Archive pour mai 2014

Mercredi 21 mai 2014 : Le Giegn… muraille du Mercantour !

Mercredi 21 mai 2014 : Le Giegn… muraille du Mercantour !

Un voyage dans le temps et l’espace.

Une barrière de granit de près de 300m de haut sur 600m de large.

Une vingtaine de voies recensées, sans compter les innombrables variantes.

Certaines rééquipées dans les années 2000 offrent aujourd’hui un terrain de jeu incontournable!

Des plus anciennes aux plus récentes on y retrouve le nom des alpinistes qui ont pitonné le Mercantour. De Cessole, J Plent, Demenge, Dufranc, Brizzi, Gounand, Thaon, Benoit, Montiglio…. Jusqu’à la toute dernière de Thibault Tournier « Entorse à l’Ethique » , une TDsup ouverte en 2010 dans le Grand Gendarme. Une voie que j’avais faite en juillet 2011 avec mon ami aixois JP.  Un itinéraire soutenu dans un niveau abordable. 280m d’escalade homogène sans jamais dépasser le 6a+ . Un rocher adhérent et compacte d’une qualité exceptionnelle. Une sorte de rêve éveillé où les prises se dévoilent à chaque mouvement dans une myriade d’étincelles renvoyées par les petits cristaux granitiques au soleil. Un plaisir qui trouve son paroxysme dans la 3ème et la 4 ème longueur, où l’on voudrait juste qu’il ne s’arrête jamais, si bien que l’on pourrait presque parler de la jouissance d’un grimpeur.

Ce matin, Jacques est en bas de chez moi. Il est 4h30. Nous partons pour la seconde fois tenter cette ascension à la journée. Le mois dernier une succession de contre temps nous avait ralentit l’allure.  La météo n’est pas parfaite mais la motivation est sans faille.

 A 6h30 nous quittons le parking d’été de la route de Salèze. En ¾ h le col est passé. Nous filons droit sur le lac de Graveirette. Entre névés, ruisseaux et rhododendrons, un seul objectif : ne pas trainer ! Nous avons fait le choix d’un sac léger, pas de skis pas de raquettes.

Une paire de crampons au fond du sac. Une paire de bâtons pour nous 2,  1 piolet chacun. Du moins c’est ce que l’on croyait …

A8h45 nous sommes sur l’arête Sud. D’un côté le soleil. De l’autre nuages bas et une petite pluie fine. Le vent d’Est n’est toujours pas rentré. Le vent de Sud a le dessus. Ce n’est pas ce qui était prévu…

Voyant toute la combe du Giegn enneigée nous préférons nous équiper sur l’épaule avant de redescendre au pied des voies.

A 10h, vêtus comme en plein cœur de l’hiver, dégaines au baudrier, crampons aux pieds, et une pierre dans la main en guise de piolet, nous dévalons le couloir qui nous conduit enfin au pied de la face SW. Se dressent alors au dessus de nos têtes un enchaînement de tours, de parois, de couloirs que Jacques découvre avec grand bonheur. J’essaye de balayer du doigt cette gigantesque barrière rocheuse en lui indiquant les itinéraires que je connais. L’endroit est sauvage. Un vent matinal et glacial continue de souffler sur cet univers minéral . Heureusement quelques choucas nous rappellent le monde des vivants.

à 10h30 je suis dans la première longueur. Grâce à l’anneau en place, le départ est facile à trouver. Mais les premiers mouvements sont durs… 6a+ !  à froid les mouvements de bloc réveillent. Cette difficulté surmontée nous garantit la réussite du sommet.

à 15h30, après 7 longueurs inoubliables, nous sortons la voie.

Un soleil timide a fait son apparition durant l’ascension. Nous avons eu de la chance. Mais quand Jacques me rejoint sur l’arête, des petites billes de neige roulée tombent et s’intensifient. Il faut décamper !

La petite course d’arête jusqu’au sommet principal s’avère plus longue que prévue.   Sans doute la fatigue liée au caractère mixte des passages aériens.

Le nuage se joint à la fête et nous bouche la vue sur les Ecrins. Dommage.

A 16h45 nous sommes enfin à 2888m, au bout du bout, face à la pente à moitié déneigée par le vent . On se ravitaille, on plie et on dégage.

Le retour au parking se déroule rigoureusement en sens inverse. Pour cause, Jacques scanne tant bien que mal chaque objet suspect ressemblant à son piolet perdu à la montée ….

On retrouve le Van à 19h30. soit 13h après l’avoir quitté !

Si ça c’est pas un voyage ….

