Archive pour août 2015

Mercredi 27 juillet 2015 : Une stéphanoise au PONSET…

Mercredi 27 juillet 2015 : Une stéphanoise au PONSET…

De la Roche Corbière aux Cayres Barel, il y avait quand même un grand écart à faire pour Pauline venue s’échouer le temps d’un job estival sur notre littoral blindé de touristes. Il lui fallait obtenir un contact sur la côte pour pouvoir grimper et découvrir les spots des Alpes Maritimes. Aussi sa première difficulté fut de trouver une personne au club qui puisse répondre à sa demande. Après avoir récupéré mon numéro de téléphone, nous voilà en pleine conversation en train de projeter une belle ascension dans l’arrière pays, sans même passer par la case départ pour faire un brin de connaissance. Faut dire qu’une cafiste de la Loire qui contacte un cafiste niçois est tellement rare que je me sens tout d’un coup investi d’une mission honorable… : lui faire oublier les monts du Lyonnais (1000m) et ceux du Forez ( 1600m tout de même) . Tu es bien tombée Pauline, on va essayer de trouver « chausson » à ton pied comme on dit, et nous frotter aux « 3000 » du Mercantour ! …direction La Madone de Fenestre, pour un 1er round sur les cayres Barel, et plus si affinité …
Aldo

le déroulement de la journée en images…

en enfilade, les cayres de La Madone, Barel et le Ponset…

Les cayres BAREL dans leur intégralité…

l’arête Ouest du Ponset, la surprise que je lui réserve si notre cordée « déroule » bien…

c’est parti pour le CAF de Nice et de St Etienne en cordée sur Barel…

Un des rappels obligé. L’occasion de rafraichir la mémoire de Pauline dans ce style d’exercice…

autoprotection lors d’une désescalade un peu expo…

il est 14h30, ça « tourne » bien. Une pause, et nous décidons de poursuivre vers l’arête du Ponset, trop belle au soleil…

15h30, second round ! attaque de l’arête…

nous enfilons nos chaussons pour les parties plus raides…

derrière Pauline, le massif de l’Argentera…

un des passages les plus techniques…

Parties horizontales succèdent aux dièdres et aux éperons…

puis vient le « crux »…

Dernière longueur, Pauline passe en tête pour le plaisir de sortir la cordée au sommet…

il est 19h30 quand Pauline sort victorieuse…
C’est une première pour elle d’enchainer autant de longueurs dans une grande voie. A cela j’ajoute rien, il fallait simplement l’y conduire…

au sommet pas un souffle de vent, pas un bruit, des couleurs magiques que seul notre soleil du midi sait faire jaillir de toutes les montagnes environnantes.
voilà pour toi Pauline le p’tit cadeau des niçois à la stéphanoise, … simple comme un coup de fil !
Aldo

Mercredi 22 juillet 2015 : l’onglet dans « GRANIT » en pleine canicule

Mercredi 22 juillet 2015 : 10h…C’est la canicule sur la Riviera.
à ISOLA, on se gèle les doigts à l’attaque de
Granit, une voie splendide « entièrement » équipée sur spits dans la partie droite de la paroi de la cime de Tavels.
Ouverte en 97, par Tardieu et Gentili, elle est une « incontournable » du Mercantour.
Pour qui veut se mesurer avec un équipement « aéré » même dans des difficultés abordables, je recommanderai d’être plutôt à l’aise dans le niveau requis. Il est bon de relever un peu la cotation de certaines longueurs, ou bien c’est moi qui vieillit, ce qui est encore plus objectif.
TDsup, et 6a+ voire 6b obligé, seront mieux appropriés pour définir son niveau global.
Si L2 est cotée 6a, comme à l’origine, je coterais bien la 5ème longueur un bon 6a+ ( au lieu de 6a) et la 8 ème (6b au lieu de 6a+).
Bien qu’il y ait parfois la possibilité de compléter ou de bricoler entre les points, une fois piégé par la compacité des dalles et la précarité des équilibres, c’est plutôt dans la « Zen attitude » qu’on ira trouver refuge…

Régulièrement encombré d’un névé, au pied du 1er spit bien visible, l’attaque se situe sur le bord d’un couloir au pied de magnifiques dalles blanches. La fraîcheur matinale vous glace jusqu’à déclencher parfois un onglet tenace jusque dans la 3ème longueur, même en plein été…

