Archive pour la catégorie ‘Général’

Dimanche 19 mars 2017 : diabolique randonnée en Gordolasque…

 

G1 : cimes du Diable et du Capelet supérieur en boucle +/- 12,5 km pour 1250 m

G2 : cime du Trem en AR par le vallon des Verrairiers +/- 10Km pour 1000m

 

Une rando entre Diable et Merveilles… c’est le grand frisson assuré. On va approcher des forces occultes qui nous dépassent… Et pour ce faire, baudrier obligatoire, Denis est très clair sur ce point, pas de simple sangle, qu’on se le dise !

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 Les deux groupes se maintiennent depuis le début de la saison dans des effectifs réguliers qui parlent d’eux-mêmes : 21 personnes pour le G1 (dont Denis et Michel), et 9 pour le G2 (dont Tony et Tony, à la fois meneur et serre-file, bravo l’ami !)

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Sur le parking du gîte des Merveilles, gazouillis, primevères et petits crocus nous souhaitent la bienvenue, à nous qui ne rêvons que de neige, de neige et de neige. Elle est bien loin, la neige, il va falloir porter longtemps, mais ça mettra les jambes en condition pour la suite de l’aventure. Forts de notre expérience au Mounier, nous emportons tout de même les raquettes, certains qu’elles nous sauveront la mise dans la neige molle de l’après-midi : quelle clairvoyance…

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La partie supérieure du vallon des Verrairiers, bien enneigée, nous récompense d’une grosse heure ½ de portage. Dans son élément favori, le groupe progresse allègrement vers le pas du Trem pour un ultime regroupement G1 et G2.

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Tandis que les candidats à la croisade contre le Diable s’équipent et s’encordent, une partie du G2, sous la houlette bienveillante de Tony, part vers le sommet de la Cime du Trem, tandis que quelques épicuriens s’installent à la baisse, pour une sieste béate au soleil de mars, en attendant l’heure du pique-nique. De leur paradis terrestre, ils ont tout le loisir de surveiller l’ensemble des cordées qui grimpent sur l’épaule diabolique !

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 À signaler, parmi tous les premiers de cordée, la féminine de l’équipe, notre photographe Elsa, qui mènera à bon port et en toute sécurité sa première cordée sur des pentes raides et sur une arête brève, certes, mais aérienne ! Bravo Elsa, et champagne !

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Il est écrit que ce Diable-là ne va pas se laisser berner si facilement que ça : la neige, déjà bien travaillée par le soleil, s’effondre volontiers sous les crampons, et de préférence dans les trous entre les rochers. De vraies marmites (du diable) !

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Le temps de pause au sommet, habituellement dévolu au tour d’horizon et à des congratulations diverses, est aujourd’hui monopolisé par LA question que souffle Lucifer à l’oreille de Denis : « aller-retour ou boucle ? » La base, consultée, émet des avis divers, mais c’est la saveur pimentée de l’aventure qui l’emporte : une boucle ! On fait confiance à Denis et Michel, et on n’a jamais regretté de rajouter un brin d’audace à notre menu du jour…

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Grande prudence pour redescendre du Diable et éviter ses embuscades : pentes attirantes, rochers glissants, et même cette petite coulée, en direct sous nos yeux. « On plante bien le piolet dans la traversée », clame Michel. Ça, pour le planter, on va bien le planter, car personne n’a envie d’arriver plus vite que prévu en bas. Toujours encordés, lentement et prudemment, nous rejoignons le bas des grandes pentes.

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Avant de repartir à l’assaut du Capelet supérieur, vite un petit coup d’œil à la cime dont nous arrivons : hé-hé, nous pouvons être fiers, quelle descente ! Pendant ce temps l’ami Tony emmènera une parti de son groupe au sommet de la cime du Trem pendant que , fatigué, l’antre parti se repose et farniente  au col.

