Archive pour avril 2014

Sortie raquettes du 27 avril à la Tête sud des Bresses et Lac des Bresses

Malgré une météo incertaine, il fallait oser sortir avec ce temps. Au rendez-vous de Saint martin du var quelques défections mais quinze valeureux montagnards, pas des montagnards de « pacotille » prennent la route pour le boreon


Encore un bon mètre de neige au départ du parking d’été sous une légère bruine Annie et Patrick prennent la tête tandis que Michel et Tony ferment la marche avec en contre bas le torrent très vigoureux.


Plus haut, à quelques encablures du col de Salèse le mélézin est recouvert d’une neige printanière et c’est sous cette poudre légère que nous faisons notre pause. L’hiver n’en fini pas de faire de la résistance.


Mais nous ne nous attardons pas trop, car la route est longue. Quelques céréales des fruits secs et nous voila reparti.


Après la passerelle la pente se raidie sous le camp Soubran. Annie prend la tête du groupe tandis qu’Amandine légère et peu vêtue progresse avec le reste de la troupe.


La neige redouble et la Caïre Pounchu est à peine visible


Les conditions se dégradent dans le vallon du lac des Bresses le plus septentrional.


Parvenu à la côte 2500 mètres juste avant le lac le vent forcit et la neige nous fouette le visage. La visibilité est de plus en plus réduite et force est de constater que ce n’est pas aujourd’hui que nous atteindrons le sommet.

Il faut savoir renoncer. Nous décidons de faire demi-tour. Mais c’est promis, nous reviendrons l’année prochaine.


La redescente se fera dans la bonne humeur avec à la clef quelques glissades plus ou moins contrôlées


Les Tilleuls de Lantosque ne nous verrons pas rapliquer car nous nous arrêtons au gîte de Nicolas, pour déguster un bon Pannetone servi avec un délicieux chocolat chaud et quelques bières, tous contents d’être sortis et de s’être dégourdis les jambes.

Un grand bravo à tous les participants

 

Week-end à Fouillouse, haute vallée de l’Ubaye : 19, 20 et 21 avril 2014.

On ne pourra pas dire que la météo nous a eus par surprise… Mauvaise météo annoncée : contrat respecté ! Le tout est de tirer le meilleur parti possible de ce long week-end : contrat respecté également !

 

Dans les voitures qui
roulent en direction du col de Larche, 21 personnes scrutent le ciel : nuages,
pluie, neige… Mais, paradoxalement, le vallon de l’Oronaye, que nous sommes
censés explorer le samedi en direction de la tête de Villadel, est franchement
herbeux… Heureusement, il n’y a que la route à traverser pour accéder aux
merveilles du Lauzanier, parfaitement enneigé, lui !

Malgré le temps
tristounet qui transforme le paysage en photo « noir et blanc », nous suivons
les traces d’Annie et Patrick, tandis que Gabriel, Tony et Jean se tiennent en
milieu ou queue de peloton pour booster les énergies clignotantes. Grâce à
cette belle synergie, nous atteindrons tous notre but : la crête de l’Alpette,
qui se prolonge par celle des Eyssalps, pour culminer à la tête de Parassac :
souvenirs-souvenirs ! La neige nous inspire toute confiance, sur cette crête
panoramique entre les vallons du Lauzanier et de Parassac :

 

aussi est-ce avec une
pointe de regret que nous amorçons la descente en direction du vallon de
Parassac, histoire de boucler la boucle. D’autant que le ciel s’est bien
dégagé, et que casquettes et crèmes solaires sont sorties du sac : inespéré !

 

D’un coup de voiture,
nous changeons de vallée pour rejoindre Fouillouse et le gîte des Granges qui
nous accueille pour deux nuits. Ce hameau minuscule est le terminus de la
petite route bien étroite qui emprunte le fameux pont du Châtelet : celui-ci
domine le torrent Ubaye, 108 mètres plus bas… Ils en avaient de l’audace, ceux
qui l’ont conçu et construit, et c’était en 1882… Nous voici aux portes du
massif du Chambeyron !