La suite en quelques images

Granit – relais sur goujons de 12 / spits de 10mm / Encordement 50m friends plus qu’utiles, de 0.2 à 1 / 4 sangles et 10 dégaines

les 3 premières longueurs : L1: 6a / L2: 6a (+?) un pas athlétique (ou pour les grands) au dessus de l’aiguillette / L3: 5c (attention au tirage avant de traverser à gauche)

On est vite plongé dans le concret et l’espacement entre les points dans les premières dalles de départ, sans soleil hélas…

de R1, vue plongeante sur le frigo…

c’est de la dalle ! les gants auront préservé un peu les doigts des 2nd de cordée avant qu’ils ne se lancent dans le 6a…

sortie sur vire R1…

l’aiguillette vue de L2, avec une sangle facile à poser…

Départ de L5, sur la vire contourner à droite le rocher surplombant pour démarrer sous la grosse écaille. Linda s’y risque en « Dülfer ».

L5 vu du relais R6. Finalement la longueur était un peu engagée pour Linda qui a manqué d’un tout tout petit rien pour réussir le départ. On a vite inter-changé. Il m’a fallu assurer les pas dans la traversée en dalle qu’on ne voit pas sur la photo. Mais j’ai mon astuce…. mes 2 petits camalots côte à côte dans la seule prise de mains qui existe, et je retrouve des ailes pour aller sous le petit dièdre et mousquetonner une fois la traversée effectuée. Le vol n’est pas conseillé dans ce passage…

L8: La longueur unanimement reconnue comme la plus dure.

Linda a retrouvé ses doigts…

c’est bien compacte, les placements de pieds sont techniques avant de pouvoir s’élever sur les bombés licheneux et peu « prisus ». En tête faut un peu y croire…

après cette longueur difficile, c’est enfin le sourire…

C’est aussi le moment du relâchement sous le soleil qui daigne enfin nous réchauffer…

un final choisi, qui n’est pas une obligation…

c’est une petite arête qui borde la dalle spitée…

finalement c’est coriace…

pour sortir, mieux vaut enchainer les quelques longueurs d’arête que de tirer des rappels et risquer de les coincer.
Selon l’heure, Baisse de La Lauze et Druos, puis le GR par les Terres Rouges, ou bien comme nous, suivez l’arête plein sud et basculer avant la Tête de la Costasse dans une grande pente versant ouest un peu raide mais rapide à dévaler.

Aldo

mardi 14 et merdredi 15 juillet 2015 : Vence to Vence, 48h chrono par les arêtes de la Meije !

Vence to Vence en passant par La Meije…

En réalisant lundi soir que les conditions sont exceptionnelles dans l’Oisans, je n’ai de cesse de penser à la Meije que je n’ai jamais eu l’occasion de traverser. Les crevasses doivent être béantes sous l’effet caniculaire, mais il y a peu de marche sur glacier. La rimaye passe bien, et les précieux renseignements de la gardienne du Promontoire ne me font plus hésiter une seconde. Reste à convaincre des compagnons de cordée. Linda répond à l’appel. Rendez vous mardi matin au bar de St Jeannet pour lever les dernièrs doutes. L’Argentera attendra bien encore …

La décision est prise à 08h30 . Nous quittons les Peyrons. A midi 30 nous approchons Briançon. La Bérarde n’est accessible que par Gap. C’est foutu. Nous pensions gagner du temps. La route est coupée juste après La Grave pour plusieurs mois. L’accès à Grenoble par le Col du Lautaret est tout simplement impossible.

Vu l’heure, nous pensions remonter les moraines du Promontoire, il n’en sera rien. Ça sera les Enfetchores ! Tant pis pour l’horaire

 

14h30, parking du téléphérique de La Grave. Sacs bouclés, quelques barres et un chapeau sur la tête, nous voilà au plus chaud de la journée prêts pour 1000m de déniv dans du 2 voire du 3sup. Personne sur l’itinéraire. Pas surprenant. A la sortie de la gare de Peyrou d’Amont nous dévalons stupidement dans le vallon du Clot des Sables sans nous apercevoir que le sentier partait plus à droite.  Après un bain de pieds forcé dans le torrent tumultueux de l’Abéous, et quelques caillasses instables à traverser nous nous retrouvons finalement sur le sentier des Enfetchores qui nous conduit au pied de la muraille qui sépare le glacier de la Meije de celui du Râteau.

