Week-end Retrouvailles section raquette alpine du 9 au 11 Novembre 2019

1er jour : Presque Roche Grande (2752 mètres) au départ d’Estenc

Dénivelée : 950 mètres   Distance : 13 kilomètres

 

 

 Depuis quelques années, le week-end retrouvailles de la section raquettes alpines, est un séjour automnal où les mélèzes, bouleaux et autres arbustes déclinent leurs couleurs chatoyantes jaune, rouge, marron sur les pentes de nos montagnes. Nos 3 gentils G.O. du séjour, Annie Denis et Gabriel avaient concocté un programme alléchant, peut-être trop car quelques jours auparavant , dame météo est venue bouleverser tous leurs plans.

D’un seul coup de « Ripolin blanc » elle transforma la nature en paysage hivernal.

 

Le dernier Mail d’Annie spécifiait : « prenez du chaud et les crampons : » on savait donc à quoi s’en tenir. Le ton était donné. A saint martin l’optimisme était de rigueur, quelques défections certes, pour blessures, mais 16 gaillards et gaillardes prêts pour débuter cette nouvelle saison.

 

Arrivé sur le parking près de l’auberge à Estenc, force est de constater que la neige est bien là. L’objectif du jour reste Roche Grande. Enfin on espère…

La petite troupe, où l’on peut saluer le retour de notre pâtissière en chef Joelle et un petit nouveau Christian s’élance en direction du vallon de l’Estrop. Une petite heure d’échauffement dans 10cm de neige en zig zag et nous nous retrouvons à faire la pause au pied de la première difficulté. Mais déjà des interrogations car nous dépassons par endroit les 30 cm de neige : « le passage est par là nous précise Pascal et bien passe devant nous te suivons lui rétorque Denis. »

 

Nous prenons quelques distances de sécurité car la neige glisse sous les pierres : le deuxième verrou est proche et le plateau est enfin là. Le Spectacle est grandiose Roche Grande majestueuse trône en face de nous et c’est la pose photos. Pour nos encadrant c’est un niveau ou la prise de décision est importante dans de telles circonstances pour poursuivre la rando.

 

Les 100 derniers mètres de roche grande, ensemble de strates et de dalles empilées est un parcours glissant sur des rochers instables. Après avoir remonté la combe de Châteauvieux et arrivé au petit collet terminal, le parcours deviens trop engagé. « on s’arrête là, trop dangereux » En plein soleil chacun se fait une petite place pour pique-niquer et apprécier le panorama.

 

La redescente prudente ne posera pas de problème… Cantonnière nous voilà.

Après une bonne douche, nous nous retrouvons autour du poêle à bois, pour refaire la rando du jour et préparer celle du lendemain. Une heure de détente de franches rigolades autour de chips de socca et autres friandises et nous voilà ragaillardi pour dévorer le repas du soir. Bonne nuit les petits, faites de beaux rêves : demain est un autre jour

 

2 eme jour : Les Garrets (2822 mètres)

Dénivelée : 1100 mètres    Distance : 15 kilomètres

 

L’idée de Randos automnales c’est avant tout faire des sorties que l’on ne peut faire en raquette ou alors enfin de saison quand les jours sont plus longs. Le programme prévoyait : montagne de l’avalanche par le pas du Lausson. Oui mais la fée des neiges est passé par là. Alors on verra bien !!!

 

Nous prenons la direction du col de la Cayolle en direction de la cabane des Garrets et nous obliquons sur la gauche pour suivre le sentier d’été à travers le mélézin. En face de nous, Roche Grande belle et altière nous nargue. Mais plus on monte, plus le manteau neigeux est épais. Le pas du Lausson dans ces conditions risque de nous poser bien des problèmes.

 

Après la pause et à la croisée des chemins décision est prise de faire le sommet des Garrets mais en passant par le col de la Cayolle. Marie Françoise, qui a fait hier une petite chute sans gravité et afin de ne pas nous retarder préfère renoncer. Delphine décide de l’accompagner.

 

Tout près du col le long des 2 tout petits lacs Annie sort son GPS. « A gauche ça passe bien on peut rejoindre la crête.» Nous prenons à gauche toute et par une pente soutenue nous atteignons la tête de Crépine. La pente se redresse encore et les crampons sont les bienvenus. Devant Gabriel fait la dernière trace et nous atteignons le 1er sommet à 2811 m. Apres le regroupement le brouillard monte juste le temps de voir le lac d’Allos au bas dans la vallée. Nous laisserons les 11 dernier mètres pour une autre fois puis tout droit par un petit vallon nous atteignons le lac des Garrets.

