Archive pour juillet 2015

Dimanche 19 juillet: variations aupour du pic de la colmiane

un grand merci a tout les participants a la sortie handicaf de dimanche.

faute de participants nous avions du annuler le bivouac au Pelat, nous avons remplacé par une sortie dans le cadre de l’événement ‘folies du lac’ qui a mobilisé 16 personnes dont 2 personnes a mobilité réduites, et 4 jeunes ado : Thibault, Fabien, Guillaume et Nicolas.

Grace a la motivation de tous, avons fait le tour du pic de la colmiane par le col de Varaire, puis nous avons pu profiter des concerts et recitals donnés prés du lac de la colmiane.

Le remplacement du lac negre par le lac de la colmiane à fait glisser l’instant poétique du registre de l’émotion vers celui de l’humour, le conteur et le musicien ont mis tout leur cœur à nous régaler pendant une heure.

Un bravo tout particulier à Thibault, Fabien et Nicolas qui nous accompagnaient pour la première fois ainsi que Guillaume qui ont eu la patience d’attendre la fin du recital pour nous aider a remonter les Joelettes: Merci les garçons, aider coûte parfois un peu mais vous devez savoir que votre effort à rendu 100 plus de joie aux personnes que nous avons accompagné.

A trés bientot pour de nouvelles aventures !

dimanche 05 juillet 2015 : ça fait du bruit à la Cougourde

dimanche 05 juillet 2015 : ça fait du bruit à la Cougourde !

Faut il encore la présenter ? ….

Haut lieu de l’escalade. Elle se grimpe de partout. Versants sud ou nord. Ses couloirs l’hiver. Ses parois l’été où une soixantaine de voies offrent une escalade exceptionnelle. 4 cimes majestueuses frisant les 3000m d’altitude. Terrain de jeu sans fin avec une qualité de gneiss exceptionnelle, elle permet aussi à l’alpiniste débutant des lignes accessibles dans un décor de rêve. C’est le cas de son arête SW qui conduit à la cime IV à 2890m.

Ma dernière sortie sur cette arête en septembre 2012 dans une collective CAF n’avait pas atteint son objectif. Le temps passé à « jouer de l’accordéon » dans la voie, la lenteur des débutants et une météo menaçante nous avaient contraints à redescendre de la Cime IV et abandonner la traversée. Cette fois je compte bien assurer le coup et promets à Valérie et Pierre , pour qui c’est une première en grande voie et de surcroit en montagne, de les conduire jusqu’à la cime I.

Dans une période caniculaire où les orages n’attendent qu’un battement d’ailes de papillon pour se déclencher, je les rencarde à 03h30 à St Martin du Var en leur annonçant la couleur : faudra pas trainer !

Jean-Pierre apprenant la nouvelle, décide de nous y retrouver avec un second de cordée qu’il a depuis quelques temps sous sa coupe. Il sera autonome, du moins c’est ce que nous convenons.

Parking du Boréon 05h45, départ 20 minutes plus tard, durée nécessaire à Valérie pour lacer 2 chaussures qui visiblement ne voulaient pas quitter le coffre de la voiture…

refuge 07h00,  à l’attaque à 08h15 où nous attendent JP et son protégé.

la suite en images…

Aldo

 

Valérie mène la danse, corde en anneaux, ferraille dans le sac, même alourdie par la charge elle ne lâchera pas un mètre jusqu’au départ de la voie

elle est là, elle se dresse, d’un côté sa paroi jaune toute ensoleillée, de l’autre sa face NW et ses magnifiques lignes comme « Arrêtez les ministres » ou « Pistou Double »…

notre itinéraire …

Pour ne pas « sécher » trop longtemps sur l’épaule, je demande à Jean Pierre, qui avec son second attendait que l’on arrive, de partir rapidement équiper R1 à l’aplomb de la voie. Surtout que derrière nous une cordée s’apprête à nous rejoindre…

Yannick et moi profitons de ce temps mort  pour donner quelques recommandations d’usage à nos débutants…

Pendant que son second le rejoint, un vacarme assourdissant nous fait tourner la tête. Jean Pierre dans un moment de folie balance dans le vide des pierres grosses comme un saladier …

JP entame enfin la progression en forçant le petit surplomb en IVsup. Nous décidons de nous rapprocher de R1. Je prends Pierre sur ma corde et mon ami Yannick s’occupe de Valérie.

