Archive pour avril 2018

Dimanche 22 avril 2018 : Les chenilles processionnaires des Millefonts

G1 : traversée cime des Lauses (2651 mètres) – la Costasse – tête de la Tranche: 14 km pour 1000m environ

G2 : tête des Margès (2550 mètres) 13 km pour 900 m environ

 

C’est la saison qui veut ça… À la queue leu leu, comme le font les chenilles processionnaires, G1 et G2 quittent le cocon douillet des voitures pour le paradis blanc des Millefonts.

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Mais, contrairement aux chenilles processionnaires qui désertent leur nid pour aller s’enterrer dans le sol sous la conduite exclusive d’une femelle, ce sont de vigoureux mâles qui prennent la direction de notre cohorte à raquettes : Gabriel et Vincent pour le G1, Eric et Tony pour le G2 (mais tous les autres mâles du groupe sont eux aussi vigoureux, faut-il le préciser ?).

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Un bon kilomètre de marche à pied sur la route nous permet de préparer les muscles et le mental aux efforts de la journée. Nous chaussons, avec une intense satisfaction, vers 1850 mètres, au niveau de la balise 81 du Plan de la Gourra, avant de poursuivre en direction du parking en coupant allègrement les lacets interminables de la piste. Premier regroupement, et séparation en deux groupes qui vont se suivre à quelque distance, pour se retrouver à nouveau au col de Veillos, en bonnes chenilles processionnaires à deux pattes.

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C’est toujours une bouffée de bonheur, quand on découvre cette immense combe des Millefonts (les mille « sources ») dans son habit d’hiver. Et là, bien que nous soyons au milieu du printemps, c’est bien un paysage d’hiver que nous avons sous les yeux : du blanc, et du bleu. Et juste quelques barres rocheuses qui interdisent certains accès, histoire de canaliser notre route vers des terrains sans danger.

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Pétoumier et Pépoiri nous toisent, mais nous n’avons d’yeux que pour leurs vis-à-vis : Margès, Lauses, Costasse, nos Graal du jour.

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Le G2 d’Eric et Tony, un bon petit groupe de 9, oblique vers la tête des Margès et progresse avec un espacement parfait, à rendre jaloux notre pauvre Gabriel : le G2 serait-il plus discipliné, plus enclin à respecter les consignes que le G1 ? Leur montée régulière, dans les pas d’Eric, les amène sans problème à avaler pentes et combes, jusqu’à sortir sur la crête qui court du col Ferrière au col du Barn, et qui sépare le Valdeblore du secteur de Mollières.

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Une crête comme on les aime, avec de belles corniches sculptées par le vent et un panorama devant lequel on resterait à rêver des heures durant, si la faim ne venait pas titiller les estomacs : et si on cassait une petite croûte dans cette salle à manger trois étoiles, la tête des Margès ? Unanimité sur ce choix.

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Le G1 fait une pause-regroupement au col Ferrière (quelle trace, quel rythme, Vincent, félicitations !). La corniche est impressionnante, et elle s’est même fracturée par endroits en se donnant de grands airs de rimaye… Prudence, ne surtout pas trop s’approcher pour tenter d’apercevoir les toits de Mollières…

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Gabriel est circonspect : il reste juste 160 mètres pour atteindre la cime des Lauses, mais la pente est raide, et il n’est pas question d’entraîner le groupe dans un mauvais plan. Il part en éclaireur pour tester la neige. Il est évident qu’il n’y en a pas une épaisseur trop importante. Ses raquettes font de confortables marches. Ça ne glisse pas. Feu vert ! Le top 10 du groupe lui emboîte virilement le pas, pour conforter la trace et préparer le terrain aux suivant(e)s. Et voilà comment se grimpe la cime des Lauses, aisément, calmement, prudemment, raquettes aux pieds !

