Archive pour février 2015

Dimanche 22 février 2015 : mont des Moulines, Tête de Charnay et du Garnier

Toute la semaine nous avons scruté le ciel et la météo. La neige est bien tombée sur Valberg et notre sortie au mont Démant s’annonçait sous les meilleurs hospices. On chausse les raquettes sur la route au niveau du pont de Cougne et après le contrôle des DVA c’est parti !!

Entre 20 et 30 cm de neige fraiche, quel bonheur les traceurs se régale et les granges de l’impegnet sont vite là. Première halte ravitaillement avant d’entrer dans le vif du sujet : la montée en
direction du col du refuge

Mais déjà des inquiétudes, des volutes de neige giclent du col des moulines et la progression du groupe 1  de Denis et Michel est  plus lente presque ratrapé  par le reste de la troupe

Arrivé sur la crête  quelle  surprise !!!  Ou est passé la neige tombée samedi Dément le vent qui soufflait du Démant.
Toute la montée  sous le mont Joyo est complètement dégarnie . les rafales de vent emportent qui un gant, qui un bâton, qui un bonnet.

Faute de grives on mange des merles, le démant se ne sera pas pour aujourdhui Qu’importe : Direction le hameau de la colle via les moulines, où la cabane des bergers, elle, est complètement  ensevelie.

Le pic nique est le  bien venu. Repus le groupe 1 décide de monter
à la tête de Charnay puis à la tête du Garnier. le groupe  2 se contentera du Garnier .La progression dans la forêt est lente : toute la neige du démant a atterri ici !!!

Tout le monde se retrouve au sommet pour admirer la vue  sous un soleil printanier.

La descente en direction du vallon de la lapière est un vrai régal, 500 m  de belle poudre comme on l’aime

Et c’est à Beuil, à la terrasse du café, que se termine cette belle journée. Merci à nos encadrants  et  à  la semaine prochaine 

Gabriel 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 17 février 2012: un cocktail de glace bien frappé…

mardi 17 février 2012, un temps un peu trop doux pour aller brocher n’importe où.  Nous laissons nos illusions de côté et partons Jacques et moi vers une valeur sûre… le vallon de Gialorgues.

Malgré une température positive sur le parking ensoleillé, le corridor ombragé qui nous mène aux cascades nous assure une bonne qualité de glace, du moins pour la matinée espérons nous.

rive droite les 2 classiques de Gialorgues sont bien formées.

la cascade de droite dans son ensemble en détail avec sa grotte et ses stalactites…

Nous traversons le petit torrent où quelques pierres apparentes permettent de passer au sec.  La neige est molle, soudainement Jacques enfonce une jambe jusqu’à la cuisse…

Rapidement le pied de la cascade de gauche est atteint…Elle est bien formée et va nous permettre de grimper pour l’heure à une température ambiante de -3°C

après s’être équipé, Jacques me rejoint à l’attaque de la partie gauche…

Un relais permet de s’assurer confortablement à l’abri des glaçons qui virevoltent à chaque frappe des piolets de Jacques…

La progression nécessite un peu de protection. 80-85° dans du IV ou IV sup… voire plus raide encore. Jacques est  conscient de se trouver vite en difficultés selon le choix d’itinéraire qu’il fera…  

son porte-matériel se dégarnit vite… mais je préfère ça

II avance avec de plus en plus d’aisance et trouve le meilleur passage …

tout excité au relais il faudrait presque le calmer…

pendant que Jacques savoure dans un moment d’euphorie sa « première » cascade en tête, je m’inquiète de la température qui monte rapidement. Au dessus de nos têtes le soleil tape sur la combe de la Maisonnette. Nous sommes dans un vrai entonnoir…

Pourtant on prend le risque d’en faire encore une…

pendant que Jacques cramponne, je me prends des stalactites qui se décrochent du surplomb…

Puis plusieurs petites avalanches de fonte nous tombent dessus

quelques photos au relais et je décide de tourner les talons, ça chauffe trop au dessus de nos têtes…

descente en rappel…

6°C au thermo… on file.

comme disent les « pros » la glace c’est pas de la falaise…. prudence et modestie.

