Archive pour septembre 2014

30 et 31 août 2014 : du Corno Stella à l’Argentera… week end découverte – JOUR 2

Week End découverte à l’Argentera…….  suite et 2nd jour

… samedi soir, en attendant la cordée de Bruno, nous poussons la porte du musée, dans le petit refuge d’hiver entièrement refait par Marco. L’envie d’y dormir est irrésistible. Des lits accueillants, un parquet tout vitrifié et sur tous les murs des photos et des articles de magasine qui nous rappellent les premières ascensions. Les récits et les coupures de presse nous embarquent dans les histoires du passé et me laissent une empreinte indélébile. Allez savoir si ça ne m’a pas mis de drôles  d’idées  pour le lendemain …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après cette immersion dans le passé, des rêves de ‘premières » , toute la nuit,  font leur chemin…

Au petit matin, Jacques, Yannick et moi sommes les seuls à nous lancer dans l’Argentera. Les discussions la veille, après les déboires de la descente, ont  mis en évidence une sorte de fatigue « nerveuse » .  La majorité du groupe  souhaite retourner dans le Corno. Ils sont tous sous le charme de l’immensité du site et tout ce qu’il peut encore leur offrir d’accessible. Ce que je comprends tout à fait. Mais mon objectif aujourd’hui est clairement annoncé. Gravir les 800m de l’éperon Campia.  Ce qui est beaucoup moins clair, c’est  un petit péché que je vais commettre en parcourant la vire d’accès …

Après avoir quittés le refuge à 7h, sous les encouragements de Linda et de Fred, nous grimpons rapidement vers le bas de La Forcella, puis nous passons un contre-fort et nous basculons vers une autre combe en suivant un discret fléchage bleu.

Un névé bien conséquent nous force à grimper dans le rocher. Jacques en corde tendue dans la cheminée tente de gagner les vires

Traversée sous l’Eperon du Promontoire …

Les rochers blanchâtres sont atteints…

Plus bas, le Bozano se réveille, il est 8h15

Jacques joue à cache cache comme les chamois, sans le savoir sous l’éperon Campia !    chut …

la grotte au bout de la vire, et la dernière banquette après avoir traversé tous les couloirs…

Ne reste qu’un éperon.  Ce n’est pas le Campia. On est peu nombreux à le savoir quand Jacques se lance à l’assaut … il est 8h30

Le Matto est entièrement au soleil

une jolie arête qui ne pose aucun problème à Jacques. Au dessus de lui l’épaule de l’Argentera, et le pierrier suspendu qui ne laisse aucun doute sur l’itinéraire nouveau…

qu’importe Jacques s’éclate à rester sur le fil…

« Chers amis je dois vous faire un aveu. Nous ne sommes pas dans la Campia. La Campia est sur notre gauche. Nous nous dirigeons vers le pied de l’épaule où sur la droite 2 anciennes voies permettent d’accéder au sommet.  Je propose de continuer et « d’ouvrir » un itinéraire original qui croisera ces 2 voies et sortira sur l’arête à quelques longueurs du sommet. J’ai déjà parcouru ce côté là de l’Argentera en 2009 avec Jean Gounand. « ça passe » . C’était  « le Voyage de Martino » en partant de la Combe Genova sous le collet Freshield. Une succession de dièdres et de dalles entre IV et Vsup et final sur l’arête Sud. Qu’en pensez vous ?  »   voilà l’annonce que je fais à mes 2 compagnons complètement interloqués juste après 10h.