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Groupe, Pépoiri, Pétoumier

Quatre personnes, sans doute moyennement tentées par l’aventure, ont préféré rester au col, et surveillent la montée des copains. Du sommet, il faut maintenant les prévenir que le groupe ne repassera pas par le col Ferrière, et qu’on se rejoindra directement au lac Petit. On tente de les joindre par téléphone, mais en vain. Finalement, c’est à l’ancienne, en soufflant dans nos sifflets et en beuglant tous ensemble, que nous réussissons à attirer leur attention et à leur exposer notre plan.

 

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Direction à présent vers la Costasse, en suivant la ligne de crête superbe qui nous mènerait jusqu’au Mont Giraud, si on ne nous retenait pas ! Les corniches sont impressionnantes. Impressionnantes aussi, ces traces de chamois dans des pentes à faire pâlir d’envie les amateurs de ski de couloir… Ah, la supériorité incontestable des sabots sur les raquettes, même les plus techniques…

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Personne n’a envie de redescendre, le moment est magique. Continuons donc encore un peu, jusqu’à la tête de la Tranche. Gabriel, qui comme toujours a bien anticipé, a remarqué une belle croupe qui descend du sommet vers le lac Petit, moins pentue que le reste du terrain environnant, sans barres rocheuses dangereuses, et en partie déneigée : tout à fait ce qu’il nous faut pour boucler la boucle en toute sécurité.

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Dans un timing parfait, G2 et G1 convergent vers le lac « Petit », pourtant le plus « grand » des lacs des Millefonts. Pique-nique pour le G1, tandis que le reste de la troupe prend le chemin du retour. La trace d’Eric est tentante : tout le monde la suit, dans une petite variante permettant de rejoindre le col de Veillos avec un petit bonus-dénivelée, et évitant de surcroît une longue traversée en dévers, pas très indiquée les après-midi de grand soleil…DSC08446

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Autour des voitures, dans l’herbe, grouillent des paquets de chenilles processionnaires. Dans les pins environnants, des dizaines de cocons, certains déjà éventrés… Attention à ne pas y toucher, et prudence en posant les sacs par terre… Mais la délicieuse petite brise qui souffle transporte déjà les poils urticants de ces bestioles, et nos bras se couvrent de boutons qui démangent… Attention aux yeux ! On frémit en pensant à ceux ou celles qui sont allés faire un petit pipi dans les bois, les inconscients…

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La bière fraîche ayant la réputation non-usurpée de calmer les démangeaisons causées par les chenilles processionnaires, direction Les Tilleuls ! Pour accompagner ce puissant rituel de guérison, Michèle a préparé deux délicieuses pissaladières, et elle réussit même le tour de force mathématique de les partager en 29 ! Bravo à elle. Elle a encore le sourire qu’elle avait, là-haut, en arrivant sur la cime des Lauses…

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Une rando inoubliable. Merci à nos encadrants, qui dénichent toujours pour nous « the place to be ». La vie est belle ! Et il y a encore plein de neige pour enchanter nos dimanches à venir !

Dimanche 15 avril 2018 : Un Raton. Et 28 sangliers !

Cime du Raton (2066 mètres) depuis Les Launes (1498 mètres).

 

Un risque 4, ça donne toujours à réfléchir. Et ça calme tout net nos envies de Millefonts… Des scores d’anthologie sont annoncés à la suite des dernières chutes de neige d’avril : 1 mètre de neige serait tombé sur Isola ! Gabriel, Eric, Michel et Tony décident d’emmener leur bande de raquettistes gourmands de neige fraîche sur une des crêtes Cians/Var, peu exposée au risque avalanche, mais nous permettant de ne pas relâcher notre entraînement, dans la perspective du prochain week-end à Estenc qui s’annonce sportif…

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Le parking des Eguilles, déserté depuis la fermeture de la station de Valberg, est tout libre pour nos voitures et notre grand déballage dominical de sacs, chaussures, raquettes, victuailles, bâtons, pelles, sondes et autres DVA. Au top départ, comme par magie tout est sur les dos, aux pieds ou dans les coffres, un rituel bien rodé. Direction le contrôle DVA, assuré par Michel, déjà en forme et en verve.