Aldo

Le tour du mont blanc en Joelette (mais pas que …)

Après quelques heures de route dans une météo mouvementée, nous voilà réunis aux Contamines-Montjoie pour faire connaissance et démarrer enfin ce tour du Mont Blanc que Cecilia et Samuel préparent depuis plus d’un an.

 Cécile, notre accompagnatrice vient nous rejoindre et chacun se présente Cécilia, Valérie, Samuel et Nicolas viennent d’Alsace, Valérie étant non-voyante. Céline nous rejoint du Béarn, elle est malentendante et a quelques troubles de l’équilibre. Helen, Gaëlle, Audrey, Anaïs, Hervé, Sébastien, Pierre-Henri ainsi que moi venons des Alpes Maritimes. Hervé est contraint de rouler depuis quelques années, mais il avait pour projet de faire le Mont Blanc lorsqu’il marchait. Ce projet vient de lui, et puisqu’il voulait faire le Mont Blanc, nous allons tourner autour avec une joëlette en compagnie de Valérie et de Céline.

 Nous voilà partis, les trombes d’eau des derniers jours s’apaisent et le soleil nous accompagne bientôt. C’est un chemin forestier bien agréable qui nous emmène progressivement vers les chalets du Truc posés au pied des dômes de Miages. Les glaciers qui surplombent l’alpage nous émerveillent et nous décrivons ce qui nous entoure à Valérie.

En fin d’après-midi, nous voyons passer les premiers concurrents de la course du tour des ducs de Savoie, ils passeront toute la nuit et nous attendrons le passage des derniers aux environs de 10h … le lendemain matin !

 Le lendemain, nous contournons le mont Vorassay pour aller camper aux environs de Bionnassay ou nous séjournerons sous le dôme du Goûter en vue directe du nouveau refuge. La nuit est claire, et après une raclette au feu de bois, nous délaissons le « confort » du tepee pour une nuit à la belle étoile. Valérie voudrait en effet profiter de cette nuit pour enfin voir une étoile grâce à sa loupe. Les étoiles filantes zèbrent le ciel, mais elles sont trop fugitives pour elle.

Nous suivons la progression des groupes qui montent vers le refuge à la lumière de leur frontale. Bien installée au chaud dans son duvet, Valérie parviendra à voir les étoiles, hélas nous nous sommes tous endormis à ce moment-là, et elle n’a pu partager sa joie avec personne sur le moment.

Dans la nuit, les lumières du refuge du Goûter se voilent et bientôt la rosée se change en véritable grain …. Nous nous activons pour monter le deuxième tepee en pleine nuit et mettre le groupe à l’abris.

 Heureusement le matin, le soleil brille à nouveau et nous partons pour une longue remontée vers le Prarion juste face au Mont Blanc avec un petit coucou au passage au petit train à crémaillère qui monte jusqu’au Nid d’Aigle. Hélas, en montant le ciel s’est couvert, le brouillard nous masque le sommet et peu après notre arrivée à l’hôtel du Prarion la pluie se met à tomber de plus en plus fort. Ca ne fait rien, nous n’avons pas dit notre dernier mot. En attendant nous descendons à quelques-uns encourager les concurrents de l’ultra-trail du Mont Blanc qui passent au col de Voza sous une pluie battante ! Quel courage !! Quelle folie !!!

 Le lendemain matin, il ne pleut plus, tout est baigné dans une ouate épaisse et nous repartons dans une ambiance feutrée. Le brouillard se lève pourtant dès la fin de la matinée et Cécile nous trouve à nouveau un emplacement de rêve face au dôme du Goûter. Nous découvrons un tout petit bout du Mont Blanc qui pointe au loin derrière. Ce soir nous serons aux Houches. Pour notre avant-dernière soirée, une partie de dés acharnée s’achève sur la victoire d’Anaïs après moult rebondissements.

