Dimanche 10 février 2019 Au départ du col du Fa : Mourre Frey et tête de Travers (2161 mètres)

Dénivelée :1200 m

Distance : 14 km

 

Gabriel, Denis, Annie, Patrick, Michel et Tony proposent de nous faire découvrir un secteur où nous allons rarement traîner nos guêtres, et encore moins nos raquettes : celui du col du Fa, (ou du Fam, suivant les cartes), entre vallées du Var et du Coulomp.

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Nous quittons celle du Var à Enriez, pour rejoindre le bout de la route déneigée, aux dernières habitations de Champ d’Anguieux. Chiens et ânes de la ferme saluent – ou désapprouvent vertement –  notre passage par des aboiements et braiements qu’il vaut mieux ne pas tenter de traduire. Les humains, ils connaissent. Mais le bip-bip de 29 DVA, probablement pas… De plus, aujourd’hui, nous les testons en mode émission ET en mode réception, avant de recevoir le feu vert pour prendre la direction du col du Fa. Quant au chat, le poil tout hérissé, il détale ventre à terre.

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Mais nous ne dérangerons plus personne avec tous nos bruits bizarres, puisque nous ne croiserons âme qui vive durant toute la journée… Denis et Michel prennent la tête du groupe. Nous faisons une première courte pause au col du Fa, le temps de repérer le hameau d’Argenton, juste en face. Tout comme Aurent, plus en amont du Coulomp, c’est un véritable havre de paix où le temps semble suspendu.

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Mais pour nous les raquettistes, pas de temps suspendu : nous avons une montagne à gravir, et même deux ! L’enneigement étant discontinu, nous traversons la forêt de pins et de buis avec les raquettes sur le sac, en rêvant au moment où nous pourrons enfin les chausser. Patience ! Dès la lisière de la forêt, les données s’inversent : c’est au tour des raquettes de porter les raquettistes.

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Nous remontons la longue croupe qui s’élève régulièrement, direct azimut, vers le sommet du Mourre Frey.

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La colonne s’est beaucoup étirée : les derniers arrivent au sommet du Mourre Frey alors que les premiers sont déjà quasiment au sommet de la Tête de Travers… Patrick, Tony (et sa radio) et Jean ferment la marche autour d’une copine, en moyenne forme aujourd’hui, et ils rivalisent d’initiatives pour lui faciliter la grimpette : délester son sac, voire le porter, proposer à boire et à manger, donner le rythme en marchant juste devant elle, tout est bon à prendre les jours où les jambes, le cœur et le souffle ne sont d’accord sur rien…

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On se prend à rêver d’une continuité digne de ce nom entre Mourre Frey et Tête de Travers, mais non : il faut redescendre de l’un, pour mieux remonter sur l’autre, tel est notre destin de vagabonds des montagnes…  Contempler le paysage alentour est plaisant, du haut de cette magnifique crête… Hélas, le mauvais temps et ses nuages tournent autour de nous, à distance respectueuse certes, mais ils grignotent la visibilité qui doit être « trois étoiles » par beau temps clair (comme demain lundi, probablement…).

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En attendant que tout le monde soit arrivé au sommet, les plus en forme (ou les plus gelés) partent faire quelques centaines de mètres en direction de la Mélina, toujours en suivant la crête. Puis un rapide pique-nique, vite expédié, nous réunit en contrebas du Mourre Frey, dont la seconde ascension de la journée nous a donné grand faim.

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Denis est bien tenté par la redescente par une autre croupe, qui descend du Mourre Frey en évitant le col du Fa. Toujours cette même envie de « faire une boucle »… Raquettes aux pieds, nous traversons l’immense labyrinthe de neige et de buis des Chabouettes. Puis, comme lors de la montée, c’est la limite de la forêt qui matérialise le changement : raquettes / fini les raquettes.

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Une petite sente qui sent bon le thym et la lavande (mais oui, même en plein hiver…) nous ramène tranquillement sur la route, quelques centaines de mètres en aval des voitures. Vincent, qui avait parié avec Michel sur une fin de rando très « sangliers », est peut-être un peu déçu ?

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Le pot de fin de journée nous réunit chez Lolo, à Entrevaux, autour d’un vrai concours de gâteaux entre les pâtissières du groupe. La Palme de la Raquette Gourmande est attribuée à… toutes, à l’unanimité. Puis, après avoir atteint un niveau de réhydratation satisfaisant, c’est l’occasion pour nos encadrants de refaire le point sur les règles à respecter pour que le groupe évolue en sécurité maximum. Détermination des groupes, rôles respectifs du leader et du serre-file, consignes relatives à la bonne progression lorsque l’on est nombreux : il n’est jamais vain de revoir un peu les fondamentaux…

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Merci à tous pour cette belle boucle, encadrants et adhérents, lièvres et tortues, leaders et serre-file, bavards et taiseux, pâtissières et dégustateurs, photographes et spectateurs, fervents de la Top25 et inconditionnels du GPS, pour la complémentarité qui fait de ce groupe un puzzle de talents divers.

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