Archive pour mars 2014

Dimanche 23 mars 2014 : la cime de la Valette des Adus depuis le Boréon (un peu plus de 900 mètres mètres de dénivelée).

 

Autant nous avons eu
l’impression, à la tête du Ruch et ailleurs, de faire des randos raquette de
type « printanière précoce », autant, en ce dimanche 23 mars, nous sommes
plutôt en configuration « hivernale tardive »… Cette année, les saisons en font
un max pour brouiller nos repères…

 

En dépit des pluies
diluviennes du samedi, la météo pour dimanche garde un petit côté
raisonnablement optimiste qui nous pousse à quitter la tiédeur de la couette
pour rejoindre notre rendez-vous dominical. Au programme, la toujours
sympathique Cime de la Valette des Adus via le non moins célèbre col de Salèse…

 

Nous sommes 19 sur la
ligne de départ, en deux groupes équilibrés. Annie et Michel se chargeront du
groupe 1. Gabriel guidera le groupe 2 avec le soutien de son fidèle lieutenant
Tony, serre-file à toute épreuve, et toujours avec le sourire, s’il vous plaît
!

 

On a beau avoir fait
et refait certaines randos archi-classiques, les conditions de neige, toujours
différentes, leur confèrent à chaque fois un petit goût stimulant de
découverte…

 

Nous pénétrons dans un
vallon de Salèse de conte de fées, décoré à neuf par la baguette magique de la
Fée des Neiges. Tout y est beau, tout y est harmonieux, tout y est en parfait
équilibre. Nous sommes sans voix devant tant de beauté… peut-être aussi parce
que le rythme soutenu de montée nous coupe le sifflet ? Plusieurs dizaines de
centimètres de fraîche sont tombés, régal pour les yeux, régal sous les pieds…

 

 Sous la pointe des adus après une courte pause
nous découvrons  d’étranges traces preuve
que la vie est intense et parfois impitoyable en hiver ! A quoi
correspondent-elles ? C’est la question du jour,On en reparlera à la redescente.

 

À partir du col de
Salèse, la couche de poudreuse s’épaissit progressivement, et tracer devient
plus physique. À ce jeu-là, on a pu noter que les dames sont aussi vaillantes
que les messieurs, n’est-ce pas, Annie ? En évitant de serrer de trop près les
pentes issues du Cayre Archas, les deux groupes atteignent sans encombre le col
de la Valette des Adus, à 20 minutes d’intervalle.

 

L’horizon se charge de
nuages… Ne traînons pas si nous voulons gravir la cime de la Valette des Adus !
Et c’est Michel qui s’y colle, en bon traceur prudent et expérimenté. Sa trace
est si bien pensée qu’elle permettra aux deux groupes de monter au sommet…
raquettes aux pieds ! Le vent a sculpté des corniches irréelles le long
desquelles nous progressons prudemment, comme des équilibristes, sur la ligne
de rencontre de deux pentes immaculées : une sensation esthétique rare ! 

A son tour le  groupe  de gabriel arrive au sommet!

 

Après un rapide
pique-nique, un peu gâché par le froid qui s’intensifie, les deux groupes
reprennent le chemin du retour. Le groupe 1 passera par le refuge des Adus pour
rejoindre les voitures avec, au passage, quelques travaux pratiques plutôt
imprévus sur le thème : « je dois descendre en marche arrière une pente très
raide en neige dure». Le groupe 2, quant à lui, entame une descente jubilatoire
par l’itinéraire de montée, repérant, au passage, les étranges traces dans la
neige vues à la montée… un mystère non encore élucidé… est-ce un lagopède, un coq de bruyère…?

 

Nos esprits bien
aérés, nos cerveaux bien oxygénés, nos tissus bien réhydratés par la halte
classique aux Tilleuls, nous voilà dans une condition optimale pour redescendre
dans la vallée afin de remplir sereinement notre devoir de citoyens…

Merci à chantal pour son commentaire, à thérèse et à jean pour les photos

 

WE chamonix – 15 16 mars

Toujours un peu compliqué de boucler une journée à 16h, mais nous arrivons avec plus ou moins de facilité à nous retrouver à l’heure ce vendredi pour aller passer le week-end a Chamonix.