Dans la grande salle à
manger voûtée du gîte, les encadrants travaillent au programme du lendemain
tandis que, revigorés par la douche chaude et les bières fraîches, le reste du
groupe bulle, papote, rigole, sirote, grignote paisiblement, en attendant
l’heure du dîner. Dîner qui sera marqué par une attaque très agressive d’une
des tablées sur le plateau de tomes de la vallée de l’Ubaye : ceux qui ont
participé à ce forfait se reconnaîtront !

 

Le lendemain matin, ô
merveille, le brec du Chambeyron est sorti des nuages, et le ciel bien dégagé
semble autoriser les plus beaux projets ! Le groupe 1 d’Annie et Patrick se
prépare activement pour le mythique tour du Chambeyron par les cols de la
Couletta, Gypière et Stroppia. Le groupe 2 de Gabriel et Tony suit à ½ heure de
distance, sur le même itinéraire, mais avec comme objectif le lac des Neufs
Couleurs en aller-retour.

 

Le bas des vallons est
déneigé, et nous oblige à porter les raquettes, zig-zaguer entre les croccus,
éviter les trous de marmottes, enjamber une multitude de ruisselets… Plus haut,
la neige est au rendez-vous et nous chausserons raquettes, puis crampons avec
la satisfaction de celui qui peut, enfin ! délester son sac. Le lac des Neuf
Couleurs est plutôt monochrome, aujourd’hui : où sont ses eaux émeraude ?

Dès la mi-journée, le mauvais temps est de retour avec son grésil, son brouillard,
et son froid qui mord les doigts. L’environnement est grandiose, à une autre
échelle que « notre » Mercantour bien-aimé : aiguille et brec du Chambeyron,
tête de la Frema, tous ont le toupet de dépasser « notre » Gélas !

 

Tandis que le groupe 2 casse une petite croûte sous le col de la Gypière, le groupe 1
continue sa progression sur la neige désormais italienne. Le bivouac Barenghi
est dépassé, et c’est ensuite la longue remontée en direction du col de
Stroppia, que les italien nomme cole di Nubiera bien connue pour tester les
jambes, le souffle, et surtout le mental…

Heureusement,
le décor très minéral est vraiment splendide. Du col, petit pincement au cœur :
et oui ! c’est bien par là qu’il faut descendre… La pente, impressionnante et
en neige dure, exige une attention maximale. Mais un brin de corde permettra de
sécuriser le début de la descente, ces premiers mètres éprouvants où il faut à
la fois conserver l’équilibre et progresser, jusqu’au moment où on peut enfin
oser se mettre face à la pente.

 

Sur le chemin du
retour, alors que le groupe 2 atteint le bas du vallon de la Couletta, Gabriel
fait une jonction radio avec Patrick qui annonce que le groupe 1 est déjà dans
la redescente du col de Stroppia : de fait, on aperçoit une petite caravane de
11 personnes qui redescend à bon train le vallon du Vallonnet.

 

Grande satisfaction
pour tous, et surtout pour les encadrants, le soir, autour de la soupe ! Nous
voilà même d’attaque pour une troisième journée demain ! Mais, si le randonneur
propose, c’est toujours la météo qui dispose…

 

Le lundi de Pâques
aura cette année un goût de déjà vu… il neigeote dès le matin, et c’est sans
conviction aucune que nous reprenons la route du col de Larche où nous espérons
sans trop y croire un miracle qui n’arrivera pas : le brouillard s’épaissit et,
après des conciliabules humides et frigorifiés autour du panneau « vallon de
l’Oronaye », nous nous engouffrons avec soulagement dans les voitures pour
prendre le chemin du retour, laissant la marmotte ,en maitre des lieux ,nous dire aurevoir.

 

Toutefois, nous ferons
deux haltes touristico-gastronomiques, histoire de nous consoler des facéties
du ciel avec capuccino, espresso et autres cioccolate… et de photographier, à
Vernante, les fameux « murales » qui ornent des dizaines de façades en
illustrant la vie de Pinocchio…

Merci aux
organisateurs de ce week-end sportif et dépaysant, quelque peu contrarié par un
printemps qui renâcle à s’installer définitivement : le petit goût d’inachevé
nous donnera surtout… l’envie de revenir !

