Archive pour mai 2015

Joelettes au PETOUMIER : à mon tour de remercier

La vie est belle. Je commencerai par ça.  :-)

Elle est difficile.  Parfois cruelle. Et souvent bourrée d’injustice.

Mais elle est belle,  comme cette journée inoubliable qui nous a rassemblés sur ce projet.

Nous étions plus de 30 autour du cairn édifié à la mémoire d’Hervé Gourdel.

Des drapeaux de prières tibétains flottaient au vent et nous renvoyaient au Népal.

Quel bel hommage nous avons rendu là.  Merci à tous.

Cette réalisation n’aurait pu se faire sans la présence de fidèles qui depuis bientôt 2 ans nous suivent, Michèle et moi, dans cette formidable aventure.

Grâce au soutien d’Osons La Différence », et celui des « cyber-z-amis d’« On Va Sortir », le CAF s’est vu renforcé ce dimanche 17 mai d’énergies fabuleuses qui nous ont permis de réussir l’ascension du Pétoumier. Seuls ceux qui connaissent le maniement des joëlettes peuvent mesurer l’exploit du jour : 1120m cumulés à en croire nos altimètres et 2 premières signées : Handicaf06 !

C’est la première fois que Claudia monte si haut en altitude, et nous battons notre propre record avec nos joëlettes ! De quoi nous remuer un peu les tripes au sommet …

C’est très encourageant pour la suite. Handicaf06 est encore jeune et se cherche. Des projets plein les cartons, où le maître mot est de rendre accessible aux personnes handicapées les joies de la montagne et toutes les émotions qu’elle procure  .

J’ai admiré le courage, la volonté de Camille et Corinne désireuses comme à chaque fois de faire les derniers pas elles mêmes.

J’ai adoré le sourire radieux de Claudia, ses yeux émerveillés devant les cimes du Mercantour qui se sont dévoilées les unes après les autres comme un cadeau, comme lorsqu’on retire un drap sur un objet précieux.

J’ai beaucoup ri  d’entendre dans mon dos l’hilarité générale et les cris de joie de Claudia et Camille dans les descentes de névés tous freins bloqués.

Nous avons eu beaucoup d’admiration pour elles et ce qu’elles ont enduré dans la montée comme dans la descente, secouées par toutes les bosses, les mottes de terre, et les pièges rocailleux qui ont entravé le parcours.

Que nous ayons porté beaucoup, un peu ou pas du tout,c ‘est avant tout ce que nous y avons apporté qui compte. Une joyeuse contagion des émotions et de l’effort, où nous apprenons à chaque fois beaucoup sur nous mêmes, et pouvons grâce à elles enrichir notre vie.

Continuons

Aldo

 

mes photos :

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celles de Yannick:

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Joelettes au PETOUMIER : remerciements de CAMILLE …

Le Mont Pétoumier, 2600m, on l’a fait ! Grace à tous les efforts fournis. Cela commence par une organisation qui consiste à motiver une dizaines de personnes autour d’une seule joëllette (soit 30 personnes pour 3joëllettes)

Merci encore aux organisateurs : Michèle et Aldo

La 1ere volonté de la journée et de mettre un réveil suffisamment tôt pour faire une ascension de 12km, 1000mètres de dénivelés dont trois sommets en amenant trois joëllettes aux sommets sportivement et/ou mentalement dans une ascension commune. Lever 5h pour certains! Après bien sûr, les personnes s’organisent entre elles pour les covoiturages. La route sinueuse des vallées dans les gorges est LONGUE, mais on s’y habitue.

La météo doit être de la partie. Aldo y travaille et s’arrange souvent avec les caprices du ciel  Michèle Viale et Alain Del(Aldo), nos 2 organisateurs, accompagnateurs fidèles nous amènent toujours sur des crêtes où la vue panoramique provoque des Wouah, Haan,…Ces onomatopées de bonheur entrainent l’euphorie contemplative au sein du groupe, c’est géniale à vivre !