Aldo

Si vous vous lancez dans l’aventure, n’oubliez pas de faire la bise à Nico au gîte du Boréon. Il sera très heureux d’écouter vos récits héroïques, pendant que vous dégusterez une petite bière …

 

le récit en images:

en passant par Graveirette…

la montée sur la crête Colombrons…

on prend rapidement de l’altitude

derrière nous le  cayre Archas et ses couloirs…

nous arrivons sur la crête

la muraille apparait enfin…

le couloir de descente vers la combe SW

Jacques et son caillou en guise de piolet…

la traversée sous les voies …

reconnaissance des voies…

l’attaque…

au départ,  anneau de corde bien visible

et c’est parti dans  L1 …  des pas qui réveillent ! 

même châtiment pour Jacques… allez debout !…

sortie de L1 pas si simple…

moins il y a de prises et plus ça le fait marrer…

finalement c’est avec les pieds que ça sort…

Thibault, le roi du perfo !

après le « mur rouge » ça continue dans le 6a+ du « pilastre »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

départ pour L3 , la longueur magique…

au milieu des « Cristaux »…

c’est beau…  c’est sublime !   du bonheur de grimpeur

Jacques dans cette 3ème longueur entame la traversée du dièdre Vernet … 

la magie du Granit…

Jacques , du quartz sous les chaussons… 

un regard vers les « Tonton Limits » …

Jacques prend son temps, il a bien raison…

 

un bon relais sur vire

là il faut un peu savoir où aller…  car les voies Charignon, Gounand, Demenge se croisent un peu

suivez alors ces plaquettes :

 

hop là!

et voilà

au sommet du grand Gendarme, vue côté ouest

ça se gâte du côté de l’Argentera…

par ici la sortie !

on n’a pas l’air malheureux …

l’arête pour gagner la Pointe du Giegn sous quelques flocons..

Jacques aux commandes…

Jacques s’amuse…

les dernières longueurs d’arête

un panorama du sommet

Argentera dans la brume…

Coucou Linda, dommage que tu ne sois pas là !

 

 

Mercredi 16 avril : un coup pour rien au Giegn!

Pas de chance ce matin ! Route de Salèze fermée pour cause de travaux. Nous voilà contraints à revoir le portage et les chaussures. L' »Entorse à l’Ethique » nous donne déjà du fil à retordre…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Transformés en sherpas nous franchissons les barrières d’interdiction. Il fait encore nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

On finit par trouver la neige. On planque nos chaussures légères et on chausse nos skis. Le retard est sensible.

 

la Météo change bizarrement. La veille on nous promettait « grand beau temps » … encore un voyant qui passe au rouge!  L’allure s’en ressent. …

 

L’horaire que je m’étais fixé prend une claque. Le Giegn nous paraît loin. L’objectif ambitieux nous échappe. A Graveirette, je me fais une raison, ça sera le Giegn pour le Giegn mais pas la voie que nous espérions gravir tous les 3, MC, Jacques et moi.

Nous nous approchons de la pointe Colombrons…

Le portable passe enfin. Confirmation, la météo s’est plantée hier, le bulletin du matin est pessimiste et annonce une dégradation dans la journée. On laisse tomber. On se rabat sur le sommet. 

Quelques pentes pierreuses plus tard nous sommes sous un ciel bleu azur !  c’est à ne rien y comprendre. Je crois que le routeur météo a été plus près des résidents du littoral que de notre petite cordée esseulée sur l’arête de la voie normale.

On pose nos sacs. Nous évitons tous les 3 de penser à l’ascension manquée pour ne pas avoir mauvaise conscience. C ‘est pas grave, on reviendra la tenter une prochaine fois. Nous mettons ainsi la journée à profit pour qu’elle ne soit pas perdue. Nous faisons quelques jolies prises de vue au sommet. Occasion pour Jacques de découvrir la marche d’approche et le passage caïrné en haut d’un couloir pour gagner la combe SW et le pied des voies. Ça sera pour la prochaine fois…

Aldo

 

Tête de l’Enchastraye depuis le camp des Fourches (1340 mètres de dénivelée

Comme nous avons été bien sages et assidus aux sorties raquette, nos encadrants nous proposent aujourd’hui une prestigieuse rando de clôture, histoire de terminer en apothéose une saison riche en belles expériences ! Nous partons donc pour l’Enchastraye sous la conduite de Gabriel, Tony et Jean à qui nous devons un repérage quelques jours avant : c’est toujours bon de savoir où on met les pieds. Tiens ! nous sommes 13 : un chiffre porte-bonheur, n’en doutons pas !


Pour ceux qui connaissent déjà le secteur, c’est un plaisir toujours renouvelé que d’explorer ces vastes vallons dominés de sommets austères et peuplés de marmottes, bouquetins et mouflons. Pour les autres, ce sera la surprise de la découverte ! Du col des Fourches, le vallon du Salso Moreno ressemble à une immense peau de zèbre avec l’alternance de zones herbeuses et de secteurs encore enneigés, le résultat est assez photogénique.


