Dimanche 20 janvier 2019 Mont Sainte-Marie (2740 mètres)

Dénivelée : 1200 mètres

Distance : 14 kilomètres

 

La journée est placée sous le signe de Sainte-Marie. Rendez-vous : le parking de l’hôpital Sainte-Marie. Destination : le mont Sainte-Marie. Pour faire bonne mesure, nous nous garons à proximité de l’auberge Marie-Madeleine de Castérino. Sous cette virginale protection, notre ascension devrait être copieusement bénie des dieux…

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Mais tablons aussi sur la protection bien terrestre de nos encadrants : Gabriel, Vincent, Michel et Eric. Notre grand groupe de 30 personnes s’équipe sans perdre de temps, car par -7°, il ne fait pas bon rêvasser le nez en l’air. Nous accueillons avec plaisir Jean, un nouvel adhérent. Ça tombe bien : on avait déjà des doublons pour pas mal de prénoms, mais il n’y avait qu’un seul Jean !

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La montée par la piste qui remonte le vallon de Fontanalbe dans un beau mélézin remplit son office : on s’échauffe, on se réchauffe, mais sans surchauffe. Elle est enneigée tout du long, ce qui nous fait toujours grand plaisir. Je règle inconsciemment mon rythme sur le raclement des raquettes de celui qui marche devant moi : la distance devrait donc rester identique entre lui et moi. Pourtant, inexplicablement, il prend du champ ! Ah ! j’avais oublié un paramètre à prendre en compte : la longueur des jambes, donc du pas…

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À la balise 390, Gabriel réclame l’attention de sa troupe turbulente et bavarde, occupée à troquer bananes contre abricots secs, pour nous exposer le choix à venir : soit un goulet, mais ce sera suivant l’enneigement ; soit la traversée du grand couloir d’avalanche qui descend de la cime de Chanvrairée. On lui fait confiance, comme toujours, et c’est la première option qui est retenue : parfaitement enneigée, une longue pente nous amène directement vers le Gias des Pasteurs, à proximité de l’extraordinaire Voie Sacrée, monument historique à ciel ouvert : 20 mètres de dalles gravées s’élevant vers un parterre en forme d’autel où le sol résonne étrangement…

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Mais nous sommes en janvier, et les précieuses gravures hibernent sous la neige : nous pouvons y aller franchement avec le planté du bâton… Toute la zone de Fontanalbe (la Source, la Fontaine Blanche) dégage une profonde impression de paix et d’harmonie, dominée par le Mont Bégo. Prudence tout de même : sorciers, diables et maléfices ne sont pas loin…

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Les pentes se redressent pour nous amener (ouf-ouf) sur la crête des Rochers de Sainte-Marie, quelque part entre la cime Bicknell et notre lieu de pèlerinage du jour. Il est temps de troquer raquettes contre crampons, car la neige est dure, et la pente file, à notre droite. À gauche, c’est un à-pic vertigineux qui plonge d’un seul jet vers les grands lacs Noir et Vert. Le paysage s’élargit d’un coup : Gélas et Clapier, Chamineye et Grand Capelet, et à l’opposé, le massif du Marguareis dont seul émerge d’une mer de nuages le point culminant, encore un souvenir intense.

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Tandis que le G2 pique-nique au soleil en contrebas de la crête, le G1 termine l’ascension dans une dernière traversée prudente. Le sommet est atteint avec une confortable avance sur les prévisions du plan de marche de Gabriel, donc bravo à tous !

 

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Je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait particulièrement plaisir de voir Michel, identifiable aujourd’hui à ses bretelles pendantes, arriver au sommet, un peu avant tout le monde, pour jouir quelques instants en solo de la vue et de la Vie, et pour nous accueillir, tout sourire, les uns après les autres…

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Eric, transfuge de G2, fait un aller-retour éclair jusqu’au sommet, aussi à l’aise sur ses raquettes que nous sur nos crampons… C’est le moment de prendre quelques photos souvenirs : pour l’arrière-plan, il y a le choix ! Pourquoi pas le massif du Mont Rose, très net, ou le Cervin, bien reconnaissable même sans téléobjectif.

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Prudente redescente jusqu’aux raquettes, puis jusqu’au spot pique-nique d’où vont nous chasser quelques importunes nappes de brouillard qui nous volent la douce chaleur du soleil. Très agréable redescente : à côté de pans de neige dure, qui aurait pensé trouver autant de belle poudreuse ?

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On en redemande… Au lieu d’opter pour un retour pépère par la piste, Gabriel, à qui Sainte-Marie donne décidément plein de bonnes idées, suggère de passer par la forêt. La neige y est parfaitement conservée. Nos raquettes se régalent, en fines connaisseuses.

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Pour clore cette belle journée dédiée à Sainte-Marie, nous nous dirigeons, en toute logique, vers le Prieuré, pour une célébration franchement païenne qui consiste à rire, boire et manger. Aujourd’hui, cela prend carrément des airs de 3ème mi-temps, avec une véritable orgie de gâteaux auxquels s’ajoutent les notes salées des pissaladières de Michèle qui se marient si bien à la mousse des bières… Pierre (happy birthday !) et Karine arrivent avec deux grosses galettes, mais la table est tellement chargée : où les poser ?

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Attention, les amis ! Nous risquons de reprendre en 30 minutes les calories si laborieusement perdues sur les pentes des montagnes… Suggérons donc à Tony, lors de ses permanences du vendredi, de dresser une liste raisonnable des victuailles « pot de fin de journée », en parallèle à la liste des inscrits, pour nous préserver du risque de surcharge pondérale.

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