Au menu, la vallée blanche, mais nous connaissant on va bien accrocher une paire de cols au passage quand même !! qu’on ait pas porté tout ce matériel pour rien !!

Dans la semaine Andreas a teste le moral des participants en faisant l’inventaire du matériel glacier et de son usage ; nous voilà tous briefé sur les gestes en cas de chute dans une crevasse. Perso je retiens une place sur la cordée de 4, mes tentative d’enrayage de chute sur glacier m’ont appris que plus on est de fou, plus on rit.

Monsieur météo nous dit que la vallée blanche sera plutôt pour dimanche. Pas grave, nous avons quelques plans de backup.

Arrivée à 21h au chamoniard volant ou une charmante hôtesse nous accueille … bon OK, ou la propriétaire du gite nous accueille … bon OK, ou la propriétaire du gite nous reçoit et nous distribue les places dans les dortoirs. Rapide briefing, ce sera un départ col du Montet demain, vers le col d’Encrenaz pour éviter l’attente pour l’ouverture des bennes du grand Montet.

Petit discussion pour clarifier ce qu’est un cône de déjection en topologie, le terme ayant prêté a confusion pour certains membres du groupe.

Samedi 6h30 au petit dej, 7h30 dehors, ou jean-seb nous attend avec son saint bernard (si si, il ne lui manque que le tonneau, il (elle ?) ressemble à Idefix en noir, le fauve, pas jean-seb n’est-ce pas !!). Andreas confirme la course avec lui, malheureusement il travaille les deux jours, il ne pourra pas nous accompagner.

le groupe au depart

Au col des Montets, un groupe nous précède déjà, le regel nocturne n’a pas été très fort, la neige bien transformée est déjà décaillée en surface … hum on a prévu de faire un aller-retour …

vers le col d'encrenaz

Arrivés au col vers 11h30, nous décidons de continuer sur le rognon sous le col de Beugeant pour redescendre par le vallon des berards, ce sera sans doute meilleur que la polente qui nous attend en face sud-est (je parle de la neige, pas de la daube – ou des diots, savoie oblige).

sous le col de beugeant

C’est effectivement un bon choix. La descente vers le vallon des berards (nous tirons tout droit sans contourner par le col) est tout a fait ludique, un champs de bosses parsemé de rognons rocheux. Chacun apprécie a son niveau, mais il y avait largement de quoi s’amuser !! Jolie pause pique-nique au soleil sur des rochers face à la vallée.

Du fond du vallon, un long boarder cross nous ramène aux Buet ou nous remontons chercher les voitures d’un coup d’auto stop.

Superbe course qui se termine aux Buet devant des picon-bierres, sauf pour nous les filles qui seules restons sobres.

sans commentaires

De retour au gite, nous partons faire les touristes a cham, en attendant les diots-polente qui nous font déjà rêver …. En fait ce sera cuisse de poulet bouillie-coquillettes. Bon, en même temps, on est pas là pour manger, on est là pour skier. Heureusement nous n’étions pas parti les mains vides et nous partageons un apero avec un groupe de skieur du Doubs eux au pastis local (local du Doubs) et nous au rhum arrangé. Du coup le poulet coquillette n’est pas trop mal passé.

Demain, levé 6h20, donc coucher tôt.

Dimanche, le plafond est bas sur cham, mais on se persuade que c’est signe de beau-temps et que ça va se lever rapidement. Nous prenons la benne de 8h, et effectivement le plafond se déchire comme nous arrivons. La bise souffle modérément, c’est une magnifique journée qui nous attend.

ambiance a l'aiguille du midi

 

Les filles au departle plafond se dechire

 

Nous descendons tranquillement jusqu’à la salle à manger

vers la salle a manger

 

ou nous rechaussons les peaux pour monter sur le glacier des pierrades,

et on remonte

objectif annoncé la brèche Puiseux, arrivé au point de jonction avec le col du Tacul, l’horaire bien tardif (12h) nous fait renoncer partiellement.