Tous les 3 ravis de ce rebondissement dont la véracité restera un mystère pour certains, nous voilà, ou plutôt me voilà « puni » et contraint d’emmener mes copains dans une très belle aventure en terrain d’aventure. Tout sur coinceurs, cette ascension nous prendra pas loin de 5 heures de temps pour gravir 8 longueurs et demie sur un superbe rocher…

Bien que nous restons en corde tendue, nous troquons quand même nos « grosses » pour nos chaussons d’escalade….

un pur régal…

des relais à bâtir…

des passages à trouver…

des protections à poser…

un exercice un peu nouveau pour Yannick

sur notre droite l’arête SUD où parfois nous voyons passer des silhouettes qui nous sont familières…

« Si nous pouvions comprendre une seule fleur, nous saurions qui nous sommes et ce qu’est le monde. »  Jorge Luis Borges

après 4 longueurs d’au moins 45 m de corde, et considérant avoir assez été « puni »,  je propose à Jacques de passer devant. Pas le temps de finir ma phrase qu’il fait déjà son nœud pour modifier notre encordement  … C’est aussi ça l’esprit de cordée. Le partage des plaisirs…

il assure comme un bête, choisi les bons passages, pose les protections comme il faut, et nous construit de superbes relais béton

on entend des voix sur l’arête Sud…

à la septième longueur nous devinons notre sortie imminente

Sous les pieds de Yannick, nous mesurons  l’ampleur du dénivelé et l’à pic sur la combe de Genova…

sur tout l’itinéraire nous réussirons à nous protéger convenablement

Yannick à notre avant dernier relais…

Jacques au top quand il est hyper concentré …

Jacques hébété quand il est envahi par le plaisir de grimper et d’ouvrir une voie

Jacques, solide au départ de l’avant dernière longueur

Nous gagnons l’arête Sud … nos amis du Remondino sont déjà dans la descente…

Le chainon des Guides et le Bozano tout en bas…

L’Argentera après 6h30 d’ascension depuis la vire

J’invite Yannick à « sortir » la cordée jusqu’à la croix. Le partage est complet. La jubilation nous gagne.

Yannick ne réalise pas encore qu’il a ouvert une voie

mes 2 compagnons de cordée au sommet …

celle là je m’en serais bien passé, mais comme le week end était placé sous le signe des « clowneries »… ne nous prenons pas trop au sérieux

on a certainement rien ouvert du tout, mais que c’est bon d’y croire…

après tout personne ne sait, où peut-être lui …

à 15h40 nous quittons le sommet pour descendre la voie normale. Des voix ont attiré notre attention. C’est Linda et Jérôme qui sont venus peu de temps avant jusqu’au sommet qu’ils ne connaissaient pas . Nous les imaginions au Corno Stella avec tous les autres. Ils ont préféré nous rejoindre et ramener la voiture au plus près du Remondino. Tenez vous bien et voyez l’enchainement : descente du Bozano, montée au Remondino et sommet ! Génial  ! et quelle bonne surprise.

En 1h20 nous rattrapons presque toute l’équipe de l’arête Sud. Nous voilà réunis sur la terrasse du refuge où nous pouvons accueillir Georges fourbu et affaibli par une vive douleur au genou, mais victorieux d’avoir su amener et ramener toutes ses cordées….

Le boss est là tout content de nous voir et de nous offrir un verre. Quel accueil !

Jacques tout heureux de serrer la main de Georges. Il s’en passe des choses à ces moments là.

Un nouveau pas pour Jacques qui se sent proche de ses instructeurs ….

monsieur le Président, on a fait plein de bêtises ce week end !

« pas de bras pas de chocolat » nous dit Georges …

dernier cliché des 2 tribus avant la descente au parking

Et voilà un excellent week-end qui se termine dans la bonne humeur et la jovialité.

Nos compères du Bozano auront de leur côté gravi en ce dimanche  » Symphonie d’Automne ( cordée Bruno / Pierrette ), une belle voie « D »  de 130m des années 80, dans un niveau de V peu équipée.

Andréas et Fred  quand à eux, auront visité à leur tour la « voie de Cessole » et cherché peut être quelques relais de rappel.  Ainsi pas de jaloux !

Quand à nous, ne rêvons pas. Nous sommes passés dans un itinéraire tellement évident que je ne peux croire que personne ne l’a fait avant nous. Seulement il y a si peu de littérature que nous n’en savons rien. Nous avons croisé les 2 voies recensés dont je vous livre les seuls topos que j’ai ( merci Jeannot ).

