusement pour nous, Bernard Dutertre a équipé des voies dans le 6… notre niveau.

Et à l’honneur, les filles ! qui nous ont prouvé qu’elles avaient elles aussi la patate !

 

Exploit pour Laurence, « Fleur de Lys » (tiens, ça aurait bien plu à nos 2 compères qui ont baptisé les voies du Gentil tout au féminin…). La princesse du jour a posé le pied dans Bio Taupe. Et en y risquant le second , elle a trouvé son chemin dans son premier 6a , jusqu’au relais sans pousser un seul cri. Elle n’y croyait pas. Et pourtant….

Exploit pour Onil, qui a sorti les gros bras dans son premier 6b.

En manque de rocher ces derniers temps, elle n’en a fait qu’une bouchée.

Les garçons n’avaient plus qu’à s’aligner.

Hervé s’est glissé dans le sillage de sa princesse Lys. (Pas étonnant qu’on choisissait cette fleur comme emblème royal !

Et voilà une après midi  qui a filé comme un comète. Où l’on a su rebondir en attendant le retour du soleil. Nous avons commencé la séance à réviser et tester nos connaissances en matière d’assurage : relais, protections… et même jusqu’à pousser le vice de se mettre dans des situations délicates. La remontée sur autobloquant nous a bien fait circuler le sang, et remis quelques fondamentaux en place.

Comme quoi, faut se bouger ! Si tu végètes t’as rien. N’est ce pas Fred ?

Aldo

 

 

Le récit  en images ….

Après la pluie , le beau temps…

Les sourires radieux

Après avoir dégringolé le sentier de la Tête de Chien, place aux ateliers relais sur coinceurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hervé assure , …………..                       …………………. Fred rassure .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Onil à l’ouvrage …..                               ……….. avec Laurence, échange de savoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l’assurage , c’est sérieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le mouflage aussi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis vient le temps des exploits

 

 

 

 

 

 

Laurence, notre princesse « Fleur de Lys », se décide à affronter le premier 6a de sa vie !

 

Elle s’élève dans « Bio Taupe » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

aux prises avec la colo de sortie …

Et voilà le 6a dans la poche pour Laurence dans un parfait mimétisme au relais

 

Pendant ce temps, Onil  avide de calcaire, s’est ruée dans le bombé de « si tu végètes t’as rien  »  (6a)

 

et ne tarde pas à toucher la chaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Victorieuse Onil redescend.   Laurence monte et gagne du terrain.

Crise aigüe de Calgon !!!

Hervé grimpe sagement dans « Bio Taupe »

Fred, peu rassuré, place la corde dans le 6a+ un peu glissant de « Belle Fée Gore » … ça résurge  !

 

 

ONIL, à son tour dans le 6a de « Bio Taupe »

Onil jusqu’au toit…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Onil au niveau de la colo

Au relais,  se prend pour l’oiseau …

Laurence à la bagarre dans le bombé en 6a de « Si tu Végètes… »

 

Onil et Laurence remontent sur corde. C’est tout nouveau pour l’une, petite révison pour l’autre formée par maitre William en personne.

 

 

Efficace, Onil apprend vite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au tour de notre princesse du jour de s’équiper

 

 

 

 

 

 

 

 

à chacune sa méthode, et ça marche !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Onil prend de la hauteur dans la traversée du 6b, dernière voie de la journée avant la tombée du jour

 

Et tire le rideau.  C’est fini pour aujourd’hui

 

retour à la frontale, comme toujours !        Bonne nuit les petits.

 

16-17 Mars: WE val d’Allos

 

La grenouille étant rétive ces derniers temps, nous décidons d’un commun accord de transformer ce week-end piste rando, en un week-end rando piste dans le val d’Allos, et de revoir l’objectif initial de la grande Seolane pour un plus raisonnable mais non moins beau Caduc.