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Pause casse-croûte au pied des antennes du Capelet supérieur. Michel menace de confisquer les portables : chacun veut vérifier de visu combien de barres de réseau s’affichent au pied d’un relais. Mais hâtons-nous, la descente sera longue, et il semblerait qu’elle réserve une part non négligeable d’exploration et de découverte. La redescente du Capelet supérieur se fait sans histoire. Idem pour la majeure partie du vallon choisi pour le retour : un régal à raquette, mais heureusement qu’on les a aux pieds… Lucifer est en train d’endormir notre méfiance.

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Soudain, plus de neige. Et puis plus rien du tout, à part une pente qui pique droit dans la vallée avec, juste pour faire joli, des barres rocheuses, d’étroites vires, des champs d’arbres abattus par la tempête d’il y a 4 ans et des champs d’éboulis planqués sous une mince couche de mousse bien glissante. Nous sommes probablement les seuls humains à être passés par là depuis des lustres. Nous régressons en mode sangliers.

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Horreur ! Voilà même une énoooorme vipère ! C’est un signe ! Un châtiment du Ciel pour notre entêtement à provoquer le Diable ! Il ne faut pas passer par là ! Demi-tour ! Mais nos encadrants, inoxydables, sont vaccinés contre la peur des serpents, et ils poursuivent leur chemin sans broncher. Et puis, réflexion faite, une vipère, ça nous change un peu des chamois.

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Quel soulagement lorsque nous rejoignons enfin ! la piste dont nos GPS-men nous parlaient depuis un bon moment déjà pour faire taire nos récriminations : « plus que 200 mètres, plus que 100 mètres, plus que 50 mètres, plus que 200 mètres… »

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Retrouvailles et vibrantes accolades avec les copains du G2, de retour depuis une petite heure après leur bel aller-retour à la cime ou au pas du Trem. Et dégustations / libations particulièrement bienvenues aux Tilleuls : on a intérêt à beaucoup boire, si on veut pouvoir avaler toutes ces divines gourmandises salées-sucrées que les uns et les autres posent sur la table… En plus, il convient aussi de trinquer à la santé des absents, dont notre cher président Gabriel. On n’en finirait pas de se trouver des prétextes pour lever le coude. Délicieux péché de gourmandise…

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 Bonne semaine, et n’oubliez pas la prochaine épreuve diabolique qui se profile : dans la nuit de samedi à dimanche, changement d’heure !

Dimanche 12 mars 2017 Mont Mounier (2817 mètres) par Valberg

1200 mètres de dénivelée ; 16,5 kilomètres de distance

 Ce Mounier, sommet emblématique de notre région, nous l’avons tous gravi X fois, en été ou en hiver, de jour ou de nuit, par la pleine lune ou pour y guetter le lever du soleil, lors d’un BRALP ou d’une rando famille, et par tant d’itinéraires ! Mais la section « raquette alpine » ne l’a jamais attaqué par le chemin le plus court et le plus évident : depuis Valberg et le col de l’Espaul. Lacune désormais comblée !

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Trente personnes chargent le sac sur le dos au parking du col de l’Espaul et prennent d’un bon pas la direction du hameau de la Colle, réputé pour son habitat traditionnel bien préservé. Denis, Michel, Annie, Patrick et Tony nous ont préparé une belle rando, le soleil est au rendez-vous dès le matin, les copains ont le sourire, comment ne pas commencer la journée joyeusement ?

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Avec ou sans raquettes, au fait ? Denis jette un coup d’œil sur notre première heure de marche : pas de neige du tout, une nouvelle herbe qui pointe ça et là entre les touffes sèches de l’an dernier, et les tout premiers crocus mauves, presque encore des boutons. Verdict : on ne prend pas les raquettes, allégeons, allégeons ! Que de bonnes nouvelles, ce matin… Les raquettes retournent donc dans les coffres, à part celles de trois originaux, qui n’envisagent pas une rando raquette sans raquettes…

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Nous franchissons la barre rocheuse des Passes du Cloutet, avant d’atteindre le vaste plateau du Mont Démant d’où une tempête « démente » nous chassa autrefois à grands coups de balai… Rien de semblable aujourd’hui, ambiance printemps ultra-précoce… Pourtant, à perte de vue, voilà les champs de neige !