Seuls Andreas, Didier et André monteront à la brèche Puiseux, le reste du groupe va faire le col du Tacul en aller-retour qui semble un objectif plus à la portée de tous.

breche puiseux

 

Il nous faudra quand même deux bonnes heures et demis pour monter le couloir, et encore une grosse heure pour le redescendre. Lorsque nous retrouvons Andreas, Didier et André à la jonction des glaciers, il est déjà cinq heures, et c’est sans tarder que nous descendons la fin du glacier puis le chemin jusqu’à Chamonix.

 » Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

Ces deux jours suspendus entre deux semaines nous ont semblé moments de grâce. Alors un grand merci à Andreas et marc pour l’organisation, et un autre à Catherine Nathalie, Tonio, Didier, Andre, Michel et Olivier pour leur si agréable participation.

A faire et à refaire, mais c’est pas tout ça, il faut encore rentrer à Nice …

Dimanche 16 mars Raquettes Lac de Graveirette avec Rando montagne

 

  Le car de la collective dépose le groupe au lac du Boréon

     Arrivée aux vacheries du Boréon

 

 

 

 

      Arrivée au Col de Salèse

 

 

 

 

 

 

 

 

  Démonstration à l’utilisation de L’Arva

 

 

   Avec mise en application

 

Puis trou à neige

 

 

 

 

 

 

                                                                                           Et vérification du confort

Départ vers le Lac de Graveirette

 

 

 

 

 

 

Le panorama est superbe

 

 

 

 

 

 

 

Le groupe au Lac de Graveirette

 

 

 

 

 

 

Une journée radieuse entre camarades dans un cadre magnifique

Vivement la prochaine sortie

Pointe et Lacs de Peirefique

Dimanche16 mars 2014 : la Pointe de Peirefique 2663 m et lacs de Peirefique2358 m :

 

La saison n’en finit pas de nous réserver des surprises…Il y a des jours, quand on prend son petit déjeuner, on sent qu’une belle journée se prépare. Tony en bon chef d’orchestre niçois rejoint les mentonnais à Trucco et nous voila parti pour Castérino

 

Le matériel distribué, le test d’ARVA effectué, nous chaussons avec plaisir nos raquettes face à l’auberge le chamois d’or. Deux groupes équilibrés  de 12 et 13 raquetteurs se forment et c’est parti. Gabriel prend la tête du G1,  Denis et Tony du G2.

La progression par l’ancien chemin vers la baisse de Peirefique nous réserve  une neige abondante à travers la forêt : de bon augure.

En haut du col tout le monde se désaltère. Qui une barre de céréales, qui des fruits sec, qui du chocolats et c’est reparti en direction des bergeries  de peirefique. Mais où est donc passée la route qui y mène ? Pas une dépression, une pente homogène et un devers jusqu’au Gias des Pasteurs… Et puis soudain un Wroum puis à nouveau un autre Wroum !!!

 

 

Gabriel nous explique à quoi correspondent ces bruits, inquiétant pour certains. Puis preuves à l’appui nous montre, sous le fort de Giaure , les fissures dues à la reptation du manteau neigeux qui continuent de s’ouvrir et qui peuvent entrainer une avalanche de fond. La prudence est de mise.

Vers 2300m au pied de la pointe  la neige est plutôt bien stabilisée et avec les cycles gel dégel l’humidification gagne en profondeur, même si aujourd’hui le regel n’est pas conséquent la décision est prise de monter.


Nous chaussons les crampons.  Pascal prend la tête et en peu de temps qu’il n’en faut pour le dire nous voila au sommet…Pendant ce temps Denis et son groupe sont arrivé au 2 eme lac de Peirefique. Petite discution par talkie-walkie sur la suite du programme… Ce ne  sera pas une remontée en amont de la cime Barchenzane car beaucoup trop cornichée et effilée, mais plutôt en aval.


