Archive pour décembre 2014

Dimanche 14 décembre 2014 : Col mercière (secteur d’Isola 2000)

En ce début de saison hivernale la neige se fait rare sur les sommets du Mercantour en raison des faibles chutes en moyenne altitude, faute à des températures trop clémentes et surtout aux grosses rafales de vent (75 à 100km) de la semaine dernière !!
29 sur la fiche d’inscription et seulement 20 au rendez-vous de saint martin. Encore une fois, la météo capricieuse en avait fait rester plus d’un sous la couette.
Mais il en fallait plus pour décourager notre bande de joyeux lurons que cette petite pluie qui venait contrarier nos plans. Avec un Isotherme 0° autour de 2000 m, nous laissons tomber le Boréon pour retourner sur Isola 2000.

Les raquettes n’allaient pas rester auchaud dans leurs housses, les jambes allaient se dégourdir et c’est bien là  l’essentiel.  Les flocons présents voletaient sous un ciel très bas et après le contrôle habituel  des DVA direction le col et la tête mercière

Lapasserelle franchie nous entamons notre progression dans le vallon du Gourc de la peur. Passé la retenue d’eau,  le brouillard glisse lentement nous obligeant à plusieurs reprises à sortir le  GPS.

 Au cours de cette ascension, la définition dujour blanc commence à prendre tout son sens : un mur immaculé restreint
notre espace de minute en minute jusqu’à réduire notre visibilitéà 10 m, obligeant le staff à faire recoller le groupe, et ainsi d’éviter d’utiliser le quota de perte si tôt dans la saison. Ce serait dommage.

 

Soudains les blaukaus du col apparaissent, nous y sommes déjà !! plus aucune visibilité. Comme la semaine dernière, la décision est prisse, nous n’irons pas plus loin. La tête Mercière attendra. Mais pas la photo du groupe.

La descente du col se fait dans une neige douce mais piégeuse. Il fallait être attentif pour ne pas tomber dans les trous, mais quelles rigolades.

C’est le moment qu’on choisi nos encadrants pour nous faire travailler la recherche de DVA, car rien ne remplace la pratique
sur le terrain. Exercices indispensables en ce début de saison.

 

Deretour au parking Diva une grande discussion s’engage : Où allonsnous  Pique-niquer ?Direction Pont de Clans. Après une tentative infructueuse auprès de la boulangerie  du rond point, c’est la patronne du nouveau bar resto le   <C’si bon> qui nous
accueille sourire aux lèvres et grande gentillesse .Une adresse à retenir pour nos prochaines virées.  

 

Comme d’habitude les péripéties de la journée alimentent  les
conversations .De la convivialité et de la bonne Humeur c’est tout ce qu’on demande. Un grand merci à Vincent et Philippe nos photographes du jour, Gabriel, Denis, Tony et jean pour l’encadrement

 

 

Dimanche 7 décembre 2014 : colle dei Morti (secteur d’Isola 2000) ; dénivelée = 600 mètres.

Ruée vers l’or, en ce dimanche de décembre. Vers l’or blanc ! De nombreux skieurs alpins, skieurs de rando et raquettistes ont jeté leur dévolu sur le secteur d’Isola 2000, sa poudreuse, son riche domaine naturel à cheval sur la frontière, son soleil annoncé…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première rando de la saison a toujours une saveur particulière, et on l’aborde avec une impatience joyeuse ponctuée de gags. Les vieux réflexes doivent refaire surface, après un été et un automne passés en mode « pédestre » : trouver par quel bout attacher le DVA, réaliser qu’on n’a pas mis les rondelles neige aux bâtons, et ô surprise, une raquette s’est déréglée ! Toute seule, dans sa housse…

 

 

 

 

 

Gabriel et Michel coordonnent toute cette effervescence avec leur compétence et leur bonne humeur habituelles. Il faudrait en citer tant d’autres pour leurs compétences spécifiques, et si complémentaires : reportage photos, serre-file, commentaires sur la géologie, relais à la trace, assistance technique au réglage de raquettes, toutes les bonnes volontés sont de sortie ! Sans parler des pourvoyeurs de café chaud, carrés de chocolat et autres boissons à visée… reconstituante…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre projet concerne l’ascension du Mont Aver par son versant sud, sur le versant italien du col de la Lombarde pour le groupe 1 et le colle dei Morti pour le groupe 2: une bien belle course pour un début de saison. Nous chaussons dès le départ, quel plaisir de ne pas faire de portage.

