Dimanche 31 janvier 2016 : Tour de la cime de Tavels

G1 et G2 : Tour de la cime de Tavels (1000 mètres pour 14 kilomètres)

G1 : petit bonus sur une antécime de la cime de la Lause (+100 mètres)

 

En mars 2012, nous nous étions promis-juré de refaire par beau temps cette boucle magnifique et engagée dont nous n’avions eu qu’un aperçu nuageux, brumeux et pluvieux. 

 Nous étions 13, à l’époque, avec l’impression d’être un grand groupe… Alors que dire de l’effectif du jour : 33 personnes, encadrants compris ? Gabriel et Tony mèneront un G2 ambitieux et confiant, prêt se lancer aujourd’hui dans la boucle commune aux deux groupes, laissant à Denis, Michel, Jacques et Mario la tâche de canaliser un G1 débordant d’énergie.   

Premier constat : sur la station d’Isola 2000 et aux alentours, la neige brille… par son absence. La couche très mince n’est même pas uniforme. Nous chargeons donc (3 fois hélas) les raquettes sur le sac avant de prendre, en deux groupes, la direction de la baisse de Druos, premier des trois cols qui figurent au menu du jour. 

 

Dans la combe des lacs de Terre Rouge, dans le secteur Malinvern, Tavels et Costasse, c’est la même consternation : peu, très peu de neige, juste ce qu’il faut pour faire glisser pieds et bâtons et contraindre le groupe à une grande vigilance. Surtout dans les derniers lacets permettant d’accéder à la baisse de Druos (2628 mètres).

Et là, grand changement ! Voilà enfin la belle neige italienne, que l’exposition différente a conservée froide et poudreuse, quelle chance. Vite, les raquettes !

 

Nous quittons la baisse à la queue leu leu, encastrant le plus exactement possible nos raquettes dans les traces de Denis pour la traversée déversante d’une pente bien raide. Une sangle et un mousqueton aideront une nouvelle participante à franchir ce passage pas vraiment… confortable. C’est ce qui s’appelle « créer du lien ». 

Tout le monde a les yeux rivés sur la seconde baisse du jour, celle de la Lause (2639 mètres), qu’il s’agit à présent de rejoindre. Comme toutes les baisses, elle se trouve « en haut », et pas « en bas » : appellation trompeuse ! La pente s’accentue progressivement : il va falloir troquer raquettes contre crampons.

 La neige, parfaite dans tout ce large couloir, fait tout pour nous faciliter la tâche : la trace est nette, franche, fiable ; la présence des encadrants, sécurisante. Un régal. Le dernier raidillon pourrait se situer entre 40 et 45° : pas mal ! Et on sort en plein soleil, que c’est bon, que la montagne est belle, et la vie généreuse avec nous !  

Tandis que le G2 émerge à son tour dans le soleil de cette baisse, le G1 s’accorde un petit plaisir égoïste en partant ascensionner un gros tas de cailloux répondant probablement au doux nom « d’antécime de la cime de la Lause »

Mais l’expédition devra battre en retraite en se heurtant à des rochers qui évoquent plus une course d’arêtes qu’une rando raquette : pas question de prendre des risques inutiles en sortant du strict cadre d’une sortie collective raquette à neige et non d’une sortie entre amis…

 Mais l’expédition devra battre en retraite en se heurtant à des rochers qui évoquent plus une course d’arêtes qu’une rando raquette : pas question de prendre des risques inutiles en sortant du strict cadre d’une sortie collective raquette à neige et non d’une sortie entre amis…

Le pique nique est pris en commun sur le toit d’un blockhaus, promontoire du haut duquel nous avons un aperçu presque exhaustif de la suite de l’itinéraire. Qui, des 33 pique-niqueurs n’a pas dit, ou pensé, en regardant le large vallon de la Lause dans lequel nous allons bientôt descendre : « la saison a deux mois d’avance… que de cailloux à la place de la belle neige tant espérée… »

Le Lac de Tavels et Les falaises de la tête du Claus nous regardent passer, à la recherche d’un itinéraire optimal nous permettant d’avoir une quantité raisonnable de neige sous les raquettes. Mais les raquettes accrochent, encore et encore, sur des rochers pas toujours visibles.

 

Cailloux ou pas cailloux, il faut bien avancer, et rejoindre le col Mercière (2342 mètres), dernière épreuve de la journée. À raquette, d’abord, jusqu’en aval du lac de Tavels. Puis à pied, dans les très raides pentes herbeuses qui surplombent la piste Mercière-Molière, puis à nouveau à raquette, et ce jusqu’aux voitures qui nous attendent sur le parking de la Diva. 

Le courant d’air froid qui souffle au col Mercière contraint à abréger la halte et à accélérer la cadence. Bravo aux nouveaux Participants, Hélène, Florence, Yoann qui ont suivi un rythme soutenu toute la journée, qui ont probablement pris sur eux pour garder le sourire, et qui ont même promis de revenir ! De tous les bilans, c’est bien là le plus gratifiant !

superbe lac de tavels sous la tête des portettes

Le patron du bar d’Isola , éberlué, voit débarquer une horde de 33 gosiers secs qui aspirent à ne plus l’être, et vite ! Du classique, quoi… Merci à l’équipe pour cette très belle sortie, et toujours dans la même bonne humeur, ça c’est fort !! à la semaine prochaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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