Archive pour mai 2013

Circuit des 3 Cols.

Circuit des 3 cols au départ de Saint-Dalmas-le-Selvage : Escuzier (2487 mètres), de Cime Plate (2728 mètres) et de la Braïssa (2599 mètres).Environ 20 kilomètres de distance pour environ 1400 mètres de dénivelée + et -).Tout comme la cime Nègre, ce circuit nous tient en échec depuis l’an dernier. Pour la N-ième fois programmé, annulé, reporté, voilà qu’il revient au programme ! Espérons que nous ne nous consolerons pas une N-ième fois sur « l’antécime neigeuse de la tête de Cristel » ou sur sa voisine « la tête ronde de l’Escuzier »…

 

 

La météo ne nous incite pas à un optimisme débridé… De plus, nous devrons compter avec les contraintes liées à la fermeture de la route de la Tinée, suite à un éboulement : il nous faudra repasser la zone critique entre 18 et 20 heures, faute de quoi nous nous trouverons coincés, sans échappatoire, entre Isola et Saint-Sauveur… perspective médiocrement réjouissante.

 

Nous avons pour nous tout seuls le parking de Saint-Dalmas. Le drapeau à damiers jaunes et noirs flotte au niveau du petit pont : nous voilà prévenus ! Séparation immédiate des deux groupes : Dominique et ses 5 raquettistes partent sur la piste de Gialorgues ; Gabriel, Denis, Michel et Fabrice en entraînent 12 autres  sur la route de Sestrière. Nous chausserons au bout d’une bonne demi-heure, après avoir piétiné force crocus, hépatiques et soldanelles qui colonisent vaillamment les zones récemment déneigée. Les appels d’un coucou et les coups de sifflet d’une marmotte nous parlent eux aussi de la fin du printemps. Les ruisseaux coulent à plein bord : la neige et la saison nous tirent leur révérence…

 

 

L’allure est régulière et le moral béton, malgré les flocons de neige qui voltigent. Voilà déjà le col de l’Escuzier, limite entre le monde connu et un vaste no man’s land plein de promesses. On y va ? On y va !

 

La descente du col nécessite prudence et self-control : la pente est raide et la neige de qualité très moyenne. C’est là qu’on juge un bon traceur ! Les uns après les autres, nous franchirons ce passage délicat sans la moindre glissade, et presque sans le moindre juron…

 

 

Comme des coureurs du tour de France, nous nous lançons à l’assaut du second col de la journée, le col de Cime Plate : il barre l’horizon de sa courte ligne neigeuse. Pour l’atteindre, il nous faudra traverser, sur des centaines de mètres, les restes de grosses avalanches issues de la tête de Cristel : ce chaos d’énormes boules de neige dures comme des rochers est effrayant. On pense avec tendresse à nos DVA…

 

 

Une courte pause réparatrice s’improvise au col, tandis que quelques-uns gravissent la petite pente qui sépare le col du sommet de la cime Plate : 10 minutes aller-retour. Pendant ce temps, nos encadrants s’activent pour que la redescente du col ne soit pas trop acrobatique : la pente est vraiment raide, là aussi, et la qualité de la neige ne va pas en s’améliorant…

 

 

Après une pause casse-croûte votée à l’unanimité, nous remettons le sac sur le dos et repartons, tels des aventuriers du Vallon Perdu, à la conquête de notre Graal du jour, le Troisième Col ! Cette quête nous donnera l’occasion de travailler la lecture de carte, d’altimètre, et surtout de terrain. Ce col facétieux se cache dans un renfoncement des montagnes qui le masquent à notre vue et nous obligent à le deviner : certains le rejoindront par le bas, d’autres par les crêtes, d’autres enfin hésiteront entre les deux options… Mais tout le monde se regroupera avec beaucoup de satisfaction autour de la balise 2599 mètres.

 

Nous marchons depuis des heures, et l’enchaînement des grimpettes successives a entamé notre vigilance et notre stock de glycogène… C’est maintenant, plus que jamais, qu’il convient d’être prudent. Nous pataugeons dans une neige pourrie, gorgée d’eau sur une profondeur conséquente. Et voilà que trois de nos plus braves éclaireurs tombent simultanément dans le piège imprévisible : des trous cachés entre des rochers. Des pelles seront nécessaires pour les dégager de cette neige traîtresse. Deux genoux nous donnent des inquiétudes : heureusement, Pascal, prévoyant, propose une genouillère ligamentaire qui permettra au plus mal en point des deux de regagner la terre ferme, puis le bar, étape obligée, et enfin la voiture.

 

Quelle journée…quel périple…et quelle satisfaction d’avoir pu, enfin, boucler la boucle ! La saison raquette tire à sa fin en beauté : chapeau bas à tous nos encadrants !