Cime Nègre par le vallon de Crous et Mont Ferant (12 km pour 1150 mètres de dénivelée)

La saison avançant, la forme est encore là. Après la traversée de l’enfer, pavé de bonnes intentions que nous a réservé le diable aujourd’hui. Dompté la semaine dernière par de hardis montagnards, son côté obscur allait-il revenir ? La noirceur de son âme c’est métamorphosée en cette Cime Nègre souvent proposée mais toujours inviolée.

Nous voila  parti
en cette journée printanière, crocus émergeants en terre Royanaise, mais
sous un ciel bas  assombri par des nuages
menaçants. 

Après 20 minutes de
marche, raquettes aux sacs, sur cette piste noire marno-calcaire du vallon de
Roya, la passerelle est franchie et nous touchons enfin  la neige que l’absence de regel de la nuit
avait rendue bien molle.

Pour  cheminer dans ce vallon de l’Alp, Michel et
Denis  prennent la tête  du groupe 1, Tony du groupe 2 et Gabriel  fermant la marche.

Quelques encablures plus
hautes nous chaussons enfin, pour atteindre le premier replat et nous restaurer
de quelques barres de céréales et de fruits secs.

Sous le Peyre de Vic,
le cirque est splendide… blanc et ocre par endroit, résidus de précipitations
sahariennes des semaines passées.

Le col de Crous est  atteint petit à petit par  les deux équipes. L’objectif du jour est là qui nous tend les bras, mais la pause est courte car le brouillard montant de Péone commence à nous envahir. Par moment  nous apercevons cette belle pyramide Nègre, Majestueuse, élancée qui nous nargue.

La malédiction allait-elle se reproduire ? Dark vador
nous empêcherait-il encore une fois d’aller au bout de nos envies.

La crête du mont Ferant gravie, le plateau sommital permettra à quelques uns d’entre nous de s’arrêter, mission accomplie. Les autres poursuivront jusqu’au pied de l’arête final.

Le ciel se découvre,
le soleil pointe enfin laissant apparaître les crêtes de la montagne de l’Alp.  Serions nous du bon côté de la force…  Et c’est crampons aux pieds que se fera la
dernière difficulté.

Michel, Mario et
Pascal partent en repérage tester et tracer les marches  jusqu’au sommet pendant que  Denis et Gabriel  prépare le groupe. Puis ils redescendront
pour accompagner par petit groupe, en toute securité, tout ce beau monde au
sommet. Pari réussi par 18 courageux, avec une grande première pour Anita  qui gravira la cime avec Tony comme ange
gardien

Par moment le
brouillard revient et il nous faut penser
au retour. De l’épaule le groupe 1 décide de rejoindre  Roya par le vallon de Sallevieille.

La pause repas est bienvenue au pied des barres avec un peu de repos bien mérité. La
belle cascade de Roya apparaît. Il est temps de ranger nos raquettes sur les
sacs pour terminer notre boucle.


Pendant ce temps le reste de la troupe reprendra sa descente directe par la combe de Crous  en pleine purée de pois.

Après une réparation
de fortune sur une raquette récalcitrante et quelques glissades bien contrôlées, nous déchaussons  pour
rejoindre le torrent puis la piste direction le hameau où nos compères  nous attendent  depuis presque ¾ d’heure. Mais peu
importe…  c’est devant le pot de l’amitié
à Isola village que nous continuons nos commentaires. Les visages se détendent,
les rires fussent :  Et  patati et patata. Une journée comme on
aime.    

             

 Bravo et grand merci à tous     

 

mercredi 05 mars 2014 : Baptême dans l « Arête SUD de St JEANNET »

mercredi 05 mars 2014 : Baptême dans l »Arête SUD de St JEANNET »

Dinf – IVsup – 110m

Baptême pour MALIANA au Baou de St Jeannet. Sa première grande voie , surveillée de très près par son ange gardien Jacques!  Tout ça méritait bien un petit bonus,: une visite « guidée » dans la grande face en passant discrètement par la fenêtre… Aldo