Le début de notre course se fera en compagnie de 2 skieurs de rando, heureux de cette rencontre, Sandra et Jérémy qui bifurqueront plus haut en direction du mont Aiga


Nous réglons notre progression vers le col de Pouriac en zigzaguant sur les rayures blanches du zèbre et, de rayure blanche en rayure blanche, nous arrivons au col pour la classique mais toujours bienvenue petite pause b-p-p (banane-photo-pipi).


Sur notre gauche se dévoile la suite de l’itinéraire : la combe de l’Enchastraye, dominée par sa majesté Enchastraye elle-même et par le rocher des Trois Évêques. Au loin, les sommets de la Haute-Ubaye, ceux du Queyras ; plus près de nous, la Haute-Tinée et la haute vallée du Var reconnaissable à ses curieux sommets ruiniformes : bonjour Fort Carrat !
Le temps de troquer les raquettes pour les crampons et d’enfiler (au cas où…) nos baudriers, nous repartons pour la partie la plus technique de la randonnée.

Après une raide grimpette, nous prenons enfin pied sur l’arête effilée qui monte d’un seul jet au sommet de l’Enchastraye. Encore une fois, c’est grâce à un petit bout de corde de rien du tout, avec quelqu’un de calme et patient à l’autre bout, que la novice du groupe aura la grande satisfaction de « faire le sommet », et de rôder ainsi piolet et crampons flambant neufs…

La redescente de l’arête sera, comme souvent, l’occasion d’exercices pratiques divers : descendre encordé, apprendre à enrayer un début de glissade, gérer une glissade avérée en se retournant sur le ventre, etc… Il faut dire que la neige, ne tient plus très bien sous les crampons.

Tout ceci sous l’œil d’une horde d’une vingtaine de paisibles bouquetins qui traversent, d’un sabot sûr, ces pentes sur lesquelles nous ne brillons pas particulièrement, pauvres bipèdes que nous sommes, malgré tous nos accessoires…


Nous retournons par le même itinéraire au camp des Fourches. Personne n’en parle, mais tout le monde y pense : la re-mon-tée… 200 mètres à grimper, en fin de rando, avec tout le barda sur le dos, on n’est pas obligé d’apprécier… Pourtant, en prenant un rythme régulier, le peloton sortira relativement groupé de cette dernière étape de montagne, précédé par quelques spécialistes des échappées en côte : à eux le maillot blanc à pois rouges !


La saison raquette se clôt, très joyeusement, à Saint-Etienne-de-Tinée, autour du verre, de la tasse, de la chope de l’amitié… et d’un énorme sac de cerises du jardin ! Merci à la propriétaire-récoltante !
Encore un dernier rendez-vous à noter sur les agendas avant de remiser raquettes et DVA et de se dire au revoir pour quelques mois : n’oubliez pas la soirée organisée par nos encadrants, vendredi 23 mai, à partir de 19 heures 30, au club, et pensez à vous y inscrire par mail !
Par ordre alphabétique ! Annie, Denis, Gabriel, Gilles, Jean, Michel, Patrick, Tony: on ne dira jamais assez ce que représente votre investissement pour que la section raquette soit si dynamique et vivante… Passez un bel été, un bel automne et revenez-nous en pleine forme en début d’hiver… on a besoin de vous tous pour donner consistance à nos rêves de montagne !


Chantal

Un bien beau dimanche

Voila une sortie que j’avais trés envie de partager avec vous, même s’il ne s’agissait pas d’une collective officielle. Alain avait organisé une sortie Joelette a laquelle ont aussi participé Marie Christine, Yannick et Camille et dont je vous fais le recit.

ce dimanche matin, le hameau de l’Engarvin bouillonne d’une inhabituelle activité. La belle et bonne compagnie des fous de la joellette se sont donnés rendez-vous pour une virée imaginée par Alain.

Ils sont venus, ils sont tous là pour accompagner Dominique, Corinne, Camille et Lulu visiter les ruines de Rocca Sparviera (le rocher de l’epervier … tout un programme !!) et pousser jusqu’au col de l’Autaret (non !! pas celui du Lautaret, le nôtre, celui de Coaraze).

Dominique

Corinne

Camille

 

et Lulu !

 

Le groupe s’active autour des attelages qui sont bientôt montés, et voilà les acteurs de la journée juchés sur leurs montures. Enfin … façon de dire car dès le départ, Camille et Corinne décident de nous abandonner les machines et partent par leurs propre moyens.

des le depart corrine abandonne sa joelette !!