Du haut de notre Mirador nous découvrons un panorama à 360°. Et les paroles fusent. Aux jeux des devinettes, quelques erreurs mais peu importe tous les sommets sont là. Le Bégo en maitre des lieux l’argentéra, la roche de l’abisse et bien plus loin…

Une photo du groupe et hop nous entamons notre redescente prudente au début puis excellente face a la pente, et nous nous arrêtons sur un promontoire rocheux pour un pique-nique bien mérité terminé par quelques gouttes de génépy

 

 

Le groupe 2 nous a précédé. Denis a su trouver un passage, que dire un quasi directissime, en raquette excusé du peu, pour une remontée sur la crête de barchenzane aux alentours de 2300 m : un grand moment .Castérino nous attend au bas de la vallée. La cime Gratin   franchi au passage et c’est la descente dans le vallon de Cardon où les deux groupes se rejoignent pour quelques glissades finales.  Timing parfait bravos messieurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Une excellente journée que le traditionnel pot de l’amitié à l’auberge  Val castérino ne dément pas.  Menu du jour :  « Un peu de soupe, du grand bleu, un Viso, un Mont Rose et un gratin servi sur des plaques » le tout agrémenté d’un gâteaux au chocolat et de mangue séchée, des éclats de rires et des souvenirs plein la tête.

 

Gabriel,

Tête du Ruch 2099 m en boucle,

 

En circuit : Tête du Ruch (2099 mètres) au départ de Méailles avec retour par le col d’Argenton : 1091 mètres de dénivelée pour les deux groupes, et environ 16 kilomètres de distance.

 

Gilles connaît si bien ce secteur qu’il en est devenu en quelques années le spécialiste incontournable… C’est donc lui qui va nous guider sur ce beau circuit typiquement « 04 » qui culmine à la tête du Ruch. Patrick et Annie sont avec lui sur le groupe 1. Denis et Tony encadrent le groupe 2. 26 raquetistes s’activent sur le parking de Méailles pour boucler les sacs à dos.

 

La journée s’annonce magnifique, sans nuage, sans vent… Qui a osé ajouter : « sans neige » ? Un coup d’œil sur l’itinéraire nous convainc de mettre les raquettes sur le sac, car nous aurons manifestement des centaines de mètres de dénivelée à faire à pied sec dans la châtaigneraie. Il est vrai que Méailles n’est qu’à 1000 mètres d’altitude : des villageois nous affirment qu’il y a eu jusqu’à 1 mètre de neige, tout récemment, dans les rues. Mais aujourd’hui, l’ambiance est franchement printanière : petits oiseaux, petites primevères jaune tendre, et piverts en folie dans les arbres couverts de bourgeons… Tiens ! le premier papillon !

 

 

Nous progressons régulièrement dans la forêt, tantôt sur le sol élastique couvert de feuilles sèches, tantôt sur un rail de neige dans lequel nous laissons une empreinte très CAFiste : une seule et même trace pour tout le monde !

 

Dès la sortie de la forêt, la vue se dégage progressivement de tous côtés, nous offrant de splendides aperçus sur le Puy de Rent, tout proche. Plus loin, le Saint-Honorat, le Grand Coyer, le secteur de la Colle Saint-Michel, les crêtes du Cheval Blanc, le Haut-Var et le Haut-Verdon : autant de souvenirs, ou de projets ! L’enneigement est impressionnant : on récupèrerait bien un peu de cette neige surabondante pour repoudrer la châtaigneraie de Méailles en vue de la descente !

 

 

La neige porte bien : mais, aux alentours de 1900 mètres, histoire de terminer l’ascension des dernières pentes de manière conforme à l’image de marque de la section, nous chausserons, enfin, les raquettes. Le groupe 2 va bientôt rejoindre au sommet le groupe 1, et ce sera l’occasion de faire une seule et même photo pour valider l’ascension de cette bien accueillante tête du Ruch par les deux groupes.