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Départ en une seule colonne par la piste du bois de Tailler. Gabriel ne s’attendait sans doute pas à devoir tracer comme en plein hiver dans 30 centimètres de neige… On suit sa trace présidentielle jusque dans ses moindres zigzags, tout le monde tenant à profiter de la belle tranchée qui s’élabore au fur et à mesure de l’avancée du groupe.

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Haaaalte ! Pour nous tirer de notre marche automatique, tous les 250 mètres environ, des ateliers de type accrobranche sont organisés ! Le poids de la neige lourde, conjugué aux fortes rafales de vent des derniers jours, a déraciné ou cassé de nombreux épicéas et sapins, encore tout chargés de leurs pignes odorantes.  L’allure du groupe s’en ressent : il faut passer à quatre pattes, en bons sangliers que nous sommes, ou jouer aux écureuils, de branche en branche. Quant aux bâtons, certains les utilisent à la manière des funambules, pour garder l’équilibre ; ou à la manière des majorettes, pour faire de jolis moulinets. Nous franchissons les obstacles, avec plus ou moins de panache et d’élégance dans le lever de jambe, mais avec efficacité.

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DSC07100Fleurant bon la résine fraîche, mais las d’enjamber, de contourner, de ramper « sous » ou de grimper « sur », Gabriel abandonne la piste et ses obstacles pour viser l’Adrech de Forche. Mais voilà que s’annonce un autre type d’épreuve : tracer en pleine pente, dans la forêt ou dans les buis, dans une neige de plus en plus épaisse et lourde. Les bonnes volontés ne manquent pas, dames et messieurs se relaient en tête, sous les hourrah.

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Mica prend part à ce labeur collectif et réussit non seulement à nous faire une trace efficace, mais également à prendre de l’avance, tout en exhortant le groupe à tout donner. Maintenant ! Courage ! Quelle énergie !

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Et voilà enfin la crête, avec la vue panoramique qui justifie comme toujours tant d’efforts : le télésiège de Barzès arrive juste là. En le suivant, on peut refaire à rebours la si belle rando en crête que Denis nous avait offerte il y a quelques semaines entre cime du Pra et tête de la Colombière. Le Pelat, au loin, nous fait de l’œil, d’un blanc insolent. Plus près de nous, dôme de Barrot, Mounier et Cluots rejouent l’hiver en plein printemps.

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Faux espoir à la cime du Faux Raton ! C’est le « vrai » Raton qu’il nous faut apprivoiser pour valider la course… Encore un effort. La tête de Rigaud apparait enfin : nous sommes arrivés !

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DSC07142Nous poursuivons nos pérégrinations par la crête du Bois Noir, qui domine les impressionnantes barres de l’Illion. C’est toujours une surprise de constater les différences incroyables qui peuvent exister entre les différents versants d’une montagne : prairies à vaches d’un côté, couloirs et falaises verticales de l’autre.

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20180416093345-afe536b2Pique-nique dans les sous-bois… mais ne levons pas trop la tête de peur d’attraper le tournis… Le vent souffle comme un fou, là-haut, et les mélèzes, si souples, se balancent dans tous les sens. Le BERA est élevé, aujourd’hui : Bulletin d’Estimation des Risques « Arbres »…

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DSC08382Maintenant, rejoindre la piste : droit dans la forêt, et droit dans la pente ! La neige se fait lourde, elle est humide en profondeur mais nous n’avons que celle-là à nous mettre sous la raquette… Voilà l’occasion de travailler le planter du bâton… Après une mémorable descente à trous multiples, félicités ou raillés par le chant d’un Pic noir (merci Philippe pour l’identification de cet oiseau), nous retrouvons enfin ! la piste presque plate, son confort, et… ses arbres en travers : et c’est reparti pour un deuxième parcours d’accrobranche.

