Archive pour février 2014

Cimes de Juisse et de Piagu (groupe 1 : environ 1400 mètres pour 14 kilomètres ; groupe 2 : environ 1100 mètres pour environ la même distance).

Cette année, la section raquette est partie prenante de l’Échappée Blanche, manifestation organisée par le Conseil général et visant à faire connaître les multiples facettes de l’activité hivernale du Boréon, avec la participation du guide Stéphane BENOIST qu’on ne présente plus.

 

 Sous la conduite d’Eric et de Michel, un premier groupe de 20 raquettistes, constitué par inscriptions « tous publics » monte, le samedi 22 février au refuge de la Cougourde pour y passer une nuit « découverte ». L’accueil du gardien, sa soupe de légumes frais et son gâteau maison ajoutent à la magie du lieu, n’en doutons pas…

 

                                                                                  Une partie d’entre eux rejoindra les groupes 1 et 2 de la section raquette pour la randonnée du jour. Au programme de ce dimanche (enfin) ensoleillé, la Cime de Juisse. Mais quel itinéraire emprunter? La voie «Normale», sa «Gorge», son «Petit couloir»? Les indices nous poussent à la prudence.

 

Néanmoins, «Normale» ne signifie pas «Tranquille», mais plutôt «Pif-Paf» dans les traces de ski. Arrimage et timing parfaits entre tous ces groupes au niveau de la balise 421 avec, en fond sonore, le hurlement des loups du parc Alpha, à l’unisson.

 En général, lorsqu’on aborde la crête de la Maïris, soit on tourne à gauche pour faire la cime de Juisse, soit c’est à droite toute, en direction de la Piagu. Aujourd’hui, pour les 19 participants du groupe 1 de Denis et Michel, ce sera fromage et dessert : Juisse et Piagu.

 

Quant au groupe 2 de Gabriel et Tony, ses 10 participants auront la grande satisfaction d’ascensionner la cime de Juisse, ce qui n’est pas de tout repos et laisse toujours de très gratifiants souvenirs…

 

Autant nous avons été frustrés en matière de visibilité le week-end dernier, autant, aujourd’hui, on ne saurait rêver mieux. La luminosité et la clarté sont exceptionnelles, et tout ça sans le moindre souffle de vent : comme quoi… même l’idéal est possible ! Le long cheminement sur ces crêtes splendides, entre le vallon de la Cougourde et celui de la Madone de Fenestre, nous laisse le temps de graver dans nos mémoires la carte en 3D des alentours : quel plaisir d’identifier ces beaux sommets sur lesquels nous avons vécu –souvent- de vraies belles tranches de vie !

 

 L’ascension de la cime de Juisse ne pose pas de problème aujourd’hui, et la qualité de la neige contribue à la perfection des conditions. La récompense est au bout, des vues splendides et une belle Cime de Juisse.    

 

Tandis que le groupe 2 pique-nique avant un retour par le même itinéraire très enchanteur sous le refuge de la Maîris mais plus délicats dans la forêt.

 

 

Puis le groupe 1  prend son élan pour une grande «Traversée Blanche» au «Pic Aigu», tout en balcons… de neige, avant gravir la cime, elle aussi en conditions idéales. Le vent a structuré de magnifiques crêtes, corniches, vagues de neige sur lesquelles jouent l’ombre et la lumière : un enchantement pour le regard.

 

 La dernière ligne neigeuse qui nous mène au sommet de la cime de Piagu est vite gravie. avant que les organisateurs, sans doute (très) inspirés par les J.O. de Sochi, nous proposent un slalom à travers la Forêt du Boréon.

 

Pour la redescente, chacun expérimente sa technique : utilisation des marches de montée, glissade plus ou moins bien contrôlée sur les fesses, voire télémark…  tout ça en suivant la trajectoire directe depuis le sommet. Pourtant, un des participants nous démontrera avec éclat qu’on peut toujours trouver plus direct que la trajectoire directe : il y a la… directissime ! Tel un chamois bondissant, il enjambe corniche et mur de neige pour se lancer en un temps record dans une redescente pleine de panache : nous restons babas devant tant de brio… Difficile de faire plus court du point A au point B ! Décidément, ces messieurs se distinguent aujourd’hui :   

 

 Voilà qu’un galant participant regrimpe au sommet avec la blonde et souriante benjamine du groupe, un peu fatiguée et distancée sur la fin du parcours. Tout le monde aura donc fait le sommet ! Mission accomplie pour nos encadrants !