Un connaisseur lira bien ces lignes et nous en dira plus.  Sans nous prendre au sérieux, nous revendiquons ce passage et sommes tout fiers de vous présenter   « GateCrasher » ou intrusion de 3 resquilleurs sur éperons historiques ! ça semble bien approprié non ?

Aldo

 

 

30 et 31 août 2014 : du Corno Stella à l’Argentera… week end découverte – JOUR 1

 

 

 

 

 

 

Week End découverte à l’Argentera…….  1er jour

Du refuge Bozano jusqu’à la frontière, 15 sommets de plus de 3000 mètres se touchent et se dressent sur une  chaîne de montagne reliant le parc des Alpes Maritimes au Parc du Mercantour. Vous êtes au cœur du massif de l’Argentera dont la Cime Sud domine du haut de ses 3297m le paradis des grimpeurs, le Corno Stella ! Quel bonheur d’emmener mes amis découvrir ce haut lieu de l’alpinisme où  il y a plus d’un siècle des pionniers en chaussures à clous et sans pitons y atteignaient les limites de l’escalade …

Les premiers à gravir le sommet de l’Argentera furent Coolidge avec les guides Almer en août 1879, trois ans avant que Dellepiane, Ponta et Audisio découvrent un itinéraire plus facile devenu aujourd’hui la voie normale.

Il faut imaginer l’aventure de telles entreprises. Ces conquérants n’avaient aucune idée de ce qui les attendait. Que dire du guide Jean Plent qui en aout 1903 forçait le passage clef et exposé de la voie devenue la voie de Cessole, en se désencordant pour ne pas entraîner ses compagnons dans une chute. Et quelle audace il lui fallait pour oser continuer sans savoir comment ils en redescendraient ….

Aujourd’hui les voies historiques côtoient les voies modernes. La variété des itinéraires sur tous ces flancs enchantent autant les passionnés de couloirs comme le Lourousa ou La Forcella, que les amateurs de longs itinéraires sur l’Eperon Campia ou de Salesi. Des itinéraires nouveaux ont vu le jour, comme « Etoiles Noires » sur la paroi Est de l’Argentera, ou « Esprit Libre », en hommage à Patrick  qui traverse la fameuse veine de quartz  « la voie Lactée » dans la partie supérieure du Corno… Plus de 80 voies y sont recensées, pour les grimpeurs de haut niveau, comme pour nous modestes « sextogrado » que nous sommes,  n’ayant qu’une ambition commune, celle de trouver le bonheur sur terre et de le faire partager….

Les « fondus » de solitude et de terrain d’aventure ne sont pas en reste dans la paroi Nord-Est. L’escalade artificielle dans le Dièdre Rouge, et les itinéraires historiques d’exception sont toujours d’actualité et souvent le terrain de jeu des futurs guides italiens ou de nos « aspis » venus chercher une météo bien plus favorable qu’à Chamonix. La longue liste des grimpeurs est impossible à retraduire ici, allez donc visiter le petit musée refait à neuf par le très sympathique gardien Marco, et vous aurez toutes vos réponses en photos, coupures de presse, et noms prestigieux comme Ellena, Campia, Ghigo… Si vous avez la chance d’y rencontrer Jean Gounand qui continue d’y grimper, laissez vous charmer par ses récits. Vous ne resterez pas insensible à son hivernale avec Grisolle, 3 jours dans le Dièdre Rouge les 23 24 et 25 décembre 1971…, à ses nombreuses ascensions dans le Chaînon des Guides…, ses variantes dans la Campia , ou l’ouverture d’ « Italo » avec Ughetto et Ruggeri.