 

Les Enfetchores :  ben pour être franc … c’est une course !  Nous l’avons faite sans corde jusqu’à la traversée sous l’arête sommitale vers 2900m. Ensuite le topo indiquant de ne plus monter mais de traverser, nous nous sommes sentis un peu « exposés » à la chute, et avons enfilé nos baudriers. Sans doute sommes nous passés trop haut au dessus de la vire « caillouteuse » …

L’aire de bivouacs franchi, le rocher fait place au pierrier . Le glacier n’est pas très loin. La Brèche de La Meije est bien visible mais les crevasses ouvertes nous contraignent à nous écarter tout d’abord à droite sur une trace bien marquée, puis bien à gauche avant de revenir en 2 lacets à l’aplomb de la brèche. Belle ambiance, où nous ne voyons pas l’heure tourner. La rimaye est gigantesque. Les ponts de neige sont bien visibles,  soit complètement glacés soit prêts à s’écrouler. Ce n’est qu’à la brèche en vue du Promontoire que nous appelons la gardienne pour la rassurer. Elle nous garde au chaud notre repas. Conversation à notre avantage car en quelques mots, elle nous indique une descente équipée sur spits pour gagner ainsi un temps considérable.

Un petit coup d’œil au passage sur l’arête W du Grand Pic de La Meije ( j’avais pensé la gravir et bivouaquer au glacier Carré ) C’est pas du bon rocher, c’est pas non plus la porte à côté . Vu l’heure … On cale !

Arrivée au Promontoire 20h30. Exténués.

 

Avant de nous coucher, les habitués du lieu, voyant bien que nous mettons nos pieds sur un terrain inconnu, nous expliquent que pour  évaluer notre horaire de la traversée, il nous faut tripler celui des Enfetchores. Ça mouline dans nos têtes…3 fois 6 …= 18 h ! ouaouh !!!  de quoi nous empêcher de dormir le peu d’heures qui nous restent

 

LaTraversée :

3h00 !  dring . Premier réveil celui des guides. Ils sont peu nombreux..  2 cordées

3h15 re dring . second réveil , c’est le notre . Nous sommes 6 cordées.

3h45 c’est le départ au dessus des toilettes…

je connais cet éperon. Je l’ai couru en sens inverse avec jean Paul Gass en juillet 2003. Nous avions gravi  la Pierre Allain.  La descente du glacier Carré au Promontoire avait duré 8h . Nice Nice en 48h, au boulot à 8h le lundi. De la folie. Je réalise que ça n’a pas changé.

Quelques cordées plus véloces passent devant moi. Linda s’aperçoit que je n’y vois pas bien et que je suis lent. Je n’ai pas récupéré d’une semaine de maladie couché tous les jours à lutter contre une infection  à la gorge. Elle prend sans que ça me dérange le commandement de la cordée. Excellente initiative. Nous franchissons  » le pas du Crapaud  » . Puis de ressauts en cheminées l’arête nous amène jusqu’au camp des Demoiselles. En vue du grand gendarme, point de repère de la traversée vers le couloir Duhamel, je réclame des points de protection ; Je ne me sens pas à l’aise dans le noir. Je suis bourré de médocs et fatigué. Linda me fait trop confiance…

Le jour se lève dans le couloir. Les cordées devant nous ont ralenti. La muraille Castelnau, le dos d’Âne et la dalle des Autrichiens nécessitent de l’attention. Ça grimpe partout comme on dit. Faut chercher le passage le plus judicieux.

Vient enfin le Pas du Chat qui nous ouvre la porte de ce qu’il reste du glacier Carré…

Une trace bien évidente en diagonale nous permet d’accéder rapidement à la brèche du glacier.

C’est là qu’ayant retrouvé un peu de tonus, je reprends la tête de la cordée. Il est 08h15 Linda a été magnifique. Elle a besoin de souffler. Quatre heures ont été nécessaires pour arriver au pied du Grand Pic.