Nous voilà donc réunis à 9h samedi matin à la Baumelle : 19 personnes pour un WE improvisé ! ça fait plaisir à voir !

la Baumelle

Le ciel est sans nuages, nous chaussons dès le pont et remontons en rive droite du torrent. Au fil des ans la ‘melezette’ décrite dans les topos s’est transformée en une belle forêt, dans laquelle il est très agréable de progresser.

le groupe au sortir de la melezette

La chute de neige des derniers jours semble bien accueillante, et comme des skieurs et des raquetteurs nous ont précédé, inutile de faire la trace, ya qu’a !

La vue sur le mourre Gros depuis les cabanes de Valdemar nous confirme que le Caduc sera plus enneigé, nous continuons donc comme prévu.

Sommet de valdemar au fond a droite - le caduc est derriere

 

 

hum ... c'est pourtant pas dimanche, mais c'est bientot paques

 

Les versants sud est restent travaillé par le vent, mais dans l’ensemble la descente promet d’être belle.

Arrivé au col de Valdemars, le Caduc se découvre, la crête a été ventée mais reste praticable a ski, nous arrivons au sommet vers midi toujours sous le soleil.

le sommet du Caduc

 Un petit vent se lève mais rien de bien méchant. Par contre les nuages qui s’accumulent là-bas au sud, et l’inversion qui se matérialise de plus en plus au nord, nous confirment les prévisions météo médiocres pour ce dimanche.

il fait frais, mais nous avons tous le sourire

Comment vous dire pour la descente ? à part les deux mètres de rocher râpés tout en haut de la crête, nous enchainons neige de rêve et rêve de neige. Nous rejoignons rapidement le petit groupe qui s’était arrêté au sommet de Valdemars, puis redescendons dans le vallon.

sans commentaires

Une pause bien mérité près des cabanes de Valdemars permet à chacun de terminer son pique-nique, de toutes les façons, nous restons tous en val d’Allos ce soir, inutile de se précipiter dans la vallée.

pause aux cabanes

 
 
 

 

La fin de la descente alterne zone de poudreuse et neige de printemps, et c’est sur un mode ‘petite classe en promenade’ que nous terminons la ballade, chacun enroulant autour de son sapin son propre itinéraire.

 Le groupe se retrouve autour d’un pot en attendant de rejoindre le CLAJ d’Allos ou nous avons choisi de séjourner. L’adresse est à retenir pour son excellent rapport qualité-prix et la chaleur de son accueil – Merci à Catherine (locale de l’étape) pour sa judicieuse suggestion. Malgré les craintes de Georges, nul contrôle d’identité à l’entrée du ‘relais international de la jeunesse’, seul comptait l’âge des esprits, et apparemment nous étions bien dans la norme (la journée du lendemain a confirmé que l’âge mental moyen ne dépassait guère 15 ans pour certains d’entre nous).

Le lendemain, il neige. Fort. Le plafond est à 1800, puis 1600, puis rejoins le plancher.

 

devant le CLAJ: il neige

 

Nous décidons de scinder l’équipe en deux. 8 d’entre nous confirment la piste et les 11 autres décident d’aller taquiner les pentes du Laupon quitte à rentrer un peu plus tôt. Faisant partie de ceux qui pensent que rien ne vaut les journées de neige pour faire de la piste, je rejoins le groupe ‘Seignus’.

Très peu de monde au Seignus, pourtant le plafond est largement remonté à 2000, et la neige est excellente et en plus, les dameuses sont restée au garage.

Imaginez 8 furieux, affamés de neige poudreuse (dont trois telemark – Marc, Murielle et Thibault) lâchés sur une station quasiment vide de skieurs. On a essayé de travailler méthodiquement, et le soir il ne restait pas vraiment de pentes accessibles au-dessous de 2000 m ou la main de l’homme n’avait pas mis le ski.

A 16h les batteries sont vides, et vu les têtes illuminées des skieurs, on se demande avec Marc si ce genre de week-end ne devrait pas faire l’objet d’une prescription médicale. En tout cas certains affirment avoir perdu 20 ans dans la journée – vu l’épaisseur de neige, on est pas retourné les chercher, on verra au printemps si ça ressort mais apparemment ça n’avait pas l’air de leur manquer.

Je me joins a Marc, Georges et Patrick Valdenaire pour dire un grand merci à tous les participants pour leur présence et leur bonne humeur.