 

 

Pour la redescente, abordée avec une pointe de regret comme toujours lorsqu’il s’agit de quitter un lieu bien agréable, les deux groupes se séparent à nouveau pour rejoindre le village via le col d’Argenton, qui par les crêtes (le groupe 2), qui par un raccourci bien tentant dans la forêt (le groupe 1). Mais, comme dans la fable de La Fontaine, il arrive en randonnée que les raccourcis ne tiennent pas toutes leurs promesses, et que la tortue arrive avant le lièvre !

 

 

Autour du verre de l’amitié qui nous réunit tous à Annot, plus de groupe 1 ni de groupe 2 : tout le monde trinque à l’unanimité à cette belle rando… mixte, et à son instigateur, notre ami Gilles.

 

Chantal

 

 

 

 

Dimanche 2 mars 2014 : le Mont Joia (environ 1000 mètres de dénivelée pour environ 10 kilomètres de distance) :

La saison n’en finit pas de nous réserver des surprises…

Pour notre plus grand
plaisir, alors que le calendrier nous fait entrer de plein pied dans le mois du
printemps, nous allons faire en ce dimanche 2 mars une rando en conditions
quasi hivernales : arbres chargés de neige fraîche, vallons comblés de
poudreuse, jolies descentes en ligne droite dans la profonde… y’a plus de
saisons, comme dirait l’autre !

 

Un groupe de 34 personnes,
ce n’est pas facile à gérer. Non seulement nos encadrants maîtrisent le sujet «
montagne », mais ils se doivent également d’être de managers avisés, des
spécialistes en relations humaines et communication, et de vrais gestionnaires

Deux groupes prennent
le départ sur la piste qui fait suite à la petite route des Blancons, hameau
perché au soleil, au-dessus de Belvédère. Gabriel, Annie et Patrick conduiront
un important groupe 1 ; Michel et Tony auront la responsabilité d’un groupe 2
aussi motivé que joyeux. Et, détail fort sympathique, les deux groupes comptent
dans leurs rangs un certain nombre de nouveaux participants.

 

Une fois les
nombreuses voitures garées tant bien que mal, les raquettes chaussées et les
contrôles DVA effectués, les deux groupes démarrent, avec pour objectif commun
l’ascension du Mont Joia, 1000 mètres au-dessus de nos têtes.

 

On ne s’habitue pas
aux fééries de la neige : elles nous surprennent toujours. On reste sans voix
devant tant de beauté et de créativité. Le moindre buisson, le moindre rocher,
le moindre accident du relief devient autre : le même en plus beau, en plus
grand, dans une version complètement épurée. Les dernières chutes de neige,
abondantes, nous font ainsi le cadeau rare d’un Mont Joia tout neuf.

 

Le  premier trace. Le second tasse. Les suivants
passent. En silence, dans une neige douce, soyeuse, immaculée.

 

L’arête
sommitale est atteinte par le groupe 1, rapidement rejoint par le groupe 2. Le
fil de l’ultime arête neigeuse, assez cornichée, n’inspire guère confiance à
nos encadrants et, après réflexion, nous choisissons de faire demi-tour, à un
jet de boule de neige du sommet. Le risque avalanche est à prendre en compte,
et les pentes, des deux côtés, n’offrent aucune parade en cas de… petit faux
pas.

  

De la mer aux sommets
du Haut-Var, la vue embrasse tout l’horizon, hormis ce que nous cache la cime
de la Valette de Prals, légèrement plus haute . Par moment, nuages et
brouillard nous volent des pans entiers du paysage. Mentalement, malgré les
pièces manquantes, nous reconstituons le puzzle des chaînes et des vallées…

 

Aujourd’hui, le plus
difficile n’a pas été d’atteindre (ou presque) le sommet. Y renoncer, si près
du but, apprendre à gérer cette frustration et en reconnaître le bien-fondé est
autrement constructif : nous voilà au cœur de la montagnarde-attitude… Il n’est
pas suffisant d’avoir des jambes entraînées et performantes : tout doit être
bien en ordre dans la tête par rapport à la notion délicate du « sommet à tout
prix ».

