Archive pour juin 2014

mercredi 04 juin 2014 : mini grandes voies au Monte Grosso

mercredi 04 juin 2014, objectif : mini grandes voies au Monte Grosso

au programme:  « Kasumak » pour réveiller Cecilia et son amie, et lui permettre ensuite de gravir en tête  « l’Engouleven ». Thibault et Sébastien se lancent aussi à l’assaut de la paroi…

Des sorties comme on aime. où chacun pousse ses limites sans jamais les dépasser.    Aldo

 

Thibalt et Séb

L’Engouleven, son joli dièdre et sa cheminée

 

 mimétisme parfait …

un des passages durs…

les rappels sont rapides

Cécilia à l’épreuve. Elle n’a pas le choix,  première de cordée…

mercredi 28 mai 2014 : une escorte dans la « Tonton »

mercredi 28 mai 2014 : Baou de St Jeannet, la Tonton Walker / TD sup

Jacques n’a pas froid aux yeux ce matin là. Il compte bien se mesurer au 6b de la 3ème longueur.  Malgré son rééquipement, ça « grimpe » comme on dit. L’éloignement ne gâche pas cette très belle escalade dans une succession de murs compacts. La cotation a été revue à la hausse dans le passage clef. C’est pas la tendance du moment. ça veut tout dire…   C’est soutenu, à prendre comme un bon test avant d’aller « courir » dans le Mercantour… Aldo

 

ben voilà t’y es mon ami Jacques, bienvenue dans le 6b !  ça n’a pas l’air d’être donné ce pas là…

après ce petit moment de faiblesse, Jacques se ressaisit et se lance dans L4, une longueur qui réserve bien des surprises…  à la sortie de la fissure cheminée, pensez que la plaquette n’a pas toujours existé !

à nous de jouer

contrat presque rempli Jacques ! on  reviendra

mai 2014 : voie Demenge /Dufranc à la Pointe André

mai 2014 : voie Demenge /Dufranc à la Pointe André / TD sup

Cecilia accepte enfin une « petite » virée avec moi dans le Mercantour…. jusqu’en haut !

Aldo

 

dès le départ, une neige dure qui méritait les crampons…

la combe du Ponset

en chemin vers la baisse des 5 lacs

le Neiglier est en vue

sous la Pointe André, nous sommes toujours dans la neige

les gendarmes de la Pointe André se dressent sur l’arête…

et voilà notre jolie pointe

Cecilia et les 5 lacs

au R0, pas besoin de sac à pof!

Cécilia au départ

Cécilia hésite à traverser …

Cecilia au relais

 

ça manque un peu de conti pour l’enchainement !

 

 

Sortie dans les nuages…

 

 Accueillis au sommet par quelques flocons et gouttes de pluie …

les rappels dans le dévers…

Retour sur terre !

et dernier regard sur la pointe André… bravo Cecilia !

 

mars 2014, une ascension noétique au Monte Grosso…

mars 2014 : Ascension Noétique / Peillon .   Cecilia , Jacques et Aldo

 

 

mercredi 12 mars 2014 : « derrière le bloc… »

mercredi 12 mars 2014 : une bien belle journée d’escalade à Peillon dans le secteur bien connu « derrière le bloc… » Aldo

Belle et Sébastien

il est bÔ et qu’est ce qu’il est fort  ce Jacques…

rencontre avec Cecilia

on se cramponne !

passera… passera pas ….

passera !

 

 

 

 

 

c’est au milieu que ça se passe !

pose photo

 

dernier sourire

 

Mercredi 11 juin 2014 : La traversée des arêtes de La Malédie

Mercredi 11 juin, La traversée des arêtes de La Malédie

Incontournable et très abordable itinéraire, à 3000m d’altitude dans une belle ambiance aérienne. Du Pas de Pagari au Pas de La Malédie, nous mettrons 2h30 pour cette jolie classique du Mercantour. Faut dire que dès le départ le ton est donné. 3h pour accéder à la Serre de Pagari. Avec Doc et Thibault ça traine pas ! 

nos horaires : départ de Nice 4h30 – parking Pont du Countet 6h00 – Pas de Pagari 9h00  -sommet de La Malédie 12h00 – retour parking 15h00. Nice 17h00 après une bonne bière à Lantosque !