Devant moi .. ‘ l’oeille de la meidjour  ‘ ! … l’aiguille du midi qui me domine du haut de ses 3 983 mètres. En route pour le second sommet des Écrins…

 

Le récit et la suite en photos…

Aldo

 

mardi 13 juillet 2015 , LES ENFETCHORES :

gare de Peyrou d’Amont…

le topo…

sous la cascade…

l’arête…

la corde fixe…

les rampes d’escalade…

vue des Enfetchores sur La Grave…

la sente qui judicieusement serpente dans le rocher…

à l’approche du glacier…

Le glacier de la Meije côté effrayant…

le glacier côté accueillant…

Le Grand Pic versant Nord

crampons aux pieds…

la brèche et l’arête ouest du grand Pic…

on ne peut pas les louper…

c’est grand ouvert…

très très ouvert !

à la brèche côté La Grave…

l’arête ouest…

à la brèche côté Bérarde,  de l’autre côté le Promontoire.

avant de redescendre…

la désescalade… 1 seul rappel en bas pour récupérer le glacier . Ne pas prendre les rappels sur sangles au niveau de la brèche. partir à gauche sur 20m et descendre sur une trace bien marquée puis revenir à droite vers le Râteau pour récupérer la ligne de spits en diagonale main droite

 

La Traversée de La MEIJE : mercredi 15 juillet

le topo en images, peu de photos… il  fait nuit

au p’tit matin, à la sortie du couloir Duhamel côté Râteau ça donne ça :

de l’autre côté, à l’Est, toute la chaine…

au dessus de nos têtes l’arête du Promontoire et la muraille qui soutient le glacier Carré…

ça s’affaire dans la dalle Castelnau, un passage raide avant de traverser vers le glacier Carré…

Derrière La Grande Ruine, la Barre des Ecrins se réveille…

Linda aussi…

accéder au « Dos d’Âne » ne semble pas facile…

Nous prenons de la hauteur. Le Torrent des Etançons jusqu’à La Bérarde  semble interminable. Et la Pyramide Duhamel toute petite…

les cheminées en III sup et la dalle des Autrichiens nous occupent un moment…

On touche au but, Linda dans les dernières difficultés franchit le « Pas du Chat » …

En bas le glacier des Etançons et le départ des voies. Parmi elles, Mitchka… la Dibona Meyer … Les Grimpeurs se cachent pour ouvrir… mieux vaut partir tôt ça « parpine sévère » sous le glacier Carré…

Linda en tête au pied d’une dalle grise qui sera sa dernière difficulté avant le glacier Carré…

Crampons aux pieds, elle nous conduit à la brèche sur une trace rassurante…

Il est 08h20. On s’octroie 1/2 h de pause et je prends les rennes. Au dessus de nous, les cordées cherchent les passages les plus faciles…

la suite de l’ascension du Grand Pic …

un passage surprenant…   » Le Cheval Rouge »

Plus impressionnant que difficile…

après avoir gravi « Le Chapeau du Capuçin » il ne nous reste plus qu’à remonter facilement l’arête qui mène au sommet du Grand Pic de la Meije pour voir la Vierge …

il est 10h50, ça fait 7h que nous avons quitté le refuge…

Au grand Pic, c’est le point de non retour. On n’est pas rapide mais il n’est pas tard. La météo est parfaite. On décide de poursuivre et descendre les 3 rappels pour gagner la brèche Zsigmondy…

Ensuite il faut remonter une petite arête effilée pour rejoindre les fameux câbles.  Sur la photo une cordée nous précède…

Au bout de l’arête, la forme élancée du Doigt de Dieu …

l’approche des câbles sur l’arête…

60m de traversée  sous la Dent Zismongdy…

une belle ambiance avec un câble qui disparait parfois sous la glace…

La remontée s’apparente à une goulotte qui se redresse à 70°…

Ce passage est sans doute le plus technique de tout l’itinéraire et peut dérouter si le câble venait à disparaitre…

Nous retrouvons le soleil. Derrière Linda le Grand Pic…

La suite est une succession de dents sur du rocher sec qui contraste subitement avec le couloir/goulotte…

 

Au sommet du doigt de Dieu, Il est 15h45.  ça fait exactement 12h que nous sommes partis…

Le doigt de Dieu se désescalade. Il ne faut pas prendre le premier relais à gauche en descendant. Mais poursuivre l’arête jusqu’au replat et aller chercher l’autre ligne de rappel…

2 rappels sont nécessaires pour être certain de franchir la rimaye…

enfin le refuge de l’Aigle

Une pause bien méritée. Un accueil chaleureux des gardiens. Et nous repartons pour une descente infernale jusqu’au Pont des Brebis