 

 

 

 

 

 

Mais juste avant que nous n’atteignions le col de la Lombarde pour une première pause, une importante coulée entraîne sous nos yeux un groupe de quatre skieurs qui montent en direction de la cime de la Lombarde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous assistons à l’intervention des secours, pisteurs, chien d’avalanche, préparation de la DZ pour l’hélicoptère. Par chance, les victimes semblent en état de se tirer d’affaire toutes seules, et de regagner tant bien que mal des terrains plus sûrs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les professionnels des pistes nous dissuadent vigoureusement de tenter l’ascension du Mont Aver : 20 centimètres de fraîche sont tombés hier, le vent a soufflé fort, et le manteau neigeux n’est pas stabilisé, d’où un risque majeur de déclencher des coulées. Ne jouons pas avec le feu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La décision est prise, nous nous arrêterons au Colle dei Morti, au pied de la grande face pentue qui permet l’accès au sommet de l’Aver, là-haut dans le brouillard. Les aiguilles qui festonnent les crêtes sont plaquées de neige, elles ont un petit côté « cordillère »…

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette belle neige immaculée, si douce, si attirante, si innocente en apparence, cache en réalité des pièges aussi redoutables qu’imprévisibles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà que, à la redescente, juste avant la remontée vers le col de la Lombarde, une autre coulée part sous les raquettes de trois personnes du groupe qui traversent une légère pente juste à coté du reste de la troupe. Sur une bonne centaine de mètres de long, tout se met à glisser. Et ce qui n’a pas coulé ne demande qu’à le faire, on sent que tout est instable aux alentours de la ligne de fracture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre trace de montée est engloutie sous des paquets de neige…
En live et en direct, la montagne vient de nous rappeler brutalement à la réalité: le danger est toujours à prendre en compte, même dans des pentes à l’allure débonnaire, même lors de randos-promenades, même sous le ciel bleu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au bar d’Isola village, les mésaventures de la journée alimentent la conversation, mais dans l’autre plateau de la balance il y a tout le plaisir de cette première rando raquette.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et devinez dans quel sens penche la balance ?

mercredi 03 décembre 2014 : de la Serre Des Gardes au Cayre Nègre du Mercantour

mercredi 03 décembre. Une accalmie passagère après un longue période de pluie suffit pour nous motiver Thibault et moi. Nous décidons de monter à la Cime du Mercantour en  enchainant depuis le gîte du Boreon la Serre des Gardes et le Cayre Négre. C’était sans compter la quantité de neige à 2600m et le mauvais temps qui en début d’après midi allait venir plus tôt que prévu ralentir notre allure ….

notre itinéraire

Nous passons le gîte de Nico vers 9h10 et filons à l’aplomb de la crête. Un regard sur les couloirs du Pélago à peine soulignés par la neige…

Tandis que du côté de l’Archas le Cayre semble plus fourni…

Entre les Erps et la vacherie du Cavalet nous quittons les sentiers pour remonter la Serre des Gardes, histoire de jouer avec le fil…
nous nous faufilons entre les blocs bancales et les arbres enchevêtrés…
la douceur des derniers jours a fait remonter la limite pluie neige. Derrière nous la vallée a des couleurs d’automne…
le Cayre du Mercantour profile son arête qui parait peu enneigée…
Nous nous équipons à 10h20 vers 2150m… guêtres crampons piolets goretex baudrier… la corde inutile sur le replat reste dans le sac
Premières pentes dans une neige plutôt molle. La trace des pattes de chamois nous facilitent bien la tâche…
la pente s’accentue, nous nous dirigeons vers les rochers apparents
Il ne fait pas froid, la progression est facile.
Plus nous montons et plus le Pélago change de physionomie…
si l’arête rocheuse des Cayres Nègres nous parait débonnaire, le gros nuage blanc au fond sur la frontière italienne ne nous dit rien qui vaille …
nous poursuivons sans perdre le rythme
L’exposition devient plus marquée. Nous sortons la corde vers 2350m. Nous progressons corde tendue. Les rochers sont apparents