Samuel bricole un support pour sécuriser Camille et en chemin vers le col St Michel nous cherchons un nom pour l’outil, ce qui est l’occasion de bien des éclats de rire.

et camille aussi, nous bricolons un premier support

 

et un deuxieme baptisé bubulle suite a un cheminement de type marabout bout dficelle ...

 

Applaudissement au col pour saluer l’arrivée de Camille, à pied.

Pour rejoindre la chapelle saint Michel, tout le monde remonte en selle, et nous voilà engagé sur le chemin escarpé qui monte jusqu’au ruines du hameau de sinistre mémoire. Fallait-il en avoir de la souffrance pour s’isoler ainsi du commun des mortels !! nous sommes résolus à ramener notre bonne humeur en ces lieux et vaincre la malédiction du village.

‘c’est le train, le train qui passe, regardez et suivez le

C’est le train le train qui passe et nos jambes remplacent les pneu

Nous qui sommes la machine nous soufflons a qui mieux mieux !!’

Apres avoir tiré et poussés, nous y voilà enfin ! Si la chapelle est prête a nous accueillir, le recueillement lui laisse a désirer, mais dans la maison du seigneur les signes de joie sont les bienvenus !

La chapelle saint michel

Il est déjà midi, la joyeuse troupe décide de pique-niquer sur place face à la mer qui peu à peu sort de la brume. Nous trinquons à la santé de divers anniversaires, et découvrons ainsi qu’en plus des joelettes, nous avons monté quelques bouteilles et gâteaux !!!

apres l'effort ....

On se serait cru au sommet avec le club alpin italien !!

Les agapes passées, Lulu, Marc Marie-christine, vivian et Jeremy doivent nous quitter. Alain et Thierry les accompagnent jusqu’au col, et nous rejoignent. Il est déjà 3h, la proposition de continuer vers le col de l’Autaret est soumise au vote et le plaisir de monter ensemble voir le panorama que nous a promis Alain, l’emporte sur la fatigue qui déjà se fait sentir sur nos bras et nos jambes.

on repart !

Les attelages louvoient entre les sentes animales, et encore une fois on tire on pousse et on arrive à bon terme.

La vue est magnifique, le Boreon et le Mounier derrière, Utelle en face, la mer de l’autre cote (certains ont vu la corse … mais le champagne du repas y a sans doute aidé).

Vue sur le boreon du col de l'Autaret

Pause au sommet, d’aucun se font une petites sieste, d’autres parcourent le sommet, mais il est bientôt 5h, il faut battre le rappel et commencer à descendre.

A la descente … les cougourdes rigolent. Elles étaient nombreuses ce jour-là sur le sentier, et si le rire soigne nous sommes en excellente santé – merci !

A 19h30, nous voilà rendus aux voitures, ce fut une bien belle journée, pleine de rires et de chants. Il est déjà temps de nous quitter, quel dommage !!

Merci mille fois a Dominique, Camille, Corrine et Lulu de nous avoir porté jusqu’au col de l’Autaret par votre sourire et votre dynamisme.

Un grand merci à tous les participants pour votre bonne humeur et à bientôt pour de nouvelles aventures !

Val Stura – San Barnolfo – WE du premier mai

 

 

Bon d’accord, nous l’admettons, nous n’avons pas été défiler le premier mai. Faute a la météo, a la neige…

Bref, Laurence et moi rejoignons le groupe vendredi soir, au gite ‘ le dahut’ de san barnolfo pour un week-end de ski, sun et fun.

Ce vendredi le groupe a déjà fait la Rocca de san bernolfo sous la neige et dans le brouillard. Ils ont du s’arrêter, 100m sous le sommet – tant pis – nous reviendrons !!

Au gite, accueil chaleureux, bonne chère. Beppe et Giorgia ont retapé une maison du village avec beaucoup de gout. A table, c’est comme chez mémé : Après le primi piatti, le second, puis la carne puis … demain, on va pouvoir sauter le repas de midi vu l’abondance du repas du soir.

Pour ce soir nous sommes réparti dans différentes maisons du village car nous partageons le gite avec un groupe d’enfants. Pour ceux d’entre nous qui sont hébergés avec le groupe … ce sera ‘a la serra leone leone, a la matina, couillone couillone…’.

Après un petit déjeuner comparable au repas d’hier soir, nous partons vers le pas de barbacane et rocca negra, voir comment ça va de l’autre côté de la frontière.

Malgré les nuages, le regel nocturne n’est pas mauvais, et le soleil reste bien caché derrière une bonne couche de nuage. Ça devrait le faire !!

au depart – ciel voilé !!