Le récit en images:

 côté Gordolasque c’est l’été ! on chauffe la gomme des chaussures dans les dalles près de la cascade…

 côté Refuge de Nice, c’est l’hiver ! Le lac de La Fous est encore gelé.  Les crampons sont de mise

 un paysage contrasté

où la glace continue à piéger les rives du lac

vue sur le barrage…

il est 7h20, ça ne bouge pas beaucoup du côté du refuge…

seul, ce chamois très curieux emboitera nos pas…

à l’approche des lacs du Clapier, mes 2 compères s’interrogent. lequel est le pas de Pagari ?

itinéraire de gauche ! Doc accorde du crédit à Thibault…

et les voilà tous deux dans une determination sans faille

du Pas de Pagari la vue est sublime, aucun nuage en formation. Faut dire qu’il n’est que 9h00

cime de Peirabroc…

Thibault, on t’a reconnu…

De la Serre de La Malédie tous les sommets sont visibles.

 tenue d’hiver… tenue d’été . A chacun son style !

 le Gélas et son couloir Est au fond, tandis que la Malédie est toujours dissimulée derrière la Serre. 

 la voilà ,  la grande face italienne !

sous la Terrasse du Gélas, le Lac Long hiberne encore

Nous nous approchons de l’arête

elle se dresse devant nous, Doc et Thibault partent à la recherche de l’attaque sous le dièdre

Une marche  d’approche rondement menée, ça laisse le temps de démêler la corde ! La prochaine fois on verra comment enlever les anneaux de buste …

 

Doc prend la tête, Thibault assure les arrières , moi je fais le novice

Doc se dirige droit vers les anneaux de corde

le seul pas dur  côté IV, d’une traversée sans encombre côtée ADinf

Thibault ferme la marche

s’approche…

 et nous fait une jolie démonstration les « grosses » aux pieds…

Doc repart du relais en corde tendue que nous ne quitterons plus jusqu’à la croix.

de magnifiques dalles…

sur une arête bien aérienne

un gneiss de qualité

dans un cadre sompteux

La Mt Clapier et le Chamineye derrière Thibault

Doc sort peu, mais quand il sort c’est que du bon !

possibilité de jouer avec le gaz…

ou de s’éclater dans les dalles fissurées

où le rocher est plutôt bon dans l’ensemble

voire carrément excellent !  tellement excellent que Doc oublie  de mousquetonner les clous…

et de fil en aiguille…

nous nous rappochons du but…

sur un rocher toujours impeccable!

où nous trouvons de quoi nous amuser tous les 3

Ambiance de sommet …où Thibault joue de la gravité

Sommet en vue !

Thibault nous rejoint

3000 ! nous y sommes

au loin, ça bourgeonne !  aussi on décide de filer

par la gauche, c’est pas la voie normale mais les pierres instables sont tellement prises dans la neige qu’ on y va sans appréhension .

ce petit couloir de neige tombe à pic ! pas de faux pas quand même ! 

Après un pansement compressif  improvisé, et Doc vidé de la moitié de son sang (ça pique des crampons!), nous dévalons les pentes sous le Pas de la Malédie…

le meilleur choix du moment…

le Lac Long mi juin, on se croirait aux antipodes. en plein hiver austral !

et voilà notre périple du jour, qui se terminera dans une calade en moins de 2h l’orage aux fesses, et quelques affaires trempées dans le sac à dos !  Aldo

Dimanche 08 juin 2014 : « Bonne Bouteille »…du granit à gogo

Du granit à gogo dans la Face Ouest de Tavels.

Jacques et moi, après avoir longuement hésité entre le Lourousa et le Verdon, changeons radicalement d’objectif en cette veille de Pentecôte. Une météo d’enfer pour gravir une très belle TDsup, « Bonne Bouteille », 6c max, 6a+ obligé, ouverte en 86 par Froifond et Lemonier dans la magnifique paroi de granit de Tavels.