Tout au long du parcours, le large dôme du Pétoumier, bien visible depuis la vallée de la Vésubie et les pistes de La Colmiane, offre cette vision panoramique exceptionnelle où nul obstacle ne vient troubler la perspective vers le Mercantour, la Côte d’Azur ou encore l’Ouest des Alpes-Maritimes et l’Estérel.

Les joies des crêtes…

Belle première pour Claudia ! Pour 21ans, grâce à la joëllette est montée à 2600m pour contempler cette vue, gouter aux bonnes pâtisseries partagées, traverser des endroits fleuris, rocheux, neigeux et/ou escarpés. Corinne bien expérimentées s’est délectée et extasiée tout au long de cette belle randonnée. Quant à moi, j’ai louché sur les jeunes pousses d’épinards sauvages.

Nous mangeâmes au sommet adossés au cairn sommital rendant hommage à Hervé Gourdel (drapeau) face à un panorama de fou et sous un soleil magnifique.

Après une photo du groupe, nous attaquons la descente où un névé bien réchauffé fera le bonheur des joëllettes et des accompagnateurs. Nous skiions en joëllette, trop bien. Cette pente idéale n’entrainera à une petite glissade que deux personnes. Surement l’inconscient a mis son grain de sel ! Les joëllettes sont contentes de rouler sur ce manteau blanchâtre si agréable plutôt que les mottes d’herbes ou les rochers aigus. En tous cas, après une descente pareille, la pulpe est bien décollée. Cela peut provoquer un léger mal de cœur MAIS le jeu en vaut LARGEMENT la chandelle. Si la roue bute devant les obstacles, la descente avec le poids et la gravité aident les personnes autours de la joellette, les efforts sont toujours de rigueurs car la concentration doit être optimale.

Merci à cette équipe de gens patients, motivés, optimistes,…

CAMILLE

 

Le petoumier en joelette – le 16 mai

Une bien belle journée !!

 

Bon an mal an, nous n’avions plus fait de sorties joelette depuis le mois de février. Il était temps de se retrouver, et Alain ayant été inspecter le parcours et l’ayant trouvé en bonne conditions, nous nous decidons pour une montée au Pétoumier.

C’est une premiere, en tout cas compte tenu du dénivellé de la course: plus de 1000m, ca devient serieux.

Mesdames-messieurs de la rando et de la raquette: venez-y voir, on fait de la vraie montagne avec nos machine a roulette. De la montagne, mais pas que … je vous dirais plus tard !

Comptons et recomptons, nous voila une bonne trentaine sur le parking de la colmiane pour accompagner Camille, Claudia et Corrine.

C’est bien; 10 par joelette, c’est le bon plan !

Alain nous fait le briefing puis nous partons. Le demarrage est un peu rude, mais nous tournons rapidement et finalement l’arrivée au baou de frema est sans encombre.

Pourtant nous avons 30mn de retard sur l’horaire, et decidons de court-circuiter la table d’orientation pour monter au sommet du pétoumier qui nous semble encore bien loin !!.

Le vent nous accompagne et nous reperons quelques coins propices au pique-nique et abrité d’Eole. De l’autre cote de la vallée, les nuages s’accrochent encore aux sommets.

Bientot la crete se profile et au sommet : surprise, le vent s’est calmé et le gelas enleve son blanc manteau, et camille descend se degourdir les jambes pour gravir le sommet a pied.

Nous pique niquons au sommet et il faut toute la persuasion d’Alain pour nous convaincre de quitter les lieux.

Dans la descente, un névé qu’alain avait repéré tout a l’heure l’attire irresistiblement, et c’est a la ramasse que nous descendons dans le fameux névé – d’abord sceptiques nous nous laissons convaincre et descendons dans les eclats de rire.