La Cime de Baissette sous des airs de Patagonie joue à cache cache avec le gros nuage persistant…
l’ambiance devient sympa…
Nous essayons de rester sur le fil…
La transition est brutale, l’épaisseur du manteau neigeux s’accentue nettement…
Nous  « jouons » tantôt sur le rocher …
tantôt dans la neige
le versant côté des Erps est vertical. Côté Cerise  les pentes moins raides ne sont pas plus engageantes…
Le nuage semble toujours bloqué à la frontière, nous continuons à grimper…
mais nous devinons que les averses prévues dans la soirée pourraient bien surgir plus tôt…
Nous pouvons apprécier notre avancée en suivant les traces de nos pas
le Cayre Nègre n’en a plus que le nom…
Thibault s’émerveille du panorama
alors que je m’interroge sur la suite à donner…
Quand ça ne passe pas aisément sur le fil les passages se font majoritairement sur le flanc ouest
Nous effectuons quelques traversées en serrant les fesses….
nous retrouvons dès que possible l’arête …
et des parties plus faciles
l’ascension se corse vers 12h00 ~ 12h30. Plus on monte et plus la quantité de neige est importante. Nous voyons de moins en moins le rocher, il faut dégager au piolet pour trouver comment nous protéger. L’arête est fine,  parfois nous sommes en râteau de chèvre pour passer…
le nuage déborde sur le Pélago, le climat change subitement …
Un passage délicat sur le fil nous oblige à franchir l’arête toute enneigée à califourchon sur plusieurs mètres
s’en suit des longueurs horizontales sur des mamelons très enneigés
Deux fois durant l’ascension nous ferons un petit écart en dévalant quelques mètres côté  Cerise pour remonter ensuite…
Jouer sur le fil devient de plus en plus problématique…
Le nuage nous assaille, et un petit grésille nous rappelle l’hiver…

vers 15h nous arrivons à la dernière difficulté. Il nous faut désescalader un peu dans la neige. La météo s’aggrave. Nous renonçons à gagner la Cime du Mercantour, nous n’irons pas non plus sur le Cayre du Mercantour. Quelques mètres en dessous du sommet nous préférons descendre le couloir Est.  Un bon plan car la descente sur le Lac de Mercantour n’est pas garantie, et le retour sans  raquettes encore moins ….
ça porte bien, sauf une petite partie gelée très courte (3m) près de la paroi où un relais peut être rapidement bâti .
on utilisera la corde sur 80m de descente.

nous avons bien fait, la neige tombe, la visibilité baisse de plus en plus…
Plus bas une belle croute de regel nous permet de poursuivre sans inquiétude et finalement de pouvoir nous désencorder. On retirera les crampons au dernier moment dans la Sagne des Erps vers 2100m
retour voiture à 17h00
on aura finalement utilisé une corde de 60m,un jeu de camalots,  du 0,2 au 1, et même un 3 pour le  plaisir.
on a posé une fois un « câblé »
on avait 4 grandes sangles  et 6 de plus utilisées en dégaines longues. Dans le sac mais pas servie, une broche à glace.
Un piolet chacun et 2 bâtons.
Nous avions les ARVA’s sur nous et de quoi « remuer » la neige au cas où… Je pense avec le recul qu’une ancre à neige aurait pu nous  être utile.
Nous avons fait les 3/4 de la course en corde tendue avec 20m d’encordement entre nous, et dénoué toute la corde 2 fois dans les  traversées. Les raquettes sont restées dans la voiture, aucun intérêt même si on a un peu brassé dans les Erps.
Sans être très rapide on a pu rentrer avant la nuit et jouer la carte de la prudence.
Un bon moment qui m’a rappelé le souvenir de Karine avec qui le CAF de Nice avait déjà couru cette arête …
Aldo

Dimanche 1ier Novembre – le sentier martel en joelette

On s’en parlait depuis un an de ce tour !! accompagner nos copains en joëlette sur le sentier martel, un projet qui semblait un peu fou, mais mis en confiance par le tour des grés d’Annot il y a quinze jours, nous nous lançons avec une équipe aguerrie par un an de sorties mensuelles, rassurés par l’expérience de Christian Starck dans ses épopées au fond des gouffres avec des personnes handicapées, et la présence de Bertrand Brouta, tout specialement descendu de Chamonix pour nous aider.