Un second vacarme de pierres  nous fait encore sursauter.  La moutarde me monte au nez. En bas il y a des voies, et un accès direct à l’épaule. Je passe un savon à Jean Pierre… Il me répond qu’il purge comme … « Gabarrou »  ! ?????

1 heure pour la première longueur, il est plus de 9h à ma montre quand je quitte R1. A ce rythme on est encore parti pour un record de lenteur. Je mets la pression à Jean Pierre pour qu’il nous laisse passer. Ce qu’il fait avec compréhension. Pierre me rejoint à R3…

sa gopro sur la tête, je doute qu’elle résiste jusqu’au bout …

plus bas Jean Pierre est toujours scotché à son relais. J’espère que Yannick va pouvoir le doubler. Mais j’ai l’intuition qu’il ne se laissera pas faire…

Pierre découvre le gaz. Par manque d’habitude il est impressionné sans que cela n’entrave la qualité de son geste…

Ce que l’on peut apercevoir de R4 ~R5 avant de gagner la grande terrasse…

tout au fond le massif de l’Argentera…

Après avoir enchainé nos longueurs et sauté 2 relais intermédiaires, nous attendrons en vain une bonne demi-heure sur la terrasse sans que personne nous rejoigne. Visiblement c’est ce que je craignais, Jean Pierre n’a pas laissé passer Yannick. Aussi nous décidons Pierre et moi de poursuivre l’ascension de la Cime IV…

L’itinéraire étant plus facile nous enfilons nos « grosses » aux pieds . Nous réduisons notre encordement pour marcher corde tendue. J’ai maintenant confiance en Pierre, il a le pas sûr, il a bien intégré les règles de sécurité…

Au sommet de la Cime IV nous attendons Yannick et Valérie, et profitons de cette attente pour nous restaurer un peu . Le p’tit café de 02h45 du mat est un peu loin ! il est midi pile à nos montres. 3 heures auront été nécessaires pour gravir l’arête SW que nous aurions pu gagner plus rapidement dans d’autres conditions.

Yannick, qui a gardé ses grosses depuis le début de la voie nous rejoint et nous raconte les difficultés dans la dalle un peu fine qu’il faut franchir à la base de l’arête au dessus de la grande terrasse. Comme Jean Pierre a des chaussons aux pieds je ne m’inquiète pas plus que ça…

De la cime IV un rappel d’un vingtaine de mètres est quasi obligatoire depuis une éboulement en 2001. Nous sommes surpris de voir surgir  une cordée de CRS alors qu’on attendait JP…

je leur propose ma corde pour qu’ils puissent vite filer et prendre leur service. Ils ne se font pas prier, me remercient. Mais après avoir un peu détaillé le cheminement de leur descente, ils me tirent les oreilles à propos des pierres qu’ils se sont pris lors de leur approche.  Je prends sur moi et fulmine de colère… vous avez compris.

Finalement Valérie nous rejoint à la brèche III – IV … avec l’ATC de Yannick. Elle a malheureusement fait tomber le sien sans pouvoir récupérer au passage la plaquette de secours que JP a toujours sur lui. Yannick se débrouillera pour descendre  sur un 1/2 cab…

Nous décidons de changer les partenaires. Valérie me rejoint…

elle gagne une jolie sangle en prime…

Yannick sous la cime II.  En haut on aperçoit une cordée mixte de 2 jeunes qui ont doublé Jean Pierre. On prend les nouvelles. En difficulté dans la dalle ils leur ont porté assistance.  Sachant qu’il n’y a plus de soucis nous décidons donc de poursuivre sans les attendre. Jean Pierre connait l’itinéraire et s’il décide de redescendre de la IV il sait par où passer. Enfin je l’espère…