Le topo Gass précise un équipement qui demande de l’attention et parfois l’usage du marteau .

JP Gambaudo dans DENALI-SUD commente ainsi: « Bien jolie escalade, exigeante, à prédominance physique, avec un bon moral car malgré le rééquipement ça grimpe bien & fort tout du long »

C’est l’occasion de faire le point .

L’équipement a été revu sur plaquettes et a gardé son caractère « sportif » à l’image de ce qu’il était sur clous. Surtout dans la première partie. Mais ne vous y trompez pas, ça reste une TD+, et malgré son ré-équipement mieux vaut être à l’aise dans le 6b si vous voulez mon avis Faut encore un bon sens de l’itinéraire, on est en montagne et ça se sent !.

La différence majeure c’est que les spits tiennent !

Un petit retour en arrière :

En juillet 2005 avec mon ami Guillaume, je manque de m’empaler sur l’aiguille rocheuse du 1er relais. Vol mémorable dans le pas de bloc au départ de la seconde longueur que j’espérais pouvoir enchaîner. Je vous passe les détails de la bagarre et l’arrachement du clou lorsqu’il m’a manqué le pied gauche. L’objectif était donc de reprendre l’intégralité de l’équipement vieillissant avant que quelqu’un se fasse vraiment mal, et de virer tous ces clous, ou plutôt ces lames à moitié dehors à moitié dedans, qui à force de leur taper dessus se tordaient de rire.  Avec Manu et Jean-Luc, la joyeuse bande d’Alticoop, nous sommes donc partis à l’aventure, et de rigolades en rigolades nous nous somme arrêtés au R5, faute de temps et de trop en rire, mais après avoir quand même rajouté 13 plaquettes, consolidé les premiers relais, et protégé le fameux pas de bloc. Puis plus rien ! Il aura fallu attendre 6 ans pour que je reprenne à mon compte cette fois-ci  la suite de ce petit chantier. Le 02 octobre 2011, avec Marie-Anne nous avons refait cette ascension et marqué les points. Le lendemain avec Bertrand, nous avons redescendu la voie en rappel, perfo en mains, jusqu’au relais des Sospelois, Plus de 20 plaquettes posées, les relais de R4 à R8 flambant neufs et tous équipés en rappel. Le passage dur au départ de R7 qui était souvent évité parce que trop « expo » a été protégé tout en conservant son caractère « sportif » et aventureux. Le dernier relais R8, commun avec les Sospelois a nettement rajeunit et la sortie sur l’arête a été équipée d’1 plaquette qui invite à la descente à pieds, soit au Nord par la baisse de La Lause et la baisse Druos, soit au Sud par la crête dans le couloir sous la Tête de la Costasse.

Voilà ce qu’on peut dire de l’équipement d’aujourd’hui.

Je rajouterai que la longueur L4 mériterait d’être encore revue. La traversée vers les Sospelois se gravit à l’instinct. Elle vous amènera à un clou laissé en place sans passer par une plaquette qui apparaîtra trop tard sous vos pieds , oubliez la !  Puis juste avant le relais, si vous ne montez pas trop haut, vous passerez près d’une plaquette solitaire un peu cachée, munie d’un anneau soudé c’est tout ce qui nous restait ce jour là). Vous serez dans la voie si vous ne passez pas au dessus.

Ensuite on croise Les Sospelois. Une des voies les plus dures du massif . VIc obligatoire, il fallait une sacrée dose de courage me le rappelle souvent Fifi son ouvreur . Equipement au tamponnoir, des plaquettes maison et un espacement à calmer les ardeurs. …. Vous ne pouvez pas louper ces fameuses équerres peintes en rouge. Equipée du bas dans un rocher hyper dur, valait mieux grimper que taper ! à quand son re-équipement ?