Pour cette première, Camille et Corine seront avec nous. Nous jouons la carte PMR (personne à mobilité réduite) car nous avons une incertitude sur les échelles (qui ne sont plus des échelles, mais qui restent un escalier très escarpé, enchâssé dans une faille étroite. De plus la longueur du sentier martel (15km) fait que le timing à cette époque de l’année sera très serré. Il s‘agit là d’un véritable challenge sportif, aussi bien pour Camille et Corinne que pour nous.

Rendez-vous samedi matin à la Palud pour une première journée sur le site de Chalanettes … , ou Corinne et Camille nous démontrent  que l’escalade, c’est un peu comme le vélo, les gestes restent même lorsque le corps se rebelle. Nous les regardons progresser dans les deux voies qu’Alain et Christian ont équipées. Christian ne perd pas une image de la journée.

Le lendemain matin … le corps rebelle se souvient et les courbatures font douter un instant Corinne, mais bientôt dans l’effervescence du départ, tout est oublié, l’équipe est au complet, Bertrand nous a rejoints avec Thierry et Isabelle, ainsi que Sylvain, le frère de Camille et sa compagne jeanne.

Nous voilà 17 au départ à 8h30 pour une journée qui s’annonce mémorable. Le soleil brille et la température est douce pour un premier novembre.

Le début du sentier est débonnaire, mais bientôt les premiers escaliers sont franchis : facile !! il faut dire que la répétition dans les grés d’Annot nous a appris beaucoup.

Nous progressons dans la forêt de buis sur des couleurs d’automne, là encore Christian filme filme !!

Dans les difficultés Camille et Corinne progressent à pied, et nous passons les joëlettes à dos d’homme. Sur le sentier, elles remontent dans leur carrosse, il ne faut pas perdre trop de temps en début de journée. L’équipe tourne bien ! nous progressons plus ou moins sur le timing prévu, sagement, nous laissons le détour par la mescla de côté et vers 12h nous voilà dans la remontée de la brèche Imbert pour arriver aux fameux escaliers. Nous plions les joëlettes, pour les charger sur les clés de portages. Alain et Yannick se transforment en porteurs d’altitude pour remonter la brèche alors que le reste de l’équipe accompagne Corinne et Camille.

Photo au sommet de la brèche, bien sûr !! et déjà il est temps de prendre les escaliers. Un moment de check – c’est le point de non-retour, si nous descendons les escaliers, il faut être sûr d’arriver au couloir Samson avant la nuit car nous ne les remonterons pas. L’horaire est correct – Camille et Corinne sont OK. La troupe s’élance. Pour Alain et Yannick, la descente se fera marche arrière. Ça passe puis ça coince !! il faut passer la clés à la main de travers pour passer l’endroit le plus étroit.

En bas des escaliers, nous retrouvons le sourire. « we did it !! »

Encore un petit effort jusqu’au balcon des hirondelles ou Alain nous accorde une courte pause. Elles sont loin les siestes au soleil des précédentes ballades, mais il faut respecter l’horaire pour ne pas mettre le groupe dans l’embarras.

Le reste est une promenade de santé sous les voies vertigineuses qui ont fait a réputation du site.

Vous décrire les yeux de Camille devant les voies mythiques du Verdon !!! je n’ai pas les mots ! sachez qu’elle n’avait que ‘tom et jerry’ en bouche tout le samedi, et qu’en arrivant devant la voie, des grimpeurs étaient à l’ouvrage dans le soleil couchant.

Vous décrire aussi le vol des vautours en restit sur le versant exposé sud en fin de journée … la encore nous étions quelques un à admirer les artistes du vol.

A 17h nous sommes sur le parking avec 30mn d’avance sur l’horaire prévu. Nous nous entassons dans les deux véhicules pour la récup des autres voitures à la Maline, et devant le refuge à la tombée de la nuit, Christian nous improvise une « fest nost » qui aura surpris plus d’un hibou dans le coin !!