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Bien au-dessus de nous, notre sommet du jour nous donne le torticolis, quand on le regarde : pourquoi choisit-on toujours des montagnes aussi haut perchées ?

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Un pas après l’autre, mine de rien on avance vite ! Les trois zozos à raquette se la jouent cool, en évitant tout triomphalisme vis-à-vis des copains à pied qui brassent dans un silence résigné… Voilà déjà la stèle Vallette, une pause regroupement ; le petit Mounier, et une dernière pause regroupement non loin des ruines de l’ancien observatoire.

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Ah, les effets de la perspective… D’ici, il a l’air méchant comme tout, ce Mounier, et ses dernières pentes semblent bien raides.

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Et pourtant ! En petits groupes, nous allons trouver sans difficulté le bon cheminement. Tranquillement, lire le terrain, interpréter ces amoncellements de blocs et de neige. Y voir non plus des barrières, mais des lignes de franchissements successifs à négocier paisiblement, un pas après l’autre, inspir après expir, sans se laisser démolir par cette impression de verticalité due à l’écrasement de la perspective.

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Combien de fois avons-nous été bluffés par des parois qui semblent trop verticales et compactes pour permettre un passage mais qui, lorsqu’on s’en approche, révèlent une multitude de fractures, failles et décrochements qui sont autant de marchepieds vers le sommet ? C’est souvent dans la tête que se trouvent les dédales, les labyrinthes et les voies sans issue. La montagne est une puissante métaphore des la Vie !

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Stop avec la philosophie ! Nous voilà au sommet. Certains arrivent sous les applaudissements, dont l’ami Tony qui connaît toutes les astuces pour se faire ovationner !

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Le tour d’horizon est de la catégorie 360°, quelle vue panoramique, de la mer au Chambeyron. Comme on est bien, en haut de nos montagnes…

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Le signal du retour est donné. Mentionnons la descente d’une grande pente qui démarre entre la stèle Vallette et le Petit Mounier, un raccourci 1ère classe… Avantage évident à ceux qui ont les crampons… Mais pour les trois irréductibles de la raquette, ce sera l’occasion de longues glissades : à partir d’une certaine inclinaison du toboggan, le raquettiste ne peut plus compter que sur la solidité de son fond de pantalon…

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Traversée retour du mont Démant : très net avantage aux raquettes, cette fois ! Les crampons des autres pointillent le plateau de trous profonds dont il leur est parfois difficile de s’extraire… Un dernier raccourci nous ramène droit sur la Colle où certains assoiffés en profiteront pour remplir leurs gourdes à l’abreuvoir du hameau.

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Pour tous les autres, il faudra attendre Beuil et son bistro de pays pour porter un toast aux bonnes idées de nos amis encadrants, et à la réussite de cette belle journée « raquette ». Avec ou sans.

Dimanche 5 mars 2017 Tour de la tête des lacs Bessons

 

G1 et G2 : 1250 mètres de dénivelée  de 20 à 23 kilomètres de distance selon les GPS

 

Toujours par monts et par vaux, cette section raquette ! Par monts, surtout… Et en ce premier dimanche du mois du printemps, c’est du côté des lacs Bessons que nous partons explorer les monts et les vaux du Boréon.

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Nous sommes aujourd’hui 23, dont nos encadrants Gabriel, Denis, Michel et Tony, tous fidèles au poste, en tête de file ou en queue de colonne.