Catherine Magnan (locale de l’étape), Catherine Moinier, Claude, Nicole, Sylvie, Bernadette, Laurence, Murielle, Gérard, Tony, Christian, Thibault, Samuel, Olivier, Franck

Sommet de Colle longue – 10 fevrier 2013

Nous partons tôt ce dimanche matin, car le bulletin météo menace de l’arrivée d’une perturbation dans l’après-midi.

Nous avons décidé de profiter des conditions propices de cette saison (enneigement bas et manteau neigeux très stable) pour tenter le sommet de colle longue au-dessus de Douans. Il est rare que nous trainions nos peaux autour de ce village exposé SUD et à 1300 m d’altitude.

Ne connaissant pas le coin nous jouons la sécurité en empruntant le chemin d’été qui nous emmène très rapidement vers 1750m ou nous chaussons les skis.

Le ciel est clair, et l’air est sec et froid (-13 au départ), mais des cirrus annoncent le front chaud d’altitude de la perturbation.

Nous remontons encore un peu en direction du pas de Barbacane, puis obliquons vers 1850m vers l’ENE en direction d’un collet qui mène vers le Lagaro.

Sur ce versant sud, le manteau neigeux n’est pas très épais, mais le froid et le vent des derniers jours l’a durci et nous progressons sans aucun problèmes.

Au collet, vers 2130 nous constatons que la crête de colle longue a été entièrement déneigée par le vent. Nous optons pour le fond de vallon qui est très bien enneigé. Quelques anciennes coulées sur les pentes sud, des accumulations dans les pentes sous le vent nous confirment que le vallon n’est fréquentable si le manteau neigeux n’est pas bien stable.

Dans le vallon les zones de neige très dure alternent avec des zones d’accumulations de neige soufflée par le vent, mais l’ensemble est finalement assez homogène et nous serpentons agréablement dans un relief de vallon glaciaire. Les couteaux sont de rigueur mais a aucun moment les crampons ne sont nécessaire.
Le vent nous cueille au sommet ou nous ne prendrons même pas le temps d’enlever nos peaux. Tonio relève -15 et les 30km de vent qui sifflent dans les câbles du relais suffisent à donner à ce sommet débonnaire un air de grandes alpes.

Tout près, la perturbation commence à franchir le Mounier, il neige au nord d’Auron, les cumulus s’accumulent vers la côte. Les modèles Meteo étaient justes.

Pour la descente, nous choisissons de rester dans le vallon de Pelouset qui nous a semblé être enneigé beaucoup plus bas que celui qui mène au pas de barbacane. Nous descendons jusqu’à 1500 m sans encombre ; la perspective d’un pique-nique au soleil et au sec nous a fait traverser le vallon un peu trop tôt.

Nous finirons donc à pied, mais en traversant vers 1550 nous aurions sans doute pu descendre à ski jusqu’à 1400 (Val. Robaut).

Un bon choix pour cette sortie avec un sommet inédit, et que nous terminons dans un troquet aussi inédit pour nous au Bourguet autour du Pannetone que Paule nous a amené.

Bravo et merci à tous pour cette bien sympathique journée

Fred – Michele.

Mont des Moulines (2083m): 10/03/2013

 

 

 

 

 

 

 

 

Col des Moulines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Col des Moulines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mont des Moulines

 

 

 

Circuit Beuil-Valberg

Circuit Beuil – Valberg par la cime des Moulines (2083 mètres) et le col de l’Espaul.

 

 

         On ne badine pas avec un risque 4. Oublions pour cette fois le col de Crous et la cime Nègre qui étaient au programme, et suivons les conseils éclairés de Denis et Dominique : il y a un beau tour à faire entre Beuil et Valberg, et de quoi satisfaire notre besoin hebdomadaire de grand air sans jouer pour autant aux imprudents.