Ce qui est sûr c’est  que Jean Jacques et Fifi ne sont pas prêts d’ y retourner…

Aldo

 

Dimanche 08 juin 2014. Il est 11h30 quand nous quittons le parking d’Isola. 2 heures plus tard nous sommes dans la première longueur. A 19 heures le sommet est à nous après 5h30 d’escalade splendide.

Les images de notre ascension :

 

 Tavels en fin de matinée

 la pente de neige nous fera gagner du temps à la descente

la face ouest prend le soleil à midi, l’approche est rapide sur une neige bien portante qui recouvre tout le pierrier…

l’attaque est repérée…

sur le sec, Jacques s’équipe…

la première longueur et le début de la seconde sont bien visibles

Jacques prend mes traces et me rejoint pour se mettre dans la ligne…

Jacques se lance dans la première longueur…

 

 Jacques au R1. Derrière lui l’aiguille acérée …

au dessus, les pas les plus durs de la voie…

un petit état des lieux …

après un pas de … A0,  soyons honnête, me voilà au R2

Jacques envéritable aventurier traverse pieds nus le névé du couloir.

Toujours hilare à chaque fois qu’il se passe quelque chose d’innattendu…

la suite est une traversée  à droite ascendante, où les premières plaquettes sont visibles contrairement aux suivantes qui précèdentel le relais

dernier coup d’oeil vers Jacques que je ne verrai pas du R4

au R4 on voit la plaquette  à anneau fixe à remplacer …

 Jacques me rejoint

… que déjà il repart en tête vers  R5. Il croise le relais précaire des Sospelois et poursuit sa route toujours en traversée ascendante à droite…

 

 

le re-équipement est différent. ça se ressent dans la progression. Il trouve aisément son chemin de plaquettes en plaquettes bien visibles cette fois-ci.

au dessus de R5, c’est la longueur magique. Bien que Jacques soit en mesure d’y aller, nous préférons garder l’alternance du réversible qui nous convient parfaitement. 

je me lance dans le mur raide où la fissure d’anthologie en 6a+ garde prisonniers tous les pitons d’origine malgré les plaquettes que j’avais posées 3 ans auparavant.

la voilà la fameuse fissure…

et Jacques en bas n’en perd pas une miette…

c’est dans ces moments là, les chaussons collés au rocher compact, les doigts fermés sur des petites prises bien saillantes, qu’on comprend pourquoi on aime tant grimper dans le Mercantour.

On repense à tous ceux qui nous ont un jour ou l’autre aidé à accéder à ces petits moments de bonheur… à gauche mon regard se pose sur la voie des Sospelois et je ne peux m’empêcher de penser à Fifi, Pierrot,  Jean Paul…

après ces souvenirs nostalgiques de grimpe, c’est au tour de Jacques de se mesurer à la « bête » …

avec une joie non dissimulée, comme à son habitude…

et parfois des grimaces

qui à mon tour me font bien rire.

après avoir magistralement enchainé la longueur, Jacques poursuit dans L7, et complète l’équipement en place avec quelques camalots.

une longueur en 6a où il faut s’appliquer encore

il ira sans problème jusqu’au R7, relais sur plaquettes, sur une bonne plate-forme en sortie de dièdre

la suite n’est pas à sous estimer. Je garde en mémoire le passage expo qui m’avait bien ralentit l’allure avant son re-équipement…

même aujourd’hui ça reste un bon 6a+. Jacques en fait les frais et m’implore de le sécher un peu juste avant de « zipper »…

Finalement  il s’en sort plutôt bien

et nous voilà dans les derniers metres avant de rejoindre le relais commun de la sortie des Sospelois

en sortie de voie, après L9…

au fond le Malinvern, il est 19h lorsque l’on atteind le sommet

une joie partagée, une météo parfaite…

du côté du col Mercière, notre descente …

sous la Tête de Costasse une pente sérieuse… à ne pas sous estimer selon les conditions

vue d’en bas

notre périple …

aux couleurs du soir…

une très belle journée, où une cordée en réversible a pris tout son sens.  Aldo