 

 

 

 

Rando dans le Gapençais à la Pentecôtedu 17 au 27 mai

Organisé par Robert Ravaioli

Assisté par nos amis Gapençais Pierre et Guy

Photos Jean Pierre Pompeï

 

 Vallon de l’Abéou et Tête de Garnesier

 La pluie puis la neige nous accueillent

 

 

 

 

Ce brin muguet est là pour nous rappeler

que nous sommes au mois de mai

 

 

 

 

 

    Ceüse ,montée de la crête de Raux

 

 

 

 

 

Ceüse Marais de Raux

 

 

 

 

 

  Il neige et le brouillard envahit les crêtes

 

 

 

 

 

 Des renoncules malgré le froid et la neige

 

 

 

 

 

  Petit Buëch et le sentier des Bans

 

 

 

 

 

Crête de la Plane , le site est grandiose

 

 

 

 

 

 Montagne de Ceüse notre randonnée précédente vue du coté nord

 

 

 

 

 

Nous clôturons notre séjour par ce superbe panorama sur le Pic de Bure notre prochaine destination

Malgré ce retour hivernal, trés agréable séjour ,des sites magnifiques que nous ont fait découvrir nos amis Gapençais et l’animation sans pareille de Robert dans un groupe amical.

A recommencer

12 mai 2013: Pointe ANDRE et NEIGLIER …vers une étoile qui miaule

Contrariés par un temps pourri et des conditions de neige exceptionnelles, nous n’avions pas cessé de remettre nos sorties dans le Mercantour.
Cette fois ci c’est la bonne ! Réveil très matinal ce dimanche 12 mai : 2h30 ! Rendez vous 3h30 à St-Martin du Var.
Tout ensommeillés Linda et Jérôme sont là.
L’objectif de la journée nous motive et nous excite : La traversée intégrale du St Robert. C’est à dire enchainer son arête Sud ouest avec celles du Gélas côté Ouest et Est jusqu’au balcon.
Les virages en guise de café sont vite avalés. Le jour n’est pas loin de se lever quand nous garons sur le parking de La Madone. Il est 5h00. *
Vite équipés, nous filons droit sur le Pas du St-Robert.
Quelques petits degrés au dessus de zéro nous permettent de garder les raquettes au dos.

Alors que la lumière se fait jour, devant nous les crêtes restent sombres.
L’aube ne vient pas sur le St-Robert !
Le vent pleine face nous rappelle notre sortie écourtée au Malinvern il y a peu.
Nous ralentissons. On pose les sacs, et on observe.
Le Gélas reste d’encre et nous de marbre.
Le vent vient d’Est, il vomit ces p… de nuages là où l’on veut aller.
Il faut nous rendre à l’évidence, ça ressemble encore à un coup de Lombarde. On annonçait si beau aujourd’hui…
Du Pas du st Robert en passant par le Gélas jusqu’au Mt Colomb, tout est ennuagé.
Le doute s’installe. Et si ça se dégageait aux premiers thermiques ?
Je ne veux pas rebrousser chemin une fois là haut.
Derrière nous Côté Ponset / Neiglier le lever du soleil dévoile un ciel complètement dégagé.
On décide d’assurer le coup. On change l’objectif.
Direction la Pointe André, et si tout va bien on enchainera avec le Neiglier!

Retour à la voiture, changement de cordes . 6h00 nouveau départ.
à 8h nous sommes à la Baisse des 5 lacs.
Nos conditions de terrain sont extra. 


La neige bien portante rend le départ de la course plus attrayante sur les premiers mamelons.
Nous restons un peu côté Nord pour en profiter au maximum.

 Puis nous rangeons nos crampons. Les arêtes rocheuses sont complètement sèches.


De « fil en aiguille » il nous faudra 4 h pour gagner la Pointe André.


 

 

Au sommet, l’instabilité nuageuse s’invite à notre casse-croûte .


Aussi, nous quittons notre perchoir et gagnons sans tarder les zones de rappel.

La désescalade se négocie bien, nous laissons de côté les sorties  des voies Demenge et Brizzi et leurs belles chaines de rappel.


et trouvons plus loin sur l’arête les 2 rappels qui nous intéressent pour rejoindre la brèche.
La remontée vers le Neiglier est imposante. Heureusement tout est sec.
Je tente pour changer une petite variante, voir si ça grimpe un peu côté Sud…   idiotie!. ll nous faut serrer les fesses dans des traversées délitées et des fissures dièdres instables que j’ai voulu chatouiller.
Jérôme et Linda suivent prudemment sans sourciller.
Après cette exploration inutile, le fil est retrouvé et la neige en partie finale de la crête.


On évite une corniche côté nord, et coiffés d’un nuage persistant nous atteignons tous les trois le Neiglier à 16h.