Et effectivement ça le fait.

le pas de barbacane au loin

Nous chaussons les crampons pour passer le pas, par pure sécurité pour rejoindre la crête que nous allons suivre vers Rocca Negre.  

sortie du pas de barbacane

Au passage un petit coucou à la station d’Auron qui semble toute proche. Le village est complètement déneigé, ainsi que le bas de la station. Par contre ce coup d’œil nous confirme que les WE saute frontière qu’Alain a prévu de faire sont un bon plan.

au pas de barbacane, auron en face est bien deneigé

Pour Alain : pour l’an prochain, tu risques d’avoir des candidats – revient nous en forme !!!

 

Les couloirs de Rocca Negre sont encore bien plein et n’ont pas purgés. La neige est alourdie par le réchauffement, nous décidons de poursuivre  jusqu’au bec du Corborant que nous contournons pour descendre dans le couloir nord.

bec du corborant

Vu la douceur des températures, la neige tombée ce week-end a déjà commencé à transformer sérieusement, mais reste très agréable à skier. La descente tient ses promesses d’autant que Georges avait repéré les couloirs de descente qui nous assurent la meilleure neige ; tranfo, mais souple.

le groupe dans le couloir de descente

A 14h nous sommes de retour au gite pour partager la bière locale. Nous avons tout gouté, la blonde, la brune, l’ambrée, et malgré une enquête poussée difficile de dire sur laquelle se porte notre choix. Le ciel s’est dégagé et nous terminons cette après midi a lezarder sur les chaises longues et refaisant la course et en partageant des souvenirs de montagne.

c'est sur !! on reviendra !!!

Beppe nous accueille avec un apéro au spumante, et Gabrielle (Gabriel) se joint à nous pour le repas. Dans un mélange de francais, italien, quelques mots d’espagnol, nous parvenons a échanger force idées de courses, souvenirs …

Pour le repas, la mama a fait des crozet, pas les savoyard, non !! les crozet de san barnolfo sont des pates fraiches, moulées avec le pouce. Juste un délice !!

Profitant du fait que la route était ouverte, Georges a apporté un bordeaux qui accompagne agréablement le repas, Gabrielle craignant la soif, rajoute un vin italien très apprécié.

Suivent du gigot de chamois aux épinard sauvages. Un rêve !!!

En fin de repas, nous sortons l’artillerie, il me reste de la tisane des cerces, patrick a ramené de la mirabelle qu’a distillé son père et une bouteille de Genepy chinée d’un précédent raid. Nous goutons et regoutons, sans pouvoir vraiment dire lequel des breuvages l’emporte sur l’autre. Partageant notre indécision, Beppe nous apporte une sélection de digestifs, nous mettant au défi de trouver lesquels sont quoi.

Les macérations de framboises et de clou de girofle sont vite percé, mais nous buttons sur la macération de basilic (excellent !!), ainsi que celle à l’abricot. Il y en avait deux autres mais je dois avouer les avoir oublié.

La joyeuse troupe remonte vers les chambres. A peine la tête sur l’oreiller, Tonio nous offre un concert a faire trembler les vitres !!!

Le lendemain matin, il fait encore plus chaud que la veille, et la journée promet d’être belle. Nous démarrons dans le brouillard, au sens propre, mais aussi pour certains d’entre nous au sens figuré…

on sort du brouillard

Direction le Corborant. Sous le lac du Lausfer, le brouillard se dissipe, découvrant un paysage de dessin de Samivel au-dessus de la mer de nuage. Nous sommes suspendus entre rêve et réalité.

paysage de reve

 Nous remontons le couloir Est à droite du Corborant, les uns avec les skis au dos, les autres laisseront leurs skis en bas du couloir.

le couloir est que nous allons remonter; le corborant a gauche

La crête est bien enneigée et nous surplombons bientôt le lac de Rabuons, pleine vue sur le Tenibre, et le massif du Mercantour d’un côté, l’argentera de l’autre.

le mounier face a nous, auron

Petit coucou aux raquetteurs au passage. Ils sont à la cime de la valette de prals, à l’autre bout du massif.

lac de rabuons en bas, le tenibre en face

Nous ne tardons pas au sommet car le soleil tape sur la neige,

Tonio a chut sur la croix du corborant

et  il ne fait pas bon rester sous les pentes encore bien chargée de neige. Certains désescalades, d’autres descendent à ski un couloir en très bonne conditions.

descente du couloir - c'est deja un peu tard ...

A la descente, il n’est que 11h, mais la neige est déjà bien fondue. Il ne fallait effectivement pas tarder.

Retour au gite pour la fin de l’enquête sur la bière locale. Gabrielle est aussi rentré, il a fait Rocca Negre, nous échangeons nos impressions.

devant le gite - equipés par le dahut - a bientot !!!

Il est bientôt 15h, il faut penser au retour. Ainsi s’achève un long week-end hors du temps , de partage et d’amitié dans un lieu à découvrir et à retrouver dès que possible !!