 Notre dernière étape nous mène sous un beau ciel bleu aux chalets de Chailloux où enfin nous pouvons contempler le Mont Blanc. Nous y resterons jusqu’à ce que les nuages se reforment en fin d’après-midi et nous le masquent à nouveau.

Nous ferons le bilan de cette petite semaine autour d’un repas partagé avec nos accompagnatrices, Cécile et Valérie, directrice de l’association « En Passant par la Montagne » (EPPM). Nos attentes ont été comblées, l’espoir, la confiance, et un petit peu de poudre de fée ont fait miracle sur les conditions climatiques. Nous avons commencé ce séjour à petits pas, nous le finissons riche de nouveaux amis. Nous nous quittons après cette petite semaine dans une bulle bleue en ayant l’impression que nous devrions prolonger cette affaire. Nous n’allons pas remettre aux calendes grecques la suite de ce projet.

 Un grand merci à Cécile et Valerie de EPPM pour l’organisation de cette randonnée : les parcours étaient parfaits, l’itinéraire nous a permis de découvrir le sommet petit à petit en passant par des sites magnifiques. Votre assistance était sans faille, jusqu’à la météo qui, réglée comme du papier à musique nous épargnait jusqu’à ce que l’on soit à l’abris : trop fort EPPM !!

 Un autre grand merci à Cécilia et Samuel pour le montage du projet, vous avez largement contribué à sa réussite. Merci Hervé, Valérie et Céline pour votre patience avec nous. Merci Sébastien, le petit oiseau et le petit poisson sonnent toujours dans ma tête. Merci Nicolas pour tes blagues, merci Audrey, Gaëlle, Helen, Anaïs et Pierre-Henri pour votre prévenance et votre gentillesse. 

 En passant par la Montagne, nous avons « osé la différence », et nous en sommes revenus bien plus riches qu’en arrivant. Nous gardons désormais en tête les sourires d’Hervé face aux montagnes, le pas plus assuré de Céline en fin de semaine et les larmes de joie de Valérie mêlées à ces éclats de rire si authentiques.

 

 

Casacade de glace: Pont de la Serre

Dimanche 15 Février 2015

Météo maussade, risque d’avalanche, que faire en B+ ?

De la Glace bien sur. C’est ainsi que ce dimanche nous partons pour le site du pont de la Serre, situé sur la route du hameau de Roya dans la vallée de la Tinée. C’est un site particulier ou l’accès se fait à partir du haut, puisque les voies se trouvent dans le vallon encaissé sous la route. Une fois les cordes de rappel posées, nous descendons dans ce chaudron glacé ou l’eau noire du ruisseau coule à la base des cascades. Puis ce serra une succession de longueurs en moulinette, l’un après l’autre,  les gestes se fonds plus sur, les appuis plus équilibrés, les mouvements plus souples. Jacques inaugure ses nouveaux piolets de guerre, et se fait plaisir dans cette glace tendre du fait de températures positive.

 

Une cordée lors d’une tentative, détruit la base de notre longueur, nous voici prisonnier de notre rocher. Qu’à cela ne tienne, Thierry nous fait faire une traversée à la « Tarzan » au dessus d’une profonde vasque afin de le rejoindre de l’autre coté. J’aurai le plaisir de tester mes nouvelles broches en tète afin de rejoindre Christophe en haut de ce secteur.

Les bouteilles aux bras nous terminons au petit bar-épicerie du Bourguet devant une mousse et le légendaire gâteau au chocolat de Yann.