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Rando au dénivelée modeste, certes, et pas de passages techniques : et pourtant, nous nous écroulons au bistrot de pays de Beuil dans un grand Ouf ! collectif. Cette longue descente dans une neige difficile a eu raison de notre restant d’énergie. Heureusement, de bonnes choses circulent sur les tables pour nous requinquer, merci aux pâtissières ! Et Gabriel, en prononçant les mots magiques « week-end à Estenc », nous guérit instantanément de notre fatigue, et rallume des petites étincelles dans nos yeux.

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Bourrasques fantasques en Gordolasque !

G1 : lac Niré, 2353 mètres (dénivelée = 850 mètres ; distance =13km

G2 : refuge de Nice, 2232 mètres (dénivelée = 600 mètres ; distance =10km

 

 

À la queue leu leu, nous remontons le cours de la jeune Gordolasque. D’autres raquettistes nous ont précédés. Mais pour eux, pas de sommets en vue : dans leur sac à dos, pas de crampons mais des hameçons. Ce sont des pêcheurs ! Nous les laissons à leur paisible installation , poursuivons en direction du Mur des Italiens et passons à coté de la cabane de  » Belle et Sébastien » feuilleton  T.V  de notre enfance.

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Nous ne sommes « que » 21, aujourd’hui : la météo très moyenne en aura refroidi plus d’un(e). Mais Gabriel, Denis, Eric et Tony sont avec nous pour nous guider en Haute-Gordolasque, sur un circuit où nous avons déjà encaissé un but le 3 avril 2016 : le tour de la tête du lac Autier, via le refuge de Nice et les lacs Niré et Autier. Déjà, c’est la météo qui nous avait renvoyés, penauds, humides et l’oreille basse, dans nos foyers…

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Encore beaucoup, beaucoup de neige, mais elle est déjà bien humide, dès le matin, et elle ne porte guère. Les trois randonneurs « piétons » que nous croisons un peu plus haut poinçonnent la trace de trous très profonds. Nos raquettes nous permettent au moins de survoler ce problème.

 

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De grosses avalanches ont déjà coulé un peu partout, et certaines ont raboté les pentes jusqu’au sol, noires dans le grand blanc environnant. Certaines « boules de neige » semblent inclure des rochers, ou des arbres dont, seules, dépassent quelques branches : on imagine leur force irrésistible, lorsqu’elles dégringolent…

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Un peu de soleil nous accueille au Mur des Italiens. Quelques rayons timides, mais surtout de grosses bourrasques, bien affirmées, elles. En bénissant les uns et en maudissant les autres, nous poursuivons notre marche vers le refuge de Nice, perché sur son promontoire. Le lac est entièrement recouvert de neige mais, ça et là, quelques zones verdâtres, louches et suspectes, nous incitent à contourner l’eau en prenant bien large…

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Refuge d’été et refuge d’hiver sont engloutis sous la neige ! Une sorte de tunnel-galerie donne accès à la porte d’entrée (fermée) du bâtiment principal, et pour y accéder, il faut « descendre », par rapport au niveau de la neige qui nous porte. Impressionnant !

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Le temps et le lieu n’étant pas très propices à la méditation, le G1 (11 personnes) décide de poursuivre vers le lac Niré, sans attendre l’arrivée des 10 copains du G2, qui montent à un rythme un peu moins rapide et qui s’y arrêteront pour casser la croûte, mettant le point final à leur rando du jour, bien à l’abri dans le refuge d’hiver.

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Au lac Niré, tout est figé sous la neige. Seuls, hélas, les nuages défilent à toute allure dans le ciel blanc. Mais pourquoi ne pas continuer encore un peu, jusqu’à apercevoir le passage vers le lac Autier, le Sésame ouvre-toi de ce si beau circuit, histoire de se faire du mal ? Justement, voilà la fameuse baisse, à moins d’une heure, et son accès est déjà tout tracé ! Tous agglutinés sous la tête du lac Autier qui nous regarde de très haut, nous interrogeons tour à tour le ciel, les pentes, la montre, le cœur, la raison… Tempête dans le ciel, tempêtes dans les têtes… On devine, dans le crâne de Gabriel et de Denis, le grincement des balances qui pèsent le pour, le contre, le peut-être, le pourquoi pas…