Merci à tous, Cathy, Laurence, Aurelia, Paul, Pierre, Michel, Tonio, Franck, Laurent !!!

Georges, Patrick Frederic et Michèle.

Stage de Ski Dolomites – Janvier 2014

Vous les attendiez depuis longtemps….. Les voila !!!!!

 cliquez sur l’album si dessous pour voir les photos

Traversée de la Cime de la Valette de Prals

Traversée de la cime de la Valette de Prals (boucle d’environ 1150 mètres de dénivelée, pour + de 12 kilomètres).

 

Mai avance… La fin de la saison neige approche… On commence à parler de la soirée de clôture de la section… Mais, puisque la route de la Madone vient d’ouvrir, pourquoi ne pas aller y jeter un coup d’œil ? On ne peut pas vraiment dire qu’une certaine lassitude se fait sentir, mais.. on aborde cette sortie avec un certain fatalisme : on verra bien s’il y a de la neige, on verra bien ce qu’elle vaut, on verra bien si la météo tient, on verra bien tout court… Et pour voir, on a vu !

 

Denis et Michel, aidés de Jean, serre-file attentif, nous proposent de faire une boucle classique : baisse de Férisson, crêtes jusqu’à la cime de la Valette de Prals, baisse de la Valette de Prals, remontée en direction de la cime Paranova, redescente sur les lacs de Prals, baisse des cinq Lacs, vallon du Ponset, et retour aux voitures par la route. Nous sommes 17, jusqu’au moment où nous nous apercevrons, après comptage et recomptage l’après-midi aux Tilleuls, que nous semblons avoir été 16 depuis le matin…

 

 

Première surprise, fort agréable : on peut chausser aux voitures ! Pas de portage démoralisant ! Deuxième surprise, de taille : la neige est très bonne, elle porte bien, et ne file pas sous les raquettes, le compromis idéal ! Troisième surprise, cerise sur le gâteau : une petite couche de neige fraîche a effacé toutes les anciennes traces, les amas de brindilles noires tombées des arbres, et la fameuse « vieille neige du Sahara » !

 

 

 

Les itinéraires qui rejoignent la baisse de Férisson sont multiples, et se prêtent aux improvisations : c’est ainsi que, sans l’avoir trop calculé, nous emprunterons une bien jolie ligne de crête assez… directe, mais vraiment très agréable. Certes, les marches sont un peu hautes… mais Michel nous encourage de la voix, allant même jusqu’à exhorter en nissart ceux (celles ?) qui ne semblent pas comprendre le français : « Aussa la gamba « !

 

Pour rester dans le registre local, nous dirons que la suite de l’itinéraire sera une succession de mounta-cala, mais sans le côté un peu fastidieux parfois lié à ce type de progression en montagne… Que du bonheur ! Même les attaques successives du brouillard ne réussiront pas à mitiger notre plaisir ! Plaisir si grand, que la pause repas sera repoussée de mounta en cala et de cala en mounta, histoire de profiter au maximum du beau temps revenu et de la vue imprenable que l’on a « de là-haut », sur ces crêtes entre Gordolasque et vallon de la Madone.

 

Quelle neige, à la redescente… Seuls quelques rares skieurs nous ont précédés, signant leur passage de belles courbes régulières. Il faut le reconnaître, les nôtres sont moins élégantes, mais le plaisir est sans aucun doute partagé en parts égales, entre amoureux de la montagne. Pourtant, tout en bas du vallon du Ponset, nous laisserons un autre type de traces, car une écrasante majorité du groupe optera, de gré ou de force, pour la glissade sur les fesses, moyen ayant fait ses preuves pour aller rapidement du point A au point B lorsque plus rien ne tient sous les raquettes.

 

Aux Tilleuls, lors de la séance de debriefing, c’est l’unanimité : une vraie belle rando ! Avec un choix d’itinéraire parfait, chapeau Denis, bravo Michel, merci Jean ! Et une découverte surprenante et inattendue : chocolat et bourgeons de sapin existent dans une version 17° et 40°… Nous qui les pensions inoffensifs, ça alors…

Chantal

 

Tour des cerces-thabor – du 4 au 7 avril 2014

Vendredi 14h, je boucle pour rejoindre les copains a la Turbie. Tout ce qui n’est pas fini attendra mardi, nous partons vers Nevache pour trois jours dans le massif des cerces-Thabor.

19h arrivés à Nevache, au gite la découverte juste à temps pour le diner (excellent accueil) ou nous retrouvons l’autre véhicule, ça y est, la ‘tribu’ est réunie, le raid peut commencer, notre challenge puisque tout le monde l’a accepté sera de gravir les deux 3000 emblématiques du massif, la pointe des cerces et le Thabor, dans la joie et la bonne humeur. Avis de grand beau en cours sauf peut-être pour samedi après-midi ou une petite dégradation pourrait nous faire rentrer plus tôt.