Après les cordées italiennes d’après guerre, et les niçois dans les années 60, l’escalade « libre » a donc remplacé coinceurs et pitons par les chevilles à expansion et fait parfois grincer des dents les puristes. On est bien loin des quelque pitons rajoutés dans « le mauvais pas » que Jean Vernet qualifiait de scandaleux dans la voie de Cessole, et qui est entièrement spitée aujourd’hui. Sujet épineux, que j’évite de ce « pas », en préférant rendre hommage aux gardiens de ce temple de l’escalade, comme à Silvio Bassignano qui tenait le refuge dans les  années 90, et qui avec ses compagnons armés de perfo nous ont tracé de jolis itinéraires comme « Fais moi Cadeau un sourire »,  « Giacouga »  ou « Touche la Pierre » .

La « Corne de l’Etoile » nous offre un terrain de jeu exceptionnel, où la liberté de chacun est d’aller où bon lui semble, en fonction de son niveau  et du ton qu’il veut donner à sa cordée. C’est dans cet esprit que nous arrivons au refuge ce matin après avoir quitté Nice à 5h30. Andreas et Fred montés la veille sont déjà à l’attaque du « Piler d’Oscar ». Nous nous débarrassons de nos sacs. Marco nous montre le dortoir et rapidement nous conseille sur les meilleurs plans à entreprendre. J’abandonne l’idée de la « Lupetti » et  décide de découvrir   les « Vieux Loups » qu’il a récemment re équipé. Mon compagnon du jour, Yannick, tout aussi content que moi n’y voit rien à redire, tandis que les 2 autres cordées décident de s’en prendre au Chevalier de Cessole ne sachant absolument pas ce que ce grand homme leur réserve comme surprise…

« Un alpiniste est quelqu’un qui redescend dans la vallée » disait Rebuffat

je te dédie ces quelques mots mon ami Bruno

Aldo

La suite de notre épopée, l’ascension de l’Argentera, la rencontre avec Georges et sa tribu côté Sud, tout ça en photos … bon voyage avec nous…

 

 

 

 

 

Jacques et Yannick … 2 valeurs sûres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruno suivi de Jerôme, bien décidés à arriver avant 9h30 au refuge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au détour du chemin, la chaine de montagne surgit soudain…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Lame élancée du Corno Stella « écrase » le refuge Bozano de Marco

 

 

Sur la gauche, la muraille du « Chaînon des Guides » prend le soleil tôt le matin…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rapidement accessible, le pied des voies conserve la froideur de la nuit . Le refuge dans le pierrier baigne au soleil. il n’est pas loin de 11h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yannick et moi décidons de gagner la vire où se trouvent les cordées de Bruno et de Linda, par les premières longueurs faciles de ‘Esprit Libre », superbe voie ouverte en 2006, toute sur spits de 10mm,que j’avais parcourue avec Jeannot en 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yannick émerveillé par l’ambiance et la découverte du site…

 

 

 

 

 

Dans ces 3 longueurs en réversible nous rattrapons très vite nos amis sur la vire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais que fais tu là Bruno ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jerôme sur la corde de Linda dans la première longueur de « La Cessole »

 

 

 

à l’aplomb de la « Cessole », Yannick trouve l’attaque des « Vieux Loups ». Les chose sérieuses commencent dans du super rocher

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

nous prenons de la hauteur, avec une superbe vue sur Le Giegn, les Tablasses et le Malinvern

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sur notre gauche la cordée de 3, Bruno Pierrette et Jacques, un peu désemparés d’avoir confondus la première longueur de la « Lupetti » avec celle de la « Cessole » . ( la Lupetti c’est le spit peint en rouge ! )

 

 

 

 

les superbes dalles en « 5 »  des vieux Loups

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruno en quête d’une solution pour nous rejoindre sur le relais commun de nos 2 voies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yannick rejoint R2…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierrette et Jacques dans le début de la traversée de la Cessole…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et que coucou Frère Jacques…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruno content d’avoir ramené sa cordée dans le droit chemin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yannick dans ce qui sera le plus dur passage de notre voie, 6a+ au plus facile dans les toits…