Vos serviteurs, Thierry et Patrick A.                    

mardi 02 février 2015…. ALCATRAZ

Au milieu des grillages qui rappellent une autre toponymie, la journée à Alcatraz sera bien sympathique. Simon et Henri donneront le maximum pour nous montrer leurs possibilités dans différentes voies allant du 5 au 6a+, juqu’à essayer le dévers bien bloc du « Petit Dictateur » (6c+) Quant à Jacques, il bluffera tout le monde (et moi en particulier) avec son indécente aisance dans the Artist » (6b) , malgré un froid glacial qui sévira continuellement sur la falaise.
Aldo  

Dimanche 8 février 2015 : mont Aunos et cime de l’Alpet au départ de Saint-Dalmas-le-Selvage (environ 1100 mètres de dénivelée pour 13 kilomètres de distance).

Dans nos rêves, la neige idéale est celle qui tombe en abondance et passe de suite au stage « manteau neigeux stabilisé », sans transiter par la case « risque avalanche 4″… Mais comme l’idéal n’est pas de ce monde, nous irons aujourd’hui sur Saint-Dalmas-le-Selvage : les chutes de neige n’y ont pas été très abondantes, ces derniers jours, et le risque avalanche devrait être moindre que sur d’autres secteurs du massif.

Saint-Dalmas… un petit village qu’on retrouve toujours avec beaucoup de plaisir : pittoresque et accueillant, il est le point de départ de plusieurs vallons pleins de promesses pour les amoureux de la montagne. Nous partons vers le col d’Anelle par la piste bien enneigée. Le passage de notre groupe de 26 se
charge du damage de manière tout aussi efficace que les engins… Gabriel, Denis, Michel et Tony encadrent tout ce beau monde. Nos pensées  vont aussi vers 2 absents dont Elsa fidèle
photographe, victime d’une chute en sortie spéléo. Reviens nous vite.

Première halte ravitaillement au niveau des granges du plateau d’Anelle, avant d’entrer dans le vif du sujet : la montée en direction de la crête du Content que l’on rejoint vers l’altitude 2000. Mais avant d’y arriver, il faut donner de soi, car la pente est raide, et la montagne est haute ! De zig en zag, nous prenons insensiblement de l’altitude, jusqu’à émerger de la forêt sur
la fameuse crête du Content (la bien-nommée !).

Nous voilà perchés au-dessus de vallon de Demandols, Auron est juste en face, le Mounier pas loin, le Ténibre et l’Enchastraye nous toisent. Nous poursuivons notre route en suivant le tracé de la crête, mais en prenant bien soin de toujours nous tenir côté forêt : l’autre versant, beaucoup plus raide et déboisé, est déjà le départ de petites coulées.

La neige, épaisse et poudreuse en forêt, est dure et soufflée depuis que nous avons pris pied sur la crête : moins de risque d’avalanche, certes, mais obligation de planter fermement les raquettes, et de leur faire confiance…

Le groupe 1 dépasse allègrement le mont Aunos pour gravir la tête de l’Alpet, 50 mètres plus haut. La suite de l’itinéraire est bien tentante, vers Cloifret, mais les grosses corniches qui bordent les pentes le sont nettement moins : stop ici pour aujourd’hui !

Pendant ce temps, le groupe 2 a atteint le mont Aunos, en affrontant pour certains la peur du vertige et l’appréhension de la redescente : bravo. Finalement, chacun a atteint son objectif, aujourd’hui, à part la grippée du jour, redescendue sous escorte attentive et amicale après une ultime quinte de toux sous le sommet du mont Aunos. Le casse croûte est le bien venu

La redescente est, comme on pouvait s’y attendre, très agréable, surtout dans la partie haute de l’itinéraire. Vers le bas, disons qu’il manque encore une petite sous-couche pour que notre bonheur soit parfait…quelques glissades et c’est la franche rigolade

La journée se termine façon « section raquette », au bar de
Saint-Dalmas où le patron nous réserve un accueil chaleureux et un service efficace, tout ce dont nous avons besoin après cette belle journée de partage, d’amitié, d’effort et de grand air.

Un grand merci à nos encadrants !

 

 

 

 

 

 

 

 

HANDICAF06 : samedi 31 janvier 2015…ESTEREL, La traversée des GRUES !

