Archive pour octobre 2015

Mercredi 30 septembre 2015 : AIGLUN ! La paroi en or des Alpes Maritimes…

La paroi du GIET, vous ne la connaissiez peut être pas sous son vrai nom, c’est AIGLUN ! … la paroi en or des Alpes Maritimes.
Découverte par Michel Dufranc à la fin des années 60 et explorée dans la foulée par des Charvet, Gounand, Bourdoncle et bien d’autres, c’est l’incontournable du département où s’est enracinée l’histoire de la grimpe dans le 06.
Le site est reculé. Tout est enchantement. De la remontée de l’Esteron, à la traversée de ce petit village à l’entrée de la Clue.
Le chemin bucolique et pittoresque dévoile subtilement une arène riche en tonalités d’ocre et donne la pleine mesure de sa hauteur.
Au fur et à mesure de la progression, le soleil balaye de son projecteur l’immensité verticale du cirque.
Ses multiples reliefs colorés, colonnes, trous, gouttes d’eau, éperons et toits se déversent peu à peu, vous font ralentir l’allure le nez perché dans leurs innombrables passages escarpés …

Nous balayons du doigt les itinéraires. J’essaye d’en évoquer quelques uns, tout en laissant Jeannot nous raconter ses aventures. Je garde pour moi d’autres pensées vers des amis disparus qui ont marqué le site… Mickey ( Michel Pittaluga ), Patrick Berhault (qui s’y entraînait en solo dans l’Echarpe ou le Spigolo des hussards), Eric Kieffer qui s’était lancé dans un re-équipement parfois controversé. Sujets de discussion épineux qui n’ont pas complètement disparu. Des nouveaux itinéraires « empruntent » quelques passages en TA dans la partie gauche et sèment parfois la confusion au pied des voies ou aux croisements de leur cheminement historique. Mieux vaut avoir la connaissance des lieux ! Et ça tombe bien aujourd’hui, car la plupart sont des voies de Jeannot.
Jeannot qui en 1974 ouvrait avec Jacky Malaussène et 8 pitons seulement l’Eperon des 4 vents, et d’autres voies à proximité toujours en terrain d’aventure: l’Ecole Buissonière, Les Murmures de la Forêt, le Déjà Vu ou le spigolo des Hussards… 6b+ obligé !
Des récits qu’on ne se lasse jamais d’écouter lorsque l’on a cette chance d’aller y grimper ce mercredi en sa compagnie.
Aujourd’hui , Jeannot choisit de « re-visiter » avec Solange les Chevreuils du Calendal, voie ouverte par les frères Petit en 87.
Jacques et moi, de notre côté, décidons de nous frotter à Goutte à Goutte, 7 longueurs, 6b obligé, voie ouverte par Alain et Nicole Debernardy.

Aiglun, la paroi dorée et adorée…
Du 5sup au 8b, de l’artif à des voies bien équipées, même si parfois l’éloignement demande de l’attention…
Aiglun, du bonheur à tous les étages, où la petite route sinueuse de l’Esteron se fait vite oublier …

Voyage dans la verticalité en images…
Aldo

la paroi du GIET…

l’approche…

les récits

les exploits…
Goutte à Goutte  L1 6b
une première longueur qui réveille
Jacques enchaine les pas

« Goutte à Goutte »  porte bien son nom



ça grimpe,  c’est soutenu
ça se redresse aussi

le relais n’est plus très loin mais les doigts commencent à s’ouvrir

Heureusement des bacs et des bons pieds pour me rejoindre

le bon vieux relais R1
Jacques repart dans le foulée, la première longueur dans les pattes, c’est pas facile…

ça se ressent dans la seconde longueur en 6b bien conti

Un aperçu de la paroi vu de R3. Pour y accéder de R2, décalage à gauche sur la vire, un dièdre dans une zone délitée, et vous êtes à R3 sur une branche d’arbre bien lustrée qui vous attend sur votre gauche. (possibilité d’y accéder en empruntant une partie de « La Cerise » si vous prenez tout droit au dessus de R2.

au-dessus de nous Jeannot dans le Calendal
Jacques à la recherche de l’itinéraire dans L4.  Pas de points au départ, chercher des anneaux et retrouver nos spits. Un peu paumatoire pour ceux qui ne connaissent pas.

maintenant c’est la cordée de Jeannot qui se trouve en dessous

Solange tenue « bien sec » par Jean

R4
la longueur de rêve… L5
Vous savez pourquoi vous êtes là, pour cette longueur d’anthologie en 6a

des picots, des trous, des fissures, des lunules … bref même avec des sabots aux pieds vous ne pouvez pas glisser sur ce rocher abrasif

ça pique tellement que vous n’y pensez même pas

le vieux relais R5 et ses 3 anneaux de corde

le système de fissure horizontale se propage dans toute la face
Jacques à l’attaque de L6, la longueur à mon avis la plus délicate

au début  des prises franches

mais plus haut les pas sont durs et obligés, les placements exigeants, des prises plus petites où il faut de la force dans les doigts. Dur Dur d’enchainer avec la fatigue la raideur de la ligne
Aiglun
dernière longueur où il faut beaucoup d’attention. Caillouteuse au dessus du relais, des écailles douteuses, des chutes qu’il vaut mieux éviter…

Jacques ne parait pas s’en soucier. il est à l’aise dans ce 6a

à la sortie de la voie nous rejoignons Solange et Jeannot

Jean, à chacune de ses sorties rajeunit de 10 ans ! ses yeux pétillent de joie

cet homme là, c’est un peu notre maître à tous. Il vous ramène toujours à la maison comme on dit.  Merci Jeannot pour ce que tu as fait sur nos parois et la façon dont tu nous communiques ta passion.  Aldo

Les joelettes a fontanalbe – Dimanche 27 septembre

Très belle sortie handicaf  à Fontanalba ou Philippe et Christian nous ont raconté et conté l’histoire.
Nous nous retrouvons tous à 9h à casterino, Marc, Camille et les joelettes montent une partie de la piste en voiture, nous les rejoignons à pied.

Ya pas d'age pour aider, chacun vient avec ce qu'il peut donner !

La montée vers la voie sacrée n’est qu’une formalité, Stef, Fati, et les enfants nous rejoignent au dessus de la vacherie.

La voie sacrée se dévoile, que de mystère autour de ces roches gravées !!

Explication de texte

Christian nous explique le sorcier

Nous déjeunons a l’abris du vent et sous le regard bienveillant du Bego aux lacs jumeaux. Après avoir joué a cache cache quelques instant, le Bego se dévoile.

Dejeuner a l'abris du vent, aux lacs jumeaux

Après déjeuner, nous montons vers l’autel et la ça se complique ! hisser la joelette de bloc en bloc est une épreuve !! mais la vue en haut se mérite, et vaut le détour !

a la une , a la deux, a la trois : hissez !

Difficile de dévoiler les secrets des gravures, la ‘pierre de rosette’ des merveilles n’a pas été trouvée et il faut ouvrir notre imagination pour essayer de comprendre ce qui a poussé des hommes a venir dans cet environnement hostile pendant une période aussi longue.

Philippe nous raconte ...

 

a l'audience captivée

Malheureusement le soleil commence a plonger et il faut déjà quitter cet endroit chargé de sens.

On n'allait pas partir sans le saluer !!

Nous regagnons rapidement la piste qui nous ramène à casterino vers 18h30. Grande et belle journée donc. Un grand merci a Christian et a Philippe, ainsi qu’a tout les participants qui ont contribué a faire de cette journée une réussite.