Merci à tous d’avoir rendu cette journée possible ! et a très bientôt !!

quelques souvenirs de la journée :

https://plus.google.com/u/0/photos/103240810497491476159/albums/6080801198862698113#photos/103240810497491476159/albums/6080801198862698113

Week-end du 01/02 novembre 2014 de la Section RAQUETTES au refuge de BAYASSE:

 

Heureuse initiative que celle de nos 4 encadrants Raquettes, Denis, Michel, Annie et Patrick , d’organiser en ce week-end de Toussaint un stage «Sécurité – Orientation» initialement destiné aux encadrants et de l’élargir à tous les membres!

 

Nombreux en effet furent ceux qui répondirent à l’appel : pas moins de 16 participants décidèrent d’y parfaire leurs connaissances ou, plus simplement, de s’initier à des notions dont l’importance ne leur échappait pas : Christiane et Bernard, Laurence et Hervé, Magali et Philippe, Amandine, Anne, Elsa, Gilles, Jacques, Marco, Patrick, Tony, Vincent et moi (Roselyne).

 

Consigne fut donnée de  tous nous retrouver à 7 heures au parking de SAINT MARTIN DU VAR avec pour objectif le refuge-hôtel de BAYASSE distant de 140 kilomètres (via PUGET THENIERS, ENTREVAUX, les Gorges de DALUIS, GUILLAUMES, ENTRAUNES et le Col de la CAYOLLE).

 

Première impression très  positive lors de notre arrivée : l’hébergement choisi, retenu sur une suggestion fort avisée de Gilles, s’avéra être une structure totalement rénovée, d’ailleurs fraîchement rouverte, à l’esthétique harmonieuse alliant bois, verre et acier, magnifiée par les couleurs automnales des mélèzes qui, rivalisant de beauté, déclinaient toute la palette des fauves, ocres et jaunes pour notre plus grand bonheur.

 

Une réconfortante boisson chaude aux vertus réparatrices  promptement avalée, laissant loin derrière nous la fatigue du trajet et d’un lever trop matinal, nous gagnâmes joyeusement le Col de la Moutière juste au-dessus de BAYASSE.

 

Notre maître ès  nœuds  Denis en l’occurrence, s’employa à nous faire (re)découvrir selon la plus scrupuleuse orthodoxie demi cabestan (utilisé pour assurer), cabestan (utilisé pour se vacher au relais), nœud de huit (utilisé pour l’encordement ou la jonction de deux cordes), nœud de machard (utilisé pour réaliser un autobloquant ), nœud de mule (utilisé pour bloquer temporairement un ½ cabestan) ou nœud de guide, sans oublier la réalisation de main courante et la technique du moulinage.

 

Sous l’égide de membres avertis, des ateliers s’organisèrent pour exécuter lesdits nœuds, chacun y allant de sa touche personnelle 

mais en toute confidentialité !- pour parfaire la méthode exposée.

 

Michel prit le relais en nous informant de la conduite à tenir en cas d’avalanche, selon les prescriptions des fédérations.

 

Contre toute attente, l’appel radio ne doit pas être systématiquement la priorité, mais bien l’organisation des secours sur le terrain, avec prompte affectation  par le leader des survivants aux différentes tâches : qui à la prospection avec ARVA, qui au sondage, qui à l’extraction des corps avec les pelles.

 

La consigne de s’en remettre au leader semblant déterminante pour l’organisation des secours, il affina son propos en évoquant différents cas de figures, selon l’importance du groupe , la quantité et la qualité des victimes (leaders ou simples randonneurs), soulignant l’importance de connaître l’effectif exact et l’identité des participants.

 

L’après-midi fut précisément consacré à la recherche collective , puis individuelle, d’Arvas, sous la responsabilité de Denis et Michel.

 

Pour singulière qu’elle soit en terrain sec, cette recherche eut le mérite d’être effectuée dans des conditions optimales de confort et donc d’apprentissage, sans nous soumettre  à la morsure démobilisatrice du froid.