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Tiens, tiens… Le beau temps, l’abondance de neige fraîche et la présence de quelques nouveaux adhérents semblent booster nos leaders, aiguillonnés par Dieu sait quel phénomène d’émulation virile… Quel rythme, pour atteindre le refuge de la Cougourde… Un groupe de messieurs démarre en tête, une-deux, une-deux, tandis que quelques dames s’efforcent de les suivre à la trace, en ruminant amèrement sur l’absence de parité dans le choix de l’allure…

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Mais voilà les premières pentes, au-delà du lac des Sagnes : il va falloir tracer dans la fraîche, les gars !… Ouf ! l’allure ralentit et, tout en lançant quelques encouragements à ces vaillants gaillards, nous en profitons l’air de rien pour reprendre notre souffle, et notre place à leur suite dans la file indienne. Les quatre cimes de la Cougourde, juste en face de nous, semblent complètement indifférentes à tous ces stratagèmes.

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Le verrou pour accéder au vallon de la Valette Escure nous donne du fil à retordre. Accumulation d’un côté et manque de neige de l’autre. Denis sécurise ce passage délicat.

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Les dernières chutes de neige vont prolonger un peu la saison, quelle chance ! Le paysage est immaculé et, bien sûr, comme sur toute surface vierge, on rêve d’y laisser sa signature… Et là, sur les pentes du collet des lacs Bessons, notre signature prend la forme d’un « Z » parfait, pas celui de Zorro, mais celui de Zig-zag. À crampons ou à raquettes, le collet se monte aisément, malgré une pente qui semble flirter avec les 40°, dixit Mario en guise d’encouragement…

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Nous voilà à 2647 mètres, avec vue plongeante sur les lacs Bessons, blancs sur fond blanc, le Pelago, Juisse et l’Agnelière. Au nord, le caire Agnel mange l’horizon : vues sous cet angle, ses barres ne sont pas engageantes. Et, au-dessus de nos têtes, il y a celle de la Ruine, ses barres rocheuses, ses neiges, et ce petit bonhomme qui chemine, solitaire, si minuscule dans cette grande face…

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Encore un tout petit effort, un court cheminement en mixte, avant de déballer sandwiches et chocolat, pour rejoindre le premier cairn qui balise la crête qui va jusqu’à la tête des lacs Bessons.

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Les nuages annoncés commencent à s’amonceler, et avec eux voici une première attaque du froid. Le groupe redescend jusqu’au collet, puis met le cap sur les lacs Bessons, de couloir en traversée et de traversée en couloir. Quel beau cadeau que cette neige parfaite, dans laquelle tout paraît si facile…

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Même la grande pente d’éboulis, entre les lacs et le vallon Sangué, si pénible l’été, voilà qu’elle se transforme en lieu de délices, dévalée en quelques minutes à peine. Comme dans la chanson : «  2 minutes 35 de bonheur » ! On la remonterait presque pour avoir droit à une deuxième dose de ce bonheur-là.

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Mais d’autres expériences nous attendent plus bas, lorsque nous allons rejoindre la partie basse du vallon Sangué. La petite musique du torrent, menace à peine masquée par la neige, nous accompagne presque jusqu’en bas. Il s’agit d’éviter le bain de pied, de siège, de raquettes. Il nous faut donc en passer par quelques numéros d’équilibriste, glissades « gérées » (précision qui a son importance…) et traversées de quelques ponts de neige où il convient de se faire léger-léger…

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Le retour au parking du chalet d’accueil, bien qu’un peu long, nous semble, par contraste, une promenade de santé… La neige des arbres, en fondant, s’égoutte sur nos têtes, mais il en reste suffisamment tout autour de nous pour nourrir nos rêves de randos à venir.

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Le point final de cette très belle rando est mis aux Tilleuls, où nos GPS semblent nous ramener invariablement : seraient-ils coincés sur les coordonnées de la place de Lantosque ?

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Un remerciement appuyé à nos encadrants qui nous ont offert là une journée inoubliable et inédite, et un bravo bien sincère aux copains qui, tout en pensant faire partie du G2, se sont retrouvés à l’insu de leur plein gré, incorporés au G1, pour la plus grande satisfaction de tous ! C’est beau, un groupe !

P1370401« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».

Week-end raquette à Palenfre (Italie) des 25 et 26 février 2017

 

Samedi : Mont Pianard (2306 mètres) 935 mètres de dénivelée, 8,5 km de distance. 