A 17h, nous nous retrouvons tous sur le parking pour partager le pot de l’amitiée et refaire le monde comme il nous plait. lorsqu’il est bien propre, lavé par une soudaine averse, nous reprenons le chemin de nos chaumieres en se souhaitant a trés bientot pour de nouvelles aventures !!

toute les photos ici:

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et la:

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WE a allos 14-15 fevrier – ski alpinisme

Bien sur que ca date un peu, mais je ne resiste pas a l’envie de vous faire part des evolutions materielles 2015 pour le ski alpinisme.

Marc est a votre disposition si vous souhaitez faire un essai, voire un commande groupée.

Masque et tuba nécessaire pour plongée en profonde

 

Domes de Miage – WE du 8 mai

Je vous avais parlé des dômes de miages en septembre pendant notre tour du mont blanc en joelette. Nous avions dormi au pied du glacier d’armancette, et depuis ce temps j’y pensais sérieusement.

Et bien voila, malgré des prévisions météo maussades, nous faisons le pari d’une amélioration, et décidons de tenter l’aventure.

Ni les sautes d’humeurs de la grenouille, ni les mises en garde contre un long portage n’y feront, nous sommes motivé, même s’il faut porter jusqu’au glacier, même s’il faut se mouiller un peu la tête le samedi.

Et comme souvent .. la chance sourie aux audacieux; il ne pleuvra pas le samedi et on n’aurait pas pu espérer meilleures conditions au sommet.

Certes, nous avons chaussé comme prévu au glacier.

Certes le torrent sous-glaciaire nous a contraint a un (deux) bains de pieds.

Certes nous avons du renoncer au glacier d’armancette.

Mais la course est si belle que ça nous donne juste envie de la refaire l’an prochain !

refuge de tres la tete

 

le mauvais pas, qui nous a causé bien du tracas

 

le glacier

 

montee vers le refuge des conscrits

 

coucher de soleil

 

arrivée aux conscrits

 

lever de soleil sur les aiguilles de tres la tete

 

montee au col des domes

 

les domes de miages

 

beau - bon - et sans vent ! instant parfait !

 

tous content, mais on reviendra !

 

 

 

 

 

 

 

Val Varaita – WE du premier mai – Ski-alpinisme

Arrivés dans le brouillard ce premier mai au Melezé, au fin fond du val varaita, mais nous restons confiant sur l’évolution de la météo – et la suite montra que nous avions raison !

Au programme: Monte maniglia samedi et Rocca la marchisa dimanche.

Par contre … ou est la neige !! décidément, les années se suivent sans se ressembler. A cette époque l’an dernier les reliefs a cette altitude étaient encore très blanc. cette année, c’est le printemps.

j'ai bien taggé la sortie en ski - promis je ne me suis pas trompée

Mais pas de panique ! vers 2200m nous arrivons enfin à la neige et finalement le verrou est bien enneigé, et au dessus l’hiver est bien toujours la !

magnifique vallon qui mène au monte maniglia, itinéraire sauvage et varié, qui nous offre un point de vue sur le massif de l’argentera.

Olivier signe son premier 3000 !! ce qui lui vaut la photo bien sur !

Encore une fois nous tournons autour du viso !

Monte maniglia

Le lendemain, le ciel est moins clair, mais contre mauvaise fortune faisons bon cœur car cela évitera à la neige de fondre trop vite !

montee vers rocca la marchisa

Montée vers le petit col a droite de rocca la marchisa, nous redescendrons de l’autre cote. La neige transformée n’a pas regelé cette nuit, mais  la descente reste bien agréable tout de même.

Rocca la marchisa

Au sommet, nous feront quelques aller-retour entre les deux sommets, puis après une deuxième traversée de guée nous rentrerons apprécier la bière du gite avant de reprendre la route vers nice.

 

mercredi 13 mai 2015: sur les pitons au Grand Capelet…

Le Grand Capelet est un des sommets les plus hauts du Mercantour. Culminant à 2935m, avec une quinzaine de lacs à ses pieds, il n’a rien à envier à ses « grand frères », Gélas, Malédie ou Clapier que l’on peut voir tout au long de son ascension.