Gites la découverte : très bon accueil pour ce gite entièrement restauré dans une vaste maison nevachaise dont le propriétaire a conservé la voute du rez de chaussée. Le repas est excellent, le petit déjeuner accompagné de confitures maison, voilà une affaire qui s’annonce bien !

Jour 1 : lever 7h pour un départ 8h, chacun s’affaire. Aujourd’hui nous basculons vers vallée étroite par le col de l’étroit du vallon, et plus si affinité.

Montée à pied jusqu’à 1900, je recompte la troupe a plusieurs reprises mais rien n’y fait il y en a 11. Zut alors, je suis bien sure que nous ne sommes partis qu’à 10. C’est arrivé à la neige que je constate que Dominique, du CAF de Chorge s’est mêlée au groupe. Nous l’adoptons bien vite.

Aux chalets du vallon, petit arrêt à la chapelle puis nous obliquons vers le col. L’année est bien enneigée et manifestement le col passe en ski.

La neige transformée est dure, mais les températures relativement douces pour la saison permettent a nos couteaux d’accrocher parfaitement.

Col de l'etroit du vallon - bien enneigé sur la droite

Nous progressons rapidement en restant attentif à Anne et isabelle qui découvrent la progression a ski dans des pentes de 30° sur neige dure. Petit a petit elles prennent confiance et tout le groupe arrive bientôt au col. Sur la gauche le col du vallon est déjà pris dans la brume, Dominique est bien content d’avoir choisi de nous suivre plutôt que d’aller se perdre dans le brouillard

Montée au col, c'est pentu !!

 

Apres l'effort - le reconfort

Bon , s’est pas tout ça, mais il est encore tôt, et coté vallée étroite, la dégradation semble contenue. Nous décidons de descendre un peu, puis de remonter en direction du pas de la cavale à propos duquel Franck nous explique que le versant opposé est très pentu. Etonnée je lui demande s’il l’a déjà passé, il m’explique qu’il a fait nice Briançon a ski …. Petit rappel de géographie : nous sommes après Briançon, ce pas de la cavale la n’est pas le nôtre !

La neige est déjà bien ramollie, mais reste agréable a skier. Nous remontons sur la crête vers le pas de la cavale et là le groupe se scinde en deux. Marc descend directement au gite avec Isabelle, Cathy et Anne, tandis que Patrick et moi continuons vers le pas de la cavale avec le reste du groupe. La descente en versant nord tient ses promesses,

la gourmandise est un vilain defaut ... mais pas les pruneaux !!

mais le temps incertain et le fait que le col nous semble bien loin ont raisons de notre ambition. Bernard, Patrick et moi rechaussons les peaux pour remonter un petit couloir et refaire un tour de manège, tandis que Max Franck et Didier s’arrêtent pique-niquer a l’ombre d’un grand pin. Nous les retrouvons bientôt pour descendre , mais l’itinéraire n’étant pas évident à partir de ce vallon, nous décidons de remonter pour descendre par le vallon du ??. La neige est bien réchauffée maintenant, mais à ventre affamé tout est bon, nous trouvons de quoi enchainer nos virages et retrouvons le reste du groupe au gite, impatients de notre arrivée car ils nous ont attendu pour la bière.

arrivée vallee etroite

I re Magi : excellent accueil et bonne chère.

devant le gite i re maggi

Comme souvent en Italie l’accueil au GTA est à la hauteur d’un hôtel en France, et la table est si bien garnie que nous capitulons devant les deux grosses platée de polenta (excellentes). Une tournée de Genepy, laver les dents et au dodo, demain, c’est le Thabor !!

le thabor du refuge, dans les nuages ... c'est loin

Jour 2 : levé 6h, départ 6h45. Qui veut voyager loin ménage sa monture, je pars en tête pour imposer un train de sénateur afin de s’échauffer tranquillement. Bientôt Bernard, Didier et patrick partent devant jusqu’à la première station du chemin de croix. En effet le Thabor est un lieu de pèlerinage sur la montée duquel s’égrainent les 12 stations du calvaire. Le 15 aout les familles s’y rendent, le père, la mère, les enfants le pépé et la mémé, l’oncle et la tante.

Nous progressons chacun à son rythme avec en ligne de mire visible sur presque tout le parcours la chapelle du sommet à 3197m.

c'est encore loin !!!

Au passage nous repérons le col des muandes que nous passerons tout a l’heure, ainsi que le col du vallon que Dominique rejoindra de son côté.