 

Depuis décembre 2013, nous ne sommes pas revenus traîner nos guêtres dans les vallons de Palenfre. Il était plus que temps que nos encadrants remettent cette destination à l’ordre du jour. La neige piémontaise commençait à nous manquer « grave »…

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À Gabriel, Denis, Annie , Patrick et Tony revient tout le mérite de ce week-end réussi : c’est un gros boulot que de préparer les courses et gérer l’intendance, avec les dizaines de mails, coups de fil et SMS que cela va inévitablement générer… On ne saluera jamais assez l’engagement de tous nos copains bénévoles, sans eux rien ne tournerait rond. Qui sait même si la neige tomberait ?

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Au col de Tende, c’est la douche froide : brouillard, grésil et rafales de vent. En ruminant des pensées aussi sombres et lourdes que le ciel, nous chargeons les sacs sur le dos. Le mont Pianard est invisible mais on sait où le trouver : c’est tout droit, là-haut dans les nuages.

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 Nous zigzaguons entre les arbustes, en rive droite du vallon. Hum… brouillard au-dessus de nos têtes, neige croûtée sous nos raquettes… Mais « la pluie du matin n’arrête pas le pèlerin » !

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Au bout d’une petite heure de marche, la radio des encadrants grésille : la voix de Tony, notre serre-file assermenté, annonce qu’il redescend jusqu’à la gare de Limone avec une des participantes qui vient de se casser une dent, et la fracture semble mauvaise. La pratique de la raquette peut être mise hors de cause, mais pas les dattes, pourtant réputées inoffensives… Cette malchance nous attriste : la gentillesse et le sourire de notre copine vont nous manquer. Mais pas ses petits gâteaux, dont elle nous laissera une pleine boîte, quelle douce attention…

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En maudissant les fruits secs en général et les dattes en particulier, nous poursuivons notre montée vers le sommet du Pianard, dans une purée de pois de plus en plus épaisse. La pente, interminable, semble s’accentuer, puis elle s’aplanit jusqu’à nous faire buter sur la grande croix occitane du sommet dont n’émergent que quelques dizaines de centimètres. Les ombres entrevues se précisent : ce sont les premiers arrivés du groupe, aux mèches blanches de givre.

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Une fois la troupe regroupée autour de ses chefs, nous battons en retraite sans même sacrifier au rite de la photo-souvenir. Oubliée la Rocca d’Orel, mais nous retenterons notre chance une quatrième fois s’il le faut, pour voir à quoi ressemble le monde vu de là-haut, car c’est forcément plus beau (le montagnard est comme ça, incorrigible…).

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La redescente vers la vallée est menée tambour battant, presque d’une seule traite, dans une neige compliquée : elle accroche, mais pas suffisamment ; elle glisse, mais pas assez. Au diable les raquettes et tous les sports d’hiver ! Filons sur le gîte l’Arbergh, sa douche chaude, son chocolat (denso ou pas), et l’accueil de Silvana et Giancarlo, si conforme à la tradition d’hospitalité italienne.

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Tiens ! Voilà le soleil, le ciel bleu, la bonne blague ! et la Rocca d’Orel qui nous nargue.En attendant l’heure du dîner, Annie nous passe une vidéo pédagogique sur les avalanches, risques, témoignages (glaçants), secours, démonstrations de recherche de victimes. La conclusion : le temps est un facteur-clé, les chances de survie diminuent dramatiquement vite, et il faut pratiquer, pratiquer, pratiquer. Gabriel en profite pour nous rappeler quelques principes de base.