 

La traversée en direction du col de la petite Cayolle se fait en condition raquette, espacement de rigueur. Arrivé sur place, jour blanc, brouillard et congère obligent nos encadrants à sortir la corde pour apprécier la pente. Encordé et sécurisé par Denis, Gabriel s’élance pour évaluer le risque et c’est un par un que nous franchisons la dernière difficulté du jour.

 

Il est presque 14 h et les estomacs crient famine. La salle à manger, sur une petite bute est la bienvenue. Pas de rocher pour s’assoir mais qu’importe, nous ne sommes pas là pour prendre un bain de soleil. Nous descendons ensuite le vallon et retrouvons la route du col juste au-dessus du refuge de la Cayolle. Coté Estenc un peu moins de neige sur la route. Denis au détour d’une épingle nous dégote un sentier qui nous ramène vers l’itinéraire de montée. La boucle est bouclée. La cantonnière est en vue.

 

Après une bonne douche « nous nous entassons autour du Poêle, en choisissant une place proche des gâteaux que nous aimons le plus : moelleux au chocolat, cake, bugnes Les 3èmes mi-temps de la section raquette alpine sont en passe de devenir aussi prisées que les randos proposées chaque semaine par nos amis encadrants… » Petit clin d’œil !!

L’actualité du moment alimente les discussions. Et pendant le repas, les lasagnes aux blettes et potiron de la gardienne auront un tel succès que Denis en bon cuisinier en demandera la recette. Après les infusions du soir tout le monde regagnera sa chambré, bien fatigué mais satisfait de cette journée.

 

3 eme jour : Cime de la Coletta (2029 mètres)

Dénivelée : 900 mètres    Distance : 14 kilomètres

 

Pour ce dernier jour nous préférons mettre le cap plus bas dans la vallée. La cime de pal un temps évoqué, restera dans les starting-blocks. La route des serres qui mène au col des trente souches et qui nous aurait éviter un long cheminement est impraticable. Mais c’est promis on reviendra. Finalement ce sera la cime de la Coletta au départ de Château neuf d’Entraunes. Petite pointe débonnaire certes sur une des crêtes qui mène à la cime de l’Aspre.

 

Le GR 52 A qui mène au hameau des Tourres est bon et nous retrouvons l’ambiance automnale recherchée. Les langues vont bon train dans le groupe. Certains imaginent déjà les dimanches à venir…Parvenu au collet de Sen le panorama sur la haute vallée du Var se dévoile. Nous retrouvons la neige vers 1600, et remontons la crête en direction de la pointe de la Coletta. Les jambes sont lourdes pour certains et on puisse dans ses réserves pour atteindre le sommet.

 

Le spectacle est à la hauteur des efforts. Les applications sur les portables nous déclinent toutes les montagnes devant nous. Cime de Pal, Mont Saint Honorat et en direction de Valberg la tête de la Colombiére : tiens une connaissance !!

 

Tout le monde est fatigué et c’est d’un commun accord que nous décidons de prendre le chemin du retour et de redescendre en direction de la chapelle Saint Roch. Nous prenons un ancien sentier sous la cime de Chamousillon en direction de la cabane de Trotte. Nous suivons un tuyau posé par les bergers pour alimenter les abreuvoirs à moutons quand soudain, le tuyau percé à un endroit laisse échapper de petites gerbes d’eau qui gèlent presque instantanément. Un spectacle dont seule la nature à le secret.

 

Le soleil est de la partie et nous en profitons pour casser la croute. Pause de courte durée car très vite le temps change et c’est direct azimut le long du vallon saint Roch que nous rejoignons la chapelle puis la piste des gorges de Saucha Négra.

 

La boucle est bouclée. Tout le monde s’active car quelques gouttes de pluie nous accompagnent sur cette longue piste… Arrivé au parking nous avons juste le temps de nous changer et la bruine se fait plus épaisse. Vite dans les voitures et direction pour une partie d’entre nous le Bar de Guillaumes. Hélas 3 fois Hélas, comme à isola la saison dernière, le bar ferme sous nos yeux. Adieux les ripailles d’après rando. On se contentera de bises et embrassades en attendant des jours meilleurs

 

Encore une fois merci à nos encadrants pour ce très beau séjour et à très vite, raquettes aux pieds  

 

PS : Une très douce et très affectueuse pensée pour notre Reine des neiges préférée. Peut-être quelques mois d’éclipse en vue, peut-être pas ? Si tu savais comme on vous attend, toi, ta gentillesse et ta plume … Je t’embrasse au nom de toute la troupe. À très vite.

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