 

         Mais où donc est toute la neige qui est tombée ces derniers jours ? Elle a gratifié d’autres secteurs du Mercantour, plus à l’est. Sur Beuil-Valberg, rien de semblable. Une belle neige déjà bien transformée sur une bonne partie de la randonnée, de la poudreuse dans les forêts : pas de menace en vue, la montagne se montre accueillante pour les 20 raquettites qui s’équipent au Pont de Cougne, à 1450 mètres. Et en prime, pas besoin de porter ! Le randonneur hivernal, qu’il se déplace à ski ou à raquette, est toujours en-chan-té de pourvoir chausser « à la voiture »…

 Le départ se fait sous un ciel et dans un décor de carte postale. Nous remontons le vallon du Cians sur une neige idéale, encore tout scintillante du regel nocturne. 

         Le groupe 2 coaché par Dominique, un habitué des lieux, bifurque vers le col des Moulines (1981 mètres, soyons précis !), tandis que le groupe 1, dans les traces de Denis, zappe le passage facultatif au col pour rejoindre directement le mont des Moulines (2083 mètres). De là, le Mounier semble à portée de raquette (erreur, erreur…) : qu’il est majestueux, si haut, si blanc, si fier !          À partir de là, la journée prend une petite allure « à la carte »… Le cloisonnement entre les groupes n’étant heureusement pas étanche, certains « 1 » sont récupérés au passage par le « 2 » au sommet des Moulines. En option, pour les amateurs, un petit sommet qui termine la sympatique crête de la Croisette. Puis le « 2 » prend, à gauche toute, le chemin du retour en direction des granges de Cougne via le vallon de l’Isolas et la crête du pré Picas, tandis que le « 1 », sur son élan,  met le cap vers Valberg.

 

 

         Le groupe 1 n’en a pas fini avec cette rando à géométrie variable… Arrivés en vue du col de Valberg, nous pouvons opter pour : aller directement casser la croûte au col de l’Espaul (cocher la case A), en passant par la tête de Charnaye (cocher la case B). Puis case C obligatoire pour tout le monde : ascension digestive de la tête de Garnier.

 

         Le retour s’effectue en traversant de belles zones panoramiques, puis dans la forêt, avant de prendre pied sur la piste qui nous ramène aux voitures. Denis tente une liaison radio avec Dominique qui vient d’arriver à bon port : le son n’est pas excellent, mais on distingue nettement, au milieu de toutes sortes de grésillements, le mot « bistrot ».

 
         La seule épreuve de cette journée bien agréable nous attend au tournant, en plein centre de Beuil : comment choisir « le » chocolat chaud de nos rêves au milieu de toutes les propositions de la carte…

 

         Dénivelée : environ 800 mètres et 10 kilomètres pour le groupe 2. Et, suivant les options du jour, entre 1000 et 1200 mètres de dénivelée sur une quinzaine de  kilomètres pour le groupe 2.

 

Chantal.

 

 

        

Dimanche 3 mars sortie raquettes au Cheiron avec transport collectif

Photos Fernand Fontfreyde

42 personnes au départ de Nice dans le car de la TAMP

La  moitié du groupe participe à la randonnée de Colle Martine

Départ de la station de Gréolières les neiges pour le groupe raquettes.      

Un soleil radieux, une bonne neige        

                 le cadre est grandiose.

 

 

 

 

 

    Sur les pentes du Cheiron  

   

 

 

 

 

 

Les derniers lassets avant la cime de Jérusalem

   Arrivée au sommet

   

 

 

 

 

 

Tout le groupe rassemblé sur les crêtes de la Croix de Verse

 

 

 

 

 

Et fier d’afficher notre appartenance !!!!

Une magnifique journée où tous les participants ont manifestés leurs plaisirs partagés avec un groupe de camarades.

Doublement satisfait d’avoir pu, une nouvelle fois, démontré qu’il était possible d’associer ces deux activités randonnée et raquette en bénéficiant d’un transport collectif confortable,sécurisant, moins polluant que les transports individuels et renforçant l’esprit de groupe.

Prochaine sortie « Pointe des Trois communes »

mercredi 06 mars 2013 : FFCAM et FFME … la convivialité en grimpant !

Sortie GORBIO Annulée ! Sous des trombes d’eau qui n’en finissent pas, comment faire un peu de « volume » en toute convivialité ?