HANDICAF06 …. chronique de l’impossible !


En ce dernier week-end de janvier, il y a des efforts qui prennent un caractère particulier.
Prenez 3 belles créatures marquées dans leur chair par un lourd destin.
Redonnez leur confiance, offrez leur du rêve…
Faites les danser dans leurs têtes et retenir leur souffle…
Surmontez des épreuves, loin de celles qui les font souffrir…
Des épreuves ludiques et joyeuses que vous créez de toute pièce…
Et puis donnez leur vos mains, avec ce grain de folie.
En les tenant solidement, comme dans une grande cordée.
Et vous serez touchés comme moi en plein coeur, par cette solidarité exceptionnelle, cet incroyable soutien qui a réuni 35 personnes  autour de Claudia,  Camille et Béa.

A l’image du Logo que j’ai essayé de dessiner, les joëlettes se sont transformées samedi en hydre à plusieurs têtes et plusieurs bras.
Face aux difficultés, nous avons noyé nos maladresses et su développer nos capacités pour passer tous les obstacles.
Un combat presque facile, où chacun a participé avec intelligence dans un esprit de conquête.
Une conquête qui a offert à nos princesses l’émerveillement et suscité l’émotion.
Une conquête qui laisse dans nos cœurs et nos esprits le souvenir d’un formidable élan de générosité.
Certains luttent dans l’adversité pour vivre au quotidien.
Nous, nous en avons fait un jeu, où défier et vaincre devient une attitude noble et joviale.

Merci à tous ceux et celles qui sont venus relever le défi de la Traversée des Grues. Réunir des ressources humaines a été un formidable moyen d’échange.
Dans ces courts instants  nous avons repoussé les limites avec une maîtrise croissante des joëlettes et un enthousiasme sans failles.
La crête des Petits Trayas était incontestablement une « première », … ça ne l’est plus, nous l’avons fait . Un immense bravo !
La barre est haute après cette première sortie Handicaf.
Aldo

 

le récit en images…

Béa sur la ligne de départ…

Claudia, et les mots bleus…

Camille, petite fleur des montagnes…

les derniers réglages avec mon ami Christian et les fidèles comme Jean…

La bienveillance de Michèle qui rassure Claudia…

nos 3 princesses sur la ligne de départ…

c’est parti pour le défi, avec Yannick aux commandes prêt à tout…

Dans les Euca…

sur le petit sentier, les anciens assurent, les nouveaux comprennent vite …

sous le rocher des Monges…

vers le col du Trayas…

notre objectif… à 440m d’altitude.

au pas de course…

versant Nord des Grues, ça roule pas mal sur les pistes…

au Col de La Cadière, changement de cap !

changement de rythme !

la joëlette sportive !

dans tous ses états…

cliquez sur le lien et vous aurez une meilleure idée du passage…

MVI_4170

après 2h30 de « maroulade » nos 3 joëlettes sont au Sommet des Grosses Grues ! 

le second défi à relever… la traversée !  l’ensemble fera 700m de dénivelé.

descente fatale pour une joëlette dont l’un des brancards se brisera…

Force et technique …

Solidarité et concentration …

et ça passe ! tout en douceur …

des remontées compliquées…

des gros moyens à mettre en oeuvre…

2nd défi réussi  pour Béa !

idem pour Camille!

… par ses propres moyens elle enjambe le dernier rocher dans un énorme fou rire!

Claudia n’a plus le choix…on ne fera pas demi tour !

Claudia à la merci de ses porteurs…

Je vous défie de vous laisser porter comme elle sans dire un seul mot.  J’ai testé … j’ai pas tenu bien longtemps!

confiance totale et réciproque…

Après toute cette tension, le soulagement. Et des sourires qui ne trompent pas !

des expressions de visage qui en disent long…

Victoire,  et merci à tous…

merci à tous nos sherpas

joëlettes vides…

ou pas …

et à toutes nos porteuses …

à la prochaine…

Aldo et Michèle…

Euh … Michèle c’est pas le p’tit chien

 

 

Dimanche 1er février 2015 : Cime Bicknell (2641 mètres) au départ de Castérino : 1100 mètres de dénivelée pour 15 kilomètres de distance.