En faire le tour à skis ou à pieds est une longue entreprise. De nombreux couloirs entaillent ses arêtes.  Côté nord, de la cime de Muffié ou de la Cime Vernet, les descentes à ski sont cotées D sup . Pour y accéder un bon PD sup en alpi .  C’est toujours un grand moment d’entreprendre sa traversée par l’arête NNW, dite  « intégrale » qui démarre du point le plus bas au lac Autier.

Projet du jour, renouveler avec le CAF ma sortie de 2013 avec Laurence.

Linda Jacques et Thibault, ne connaissent pas cette course. Occasion pour moi de les accompagner et leur donner l’envie de découvrir les passages qu’ont empruntés G & J.Vernet en 1922, et celui de Jean Gounand qui par le fil, en octobre 1970, trouva sa variante intégrale.  Dans un niveau qui « taquine » parfois le V subsistent encore quelques clous à dénicher…

 

J’ai prévenu mes amis. Départ 4h00 de Nice. La course sera longue… 400m de dénivelée, sur une très belle arête où de nombreux ressauts nous conduiront de pitons en pitons. En essayant de rester sur le fil, sur un rocher le plus franc possible, attendons nous à des passages raides et difficiles. Chaussons au fond du sac au cas où…

La suite en images  …

Aldo

du lac Autier vue sur le socle et  l’arête NNW…

l’arête au plus près…

Jacques et Thibault on décidé de courir !

dans le socle ils nous doublent…

on ne les reverra plus… sympa les potes !

en attendant j’ai les photos … ils partent à droite rejoindre le haut du socle. Nous irons plus à gauche à l’aplomb de l’arête comme prévu. J’explique à Linda qu’il faut rester sur le fil le long de notre parcours. Il faudra plutôt tenir notre gauche côté Est.

 

une idée du topo :

Linda au 1er ressaut ( 2690m)…

Elle observe Thibault et Jacques dans le piton 2783….

Thibault en bout de corde cherche à confectionner un relais… dommage le relais est plus haut à gauche sur une magnifique banquette. Un clou attend d’être mousquetonné…

Linda me rejoint…

pour une désescalade délicate vers la bréche…

au dessus de nous Jacques part sur la droite au lieu de virer à l’Est. Tant pis pour eux, ils ne sont plus à portée de voix et ne passeront pas sur l’itinéraire historique.

Dans le même passage, au relais que j’ai pu atteindre je fais monter Linda…

vue du relais…

le vieux clou bien haut sur la gauche au dessus du relais…

Linda part en tête vers la gauche…

le doute s’installe…

jusqu’à la bonne surprise … un second clou !

bravo Linda et de 2 !

Linda sur un des pitons qui jalonnent la course …

1ère longueur du piton 2826m . Fissure dièdre, à droite du fil, mal commode ( un pas de V-) . Repartir à gauche versant Est pour se mettre à la base du splendide mur noir !le relais avant de se lancer dans la dalle…

vue par dessous, ça calme …

vue de côté c’est pas mieux…

Heureusement, dès les premiers pas un clou planté par Nicolas Feraud permet de s’engager et de poursuivre…

un becquet pour compléter…

et me voilà au second clou de Nico… ( et de 4 ! le compte y est )

vous aurez remarqué les chaussons. Eh ben oui, j’ai pas senti le pas d’adhérence au départ. Du relais ça passe tout droit, ou bien par la gauche en contournant la difficulté par une rampe descendante (expo ), ou bien à droite, ce que j’ai choisi. Pas très fier de mon coup de flippe, j’ai vite remis les grosses.

Linda en second ne se pose aucune question …

et se régale en pensant aux « anciens »…

Pointe Vernet et cime de Muffié à portée de nous…

des brêches taillées au couteau…

des arêtes effilées que l’on continue d’arpenter…

avec un petit clin d’oeil à « Fleur de Lys » juste avant le sommet, dans un passage qui lui est désormais dédié…

elle « envoyait » la Miss  Laurence en 2013 ! qu’en penses tu Linda ?