Une SAE ferait bien l’affaire, mais laquelle ?  Quelle sera la salle non réservée aux cours pour enfants et ouverte au public cet après midi ?

Le sourire d’Angélique me manquait ces derniers temps …. Il fallait mettre un terme à cela. Tous à Art Blöc! Une salle où la licence FFCAM est acceptée.

Onil, Linda, Fred, Fabrice et moi avons donc trouvé refuge dans cet antre historique de l’escalade niçoise indoor !  L’ambiance n’a pas changé. L’accueil chaleureux de « Betty » non plus. Après de longues embrassades, nous retrouvons un pilier de ce club, Jean, notre doyen à tous, véritable coach et ouvreur d’excellents circuits. Quelques explications plus tard, nous voilà plongés dans l’étrange et surprenant univers de la résine et de son inséparable magnésie.

 

Fred est bien décidé à en découdre !

jusqu’au crux de cet enchainement de plus de 30 mouvements …

il entrainera dans son sillage Fabrice, sous l’emprise des mêmes questionnements…

 

les filles ne tardent pas à entrer dans l’arène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et se jouent des dévers … 45°

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

obligeant Fabrice à sortir la langue !

 

Bien « farcis », nous nous « finirons » dans un petit jeu collectif, à se rajouter des séries de 3 prises, où chacun ira de sa fantaisie et de ses forces restantes pour créer un circuit.

 

L’histoire d’Art Bloc en quelques mots, parce que ce club dynamique et innovant fêtera l’an prochain ses …… 20 ans !

1994 : Naissance d’Art Blöc . Une poignée de grimpeurs crée la première salle de pan des Alpes Maritimes:  30m² et 25 membres.

En 1996,  autofinancement par une quinzaine de membres d’une nouvelle structure de 150m² dans une salle de gym, mise à  disposition des licenciés FFME. Art Blôc devient  la 1ère salle d’escalade fédérale de France.

Toujours en 1996, métamorphose pour une autonomie complète. Après de gros travaux d’aménagement, nouveau local de 250m², 3 emplois créés, des cours pour tous, une équipe  « fer de lance » qui booste et grimpe en compétition nationale.

1998, extension des locaux, 150m² de plus, 500 grimpeurs recensés, 150 licenciés FFME , une salle qui accepte les licenciés CAF, 400 m² de surface grimpable, et création du premier Patathor…

2006, nouvelle équipe, nouvelle dynamique. Axel Franco devient le président du club. Création permanente de blocs, création d’un « contest » ouvert à tout le monde les derniers vendredi du mois :  le N.A.B.O.T.  (New Art Bloc Open Tour)

2008, rénovation des pans, multiplication des sorties falaise et des cours pour jeunes et adultes.

Art Blôc … une salle d’escalade conviviale et festive!

Aldo

 

Samedi 2 mars 2013 : balcon et cime de Marta au départ de Val des Prés (La Brigue) : environ 1390 mètres pour la rando complète et 14,5 kilomètres. Dimanche 3 mars 2013, au départ de Morignole : mont Bertrand (groupe 1 : environ 1600 mètres de dénivelée pour 14 kilomètres ; secteur du fort de la Crouseta (groupe 2) : environ 1100 mètres pour 10 kilomètres.

Un week-end sans faute, qui figurera obligatoirement en bonne place parmi les temps forts de la saison raquette 2013 !
Sur les indications de Gabriel et Denis (qui, secondés par Annie et Patrick, mèneront respectivement les groupes 1 et 2), 19 raquettistes se regroupent de bonne heure sur la place de la Brigue. Tout le monde est ponctuel, même l’équipage d’une voiture qu’un « GPS psychopathe » a fait passer par Sospel ! Le progrès fait rage !
Au départ de Val des Prés, à quelques kilomètres de La Brigue, nous nous équipons dans la bonne humeur et la grande effervescence propres aux groupes importants. Groupe 1 et groupe 2 vont longtemps cheminer quasiment ensemble, à des rythmes peu différents : en effet, il s’agit pour les premiers de faire la trace dans une belle neige vierge, pas très consistante dans les secteurs qui restent à l’ombre, ce qui représente un bel effort, heureusement partagé entre les costauds de la troupe, et ils sont nombreux !