Derrière nous les retardataires continuent leur traversée…

une dernière photo avec le tracé de l’itinéraire…

du refuge il nous faudra 3h pour dévaler les 1800m de descente jusqu’à Villar d’Arêne

à 21h au Pont des Brebis, nous sommes sans voiture. Pas un chat ! Nous sommes contraints de marcher sur la route. On en a plein les pattes ! La nuit s’empare de nous .  Nos frontales à nouveau allumées éclairent le bitume. Les souvenirs encore tout frais de la traversée nous aident à supporter ce moment peu enviable. 2km avant La Grave, une voiture nous croise puis revient vers nous. Bruno, un guide du coin a compris notre galère et nous ramène au parking du Télephérique. Enfin nous sommes de retour.

Quelques rafraichissements et un peu de nourriture, puis à minuit nous prenons la route. à 1h30 du mat, fallait s’en douter, je n’arrive plus à garder les yeux ouverts. Nous nous imposons un petit somme puis à 3h c’est l’affolement. Linda et moi devons prendre le boulot à 8h.

On sera à l’heure

Aldo
La première ascension du Grand pic fut effectuée en 1877 par Emmanuel Boileau de Castelnau et Pierre Gaspard. Les techniques de rappel n’existaient pas,ils abandonnèrent les cordes.

La première traversée des arêtes de la Meije a été faite du Doigt de Dieu au Grand pic en 1885 par Ludwig Purtscheller, Otto et Emil Zsigmondy.  Ils redescendirent par l’arête du Promontoire,

En 1891, J.-H. Gibson, Ulrich Almer et F. Boss firent la première traversée des arêtes dans le sens ouest-est. C’ est l’itinéraire classique aujourd’hui, que tous les alpinistes considèrent comme l’un des plus beaux des Alpes.

 

 

Lundi 13 juillet 2015 : Eperon NW aux Cayres Barel

Lundi 13 juillet 2015 : Eperon NW aux Cayres Barel

Cette saison les conditions météo sont exceptionnelles pour grimper tous les jours dans le Mercantour. Je ne résiste pas à doubler les sorties en semaine. Notre choix porte sur l’éperon NW de la face ouest des Cayres Barel. Une classique reéquipée en 2001.
Du pur bonheur, où les difficultés ne dépassent pas le Vsup. Une « ballade » en somme …
5h sont nécessaires pour gagner l’arête. Franchir pas à pas les magnifiques dalles en V qui forment le socle, forcer les dièdres plus ou moins bancales qui suivent, et serrer un peu plus les « pinces » si l’on veut enchaîner la traversée en Vsup .
Belle motivation qui a surpris mon second de cordée dans sa première grande voie dans ce niveau de difficulté.
Aldo

Quelques photos de l’ascension

 

l’attaque…

Du « V » au départ sur du rocher compact et très adhérent…

Tenir sur des réglettes avec l’extrémité des doigts,  une technique appelée « arquée », alterne avec quelques plats un peu fuyants…Nous prenons de la hauteur. Le soleil nous récompense…

un joli dièdre…

un peu moins stable le suivant…

Puis se dresse le grand dièdre rouge. On en sort à mi hauteur par la droite…

à l’attaque du dièdre…

De bons placements des pieds évitent d’entamer les bras…

Un bel aperçu de la longueur clef .  « Vsup » soutenu avec un pas de 6a sur un étrange lichen orange…

Dans cette longueur, la traversée s’effectue sereinement si on se décale à chaque mouvement. Le plus possible à gauche et le 6a passe inaperçu…

plein gaz dans la traversée…

la suite… 5 belles longueurs faciles, du IV au IVsup où nous finirons en corde tendue…

Les 300m d’escalade se terminent par une trentaine de mètres sur une arête facile en direction du Ponset . Un rappel équipé ramène dans un couloir herbeux  versant sud.

le Ponset et son arête Ouest… prochaine sortie ?

Aldo

Eperon NW, parfois appelé « la Morisset » :
Ouvreurs: Melle J. Chevaillot, G. Demenge, P. Gastaldi, E. Isch-Wall le 16 juin 1957. J. Claret, J.-M. Morisset pour la variante médiane directe. Première hivernale: G.Grisole et J.Lemière 28 février 1971