Nous avons choisi l’itinéraire d’approche par la traversée du village  avec une visite de la chapelle Notre Dame Des Champs. Itinéraire qui permet de raconter un peu l’histoire du baou à Maliana et Jacques , tout en longeant la barre au pied de la face. La remontée du dièdre quant à moi, me permet d’évaluer les capacités de notre petite protégée du jour que nous ne connaissons pas.

sous les grands toits avant de revenir vers l’arête sud

et c’est parti dans un rude combat pour Maliana

le IVsup au dessus de l’arbre dans la 2nd longueur paralyse à chaque fois les nouveaux venus. Jacques veille, et surveille, un bon soutien pour moi, et donne confiance à notre débutante…

chacun sa voie. Jacques comme un renard passe au mieux. Tandis que Maliana se laisse prendre au piège d’une corde un peu trop tendue…

Belle perspective sur mes 2 compagnons avant la traversée

voilà, le plus dur est derrière ! maintenant ca reste en dessous du IVinf 

la sortie aux vires Vernet…

la Proue…. majestueuse !

la fenêtre était ouverte … les p’tits curieux vont voir la cour des grands

un peu de corde tendue sous la Proue du Navire …

Jacques dont les doigts le démangeaient finit l’ascension par un beau mur dans les ressauts…. on y verra de loin Paul Costantini, à l’allure reconnaissable, accompagné de son ami Claude Astier, si j’en crois Nono venu se ballader sans corde…

Maliana découvre le 6a  sur camalot dans la dernière fantaisie de Jacques

Une fin de journée dans un enchantement de couleurs et de lumière sur les plateaux du Baou… Ne vous méprenez pas c’est bien une sortie CAF !

Aldo

mercredi 09 avril 2014 : « Voie Directe » au Cayre Colomb

mercredi 09 avril 2014 : « Voie Directe » au Cayre Colomb

longue et belle journée dans la Gordolasque avec Doc ( Laurent) qui revient dans le groupe du mercredi, et Soizic qui continue de progresser.

Face Est – voie Directe (DUFOUR)  200m D+ / 5b  et quelques points à placer

Rocher totalement sec où les chaussons dissimulés dans les sacs à dos ont remplacé les grosses. Une belle course d’arête pour terminer, avec un long rappel pour gagner la neige côté Gordolasque.

Paysage exceptionnel, conditions météo de rêve.    Aldo

départ matinal, sac de 22L pour faire le malin, pas grand chose dedans, et tout dehors !

le jour se lève dans la Gordo sur les nombreuses avalanches de la saison… 

le mur des italiens dépasse à peine le manteau neigeux..

le cayre Colomb se dresse fièrement comme un petit Cervin…

la voie Vernet (11 oct 1931 ),  la voie directe (1956 ) et la voie de mon ami Fifi, « Perrier c’est fou » (1990) ouverte avec Jean Jacques, sont toutes les 3 visibles…

notre cheminement : L1 (3+)  L2 (4+)  L3 (4+/5) L4 (4+) L5 (5) …

Soizic au pied de la voie

Doc pour les premières longueurs…

qui fait son grand retour…

Soizic s’accroche…

Doc choisit son départ…

armé jusqu’aux dents, il pourrait bien nous ouvrir une variante…

un petit crochet à gauche pour éviter une dalle peu engageante au dessus d’une vieille sangle…

Doc trouve son chemin et de quoi se protéger

Derrière nous c’est prodigieux. Le Grand Capelet dans toute sa splendeur.

en bas notre itinéraire d’approche…

le passage de Doc

Beau panorama pour ton retour parmi nous Laurent !

Soizic a le sourire …

avant de s’apercevoir de ce qui l’attend !

Doc se bat comme un diable, avec un gros gorille accroché à son dos, son ennemi du jour !

Bravo l’artiste! 3 pitons quand même dans ce passage

Soizic à bloc, qui prend conscience que l’escalade c’est de l’entrainement …

 

la belle écaille photogénique

Rebuffat aurait mieux fait…

au relais du pin je prends les commandes…

la dernière longueur…

suivie de plusieurs autres en corde tendue…

mes compagnons sont là

Soizic victorieuse !

c’est pas fini : Deuxième partie de la course sur une arête qui nous conduit versant ouest…

les passages doivent être protégés, c’est aérien

la neige fait son apparition

on s’inquiète de la descente et du rappel à trouver…

finalement, à part un amas de pierres délitées, la descente se fera facilement en rappel directement sur l’arête neigeuse qui mène à la brèche nord…

puis en optimisant un peu, on finira par poser le pied directement dans le couloir côté Gordo

un peu plus tard dans un exercice de raquette nautique !