Nous aurons donc vu les traces de nos amis skieurs qui revenaient d’une traversée au Ponset.
L’agitation de nos bras 2 heures plus tôt n’auront pas permis de les identifier sur le moment.
Nous apprendrons par mail que Fred, Andreas, Bruno et Philippe enchainaient la diagonale avec les couloirs du Neiglier.
Le soleil timide de la journée nous permet de redescendre dans des conditions de neige excellentes.
Chemin facile pour les uns, quand d’autres cherchent leur repères…
Comment transmettre une réponse simple ?
Un petit caïrn pointe désormais son nez moustachu vers une étoile qui miaule.
 
Nous mettrons nos raquettes à la Baisse des 5 lacs, sous une série d’averses de grêle.
Il est 18h30 quand le petit trio atypique que nous formons retrouve la voiture.
Horaire correct. Journée d’exception.
Degrés d’exigence pour chacun dans une complexité d’interaction.

Comme on dit qu’importe le but, c’est le chemin qui compte.

Aldo

 

15 mai 2013: UN KANGOUROU dans les GORGES du LOUP

Connaissez vous Nicolas  Bendeli ? … Nous non plus.  Mais lui nous connaît. Pour avoir skié avec le CAF dans notre région il y a plusieurs décennies.

« Vieux »  grimpeur australien des années …. 70, une époque où les friends, « sticky rubber » et spits n’existaient pas, se plait-il à nous raconter,voilà qu’il est de retour entre Yukon et Grèce et je ne sais quelle destination encore. En quête de compagnons de cordée susceptibles de lui faire découvrir nos falaises, il contacte le club et se met en rapport avec notre petite équipe du mercredi.

Nous voilà réunis sur le parking de Cap 3000, face à un gaillard barbu à l’allure fort sympathique et d’une décontraction plus que communicative.

Et bien tu veux grimper cher ami, on va te trouver ça !

Direction les Gorges du Loup, à l’Hermitage, un endroit rapidement accessible, bien exposé et qui devrait être à l’abri des pluies annoncées en fin de journée

Pendant qu’Onil et Fred font quelques pointes dans « Camille Danseuse Etoile » , j’embarque notre joyeux compagnon dans un voyage vertical qui me semblait lui convenir.

C’était oublier que notre australien, plus habitué à la montagne qu’à la falaise, préfère de loin les fissures « renfougnes »  que les dalles en 6a, surtout chaussé comme il l’était. Qu’importe, nous avons tiré notre épingle du jeu, et moi un peu plus tiré que d’habitude sur la corde pour l’aider à rejoindre les relais.

Comme il nous l’a confié plus tard et les sorties suivantes, son plaisir était aussi au bar, autour d’un bon verre  à échanger avec nous, plutôt que de tirer sur les dégaines.

Excellent souvenir de son passage, Linda lui a fait découvrir par la suite le Baou de St Jeannet et une descente en canyon. Et nous espérons bien le revoir un jour, ou mieux encore aller lui rendre visite à CANBERRA. Qui sait ….

Quant à moi aujourd’hui,  je le « projette » dans « MAI » : 6a/5-/6a+  et SUPER LOUISE : 6a/5/5+  .   Qu’il garde des souvenirs de nous dans ses veines lui aussi !

Je ne résiste pas à vous faire part de ses commentaires qui nous font rire encore. Avec quelques photos de notre sortie.

Aldo

« … Je voudrais bien dire les grands merci a Aldo, Fred and Onil pour la sortie de mercredi. Etant de passage a Nice pour un mois c’est vraiment difficile de trouver des partenaires pour faire des « trucs » en montagne. Non seulement c’est question de rencontrer des gens mais aussi de se rassurer que leurs techniques sont sures et pas d’accident.

On s’est bien regale le mercredi. Mon condition physique etait bien pour du 4 et des pas de 5 mais par contre Aldo l’a ignoree et je le suiva sur du 5c/6. Aouch. La premiere voie passa tres agreablement mais par contre la seconde voie les muscles commence a relacher.

Maintenant que la terreur des muscles brutatlisees est parti je voudrais dire a TRES GRAND MERCI au groupe et j’espere qu’on fasse quelques trucs en plus.  Merci les gars . Nicolas BENDELI d’Australie … »

« … Merci pour la course du mercredi passe. Maintenant je suis en meilleure forme et plus positif de ce qu’on a fait. En fait je suis en train de porter les chaussure maintenant pour essayer de les moulers un peut a mes pieds … »

«  … Salut tous . je voudrai bien remercier Linda pour la descent du canyon aujourd’hui. C’est un bel canyon avec maintes rappels et bien technique pour faire tous les relais. Une grande course pour finir mon sejour a Nice avant de retourner en Austalie le Mardi . Je voudrais aussi remercier tout le monde que je rencontra. Votre gentillesse, amitie en accueillant chaleuresement un kangourou errant etait tres apprecie.  N’oubliez pas que vous avez mon addresse email au cas vous vous egares egalement dans les parages de l’Australie sud est. … »

 

 

 

Un sacré bonhomme, plein de qualités humaines que nous avons tous beaucoup apprécié.

la pluie l’aura finalement sauvé d’une ultime longueur…

11 mai 2013: THEOULE Rocher des Monges

en cours d’écriture…

24 avril 2013: L’ETRIER dans LA MALET

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13 avril 2013: Lou Mesclun…

en cours d’écriture…

Samedi 04 mai 2013: Arêtes du St-Robert à la carte !