 Après un long cheminement sur piste enneigée en secteur boisé, nous allons gravir la crête du Rionnard. Cette crête neigeuse a tout pour elle : esthétique, ludique, physique, panoramique, c’est magique ! Quel régal !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voilà déjà sur le plateau frontière de la Marta, d’où on a une vue très large sur l’Italie. C’est d’ailleurs là que venait la belle brigasque Marta, pour tenter d’apercevoir son amoureux, parti travailler ou guerroyer en Italie : boostée par son grand amour, elle avait eu la force d’écarter les montagnes à la force de ses bras (ah… l’amour…), repoussant d’un côté le Balcon de Marta, et de l’autre côté la cime du même nom.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les traces de la belle Marta, les 19 participants gagnent tout d’abord le balcon. Comme de tous les balcons, quelle vue ! On peut parler de panorama à 360°, de la Méditerranée au Mercantour, du Viso à la Ligurie en passant par le Marguareis. La bonne grimpette et le grand air nous ayant mis en appétit, nous trouvons un coin sympa, au soleil, à l’abri d’une construction en pierres, pour casser la croûte. Groupes 1 et 2 réunis partagent fraternellement, au dessert, les rituelles tablettes de chocolat.

 La cime de Marta est là, tentatrice, toute proche : idéal pour aider à la digestion ! Un petit groupe part à l’assaut de la cime (2135 mètres), juste pour le plaisir de fouler la belle neige vierge d’un autre sommet, avant d’entreprendre la redescente dans la vallée où nous attendent d’autres réjouissances, et deux nouveaux participants !

« Spartiate est le gîte, grand est le cœur » : tout est dit ! Le gîte du Spéléo club de La Brigue accueille pour la nuit 16 personnes. 5 autres seront hébergées non loin de là, à Morignole. Le temps de prendre une douche et d’éparpiller les affaires un peu partout sur les lits, alléchés par le fumet qui monte par le raide escalier, nous rejoignons la dream team qui s’affaire en cuisine :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Denis, dans le rôle pour nous inhabituel de chef cuisinier s’active aux fourneaux ; Gabriel, Patricia et Sylvie, en commis zélés et soucieux de notre plus grand bien-être, le secondent magnifiquement : grand merci à eux pour l’organisation parfaite de ce week-end, nous sommes conscients de l’investissement que cela représente, sans parler du travail avant, pendant et après.

 Le succulent gratin de crozets-diots de Denis nous ayant instillé une vigueur nouvelle, c’est d’une raquette ferme que nous prenons le départ dimanche matin, après une nuit fidèle à ce qu’on est en droit d’attendre d’une nuit en refuge…

 Direction le Mont Bertrand, toujours sous un ciel d’un bleu… Chacun trouvera son bonheur : les 9 membres du groupe 2, avec 1100 mètres dans les raquettes, s’arrêteront pour une pause ô combien méritée à une baisse baignée de soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bien belle ascension, du genre de celles qui laissent des souvenirs : au sortir de la forêt, le paysage s’ouvre tout à coup sur de vastes espaces enneigés, et on réalise tout à coup avec satisfaction… qu’on est drôlement  bien monté, depuis ce matin !

 Les 10 personnes du groupe 1, décidément en forme, atteindront le sommet du Mont Bertrand à crampons, après une ultime montée ponctuée d’autant de faux-espoirs que d’antécimes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais le bonheur n’est-il pas à la mesure du mal que l’on se donne pour le conquérir ? Aujourd’hui, notre bonheur est haut perché, en plein ciel, à la confluence de plusieurs belles lignes de crêtes neigeuses immaculées, à 2482 mètres d’altitude.