Des sorties comme celles là …. un vrai bonheur !

la prochaine sera au Giegn

à bientôt

Aldo

mercredi 02 avril 2014 : « couloir NE » au PELAGO

mercredi 02 avril 2014 : « couloir NE » au PELAGO

ADinf – 350m – 35° (50°)

un joli tour avec Jacques et Soizic sur les cayres du PELAGO  du versant EST au versant SO

Remontée du vallon Sangué  raquettes sur le dos, et couloir NE – Berhault Brizzi Dumas dans d’excellentes  conditions. Descente par la voie normale toute enneigée après une petite course d’arête sur les cayres Sud.  Aldo

 départ matinal de Nice… 04h45 . 

les ponts ont encore bien souffert cet hiver…

horaire matinal…la neige porte bien !

c’est raide avant le couloir…

Il est là avec celui du Crabe…

Jacques ouvre le bal, et donne la cadence…

derrière nous la déniv augmente vite…

Âhhh ! notre bonne vieille Cougourde ..

tout baigne…

on prend de la hauteur…

de belles traces pourles prochains…

Soizic, au départ d’une variante rocheuse de Jacques, qui nous a surpris tous les 2…

Soizix se replace dans le couloir…

 et trouve le soleil…

derniers métres…

à la brèche …

Soizic part en tête à partir de la brèche, jusqu’au sommet …

relais à batir et manips de corde… un vrai guide

lePelago

cap au Sud…

Jacques dans un décor fantastique…

Soizic évite les corniches…

Jacques,  le summiter…

sous le regard étonné de maman et son petit garçon

la longue descente du couloir de la voie normale…

Sacrée belle boucle, où les skis nous auraient rien apporté de plus. Même les raquettes nous ont semblé inutiles.  Tous les couloirs étaient en conditions. Arrivés à l’heure au bistrot, on a fêté dignement notre ascension une bonne bière à la main.  Aldo

mercredi 19 mars 2014 : « Couloir DUFRANC » au MALINVERN

mercredi 19 mars 2014 : « Couloir DUFRANC » au MALINVERN

Très belle sortie en duo avec Jacques au Malinvern. Une approche à skis sans problème. Une neige d’exception dans le couloir NW. Du beau mixte sur l’arête, avec une belle ambiance entre les corniches pour rallier les 2 sommets.  Aldo  

 les 2 sommets côté Sud. Il est déjà tard ! …

peu de neige au Pas du Loup…

 la descente côté italien. Neige pourrie, on chaussera un peu plus bas…

vue d’Italie

notre objectif… les 500m du  couloir Dufranc, première hivernale en mars 75. 

une neige bien portante. Corde tendue jusqu’en haut

le passage toujours un peu délicat, sans encombre et sans glace

le deuxième passage rocheux et sortie à la brèche

du mixte dans l’arête… 

l’arête entre les 2 sommets

Jacques me rejoint au premier sommet W

un peu de topographie…

Jacques sur l’arête

grosses corniches à éviter…

sommet Est

Jacques, contemplatif …

la neige est on ne peut plus pourrie. Descente à skis impossible

 

on chaussera un peu plus bas. La neige à la baisse Druos sera lourde. Faut partir plus tôt si on veut en plus faire du bon ski !

Aldo

Cime du Diable par le vallon des Verrairiers et pas du Trem (11 kilomètres pour 1200 mètres de dénivelée) + cime du Trem en option (+ 100 mètres).

La saison avançant, la forme est là. Et la neige aussi. Mis en confiance par la réussite de nos dernières sorties, nos encadrants nous proposent aujourd’hui d’aller défier… le Diable sur ses terres ! Nous sommes 28 à relever ce challenge ô combien diabolique, en deux groupes menés par Gabriel, Michel, et Tony, eux-mêmes secondés par Pascal, Jacques, Mario et Jean, nos anges gardiens du jour.