Honneur aux femmes alors ! Linda me conduit au cairn sommital…

réjouissances…

satisfaction…

descente par le pas de la barre Clause. (N’est pas nommé sur la carte IGN mais c’est le plus rapide).  On évite ainsi le long crochet par le Pas des Conques…

vue d’en bas…

Il nous faudra 3 heures du sommet pour rejoindre le parking

Notre ascension aura duré 6h30 sans compter la pause déjeuner de de 30 minutes

Nous avons attaqué à 8h avec une corde de 50m, 6 grandes sangles, un jeu de 7 dégaines longues,  des  camalots de 0,3 à 1  et un jeu de cablés

En corde tendue la majorité du parcours, nous nous sommes 4 fois assurés sur relais dans les passages raides ou expo.

Pas de nouvelles de nos 2 lièvres qui à courir pour rentrer tôt ont évité les plus grosses difficultés, et surtout  perdu l’occasion de partager avec nous cette magnifique traversée.

Aldo

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Mercredi 01 avril 2015 : au Chamineye un p’tit tour et puis s’en vont !

Mercredi 01 avril 2015 : au Chamineye 2 fois 4 font… 4 fois 2

Le réveil a sonné très tôt ce matin. Nous sommes  8 répartis dans 2 voitures. Nous arrivons au pont du Countet dans l’aube naissante… mais ça ne se passera pas comme prévu. Poisson d’avril !

Nous laissons les véhicules dans le tout dernier virage. Le peu de neige sur les pentes ne laisse aucun doute sur un portage jusqu’au mur des Italiens. Les cordées ne sont toujours pas définies. C’est gênant pour préparer les sacs et éviter des portages inutiles. L’objectif est de monter sur le Chamineye par les lacs Niré, le couloir nord-ouest puis de redescendre par la baisse de Montolivo pour effectuer la boucle par le lac Autier. Que des « têtes » de course aujourd’hui . Faut décider qui part avec qui. Doc et son pote Sylvain, Jacques qui rêve de grimper avec Julien, Linda convalescente à qui j’ai proposé de redescendre avec elle en cas de problème. Comme Yannick et Thibault se connaissent bien, il me semble que nous avons l’accord parfait.

Mais les sacs sont à peine bouclés que Sylvain s’échappe skis sur le dos. Jacques Thibault et Laurent, piqués par je ne sais quoi lui emboîtent le pas. Le groupe se divise instantanément … nous voilà déjà coupés en 2. Les retardataires terminent leurs sacs, et nous partons pour une bonne heure de portage.

En haut du mur des Italiens nous chaussons les skis. C’est le seul moment où nous réussirons à rester ensemble… quelques minutes seulement , car à peine Julien et Linda auront-ils rejoint la troupe que nos « bêtes » de course repartent  aussitôt.

La traversée du Lac de La Fous est encore possible. A l’autre bout les lâcheurs font mine de nous attendre. Je décide de traverser. Julien s’arrête souvent. Petits réglages, sac un peu lourd, des fringues en trop et une fatigue prématurée proche de la lassitude. Il n’est visiblement pas dans son assiette. J’aimerais que Jacques puisse s’en rendre compte. Mais de l’autre côté du lac, nos 5 compères reprennent encore de la distance et filent vers le refuge. Je me dis que couper par le petit goulet juste devant le refuge pourrait suffire  à les retrouver . Mais de l’eau surgit du ravin et s’engouffre sous nos pieds dans une cascade sans fond.  C’est pas le moment de passer à travers le névé. On longe le rocher skis à la main, là où le manteau est le plus épais pour éviter de disparaître sous la glace …

Nos amis ne sont plus très loin. J’espère même les rattraper avant les lacs Niré. Mais hélas i

Ils accélèrent de nouveau. Julien n’apprécie pas…

Je décide alors de quitter leur itinéraire et de prendre à gauche sur la crête qui sépare le vallon du Chamineye de celui de La Fous. Nos lièvres se taperont des pentes plus raides et nous, à coup sûr, nous les rattraperons au pied du couloir.

