Dimanche 22 février 2016 Castérino et ses merveilles

G 1 : Pointe de la Corne de Bouc par la pas de colle rousse (2414 mètres) depuis le lac des Mesches 1380 mètres) : 1100 mètres pour 14 kms

G2 : lac Saorgine depuis les Mesches : 900 mètres pour 11 kms

 La section raquette adore tout ce qui est inédit… Donc lorsque Denis et Gaby nous annoncent « une boucle inédite », nous voilà instantanément consolés de la rareté de neige sur le pic de la Chamatte, sur lequel nous avions prévu d’aller laisser l’empreinte de nos raquettes.

Annie, Patrick, Gabriel, Denis et Tony nous emmènent aujourd’hui vérifier si le secteur des « Merveilles » mérite toujours ce qualificatif… De plus, cerise de choix sur ce gâteau dominical, le président Eric est de la partie, avec le calme et la gentillesse dont il semble ne jamais se départir !Nous sommes 31, encadrants compris. Chacun choisit son groupe en fonction de la forme du jour : 24 personnes pour le G1 et 7 pour le G2.

Départ groupé du lac des Mesches, dans une ambiance printanière précoce qui contredit un peu cette belle neige tout récemment tombée. 31 marcheurs en file indienne, qui passent instinctivement en « marche au pas, droite-gauche-droite-», quel spectacle… On sourit en imaginant un faux pas du leader (simple supposition) : c’est la cascade de dominos assurée, le strike fatal !

Au niveau de l’entrée dans le parc national, G1 et G2 se séparent. Le G2 de Gabriel et Tony continue à son rythme régulier et efficace sur la piste qui monte en direction du refuge des Merveilles. Des coulées de la veille bien présentent sur le passage les incitent à redoubler de prudence.

 

Leur progression se poursuit pour une halte de choix au lac Saorgine pour un pic nique bien mérité. Plus en amont le lac long inférieure et le lac long supérieur restent blotti au fond de ce cirque des merveilles.

 Le retour se fera par le vallon de la Minière. Un circuit toujours aussi agréable, à découvrir ou à redécouvrir, surtout lorsque les rochers du torrent sont ainsi encapuchonnés de blanc…

Le G1, pour sa part, attaque à gauche toute, dans les pentes qui montent vers le pas de Colle Rousse, toujours en formation « queue leu leu », mais à crampons cette fois. En effet, les pentes se redressent, les topos évoquent une inclinaison moyenne à 35°: affronter ça à raquette pourrait nous jouer des tours…

Les marches sont hautes (signe qu’un traceur à longues jambes est en tête…) mais régulières (signe qu’il maîtrise son sujet !). Bon, ça brasse bien un peu, car la croute de surface cache une belle poudreuse. Mais pour ceux qui ont la chance de marcher en bout de peloton, c’est de tout repos :

 

 la cohorte a consolidé et élargi les marches, les rochers invisibles sont signalés par des avertissements transmis d’un bout à l’autre de la file, et il n’y a qu’à observer les points d’embouteillage pour soupçonner qu’on va probablement faire un peu de rétro-pédalage à cet endroit précis…

Certains s’en sortiront avec de belles ampoules aux pieds, mais quel spectacle à l’arrivée au pas de colle rousse.Reconnaissez-vous ces belles montagnes ? Il me semble qu’un de ces sommets est au programme de cette année, se dit Laurence !

 

La suite du circuit autorise davantage de décontraction : de très larges crêtes nous mèneront jusqu’à la baisse de la Nauque via la pointe de la Corne de Bouc d’où ne nous verrons ni corne ni bouc, mais la Corse enneigée, et un majestueux panorama à 360° avec échappée sur le Mont Rose, la grande classe. Seule ombre au tableau : pas de neige. Le sac s’alourdit donc des crampons et des raquettes. Mais s’allège du pique-nique.

D’ailleurs, pour la descente du pas de la Nauque, mieux vaut être léger : les trous créés par les chutes et glissades en seront moins profonds… Bien sûr, la belle couche de poudreuse absorbe bien des erreurs de trajectoire et de calcul, mais… quand on tombe dedans, que d’efforts pour s’en extirper… Quelques murs de neige bien raides sont ainsi allègrement franchis : un très grand show de figures libres !

G1 et G2 innovent aujourd’hui en prenant le pot d’au revoir au buffet de la gare de Breil-sur-Roya. Encore une bien belle journée à mettre au crédit de l’équipe d’encadrants, et une boucle à refaire, même si elle n’est désormais plus tout à fait « inédite ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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