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C’est la voix de la sagesse qui finit par l’emporter, et tous les participants valident ce choix raisonnable : les bourrasques nous déstabilisent déjà, alors que nous sommes encore sur le plat, qu’en sera-t-il lorsque nous serons en équilibre dans des pentes raides ? Denis fait demi-tour le dernier, après un ultime regard lourd de déception vers la baisse, qui comme souvent les baisses, se trouve « en haut » et pas « en bas »…

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DSC08325Retour au refuge, où le G2 vient de nous chauffer la place. Quel beau petit refuge, et comme on s’y sent en sécurité, alors que le vent et la tempête prennent possession de la montagne. Gabriel, plein d’enthousiasme, déniche un cubi de blanc et un verre, et entreprend de faire circuler le breuvage, mais sans grand succès. Denis aura plus de chance en partageant son Earl Grey brûlant.

 

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Sur le chemin du retour, Eric et Tony coordonnent un exercice de recherche de DVA pour leur groupe. Ils ont raison : rien ne remplace la pratique. Et même en pratiquant, on ne sera jamais certain d’avoir les bons réflexes si, par malheur, il fallait intervenir en situation réelle, lorsque le stress et l’urgence compliquent les choses de manière dramatique.

 

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Retour de la troupe encapuchonnée, au pas de charge, vers les voitures, en file indienne ou en troupeau, selon la configuration du terrain… Les copains du G2 sont déjà en train de se déchausser et l’ami Tony essaie de trouver du réseau car, dans le groupe, il est responsable-en-chef du coup de fil aux Tilleuls qui conditionne l’apothéose finale…

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Il sort de sa manche un sublime gâteau carottes-noix-épices, nous contant avec force détails la fabrication de cette merveille, tout modeste devant nos félicitations. Mais nous ne croyons pas une minute à ses fanfaronnades. Il n’est pas l’auteur de ce chef-d’œuvre : c’est devant Christine qu’il faut s’incliner !

Pâques 2018 Chasse aux œufs (à la neige) dans le Queyras

 

Annie, Patrick et Denis : G1                      Eric et Tony : G2

 

Samedi 31 mars : sommet Bucher (2254 mètres) au départ de Molines-en-Queyras

 Départ de Saint-Martin-du-Var sous une pluie battante, ultime vestige d’un orage mémorable. Le Queyras, « pays où le coq picore les étoiles », est réputé pour être le département français métropolitain qui bénéficie du plus grand nombre de jours d’ensoleillement par an : 300 ! Aucune hésitation : fuyons les intempéries des Alpes-Maritimes et la neige qui tombe au col de Toutes-Aures pour le soleil des Hautes-Alpes !

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Annie planche dur sur ce week-end depuis des semaines, rien n’échappe à sa vigilance et tout ce qui est susceptible d’être anticipé l’a été. Que de temps et d’énergie sont ainsi épargnés grâce à ses capacités d’organisation. Merci et bravo de la part de tout le monde, d’autant que la gestion d’un groupe de 37 pourrait vite devenir un épouvantable casse-tête… Mais non, tout roule !

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Un regroupement sur la première aire d’autoroute après Sisteron permet de faire l’appel : personne ne manque. Certains sont partis la veille, d’autres ont choisi de passer par Seyne, d’autres enfin (honte à la copilote d’une certaine Picasso blanche, hou !) exploreront bien involontairement un itinéraire aussi pittoresque que tortueux du côté du barrage de Serre-Ponçon, en pleine bourrasque de neige.

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Mais tout le monde arrive en temps et heure sur le parking du gîte Les Arolles à Molines-en-Queyras : des noms à faire rêver le plus blasé des montagnards. Le gîte ne pouvant nous accueillir qu’à partir de 16 heures, nous avons donc le loisir de faire une première randonnée au Sommet Bucher, belvédère idéal pour une mise en jambe après le long trajet en voiture, et une mise en appétit avant le plat de résistance espéré pour le lendemain.