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La suite de la soirée sera beaucoup, beaucoup plus optimiste ! Le repas nous met en joie (une des tablées, surtout, qui se fera remarquer par sa gaieté, puissante en décibels…). On se régale à gogo d’antipasti, de charcuteries, de fromages de la vallée, de quiche, de gnocchi. Trois sortes de pains « maison », dont une focaccia à tomber à la renverse. Quand le dessert arrive, on n’en peut déjà plus, mais il est si tentant, comme tout ce qui est couleur chocolat…

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Sur le coup de 10 heures, le patron lâche ses casseroles, allume la boule à facettes et se transforme en disco-DJ comme sur un coup de baguette magique ! ça alors… Ceux que nous connaissions depuis toujours comme de placides raquettistes se muent soudain en Dancing Queens ou en Princes du Dance floor, so glamour !… Cours de rock (en comptant ou sans compter, car il y a deux écoles), déhanchements sur le YMCA des Village People, reprise des refrains à tue-tête : oubliés, le Pianard et son triste brouillard !

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11 heures sonnent, au lit les joyeux fêtards… parce que, demain, ce sont d’autres « frissons » qui nous attendent. Nous projetons d’aller mettre en pratique nos connaissances toutes fraîches sur la nivologie et les avalanches du côté des laghi del Frisson et de la cime Ghiglielma.

 

Dimanche : cime Ghiglielma (2242 mètres) : 950 mètres de dénivelée , 12km de distance :

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Le soleil, les p’tits oiseaux et une neige scintillante nous accueillent, dès la traversée de la belle forêt de hêtres. Le vallon qui monte vers le Monte del Frisson présente une succession de petits verrous dans des pentes potentiellement avalancheuses : une vraie course d’application «neige et avalanches ». Nous passons un par un, vigilants et concentrés, un œil sur la neige et l’autre sur les copains.

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Des coulées récentes confirment la nécessité pour les encadrants de bien penser l’itinéraire.

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Puis le vallon s’ouvre sur la réserve naturelle de Palanfre et ses grand espaces.  Quelques passages clefs abordés avec sécurité  au dessus du petit lago Vilazzo.

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Encore un effort et nous abordons sur les rives du lac inferiore del Frisson, dans les eaux duquel doivent se refléter, l’été, de bien belles perspectives. Mais là, immobile sous les neiges de février, on ne le repère qu’à la grande étendue plate sous laquelle il hiberne. Nous le contournons en prenant « large ».

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Même si la course s’arrêtait là, nous estimerions que nos efforts sont récompensés. Mais, encore invisible au-dessus de nos têtes, il y a la cime Ghiglielma… Encore une pente très raide. Pendant que Denis sonde la neige, Jaja pausse. (prudence !)

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P1370321Le Passo della Mena franchi nous abordons dans une petite combe suspendue entre ciel et lacs, dans une ambiance assez irréelle. Et puis, juste là, LE sommet ! Il a la taille idéale pour la photo de groupe !

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Gabriel nous fait faire le tour des 4 horizons, nous pointant au passage le Monte Colombo, un autre magnifique souvenir. La vue porte très loin : Monte Rosa, Cervin, Viso. Et d’autres crêtes, d’autres sommets, d’autres lacs, d’autres champs de neige, d’autres plaisirs. Il faudra revenir…

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Prudence à la montée, prudence à la descente. Tout au long du trajet retour, même si nous avons parfois opté pour quelques petits raccourcis pleine pente, nous gardons en tête que ce week-end est placé sous le signe d’une conscience accrue du risque avalanche. L’éclairage de l’après-midi met particulièrement en valeur le paysage, et nos photographes s’en donnent à cœur joie.

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Un léger malentendu donnera à certains (petits malins !) l’occasion de boire deux fois le pot de fin de journée… mais le délicieux gâteau d’Annie, farine de châtaigne et crème de marron, sera partagé à Vernante, lors du pot « officiel »… A bientôt Palanfre

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Il nous faut bien ça pour nous armer de patience : au col de Tende, dans la Roya, au péage de Vintimille, ce sera embouteillage sur embouteillage. Mais nous avons fait le plein à ras bord de calme, de beauté et d’oxygène. De quoi patienter jusqu’à la prochaine fois… à nous de ne pas dilapider trop vite ce précieux capital santé-sérénité-gaieté.  Merci à nos encadrants : quel formidable week-end… Bravo à tous les participants qui désormais méritent le label « disco-raquettistes »…

Amitiés à notre amie blessée, on attend de tes nouvelles !