 

 

 

 

sous le regard très intéressé de Jacques…

 

 

 

 

 

 

 

Yannick dans ses oeuvres…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

du style, de la force, de l’équilibre, de l’efficacité en somme ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruno en beau chevalier conquérant, file vers le soleil dans l’historique traversée 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous les retrouverons plus haut juste avant de sortir sur le plateau. Entre temps je commettrais à mon tour une petite erreur de lecture dans le contournement d’un toit pourri, sans avoir aperçu les 2 plaquettes du rééquipement . passage facile en 5c, mais expo sur blocs très très instables . mieux vaut décaler à droite dans la veine de Quartz…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et qui voilà ?  dans les derniers passages délicats de La Cessole…

 

 

 

Sortir le grand jeu,  tout en pensant à Jean Plent, Cessole … 

 

 

Dernière longueur pour nous, une ascension qui aura duré 4 h

 

 

 

 

Linda victorieuse nous rejoint sur la plateau sommital du Corno

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

son compagnon Jérôme a gravi La Cessole en réversible

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Côté opposé, la partie haute du Lourousa nous effraie par son ambiance…

 

 

 

 

 

 

Face aux chaînons, la croix plantée à 3050m d’altitude  nous protège… veillera-t-elle sur la cordée de Bruno ?

 

 

 

 

Le Monte Stella (3262m) et le Gélas di Lourousa (3261m), sentinelles du fameux couloir…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques réjouissances… malgré l’absence des cordées amies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« The » rappel !  celui qu’il ne faut pas louper!  …  « MEACULPA » camarades ! j’aurais dû tous vous attendre en haut. Je ne pouvais pas imaginer que votre descente serait aussi périlleuse qu’inattendue. En bon prince, je vous demande pardon.  Tout en pensant, avec un petit sourire malicieux, que le Corno c’est aussi l’aventure et les joies de la solitude et de la découverte !  joli baptême non ? 

Il aura fallu à Jacques et ses complices un relais sur 2 dégaines dans « Opinion d’un clown » pour réaliser la pitrerie qu’ils allaient commettre. Heureusement la croix bienveillante du sommet, allait commanditer le sauveur !  Et Claude Pedro, miraculeusement,  est venu porter secours à nos 3 oiseaux en péril sur ce rocher bien « cornu »….

 

 

 

 

 

 

 

Plus bas dans la désescalade nous retrouvons Andreas et Fred, des sourires qui parlent d’eux mêmes…

 

 

 

Connaissant un peu les lieux, j’invite Yannick a laisser la corde dans le sac et poursuivre la désescalade pour vite gagner le bas de la face et grimper quelques longeuurs de plus dans « Rambo »

 

Après un « réta » catastrophique dans le premier toit, et à la vue de ce qui m’attend à droite avec des points espacés dans Rambo ou de ceux de  « Schwartz il Negher » ,  je jette l’éponge,  fébrile , ne comprenant plus trop bien le 6a obligé.  J’ai soudainement vieilli après « les vieux loups »

 

au bilan de cette première journée :

cordée Andréas / Fred dans « le Pilier d’Oscar »  – 240m / ouverte en 98 entièrement sur spits ne dépassant pas le V

cordée Linda / Jérôme et cordée Bruno / Pierrette / Jacques dans la Voie de Cessole  ( Dinf  – IV / IVsup) ouverte en 1903, 1ère hivernale en 1937 , une voie qui peut s’avérer paumatoire », quelques coinceurs sont bienvenus

cordé Aldo/Yannick dans les premières longueurs de « Esprit Libre » suivi des « Vieux Loups » ouverte en 1995, TD inf / 6a , 300m  dont l’équipement a été revu entièrement. Puis les 2 première longueurs de « Rambo II »

 un bon repas, décalé d’une heure. Merci Marco pour ta patience 

 

la suite du WE , la visite du musée et notre voie originale dans l’Argentera dès que j’aurais du temps… Aldo