Malheureusement Julien, vraiment pas en forme, décroche. Linda ralenti elle aussi. Les conversions lui font mal au genou. J’essaye de maintenir le rythme pour être en vue des autres que nous dominons à chaque passage de crête. Selon mes estimations on devrait quand même  arriver avant eux sous le pas du Chamineye.  Mais 4h seront nécessaires pour être en face de ce fameux couloir. Je me retourne, derrière moi plus personne.  Devant, le groupe « des 5 » que j’aperçois en contre bas se bat dans les dernières pentes . Ils finissent par déchausser dans la partie raide pour aller s’équiper sur un replat. Derrière moi toujours rien. Je fais demi tour à la rencontre de mes compagnons tandis qu’une première cordée se lance dans le couloir. Je retrouve enfin Julien qui n’est pas loin de péter un câble. Il ne comprend pas pourquoi on est divisé. Je sens qu’il vaut mieux ne rien dire. Une seconde cordée de 2 attaque le couloir . La première a déjà disparu. Malgré que nous soyons à la même altitude, nous devons traverser des barres et couper des pentes sévères pour les rejoindre. J’avais pas bien perçu cette inclinaison. Je préfère mettre mes skis sur le dos. La neige est très molle. Le soleil tape . Ça n’est pas pour aider Julien qui s’inquiète de l’horaire. Je rejoins enfin Jacques qui attend tout seul abandonné par les 2 cordées qu’il avait suivies. Je lui explique notre retard. Nous prenons des décisions. Si nous n’arrivons pas à motiver Julien,  il redescendra avec lui…, ça c’est du bon Jacques !

Une heure sera nécessaire à Julien pour nous retrouver. On le rassure sur les conditions du couloir malgré l’heure tardive. Il se ressource, nous fait confiance et envisage de poursuivre.  Linda et moi partons vers le sommet. Dans le milieu du couloir on entend Jacques crier, il agite ses bras puis les met en croix. On comprend alors que Julien s’arrêtera là.

Nous fermerons donc la marche. Le couloir en excellentes conditions se termine par un petit collet entre les 2 cimes La vue dégagée s’ouvre jusqu’au Viso et tout le croissant alpin. Une petite longueur de mixte permet d’accéder au sommet  sud. Tout en bas les « 5 de tête » on remis leurs peaux et remontent sous le Basto. De l’autre côté, Julien et Jacques redescendent vers le refuge. Nous ne les reverrons plus jusqu’à la voiture.

Pour descendre à Montolivo, un petit couloir gelé, un peu dégarni en neige, plonge côté Valmasque. Puis pleine pente nous dévalons jusqu’à la baisse où nous pouvons chausser les skis. Nos lévriers nous attendent de l’autre côté de la montagne avant le passage du Lac Autier. Il nous faudra un bon moment pour les rejoindre.

Nous n’aurons pas partagé grand chose. En tout cas pas l’ivresse du sommet.

4 x 2  n’a pas fait le groupe de 8 que j’espérais..

Heureusement la neige sera sympa à skier sur les versants du Lac. La descente vers la Gordo un jeu rigolo à savoir qui déchaussera le dernier sur des langues de neige de plus en plus étroites.

La fin de la journée sera difficile pour Linda, qui après avoir évité trous, pierres et « rhodos » se blessera sur un mauvais pas et déclenchera une violente douleur à son genou récemment opéré.  Le retour à la voiture sera très très long…

Aldo

Linda sur le lac…

les lâcheurs…

mon ami Julien qui partage nos sorties Handicaf…

devant…toujours devant

le Chamineye…

1 ére cordée à l’attaque du couloir…

Linda en traversée…

vue de notre perchoir…

au pied du couloir…

Linda dans l’ombre après un gros coup de chaud !

la sortie…

la brêche…

quelques métres de mixte…

le sommet…

2 sur 8  pour partager le moment.  ça ne fait que 5 sur 20 ! C’est la note que je donnerai au groupe… et je suis généreux.