Dimanche 19 février 2017 Tête sud des Bresses

G1 : tête sud des Bresses, 2824 mètres (dénivelée : 1300 mètres ; distance : presque 20 kilomètres)

G2 : lacs des Bresses (dénivelée : 1030 mètres ; distance : 13,5 kilomètres)

 

C’était couru d’avance : toute rando programmée dans le secteur emporte les suffrages, inutile de passer par une primaire. Majorité absolue et unanimité assurées. Annie et Patrick guideront le G1, 21 personnes. Michel et Tony le G2 : 13 personnes. Soit 68 raquettes pour damer la trace pour les groupes suivants…

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Une heure et quelque de marche à bonne allure, c’est l’échauffement incontournable pour accéder aux merveilles qui se cachent au-delà du col de Salèse. Le G2 y arrive alors que le G1 s’apprête à démarrer en direction du lac Nègre.

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La neige est bien présente. Où que l’on se tourne, on n’y voit que du blanc. Et du bleu, celui du ciel. Quelle journée printanière… luminosité, douceur, pas un souffle d’air, et déjà les premiers chants d’oiseaux dans les arbres.

Cime de Frémamorte

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Les raquettes ferraillent à grand bruit lorsque nous passons sur de la neige dure. Puis, une à une, elles se mettent à chuchoter : nous voilà à la queue leu leu sur une belle nappe de poudreuse toute douce, chhhhhhhh…

Cayre sud des Bresses

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Michel  a la superbe idée d’emmener le G2 pique-niquer sur le promontoire de la baisse du lac Nègre : une des plus belles salles-à-manger du Mercantour ! D’un côté le lac Nègre, de l’autre ceux des Bresses : pas mal, non ? Que manque t-il pour atteindre le nirvâna ? Un peu de dénivelée supplémentaire pour rejoindre les deux lacs des Bresses et en faire le tour.

Tête sud des Bresses

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Il n’est pas rare de noter que la technicité d’une course n’est pas obligatoirement proportionnelle à la satisfaction qu’on en retire : voici une rando où l’on en prend plein les yeux, la neige est excellente, et l’environnement fabuleux. Conclusion : pour le G2, que du bonheur !

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Le G1, quant à lui, travaille aussi à son bonheur en tirant un peu plus la langue, en tout cas pour certains… Annie et Patrick impulsent un rythme soutenu, régulier, et leur plan de marche sera respecté.  Annie , attentive, observe l’état du manteau neigeux !!

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Au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur, d’autres sommets se dévoilent : Argentera, Tablasses, Cresta Savoia, Giegn, Pépoiri, Archas, Rogué, Frémamorte, on se répèterait les noms rien que pour le plaisir, un peu comme quand on dit bonjour à quelqu’un en l’appelant par son prénom… et tout au fond le refuge rémondino.

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Nous apercevons des skieurs au pas de Préfouns, d’autres à la baisse de Rogué, plusieurs sur les pentes de la tête sud que nous sommes en train de gravir. Nous ne sommes pas les seuls à apprécier le haut boreon

                            sommet

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Prudence sur les 50 derniers mètres : ça passe à raquettes, à condition d’éviter les figures libres… D’inquiétants couloirs se creusent à notre droite, mieux vaut donc regarder droit devant, d’autant que le passage est bien étroit. La petite Vierge du sommet nous accueille, sereine et bienveillante.

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Nous cassons la croûte en plein soleil, juste sous le sommet. Mais il faut bien sortir du rêve et se résoudre à redescendre dans la vallée. D’autant que nous apercevons les copains du G2 en file indienne en contrebas, déjà tournés dans le sens du retour…

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Bonne surprise : la neige reste très bonne, et la chaleur ne l’a pas trop transformée. Voilà qui autorise quelques audaces dans certains passages raides, on tente la ramasse, on expérimente le télémark, on ose les pas de géant. Le plus souvent, ça passe. Mais, parfois, ça donne lieu à des chutes et glissades chaleureusement ovationnées. Retrouvailles G2 + G1 au col de Salèse pour la photo de groupe, avant d’attaquer la descente dans la forêt.