 

Le plaisir de la
descente efface vite ce petit goût d’inachevé. Pour rejoindre la piste de la
vacherie de Férisson qui nous ramènera aux Blancons, nous tirons droit dans un
beau vallon rempli d’une neige pour laquelle on pourrait ouvrir un concours de
superlatifs… Cette sensation d’apesanteur dans la poudreuse vierge, elle est
incomparable !

 

Le groupe 2 a choisi
de revenir par l’itinéraire de montée, histoire de profiter encore un peu de la
vue panoramique qu’offre la crête de Bermonnet.

 

Avant d’atteindre les
voitures, nous faisons un exercice grandeur nature de recherche avec DVA,
sondes et pelles, sous la conduite énergique de nos encadrants. Bilan mitigé :
bien sûr, nous retrouvons les DVA cachés. Mais qu’en serait-il s’il s’agissait de
copains engloutis ? Nous manquons d’efficacité et dispersons trop nos
recherches. Il faut reconnaître que les DVA de quelques participants, restés en
mode « émission », nous ont un peu compliqué la tâche… Le B-A-BA reste donc à
reprendre, et la marge de progression est… conséquente !

 

Les Tilleuls, à
Lantosque, font le plein avec le CAF, aujourd’hui… La grande salle du fond
est « raquette ». Et l’autre salle est « ski de rando ». En sortant, nous
apercevons, au loin, la coupole blanche du Mont Joia qui nous salue du haut des
nuages.

Lacs bessons – dimanche 2 mars 14

partis pour faire le tour du Pelago, sens horaire ? sens anti horaire ?

Nous nous séparons en deux groupes; Douze personnes partent avec Andreas Patrick et Georges pour faire le tour par le sens horaire, pendant que dix autres nous accompagnent Bruno et moi pour le sens anti horaire.

Très vite il est évident que la lombarde prévue sur la frontière déborde jusque dans le boreon. Le vent souffle, le plafond est bas, il fait froid. Les récentes chutes de neige donnent à la montée vers le refuge un air de foret du grand nord.

Arrivé au refuge de la Courgourde, il nous semble évident que la montée dans le vallon ne se fera pas sans danger pour un groupe de 12 personnes avec les accumulations de neige que nous avons en ce moment. Nous optons pour une remonté dans le vallon de l’Agnel, puis une boucle vers les lacs bessons pour redescendre rejoindre le vallon de sangué.

nous brassons fort pour remonter vers les lacs, mais il suffit de se retourner pour comprendre pourquoi: le vallon nord des Juisses a été balayé en presque totalité. la neige rougie de la pluie de la semaine dernière affleure sur presque tout le couloir.

A l’abris du vent il fait presque chaud, et d’ailleurs en montant sur la croupe soufflée par le vent nous constatons que la sous-couche est restée souple même lorsqu’elle est dégagée.

Vers 2600, a l’aplomb des lacs bessons, nous décidons de redescendre vers les lacs et de rejoindre le vallon de sangué par le déversoir. Bonne pioche, même si le départ est un peu étroit pour notre groupe, la neige est excellente et finalement tout le monde se régale. certains affirmant même avoir skier dans de la poudreuse jusqu’aux épaules ….

Un petit passage légèrement croûté vers 2000, et nous retrouvons le boarder cross du chemin de descente de la Cougourde, qui nous emmène jusqu’aux pistes du boreon.

Une bien belle journée, qui se termine devant le pot de l’amitié à Lantosque ou nous retrouvons l’autre groupe, qui lui a bien fait le tour du pelago, ainsi que les raquetteurs.

Le tour anti – horaire du pelago, ce sera pour une autre fois, si le coeur nous en dit !

Bruno – Michele (photo a venir)