 

 Denis donne le signal du départ et de la redescente : direct azimut sur le Boréon ! La neige est encore poudreuse, la pente est toute douce : tout ce qu’il faut pour endormir notre méfiance… Béats et confiants, nous avalons les courbes de niveau. Jusqu’au moment où les courbes de niveau nous donnent l’impression de sérieusement de rapprocher les unes des autres. Puis l’impression se confirme nettement : la pente devient assez raide, puis raide, puis très raide, puis impossible à franchir à raquette. C’est crampons aux pieds que nous terminerons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du monde civilisé.

 

 Le rituel de réhydratation est célébré aujourd’hui à Lantosque, dans l’euphorie et la belle énergie qu’engendrent les randos dont on se souvient longtemps. Un signe qui ne trompe pas : malgré nos jambes « un peu » fatiguées, nous parlons des randos à venir, et que de beaux projets !

 

 Merci, les encadrants, votre enthousiasme et votre passion pour la montagne sont contagieux.     A la prochaine !

                                                                           Chantal   

15 et 16 février 2014 : week-end dans le val d’Entraunes.

Comment ne pas aimer le val d’Entraunes, ses villages paisibles, ses belles montagnes, ses innombrables possibilités de randos été et hiver, et ses gîtes si accueillants ? Un peu loin de Nice, certes, mais à l’occasion d’unweek-end, pourquoi pas ? En route donc pour le val d’Entraun

 

Il bruine, sur la route, ô rage… ô désespoir… Pourquoi un tel acharnement des dieux de la météo sur nos échappées dominicales ?

De plus, à l’instar du soleil, voilà que la passerelle que nous devions emprunter pour traverser le Var au départ de notre rando… nous fait faux bond elle aussi : les crues de novembre 2013 ont eu raison d’elle. Toujours aussi réactifs, Annie, Patrick et Denis, nos encadrants du jour, vont s’adapter à cette nouvelle donne :

au lieu de démarrer du tunnel de Bramus, nous chausserons au Prieuré, à Saint-Martin-d’Entraunes, pour atteindre le sommet de la Chaume.

Que de neige… mais la quantité semble au détriment de la qualité, on ne peut pas tout avoir… Sur des dizaines de centimètres, la neige a été gangrénée en profondeur par la pluie, elle est molle et gorgée d’eau. Pas facile de tracer et de progresser dans une neige pareille. La pluie s’estompe un peu, et c’est le brouillard qui prend la relève. Nous naviguons dans un jour blanc, entre neige et brouillard. De temps à autre, une brève déchirure des nuages nous laisse entrevoir un relief imprécis.

 

C’est dans des circonstances semblables qu’on prend conscience de l’immense atout que représente pour un groupe un GPS … Un GPS et, surtout… des gens qui savent s’en servir ! Annie est aux manettes, et elle nous guidera droit sur le sommet de la Chaume, avec une précision millimétrique. Bonnet bas ! (version montagnarde de l’expression « chapeau bas ! »).

Dans les traces du groupe 1, mené par Annie et Patrick, voici le groupe 2 de Denis qui nous rejoint au sommet. Le pique-nique est vite expédié : il y a un peu de vent, et sur nos corps, cheveux et vêtements bien humides, cela donne une sensation qui n’incite pas au farniente. Nous redescendons par le même itinéraire mais la neige piégeuse nous incite à la prudence mais malgré ce les chutes sont inévitables. 