La nuit a été courte : 4h30 de sommeil en ce qui me concerne.

Réveil à 5h00 suivi par le pti’t déj. 

Nous attendons notre guide, Alain, dehors. Les premiers phares percent la nuit, c’est sûrement lui… Et bien non, ni les suivants d’ailleurs.

Un SMS nous parvient péniblement : Alain nous fait le coup de la panne d’essence. Enfin presque. S’il n’est pas en panne sèche, il n’a pas de quoi payer quelques litres de carbu faute de carte. Il doit faire demi tour pour la récupérer et accumuler un tel retard que cela remet en cause la sortie si nous devions l’attendre.

J’imagine sa déconvenue. Nous sommes, Onil et moi, orphelins.

 Qu’à cela ne tienne, cette sortie des arêtes du St Robert, je l’ai faite à deux reprises. Mais en été. En ce mois de mai, les choses sont un peu différentes : la neige est omniprésente, et en grande quantité. Et ce n’est pas le seul problème : les températures sont douces, et il faudra prévoir des départs d’avalanches.

 Nous nous mettons en route, Onil et moi, crampons aux pieds assez vite. La neige est dure et compacte, un vrai bonheur pour la progression. Il est 6h30.

 Nous arrivons au point de départ 2h00 plus tard. Il n’est que temps : le soleil s’est levé, et en l’espace de quelques minutes, la neige ramollit en surface.

 Après une brève séance d’équipement (baudriers, corde), nous partons à l’attaque, en « grosses ».

La progression initiale est assez rapide sur de la roche sèche, à l’exception de petites plaques de neige verglacées encore à l’ombre.

Grand beau temps, la journée s’annonce superbe mais il ne faut pas s’attarder.

 La seconde partie de la course est plus technique : sur les versants sud, la neige est présente, lourde, fondante. Sur le fil de l’arête, elle est aussi là, recouvrant nombre de prises ou d’appuis.

 Mais la partie escalade à proprement parler ne présente pas de difficultés. Il faut simplement faire plus attention à ne pas glisser. En effet, parfois, dans les zones ombragées, le verglas est présent.

 Nous arrivons au sommet à 14h30, après 5h00 de progression.

Le paysage est superbe. Les nuages approchent lentement et cernent peu à peu le massif.

Tout est recouvert d’une épaisse couche de neige, molle en surface, compacte passés les 10 cm. Pas très pratique. La progression vers le Collet ne paraît pas aisée, mais surtout la redescente du Collet elle-même. Il y a des départs d’avalanches partout. Nous en voyons certains, en entendons d’autres. Ce sont des coulées de neige molle, et nous ne tenons pas à être pris, d’autant plus que les pentes, dans ce coin, aboutissent toutes à des barres rocheuses plus ou moins hautes.

 Le retour est décidé : ce sera par le sentier classique d’été. Sauf que là, il est entièrement comblé d’une neige incertaine. Tantôt dure, tantôt profonde, elle ne nous rassure pas.

 Il nous faudra prendre pas mal de précautions pour ne pas dévaler la pente où nous faire entraîner par une coulée. Sortis de cet entonnoir, la progression n’est pas meilleure, car la neige est molle, à tel point que les raquettes ne sont pas très utiles. Et dire qu’il a fallu les porter !

 Nous arriverons au refuge de la Madone à 20h30… Un peu fatigués, mais en pleine forme et avec de bons souvenirs.

Il paraîtrait que nous sommes les premiers de l’année à avoir fait cette course. Pourquoi pas ? Il n’y avait aucune trace, avant les nôtres.

Fred.

 » Effectivement je leur ai fait le coup de la panne d’essence. Et comme tout finit bien, j’ai même retrouvé ma carte bancaire, longtemps après…  dans une chaussure !  » Aldo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fred, objectif atteint !

Pour Onil aussi

les orphelins d’un jour…

Mercredi 24 avril 2013 : Lombarde au Malinvern

une sortie « alpi » qui tourne court, et se transforme en escalade à St Jeannet à la 1/2 journée. Pour les photos, voir la rubrique escalade…