la descente du petit couloir Est…

un peu en glace…

baisse de Montolivo…

descente à skis…

ça glisse…

ça tourne…

fin du film

… Aldo

 

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Samedi 9 mai 2015

Sommet du Gélas (3143 m)

 

Comment mieux terminer une belle saison neige que sur ce superbe point d’orgue ? Le roi Gélas qui nous fait de l’oeil où que nous soyons, nous allons aujourd’hui lui présenter nos hommages montagnards, guidés par le staff raquette au complet : Annie, Denis, Gabriel, Michel et Patrick, par ordre alphabétique et, qui plus est, honneur aux dames… Et 15 participants dans leurs traces : une fine équipe !

Contrairement à ce que nous craignions, la neige est présente, et bien présente, et l’option de passer par le vallon Cabret s’avère être un choix judicieux : peu de portage, et possibilité de mettre rapidement les crampons : ce sera toujours ça de moins dans le sac.

L’ascension vers la terrasse du Gélas ? Une succession de murs et de replats, de ressauts et de combes, de phases d’effort et de
périodes bienvenues de récupération. En haut de chaque raidillon, le groupe se reforme, et les encadrants vérifient que tout le monde a toujours le sourire : oui ! Très bon signe pour la suite des opérations !

Peu à peu, les grands sommets environnants se dévoilent : nous sommes déjà haut, mais Clapier, et Malédie nous dominent
toujours. Sans parler du but de la journée qui nous écrase de son imposante carrure. Sous nos crampons, la neige porte bien : progression toujours près des bords pour laisser le champ libre aux skieurs.  Des traces de descentes des jours passés sont toujours visibles.

En haut de chaque raidillon, le groupe se reforme, et les un départ matinal est toujours appréciable, en fin de saison, même si cela
implique de programmer le réveil à des heures inhabituelles qui donnent surtout envie d’être grognon…

Une ultime combe, et nous y voilà. Non pas au pied du mur, mais au pied du couloir. Les baudriers sont enfilés, les cordées se forment, et les piolets remplacent les bâtons. Quant aux raquettes qui se
baladent à nos frais depuis le matin, elles nous regarderont d’en bas. Ingrats que nous sommes ! Elles ne méritent pas cette infidélité, mais monter léger est si agréable…

 Nos 7 cordées démarrent à la queue leu leu. Inconsciemment, nous semblons adopter les règles du code de la route , et grâce à ce respect mutuel, tout se passera à merveille : bon partage de l’espace avec tous ces skieurs, pour la plupart italiens. Et, autre agréable surprise : la neige, ici aussi, répond parfaitement, les marches sont excellentes et tiennent bien, et le haut du couloir est nettement moins pentu que certaines années : conditions idéales pour mener un grand groupe au sommet, dont une dizaine de personnes qui font aujourd’hui « leur premier Gélas « . Champagne !

Nous voici à la selle. Un coup d’oeil sur le couloir ouest : oups, fuyons ses vertigineuses perspectives ! D’autant que la partie
n’est pas totalement gagnée, et qu’il reste à franchir un petit passage mixte avant de prendre pied sur la dernière crête de neige. Pas mal de rochers, aujourd’hui, car la chaleur a déjà séché cette petite face.

Et nous débouchons en plein ciel pour les derniers
mètres, jubilatoires : la grande croix de métal et la vierge qu’a sculptée en 2004 Louis-Paul Martin nous font signe, au bout de la crête de neige : plus que quelques pas, nous y sommes ! Mais, encore et toujours, il convient d’être vigilants et d’organiser le chassé-croisé des cordées sur cet espace limité et potentiellement dangereux.