Valérie désescalade le dernier passage expo…

Yannick au même endroit…

Etrange … comme par magie des lueurs phosphorescentes tombent de son sac

Yannick concentré sur la désescalade sous les regards croisés de Pierre et de sa gopro …

c’est que là, il ne faut pas tomber !

changement de leaders ! ils sont tellement bons nos  seconds que je leur propose de nous sortir au sommet. Valérie cherche la bonne taille de camalot…

Pierre en tête aussi, sur la partie la plus aérienne des arêtes…

un air à la « Rebuffat » …

Valérie plus qu’à l’aise dans le passage en râteau de chèvre…

Valérie sort victorieuse, la première au sommet !

Pierre s’engage sur les rochers bancales…

à chacun sa méthode, ça sera à califourchon…

il apprend vite le bougre !

et sa gopro toujours dressée résiste encore…

Difficile de cacher notre joie. il est 14h. j’avais prévu 13h00 au plus tard au sommet. On s’est bien débrouillé. La météo a tenu. Mes 3 compagnons découvrent pour la première fois ce sommet mythique. Pierre pour une première est passé par la « grande porte ».

La descente sur le névé demandera un peu d’attention encore. Au refuge nous bavarderons avec Hugo inquiet des 2 jeunes et de la cordée retardataire. Nous le rassurerons en lui disant que nous les avons tous aperçus sur la Cime II . De retour au parking à 18h00 , notre petit ballade sous la canicule aura finalement pris 12h chrono ! ça méritait bien une bonne bière à St Martin . Merci pour le pot Valérie.

Aldo

La Cime IV a été atteinte pour la première fois en 1895, il y a 120 ans ! Pendant que d’autres alpinistes écrivaient en cette fin de siècle que personne n’y monterait jamais !
Depuis combien l’ont gravie ? …

 

 

toutes les photos sur google+:

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mercredi 01 juillet 2015 : ça cuit bien sur le calcaire de la Trinité

En cette période de canicule, ça chauffe sur le calcaire de la Trinité !
La Cougourde programmée ce mercredi est repoussée au samedi par ma faute. Pour me rattraper de ce beau lapin, je propose à Pierre et Valérie que je n’avais pas revue grimper depuis novembre 2013, de venir se  » crâmer  » sur le calcaire de La Trinité.
à 16h00 nous mettons une corde dans Anticalcaire, un petit 5 sur le topo, mais qui demande un peu d’adresse dans le franchissement du surplomb, et un peu de lecture dans la traversée qui suit…

Pierre nous fait une petite démonstration :

Après avoir vu Valérie galoper dans la même voie et constaté ses progrès depuis notre ascension du rocher de St Barthelemy, je décide de la projeter dans un joli 6a juste à côté, le Temps d’une Cuisson ( c’est le nom de la voie ! )

puis c’est au tour de Pierre, de cuire ses avants bras !

Pierre rincé par tant d’efforts nous abandonne.
Pour Valérie désireuse de me montrer toute sa vitalité, je pose une corde dans 2 autres voies qu’elle grimpera avec beaucoup d’aisance : « besoins naturels » coté 5sup, dont plusieurs passages fleurtent avec le 6a, Puis elle finira sa belle prestation dans « Taupe Modèle » qu’elle réussira mieux que moi rincé par la chaleur et une longue période sans activités verticales. Une petite leçon que tu m’as donnée là Valérie. Te voilà au top pour nos sorties du mercredi !

La Trinité, ancienne carrière, reste le plan idéal pour qui ne veut pas rouler loin, ni marcher. Les voies intéressantes et bien équipées permettent de progresser rapidement. Elles grillent bien les avants bras pour qui ne veut pas se servir de ses pieds…
Aldo