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Nous retrouvons avec plaisir dans nos rangs quelques copains dont cheville ou coronaires ont été remises à neuf. Il est vrai que, pour compenser ces réparations, une épaule et quelques genoux nous donnent des inquiétudes…

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La quantité de neige ne cesse de nous arracher des oh ! et des ah ! Espérons que ce n’est pas un poisson d’avril qui fondra dans la nuit… Une neige parfaite, velours et paillettes, sans le moindre traître de caillou embusqué.

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Le sommet Bucher est gravi vite et bien : un beau point de vue en effet. Des deux tables d’orientation faites d’après les relevés de Monsieur Helbronner, l’une affleure à peine, l’autre est entièrement engloutie : Jean s’évertue à la faire apparaître, juste pour confirmer que ce sommet, là, c’est bien la Font Sancte : bravo !

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Redescente via le Col des Prés de Fromage et la chapelle Saint-Simon, à grandes enjambées dans la poudreuse. On a beau connaître cette sensation exquise, on ne s’en lasse pas : le bonheur peut aussi se nicher dans les jambes, dans les pieds, et même dans les raquettes, pourtant réputées « objets inanimés »…

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IMG_9558Tout requinqués par ce grand bol d’air labélisé Parc Naturel Régional du Queyras, nous faisons connaissance avec le gîte et ses propriétaires, Monique et Romain. En chambre, ou en petit dortoir avec salle de bain et toilettes, chacun trouve tranquillement sa place, grâce à la feuille de route préparée par Annie.

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Le goûter et l’apéritif s’enchaînent sans transition : une salle de détente avec canapés, poêle et confortables fauteuils nous accueille le temps de l’apéritif, que beaucoup mettent à profit pour goûter le vin de mélèze du patron. Puis le dîner prend en douceur la suite de l’apéro : on attaque avec une soupe bien chaude, tout-à-fait ce qu’il nous faut !

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Les chambres et dortoirs ont des noms de fleurs, ce qui nous change des Marmottes, Chamois, Bouquetins et autres Dahus. Dans la chambre Ancolie, rien n’engendre la mél-ancolie : Michel est de retour parmi nous, avec sa gaieté qui nous est si chère.

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Ce soir, on donne une représentation du sketch « Michel dort en gîte ». Où l’on voit Michel qui apprend à faire son lit ; où l’on voit ensuite Michel qui cherche en vain son T-shirt bleu (le doux), peste après son T-shirt vert, et se rabat en désespoir de cause sur le T-shirt blanc ; où l’on voit Michel démonter le dortoir pour retrouver cette maudite frontale pour finalement la retrouver, ah c’est ballot, bien accrochée (par lui-même) au sac-à-dos. Allez trouver le sommeil, après avoir trop ri…

 

Dimanche 1er avril : pic de Château-Renard (2989 mètres) au départ de Saint-Véran

 

            Dans la nuit, les cloches de Pâques ont fait leur travail et ont livré, sous les bols de notre petit déjeuner, des petits œufs en chocolat… Nous leur préférons, dans l’immédiat, les yaourts « maison », le pain fait sur place, les bonnes confitures, les céréales et les morceaux de fruits frais pour commencer notre journée de raquettistes.

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Quel beau matin de Pâques : un ciel parfaitement bleu ; les plus hauts sommets qui s’éclairent déjà sous le soleil levant ; un pivert qui doit être tout ébouriffé à force de pilonner son mélèze. Un parfum de printemps souffle sur le Queyras. Aujourd’hui, nous laisserons les voitures à Saint-Véran, à quelques kilomètres de Molines.

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 Nous nous séparons en deux groupes : Annie, Patrick et Denis emmènent le G1 à bon rythme. Eric et Tony encadrent le G2. Les GPS sont réglés sur le pic de Château-Renard, à qui il manque trois fois rien pour mériter le qualificatif honorifique de « 3000 »… Les crampons sont dans le sac, et ils n’en sortiront pas. La neige est tout juste parfaite.