Et le reste du monde, version bleu et blanc, est tout autour ! Ajoutons la couleur rose, puisqu’on aperçoit jusqu’au lointain massif du Monte Rosa… L’angle inhabituel sous lequel on voit « notre » Mercantour donne lieu au classique jeu des devinettes montagnardes : « Et à côté de la grand montagne toute blanche, c’est quoi la grande barre rocheuse toute noire ? »

Longue, longue redescente, d’autant que nous devons déchausser à la baisse d’Ugail : et oui ! à une heure du village, ça sent déjà le printemps !

 Le bar de La Brigue nous accueille pour le pot traditionnel et pour un débriefing enthousiaste, à la mesure de notre plaisir : à l’unanimité !

Merci à Chantal pour son article, jean, Roselyne, Philippe  pour les photos,  à tous les participants et à la prochaine

Denis,  Gabriel

 

 

Raid en Corse

Avec Patrick et Thierry, nous avons organisé un raid de 8 jours en Corse.
Nous étions 9 au total dont 4 filles.
– Pierrette, Maud, Mélanie et Sophie, Fabien et Didier, Thierry, Patrick et Bruno

Nous avons choisi cette dernière semaine de février pour assurer l’enneigement. Eh bien, nous avons été servis !
A tel point que nous avons du abandonner le programme initialement prévu et nous adapter au mieux pour profiter de ce somptueux terrain de jeux qu’est la Corse hivernale.
 

Compte tenu des conditions d’enneigement (50cm à 1100, 1m70 à 2000) et des risques nivologiques, nous avons adopter une stratégie de choix de courses avec départ à 1100m et pentes inférieures à 25°.
Heureusement, lors de nos 2 montées en altitude, nous avons eu des conditions nivo acceptables en combinant astucieusement orientation des pentes et heures de passage.

Avec ces contraintes et en tenant compte chaque soir de l’évolution des conditions météo et nivo, nous avons réalisé quand même une sortie chaque jour.

J1 – Mauvais temps –
Pta di l’Oriente au départ du col de Vizzavone
Stop dans la purée 100m sous le sommet, super belle descente en poudreuse à la faveur d’une éclaircie.

J2 – Tempête – Impossible d’accéder au départ de la balade envisagée
Nous improvisons un plan ski de fond en remontant une route enneigée jusqu’aux bergeries de Pizzaletu.

   

    J3 – Mauvais temps –
    La perte de temps de la veille sur la route nous a servi de leçon.
    Nous partons sur une traversée neige et maquis d’Albertacce à Calasima.

 

 

 

 

 

 

 

 

J4 – Beau temps
Montée au refuge Ciottolu di Mori
L’aprés-midi est consacrée à l’ascension de la Paglia Orba (le Cervin Corse)

 

 

 

 

 

 

 

J5 – Beau temps
Traversée refuge Ciottolu di Mori – refuge Tighetu dans une forêt de pins Lariccio, l’arbre emblématique de la Corse.

J6 – Beau temps
Ref Tighetu – Calasima par Capu Falu – col Albano et vallon de Calasima.
Thierry, Patrick, Sophie et Fabien skient le sommet. Somptueux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J7 – Temps pourri
Partis pour le Capu a Tozzu, nous stoppons à la Serra san Tomaghiu dans une visibilité à 2 mêtres.
Encore une fois, la visi s’améliore à la descente et nous nous régalons dans 20 cm de poudreuse.

 

J8 – Capu a Cuccula, dernier sommet de notre raid.
Un sommet culminant à 2007m au dessus d’Evisa. La montée s’effectue dans une forêt de pins Lariccios avec vue panoramique sur la mer.
Vers la cote 1700 la pente s’adoucit et le sommet s’atteint en pente douce.

Franches ripailles, Pietra et Patrimonio à chaque occasion.

Remerciements :

Gite de Poggio di Venaco – Etape confortable, repas copieux
Gite de Corscia dans le Niolu – Trés confortable, peut depanner pour le repas du soir sur commande mais lui préferer le Restaurant chez Jojo à Albertacce

Enfin, grand et chaleureux merci a Cedric Specia (http://www.montagnesdecorse.com/), guide rencontré au refuge de Ciottulu qui connait évidemment la Corse comme sa poche et qui nous a expliqué en long et en large tous les bons plans du coin.