Mercredi 22 juillet 2015 : l’onglet dans « GRANIT » en pleine canicule

Mercredi 22 juillet 2015 : 10h…C’est la canicule sur la Riviera.
à ISOLA, on se gèle les doigts à l’attaque de
Granit, une voie splendide « entièrement » équipée sur spits dans la partie droite de la paroi de la cime de Tavels.
Ouverte en 97, par Tardieu et Gentili, elle est une « incontournable » du Mercantour.
Pour qui veut se mesurer avec un équipement « aéré » même dans des difficultés abordables, je recommanderai d’être plutôt à l’aise dans le niveau requis. Il est bon de relever un peu la cotation de certaines longueurs, ou bien c’est moi qui vieillit, ce qui est encore plus objectif.
TDsup, et 6a+ voire 6b obligé, seront mieux appropriés pour définir son niveau global.
Si L2 est cotée 6a, comme à l’origine, je coterais bien la 5ème longueur un bon 6a+ ( au lieu de 6a) et la 8 ème (6b au lieu de 6a+).
Bien qu’il y ait parfois la possibilité de compléter ou de bricoler entre les points, une fois piégé par la compacité des dalles et la précarité des équilibres, c’est plutôt dans la « Zen attitude » qu’on ira trouver refuge…

Régulièrement encombré d’un névé, au pied du 1er spit bien visible, l’attaque se situe sur le bord d’un couloir au pied de magnifiques dalles blanches. La fraîcheur matinale vous glace jusqu’à déclencher parfois un onglet tenace jusque dans la 3ème longueur, même en plein été…

La suite en quelques images

Granit – relais sur goujons de 12 / spits de 10mm / Encordement 50m friends plus qu’utiles, de 0.2 à 1 / 4 sangles et 10 dégaines

les 3 premières longueurs : L1: 6a / L2: 6a (+?) un pas athlétique (ou pour les grands) au dessus de l’aiguillette / L3: 5c (attention au tirage avant de traverser à gauche)

On est vite plongé dans le concret et l’espacement entre les points dans les premières dalles de départ, sans soleil hélas…

de R1, vue plongeante sur le frigo…

c’est de la dalle ! les gants auront préservé un peu les doigts des 2nd de cordée avant qu’ils ne se lancent dans le 6a…

sortie sur vire R1…

l’aiguillette vue de L2, avec une sangle facile à poser…

Départ de L5, sur la vire contourner à droite le rocher surplombant pour démarrer sous la grosse écaille. Linda s’y risque en « Dülfer ».

L5 vu du relais R6. Finalement la longueur était un peu engagée pour Linda qui a manqué d’un tout tout petit rien pour réussir le départ. On a vite inter-changé. Il m’a fallu assurer les pas dans la traversée en dalle qu’on ne voit pas sur la photo. Mais j’ai mon astuce…. mes 2 petits camalots côte à côte dans la seule prise de mains qui existe, et je retrouve des ailes pour aller sous le petit dièdre et mousquetonner une fois la traversée effectuée. Le vol n’est pas conseillé dans ce passage…

L8: La longueur unanimement reconnue comme la plus dure.

Linda a retrouvé ses doigts…

c’est bien compacte, les placements de pieds sont techniques avant de pouvoir s’élever sur les bombés licheneux et peu « prisus ». En tête faut un peu y croire…

après cette longueur difficile, c’est enfin le sourire…

C’est aussi le moment du relâchement sous le soleil qui daigne enfin nous réchauffer…

un final choisi, qui n’est pas une obligation…

c’est une petite arête qui borde la dalle spitée…

finalement c’est coriace…

pour sortir, mieux vaut enchainer les quelques longueurs d’arête que de tirer des rappels et risquer de les coincer.
Selon l’heure, Baisse de La Lauze et Druos, puis le GR par les Terres Rouges, ou bien comme nous, suivez l’arête plein sud et basculer avant la Tête de la Costasse dans une grande pente versant ouest un peu raide mais rapide à dévaler.

Aldo

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