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Ce sommet, très prisé des skieurs (via le téléski du Grand Serre ou pas…) autant que des raquettistes, surplombe Saint-Véran. Mais le direct azimut est à proscrire : de longues traversées prudentes nous permettent de prendre de l’altitude sans jouer avec le feu dans ces interminables pentes.

 

Pic de Château Renard

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Les rochers de la Chaîne Vive une fois contournés, nous arrivons en vue du Pic de Château-Renard où nous ne verrons ni château ni renard, mais les installations d’un observatoire, un temps pressenti pour accueillir un grand télescope, puis dédié à l’étude de la couronne solaire.

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Pic de Chateau Renard et Pic de Rochebrune

La pollution lumineuse étant quasiment inexistante, on se prend à rêver à des levers ou couchers de soleil vus de là-haut… d’autant que l’association Astro-Queyras, qui gère les installations, propose des séjours astronomiques pour clubs ou équipes, avec nuitées sur place… Qui veut bien nous organiser ça, une soirée astro-raquette ?

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 Quelques dizaines de mètres de dénivelée séparent l’observatoire du sommet, c’est dire si le coup de collier final sera bref ! Certains y remonteront même une ou deux fois, juste pour le plaisir de le gravir avec Untel ou Unetelle… Le casse-croûte attendra ! Vue du plateau de l’observatoire, la corniche qui ourle le pic est vraiment impressionnante : nos photographes cliquent vers les quatre horizons, avec la certitude de faire de très beaux clichés :

Rocca Bianca, ColBlanchet, Toillies

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le Viso, le Grand Queyras et le Pain de Sucre sont tout proches, derrière le col Agnel ; au-dessus du refuge de la Blanche culmine la tête des Toillies ; et à nos pieds, le village de Saint-Véran, rendu silencieux par la distance. Et le tout sous un manteau de neige parfaitement uniforme.

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Une halte pique-nique s’organise sur le trajet retour, calculé de façon à nous faire faire la traditionnelle « boucle », un rituel que nous affectionnons particulièrement. Une pente bien raide aura raison d’une paire de bâtons…

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Le groupe s’attarde à  Saint-Véran, qui s’enorgueillit du titre de « plus haute commune d’Europe », avec ses 2040 mètres officiels, et d’un classement parmi les plus beaux villages de France. Ça mérite une visite !  Le village possède un patrimoine architectural, artisanal, scientifique et culturel d’une grande richesse. Il semble bien préservé, les hordes touristiques sont stoppées à l’entrée du village, et n’y accèdent qu’à pied ou en navette.

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On se croirait au cœur d’un album de cartes postales « Queyras nostalgique », avec ses fontaines en bois, ses cadrans solaires, ses balustrades en bois sculpté, et ses maisons qui servent à la fois d’habitation, d’écurie et d’étable et de lieu de stockage des récoltes … Mais l’on y boit aussi de la bonne bière !

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« La fai bun basti de la peyra de sun luo ».

« Il fait bon bâtir avec les pierres de son pays ».

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            Retour au gîte, sa douche bien chaude, son coin du feu, et le petit vin bio de l’apéro qui soutient le moral d’Annie et Tony, très occupés à faire les comptes : encaisser, rendre les chèques d’arrhes, et empiler pièces et billets… Pour cet aspect-là du rôle de l’encadrant, encore et toujours, merci et respect ! Ce soir, c’est Jean qui prend le relai de Michel dans la chambre Ancolie… Où donc est passé tel T-shirt ? Et les lunettes ? D’abord, trouver la paire de chaussettes qui leur sert d’étui… Ils sont drôles, nos raquette-men !

 

            Lundi 2 avril : col de Bramousse (2251 mètres) au départ du Pont de Bramousse sur le Guil.