Nous sommes vraiment privilégiés ! Pour cette première sortie de février, presque autant d’encadrants ou de copains « aptes à l’encadrement » que de participants… Quelle équipe. Voilà de quoi nous rassurer en ces temps de risque 4… Hésitation entre les monts Chajol et Sainte-Marie, mais l’option sera prise d’éviter sagement les secteurs à fortes pentes. Nous partons donc en direction du lac Sainte-Marie, avec une petite idée derrière la tête : tiens, et la cime Bicknell ? Ce serait une première pour le groupe raquette…

 

Moins 9° sur le parking de Castérino, ne traînons pas. Deux groupes se forment, menés par Annie, Patrick, Denis, Michel, Tony… et tous les autres ! Nous sommes 17, cagoulés, lunettés, gantés, emmitouflés dans des vestes ou doudounes aux coloris de bonbons acidulés d’un très bel effet. Le temps est loin des knickers en velours côtelé marron + chaussettes de laine  rouge…

Mais assez parlé chiffons ! Les premiers kilomètres se font aisément (donc à bon train…) sur la piste enneigée, au travers du beau mélézin du vallon de Fontanalbe. Groupes et 1 et 2 resserrent les rangs et se serrent les coudes pour traverser un dernier couloir d’avalanche et franchir le très raide verrou qui défend l’accès au cirque de Fontanalbe, lui-même fermé par les austères murailles nord du Bégo.

 Cinq ou six conversions de haute voltige reliées entre elles par quelques traversées tout aussi précautionneuses nous
permettront de sortir de ce secteur froid et hostile. Et grand merci aux petits
mélèzes semés sur ces quelques dizaines de mètres de nous avoir tendu leurs branches charitables ! Sans eux… les trous d’eau du torrent en contrebas nous auraient certainement semblé plus épouvantables encore !

Quel contraste en débouchant sur les bords du lac Vert de Fontanalbe… De l’ombre, nous passons à la lumière ; du froid à la douce chaleur du soleil ; et du stress inhibiteur à un optimisme décomplexé : oui ! nous irons à la cime Bicknell !

La neige est excellente : qu’elle soit dure ou poudreuse, elle « répond » parfaitement aux sollicitations de nos raquettes. Après un tout dernier raidillon, nous débouchons sur un sommet panoramique, très haut au-dessus du lac Vert et du refuge de la Valmasque, dans une ambiance « montagne », entre Haute-Gordolasque et Merveilles. « Merveilles »… Quel autre nom pourrait mieux caractériser ce coin du Mercantour ?

Le mont sainte marie est bien là !!! Mais se  sera pour une
autre fois Mario, trop de risque aujourd’hui.

Du sommet, nous apercevons le groupe 2 (on les entend presque rire…) qui casse une petite croûte aux alentours du lac Sainte-Marie.

 Tous ensemble, nous reprenons le chemin du retour, par le même itinéraire. La passage du fameux petit verrou secomplique
de l’effet « descente ». Et aussi parce que certains audacieux ont fait le choix de le redescendre sur les fesses (volontairement ou involontairement d’ailleurs), laissant aux suivants… un toboggan en trajectoire directe sur le torrent… En riant ou en couinant, tout le monde passe, tout le monde est passé !

Le reste du trajet retour est une ballade, à côté de ces émotions, mais une ballade menée grand train par tout un groupe pressé par un urgent besoin de réhydratation : écoutons notre corps et ses besoins primaires, et trinquons à cette très belle journée : vin chaud ou chocolat ? Bière ou coca ? Santé à tous !

A  la semaine prochaine  Chantal et toute l’équipe raquette