 

Avant le repas, Annie, rompue aux techniques d’expression de par son métier d’enseignante, nous présenta un diaporama didactique fort instructif, fruit de sa collaboration avec Patrick, sur les techniques d’orientation, de la simple lecture de cartes IGN avec présentation des signes conventionnels (symboles, espacement des courbes de niveau, estompage donnant une indication sur le relief, etc…) à l’utilisation de matériels tels que boussole, altimètre, GPS, avec détermination d’un azimut.

 

C’est autour d’un repas roboratif et du limoncello maison d’Anne que s’acheva cette première journée  de formation très enrichissante.

 

Tandis que les couples regagnaient leurs douillettes chambres individuelles avec salles de bains privatives, les célibataires se répartissaient gaiement en deux dortoirs de six, au confort plus rudimentaire mais à l’ambiance surchauffée !

 

Non sans malice mais avec le zèle des néophytes, d’aucunes se proposaient de mettre d’ores et déjà en pratique les notions 

fraîchement acquises d’erreur volontaire (exposées par Annie,  consistant à ne pas rejoindre directement son but, mais en dévier pour être sûr de l’atteindre) pour regagner leur lit !!!  Et c’est dans les fous rires et avec l’excitation joyeuse de potaches en goguette que nous rivalisâmes d’ingéniosité pour adopter les tenues les moins glamours, mais les plus efficaces, pour lutter contre la fraîcheur du dortoir, avant de  sagement nous abandonner aux bras de Morphée.

 

La journée du dimanche fut pour nous l’occasion de mettre en pratique sur le terrain toutes les notions évoquées la veille.

 

Nous partîmes en petits groupes nantis de cartes, boussoles, altimètres, dans le Vallon de la Grande Saume jusqu’au Col d’Esbelliousses à 2498mètres : selon un scénario concocté par Annie et Patrick, qui avaient poussé le professionnalisme jusqu’à effectuer des repérages sur les lieux 15 jours auparavant, il s’agissait pour nous de retrouver une passerelle sans emprunter le chemin fictivement dissimulé par la neige.

 

Cette fois-ci, la méthode de l’erreur volontaire fut effectivement adoptée pour regagner la passerelle, qui s’avéra impraticable.

 

Une main courante fut alors mise en place pour effectuer la traversée, avec simulation de malaise par Denis, soucieux de provoquer des comportements adaptés.

 

Puis s’enchaînèrent différents exercices que chacun effectua avec des niveaux de compétence fort variables, mais qui eurent le mérite de sensibiliser les moins avertis à des notions jusque-là totalement absconses :  effectuer la recherche de points définis, déterminer des azimuts et effectuer le calage avec l’altimètre , les plus aguerris initiant les béotiens dans un bel esprit de partage.

 

Michel et Patrick simulèrent enfin un essai radio avec déclenchement des secours qui mit en lumière  la méthodologie à adopter en pareille circonstance.

 

Que retenir d’un pareil week-end?

 

Au-delà de l’intérêt des notions développées et de l’enrichissement indéniable qu’il apporte, c’est l’investissement et le sérieux des bénévoles qu’il convient de saluer : donc un grand merci à tous, Denis, Michel, Annie et Patrick (et subsidiairement à Gaby, défaillant car retenu en Chine), pour leur souci de transmission des connaissances, dans un but sécuritaire, certes, mais également dans la perspective 

d’assurer la relève (petit clin d’oeil à Vincent et Elsa!)

 

Cerise sur le gâteau : toutes ces notions parfois ardues ont été transmises dans la joie !

 

Se retrouver régulièrement en montagne tous les dimanches, depuis des années, crée incontestablement des liens  et  chacun est rentré «empli» chez lui, de connaissances certes, mais aussi du bien-être d’avoir vécu deux jours de partage, d’entraide et de solidarité.

 

Petite anecdote pour terminer : à l’issue de ces deux jours de formation sur l’orientation, gros moment de flottement le dimanche après-midi pour retrouver nos véhicules (….si si, nous avons emprunté la route dans la direction opposée !!!),

 

Erreur somme toute très rassurante : nous sommes tout simplement humains, donc perfectibles… donc appelés à nous revoir à l’automne 2015 pour un autre week-end de formation !!!

 

En attendant, rendez-vous au Club le 28 novembre prochain pour l’ouverture de la saison Raquettes ! Qu’on se le dise !

 

                                                                       Roselyne.