L’arrivée au sommet nous découvre le massif des écrins d’un côté, la Meige de l’autre, nous faisons l’aller-retour au sommet pour plonger nos regard vers la Maurienne toute proche.

l'equipe au sommet

La tentation est trop grande, nous décidons Bernard Patrick et moi de redescendre coté vallée étroite pour remonter ensuite le col des Muandes, tandis que le reste du groupe préfère profiter des conditions printanières au sommet avant de rejoindre le col en traversée.

La descente par le vallon jusqu’aux lacs est juste parfaite !! bonne pioche. Et finalement la remontée vers le col des muandes n’est pas si terrible malgré le soleil qui tape dans la face sud-ouest. Il est déjà 13h. Nous retrouvons le groupe au col, et profitons ensemble du moment pour se restaurer pour les uns,

manger

et se taper un petit roupillon pour les autres.

dormir ... what else ?

Tournée de tisane pour feter l’instant et préparer la descente.

Malgré l’heure et les températures très douces, la neige reste tout à fait skiable. Isabelle se régale enfin dans les pentes douces et la neige souple de ce début d’après-midi. Nous arrivons au Drayeres ou bonne surprise la douche est chaude ! Nous profitons de cette fin d’après-midi pour sécher au soleil en testant la spécialité locale.

La tisane : faire infuser vanille, cannelle, anis étoilé, cardamone, mangue dans du rhum charrette pendant le temps nécessaire, sucrer de sirop à son gout et déguster entre copains.

Refuge des drayeres :  encore un très bon accueil dans ce très beau refuge niché tout au fond de la vallée de la clarée. Nous vous recommandons la bière tempête, brassée a Briançon, il en reste quelques bouteilles, malgré nos effort ? Nous avons testé les trois couleurs, a plusieurs reprises, sans pouvoir décider laquelle avait notre préférence. Au diner nous enchainons avec plaisir les assiettes de soupe de légumes qui précèdent le repas simple mais de bon alois, terminé par un merveilleux fromage blanc aux myrtilles.

Jour 3 : levés 6h – départ 6h50. Aujourd’hui encore démarrage tranquille vers l’enfilade de lacs qui mènent au pied de la pointe des cerces versant Nord. Nous avons choisi ce versant pour son accessibilité, avec l’objectif de traverser en versant sud.

au lever du jour

A proximité du deuxième lac rond, un vacarme étourdissant nous accueille : un train ? un énorme éboulement ? non !! il s’agit d’un entrainement de tir au camps des rochilles.

col des rochilles

La surprise nous fait tromper d’itinéraire, et au lieu de bifurquer vers le col des cerces, nous enquillons le vallon nettement plus long et plus pentu qui mène au collet des fourches ou nous constatons qu’il faut faire demis tour. Nous redescendons aussi sec dans une neige dure, et repassons devant une troupe de chasseurs alpins venus nous rejoindre ‘ils sont fou ces skieurs ?’ se disent ils sans doute.

 Bref nous reprenons le bon itinéraire, mais nous avons perdu une bonne heure dans l’histoire ; le tour que nous avions envisagé risque d’être compromis.

La monté sur la pointe des cerces par ce versant est débonnaire, d’autant qu’un groupe nous a tracé la route jusqu’au sommet.

Court arrêt casse croute au sommet face à a un panorama éblouissant sur 360°, s’enchainent le mont blanc, le grand paradis, le Queyras avec le viso, les ecrins, l’ailefroide. ON y resterai bien des heures, mais la descente est en face sud et Bernard a juste titre nous rappelle qu’il ne faut pas tarder.

La pointe des cerces avec la celebre maxime: je vaux ce que je veux

Anne et Isabelle appréhendent cette descente mais garce a l’attention de tout le groupe tout le monde enchainera les virages dans la face dont certains passage frôlent les 40°.

Au-dessus du lacs des beraudes, nous devons nous rendre à l’évidence, il est trop tard pour remonter vers le lac rouge et passer vers casse blanche comme nous avions prévu. Il faut descendre vers Laval, et enquiller la fastidieuse route du fond de vallée. Carpe diem, profitons de la descente il sera toujours temps de vivre sa galère.

It’s a long way to nevache village, it’s a long way to the cars …. Comment cette route si difficile à monter en vélo peut-elle être si plate a descendre en ski ??

Mais nous y arrivons quand même, et après une courte toilette dans le ruisseau, et une opération sauvetage des pieds d’Isabelle, nous profitons une dernière fois d’une tournée de bière tempête au gite.

Un super week-end, avec une tribu tiptop – à refaire dès que possible !!!

Merci à Isabelle, Anne, Cathy, Franck, Max, Michel, Didier et Bernard pour leur sympathique participation

Marc et Michéle.