Et nous retrouvons avec plaisir chaussettes et chaussures sèches et le chauffage des voitures…

 

Nous allons passer la nuit au gîte Le Carré du Mercantour, à Chateauneuf-d’Entraunes. La soupe courge-châtaignes de Marc, et la bonne douche chaude nous remontent le moral, et nous envisageons la journée de demain avec un optimisme repeint à neuf…

Le rituel du coucher est ponctué des aïe ! que poussent tous ceux qui se tapent la tête dans les poutres basses du dortoir… Encore un cas de figure où les petits sont bien contents de n’être pas plus grands…Le lendemain matin dimanche, les groupes 1 et 2 se sont accrus d’une dizaine de participants et d’un encadrant supplémentaire, Michel. Tout le monde démarre en même temps, sur la très longue piste des Tourres, enneigée de A à Z. Le groupe 1 vise le pas de Trotte, tout en fantasmant un peu sur la cime de l’Aspre et son bel abri tout neuf où il ferait si bon faire halte… Quant au groupe 2, il projette une très belle boucle à une altitude moindre, passant par le hameau des Tourres perdu au milieu des neiges.

 

Encore une fois, la navigation au GPS démontre de manière éclatante son efficacité et sa grande fiabilité.

 

 

Car la météo se dégrade rapidement, nous isolant dans un brouillard épais et humide qui empêche le serre-file de distinguer le traceur… Nous nous promettons de revenir par beau temps pour faire l’ascension de la cime de l’Aspre, qui semble si proche, vue du pas de Trotte.

 

Pic nic au Hameau de trotte 

et c’est la redescente vers le hameau

C’est aux Tourres que nous rejoignons le sympathique groupe 2, tout sourire, qui vient de faire halte dans la seule maison habitée du hameau, et quelle maison ! Un gîte aussi accueillant que sa propriétaire, avec un salon comme ci, une cheminée comme ça… On y resterait bien volontiers, on y reviendra peut-être, on en rêvera sûrement !

Mais il reste les 7 kilomètres de piste à avaler avant de mettre le point final à ce week-end sportif : ne nous attardons pas dans ce lieu enchanteur


et retournons à la réalité de cette fin d’après-midi qui persiste à nous bruiner dessus.fini les lieux enchanteurs et le repos des guerriers


Dans les embrassades et les rires : c’est ainsi que se termine ce week-end. Le mauvais temps n’a pas eu raison de la bonne humeur du groupe ! Et, grâce à nos chers encadrants, nous avons tiré le meilleur parti qui soit d’une météo bien tristounette… Dire que le grand beau est annoncé pour demain lundi…

9 février 2014 : traversée des crêtes du Cheiron en boucle depuis Gréolières-les-Neiges

Jamais nous n’avons scruté avec une telle fébrilité les bulletins météo et avalanches… Nous n’en pouvons plus de la pluie, du vent, des nuages et du risque 4. Nos raquettes réclament d’urgence une cure de luminothérapie avec risque 2 ! Une seule destination nous semble susceptible de répondre à nos espérances : Gréolières-les-Neiges. Lorsque Gabriel, Denis, Patrick, Annie et Michel nous proposent de faire la mythique traversée des crêtes du Cheiron, 19 adhérents répondent présents.

Pas de difficultés techniques au menu, ce qui permettra aux groupes 1 et 2 de faire le même circuit, chacun à son rythme. Le ciel est tout bleu et le soleil brille dans un ciel parfaitement nettoyé de tous les nuages de la nuit : nous démarrons, tout heureux à l’idée de prendre… un bon bol d’air pur…

Nous avançons dans une trace profonde qui témoigne de l’abondance des dernières chutes de neige. De gros bonshommes de neige sont encore perchés sur les branches des pins : pas de blague, pourvu qu’ils ne nous tombent pas dessus au passage !

 

Les crêtes sont atteintes aisément. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et là, brutalement, quelque chose change : le vent ! C’était trop beau… Et quel vent ! Il va nous escorter non stop sur toute la traversée des crêtes, infernal, glacial, brutal, et pour tout dire : franchement inamical, nous bousculant en direction du précipice, nous empêchant de respirer, nous transperçant la figure avec des volées d’aiguilles de neige. Aujourd’hui, nous musclerons notre mental autant que nos jambes, et ce sera l’occasion de vérifier que nous avons choisi le bon modèle en achetant la veste et la paire de sur-gants… Certains avancent à l’égyptienne : corps de face et tête de profil…à chacun sa tactique pour survivre en milieu hostile !