D’autant que tout le monde veut toucher la croix, aller jusqu’à la petite madone, faire la photo-souvenir bien serrés autour du
leader de la cordée, faire le tour d’horizon – magique ! – , voire écrire un petit mot sur le Live d’or du Gélas… Déjà, les cordées suivantes arrivent, il faut leur céder la place, hum… bien à regret…

Le couloir est le siège d’une intense circulation à double sens, composée essentiellement de skieurs et snow-boarders , que nous regardons descendre presque tous  en dérapage d’autres à pieds :

La pratique de la montagne nous l’a appris, et nous le rappelle sans cesse : prudence à la montée, prudence à la descente… D’autant
que la descente révèle brutalement le vide, les pentes, des perspectives que l’effort et la concentration de la montée occultent souvent.

Une à une, les cordées se regroupent au pied du couloir, avec un coup d’oeil incrédule vers le sommet : on vient de là-haut…
La tension se relâche, on recommence à rire et à blaguer, et les casse-croutes sortent des sacs, tandis que quelques-uns vont faire des photos au Balcon. La satisfaction est intense, on sait que l’on engrange là de beaux souvenirs, plein de lumière, de plaisir partagé et d’amitié.

Sur le retour, nous croisons les baliseurs de la Prom’Gélas qui préparent la trace pour la course du lendemain. Ils nous demandent d’éviter de couper la trace avec nos 20 paires de crampons, ce que
nous faisons depuis le début. Nous descendons toujours près des rochers en passant chaque fois que possible hors du balisage : nous nous sommes régalés aujourd’hui, il est normal que les suivants puissent à leur tour apprécier  de cette belle neige printanière. Pas de remarque désobligeante des propriétaires des lieux. Que la montagne est belle quand tout le monde en profite.

Le dernier pot aux Tilleuls… Les bises d’au-revoir… Le rendez-vous pour la petite fête de clôture de la saison… Le temps des bilans… Comment ne pas envisager la prochaine saison avec optimisme
? Les courses mises au programme nous ont enchantés et le groupe s’est enrichi de nouvelles têtes bien sympathiques. Mais SURTOUT, on n’oublie pas que tout cela est rendu possible grâce à l’équipe d’encadrement qui ne ménage ni son temps, ni sa peine pour que tourne la section, pour qu’elle progresse et s’autonomise progressivement. Sans oublier Tony, notre indispensable,
incontournable permanence-man. M’sieurs-dame, grand merci, pour le Gélas aujourd’hui, pour tous nos souvenirs communs et pour nos projets à venir.

merveilleux lac long

Retour dans la vallée, sa chaleur, ses acacias en fleurs, ses foules cosmopolites…….

La Prom Gélas  c‘est bien déroulée et le Leader a même battu le record de la course. Preuve s’il en fallait que la neige était en bonne
condition : Merci à la Madone qui nous protège d’en haut

Toute l’équipe raquette vous souhaite de passer un bel été et vous donne rendez-vous l’hiver prochain pour de nouvelles aventures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit tour du saint sauveur – 19 avril

La météo incertaine et la couverture nuageuse de la nuit dernière nous incitent a revoir notre objectif initial qui était de faire le tour du malinvern.

Nous décidons pour le petit tour du saint sauveur: col de la valette, remonté sous la tete de pignals, puis la creete qui mene au saint sauveur.

Ce tour présente l’avantage d’etre court, mais esthetique, de melanger ski, crampons et passage en crete, bref, parfait pour un jour comme celui la.

La col de la valette est vite avalé, nous redescendons 200m, avant de nous engager dans le vallon. dés le verrou depassé, nous prenons a main gauche, et rapidement nous quittons les skis pour chausser les crampons afin de nous hisser sur la crete.

L’ambiance est hivernale, meme si les temperatures sont douces. La brume étends des filaments autour de nous, et nous masque le vide.

Arrivé au fort, nous décidons de descendre pique-niquer plus bas, d’autant que les nuages se levent un peu nous laissant voir une descente qui promet plus qu’elle ne donnera.

heureusement nous rejoignons bien vite une station desertés de ses skieurs, ou une fois n’est pas coutume, nous apprécions le damage des pistes !

Piques nique à la terrasse du restaurant  !! et c’est déja fini.

(photos a venir)