Nous chaussons les
raquettes au sortir des voitures, au milieu d’une multitude de petits crocus
blancs d’une fragilité toute printanière. Mais dès le torrent Gordolasque
traversé, c’en est fini des fleurettes : l’enneigement est excellent dans le
vallon des Verrairiers, et nous entrons de plain-pied dans le vif du sujet «
raquette à neige ».

La colonne de
randonneurs s’étire tandis que nous progressons vers le pas du Trem, par une
succession de ressauts raides et de replats réparateurs. Voilà que le Diable en
question, tout hérissé de rochers, commence à se hausser par-dessus les
montagnes environnantes du haut de ses 2685 mètres. Ne dirait-on pas qu’il nous
tente, nous provoque, nous défie ?

 

La première épreuve
qu’il va nous proposer est la suivante : comment organiser des cordées
équilibrées à partir d’un nombre de cordes et d’encadrants donné, compte tenu
du fait que la liste des candidats au sommet s’allonge de minute en minute,
dans un étonnant épisode d’émulation collective ? C’est là qu’intervient l’autorité
naturelle de Gabriel : chacun finit par trouver sa place sur une cordée, les
crampons sont ajustés, et les piolets tenus d’une main ferme.

 

Cette ascension
restera, pour ceux qui ont pu la faire, un très beau souvenir, rehaussé d’une
petite pointe d’appréhension : il ne s’agit plus là de promenade nez au vent et
raquettes aux pieds… mais d’une ascension courte, certes, mais digne de ce nom.
Les conseils fusent, de la part des plus expérimentés : « le piolet, côté amont
! la corde bien tendue, côté aval ! »

 

Cette corde,
décidément… Elle est à la fois un souci de tous les instants (suis-je du bon
côté de cette fichue corde ? Aïe, j’ai failli poser le crampon dessus !), et
une sécurité qui fait chaud au cœur et autorise une raisonnable confiance en
soi (est-ce que nous serions passés aussi cool sur cette arrête fine et exposée
« sans » ces cordes au bout desquelles il y a de musclés encadrants…) Certains
portent même des prénoms d’archanges ce qui inspire une foi sans nuance aux
apprentis alpinistes que nous sommes dans notre croisade contre le Diable ! On
dirait même que, par l’intermédiaire de la corde, ils nous transfusent un peu
de cette belle assurance qu’on leur envie tant !

 

Le sommet est atteint
par 20 personnes enchantées de l’aventure, tant par l’ambiance « montagne » de
cette ascension que par ce cadeau supplémentaire qu’est la vue panoramique sur
le secteur Merveilles – Gordolasque.

 

Il n’est pas question
de trop s’attarder au sommet : le dos du Diable n’est pas si large que ça :
nous y tenons tous à condition de nous serrer en paquet les uns contre les
autres. Et il faut se recentrer calmement sur l’opération « descente »…
toujours un peu stressante à cause du fameux « gaz », et de la vue sur des
perspectives aussi plongeantes qu’hostiles que la montée n’avait pas révélées
aussi brutalement… Le Diable est partout en embuscade, dans ces couloirs…

 

Inutile de préciser
que la pause pique-nique au pas du Trem, où nous retrouvons le reste du groupe,
a un goût particulièrement paradisiaque… Vite requinqués, nous repartons à
l’assaut de la cime du Trem. Pour certains, qui n’avaient pas goûté au
sulfureux Diable, ce sera l’occasion d’une première grimpette encordés, avec
piolet et crampons. Chacun aura donc trouvé son bonheur autour de ce paisible
pas du Trem sous lequel s’ébattent des chamois.

 

Le trajet retour nous
laisse le temps nécessaire pour revenir à la réalité. Mais la fin de la
descente, dans la forêt, nous demandera une vigilance accrue : entre glissades,
trous de neige et sauts d’obstacles divers, on a l’impression qu’il est encore
à nos trousses, obstiné à semer notre route d’embûches, ce Diable.

 

Bravo et grand merci
au staff du groupe, compétent, sécurisant et d’une patience à toute épreuve, ce
qui est d’autant plus appréciable à partir d’un certain pourcentage
d’inclinaison du terrain…