Ah, celui-là, de bon bol d’air…  mais le Cheiron est en vue quelques coups de raquettes et quel spectacle ! quel panorama !

Complètement groggy, nous décidons de faire la pause pique-nique dans une doline, miraculeusement épargnée par les assauts du vent. Le groupe 2 nous y rejoint, et c’est tous ensemble que nous terminerons la ballade, en revenant vers la station par la forêt et les pistes de ski.

Ouf… une courte mais éprouvante randonnée se termine… Repos ! Et bien non ! Et si le plus dur restait à venir ? La station est bondée, des files d’attente s’allongent devant les restaurants, et nous devons jouer des coudes pour regagner nos véhicules. Et là, horreur : le parking et toutes les voies d’accès à la station sont pris dans un embouteillage monstre dont nous resterons prisonniers… un certain temps. Nous avons survécu aux bourrasques folles du vent, mais c’est l’immobilité forcée, dans un inextricable fouillis de voitures garées n’importe comment, ou roulant à contre-sens sur des chaussées réduite à trois fois rien par le stationnement sauvage et les congères de neige, qui va nous achever ! Des insultes montent des voitures, des empoignades s’amorcent : fuyons (si nous le pouvons !) mai gardons en mémoire  nos belles montagnes

 

Même les bars sont bondés, pas une place à Gréolières-les-Neiges, rien au foyer de ski de fond, rien à Gréolières village. Nous devrons supporter notre soif post-rando jusqu’à Pont-du-Loup… Que d’épreuves pour un dimanche ensoleillé que nous espérions serein et réparateur…

 

Et, pour faire bonne mesure, voilà qu’une de nos voitures doit terminer son voyage retour sur une dépanneuse, avec deux roues éclatées…Il y a des dimanches comme ça… A bientôt

 

dimanche 9 fevrier – Chajol par Caramagne

Ca faisait deux ans que je voulais retourner faire le vallon de caramagne, et que je loupais le bon créneau. Pour ce dimanche, tout les voyants etaient au vert, nous voila donc partis, tot parce que le bulletin meteo annonce le retour du pas beau en fin de journée.

Oops, en montant les panneaux ‘col de tende fermé’ … mais a coeur vaillant rien d’impossible, nous partirons de la quote 1100, au lieu de partir de la piste.

La montée dans le vallon lourd de neige recente est juste magique. A 1600m d’altitude on note 1,5 m de neige accumulée sur les rochers. A 2000 sur la crete qui a du etre un peu erodée par le vent, nous sondons a 2m. Michael observe des combats de mouches et de coccinelles …

Il a plu a basse altitude jusqu’a 1600/1700, et la croute est fragile en montant. heureusement elle aura le temps de se solidifier pour la descente. Au dessus c’est une poudreuse compacte mais tres facile a skier.

A la baisse de peyrafique, nous retrouvons une neige fritée, travaillée par le vent mais sans pour autant etre dure. Nous montons a l’antecime (2200m) et nous nous  en tenons la il faut grader des forces pour la descente.

Autour de nous le vent souffle les cretes, mais a cette altitude nous sommes globalement à l’abris. La pause dejeuner prés des ruines à 2000 sera ecourtée par quelques rafales, mais rien de grave.

Jusqu’a 1700, nous descendons dans une neige de reve, ensuite, la poudreuse s’alourdie, puis se croute à cause de la pluis des derniers jours. Le coup de froid a heureusement durci la croute et la descente dans le vallon reste tout a fait skiable, a condition d’aimer bucheronner.

En fin de descente, deux ou trois explosions nous confirment que l’avalanche du col a été déclenchée. La route sera restée fermée toute la journée.

Nous finissons cette super journée sur la piste de caramagne, et rejoignons nos vehicules en descendant le long de la route vide de voitures.

Une journée magique entre deux périodes de mauvais temps !!

merci a tout le groupe pour ce beau dimanche en votre companie: Laurence, Catherine, Elisabeth, Michele, Isabelle, Josephine, Jean-pierre, Christophe, Sylvain, Pierre-yves, Franck et Guy

Vos serviteurs: Thierry, Michael et Michele