 

Déjà le dernier jour… Pour notre rando au col de Bramousse, il nous faut déjà faire un petit bout du chemin du retour …

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Tandis que le G1 attaque pleine pente en direction des hameaux d’altitude qui se trouvent sur le trajet de la GTA (Le Pontet, Bramousse), le G2 opte pour une montée plus régulière par la piste. Nous rencontrons aujourd’hui un autre aspect du Queyras, la montagne traditionnelle, celle où bêtes et gens vivaient sous le même toit.

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On imagine les veillées qui réunissaient les familles des hameaux, les femmes travaillant sur leur tambour à dentelle, les hommes fabriquant des outils en bois tout en racontant des légendes aux enfants… Mais pas d’idéalisme passéiste : la vie était si rude…

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Pour nous, heureux touristes du XXIème siècle, l’ascension vers le col de Bramousse est placé sous le signe exclusif du sport-plaisir. La vue, du col, se porte sur Ceillac et sur les montagnes environnantes. Annie a repéré, sur sa carte, une butte « point de vue » qui nous permettrait un tour d’horizon complet.

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Mais il y en aurait encore pour presque une heure de marche, et nous devons revenir à la maison, ce soir… Le pique-nique est donc voté à l’unanimité, et il se termine par une distribution d’œufs de Pâques que l’ami Gillou a monté dans son sac à dos.

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Ultime descente dans la belle neige du Queyras. Certains toits portent encore plus d’un mètre de neige. Patrick, en bon architecte, calcule le poids que cela doit représenter : affolant. Ils savaient construire, nos anciens.

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Les deux groupes se font les bises d’adieu sur le parking, avant de remonter en voiture. Que de compliments pour Annie, et comme ils sont mérités ! Pas question d’oublier le reste de l’équipe, Patrick, Denis, Eric et Tony qui ont contribué, chacun avec sa spécificité et ses compétences particulières, à la réussite de ce week-end.

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Et merci aussi à tous les copines-copains qui ont amené, qui du bon vin bio, qui son sourire, qui ses cannelés, qui des petits chocolats, qui ses blagues, qui ses conseils, qui son appareil photo, qui sa connaissance des montagnes ou sa capacité à interpréter des traces d’ailes dans la neige… Une belle synergie !

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Ce Mont c’est Démant ! Par Marie VIDAL

Ce Mont c’est Démant!

Après 5 dimanches consécutifs de mauvais temps, quel plaisir de partir de Saint Martin du Var sous un ciel bleu annonciateur d’une excellente journée ! Direction Beuil et le Mont Démant !

Ce sont 15 motivés qui partent depuis le pont entre Beuil et le col de la Couillole, skis aux pieds et le sourire aux lèvres … exceptionnel pour une fin de mois de Mars !

On dépasse tranquillement les cabanes du fond de vallon et a près quelques conversions sur les aiguilles de pin dans la forêt et quelques passages à gué, Claude, Georges et Patrick nous conduisent au col des Molines par un vallon progressif.

T3Il y a encore énormément de neige pour cette période de l’année ! Et là-haut la vue sur le petit Mounier et le Mounier est imprenable !

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On continue ensuite vers l’Ouest en suivant la crêt vers le Mont des Molines puis le sommet du Mont Démant. La neige est un peu cartonnée par le vent qui nous accompagne jusqu’au sommet, mais le grand soleil motive les troupes !

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Pause casse-croûte bien méritée en haut du Mont Démant, tandis qu’un premier groupe a déjà rebroussé chemin et qu’un troisième groupe continue vers le sommet suivant. On se retrouve pour la descente sur de la neige cartonnée en haut mais qui se révèle très bonne dans le vallon plein Sud en-dessous du col des Molines …

Un pur bonheur !!!

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En bas on fait un peu notre chemin au milieu de la forêt en trouvant assez de neige pour garder les skis aux pieds le plus longtemps possible, quasiment jusqu’à la voiture !

C’est au bistrot du pays que l’on retrouve des forces autour d’un vin chaud, d’un chocolat chaud, de bière et de récits de montagne.

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Très belle journée, du soleil, un bon groupe, une bonne neige de printemps …

Que demander de plus ? C’est vraiment Démant !

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