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Efforts, émotions et chaleur ayant gravement hypothéqué nos réserves hydriques, l’heure est maintenant venue de nous mettre en quête du bistrot de nos rêves afin d’y célébrer un rituel collectif de réhydratation. La vallée de la Vésubie étant fermée pour cause d’éboulement, c’est à Saint-Dalmas que nous allons nous échouer autour de toutes sortes de choses de nature à satisfaire faim et soif. Tout en parlant du week-end à venir mais, chut, suite au prochain numéro !

Dimanche 12 février 2017 le Capelet inférieur

Cap sur le Cap(elet) inférieur (2419 mètres) 1100 mètres de dénivelée, 13 kilomètres de distance

 

La journée débute avec un petit parfum d’aventure… Vu de la vallée, le secteur des Blancons semble tout sauf enneigé : oublions donc le Mont Joia, et visons un secteur où nous pourrons sauter la case « portage» pour aller directement à la case « raquettes ». C’est le Capelet inférieur qui remplit ces critères et devient l’élu du jour.

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Première difficulté : garer la dizaine de voitures (ou plus ?) au départ de la piste des Terres Rouges. Et prendre le départ à 35 sans trop se piétiner les raquettes et se mettre les bâtons dans les jambes… Annie, Patrick, Denis (pour les 19 du G1) et Gabriel, Michel et Tony (pour les 16 du G2) : tout le staff est là ! Contrôle des DVA : OK. Contrôle des raquettes : il en manque juste une paire… ce qui contraindra l’une des nôtres à faire la rando « sans ». Respect pour son courage et sa bonne humeur devant l’adversité.

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Une montée sans difficulté par la piste nous amène sur la crête qui sépare la vallée de la Gordolasque du vallon des Graus. Sous les arbres, de larges taches d’herbe. Mais, globalement, la couche de neige récemment tombée suffit à nos raquettes. Plus haut, nous émergeons sur la crête et nous nous dirigeons vers le Serre de Clapeiruole.

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Malgré son altitude modeste, 2010 mètres, cette montagnette nous obligera à sortir le « grand » jeu, c’est-à-dire les cales de montée : sur quelques centaines de mètres, la croupe devient une crête qui s’effile et se faufile entre des rochers.

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À droite, le massif de l’Authion. À gauche, le Mont Joia et la Valette de Prals. Plus au nord, Gélas, Malédie et Clapier, le trio des 3000 du département. À l’horizon, la mer et ses reflets de métal doré.

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Et au-dessus de nos têtes, des nuages qui filent, filent, filent… « vrais » nuages, ou nuages de poudreuse soufflés par (et oui, le revoilà…) LE VENT ! Pris dans les tourbillons, et éclairés par des lumières changeantes, les cristaux de neige façonnent de très belles ambiances dans un camaïeu de gris et d’argent.

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Un dernier ressaut, juste sous le sommet, nous donnera un peu de fil à retordre : c’est pentu, ça glisse, il y a des rochers, et le vent s’obstine à titiller nos équilibres précaires. Un dernier effort et, au milieu de tourbillons hurlants, nous touchons enfin au but : le cairn sommital. Inutile de songer à continuer vers le Capelet supérieur, plus personne n’y pense, et une ultime rafale dissipe d’hypothétiques velléités…

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Ceux qui repartent du sommet croisent les vaillants copains qui s’en approchent. Les mots d’encouragement partent à l’horizontale par la voie des airs sans atteindre leurs destinataires…

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Par contraste, le pique-nique, à l’abri dans la forêt, nous semble d’autant plus cosy. Et comme il est relativement tôt, un exercice de recherche de DVA s’organise. Sous le contrôle d’Annie, Gabriel et Patrick. Par groupes de deux, tout le monde fouille le secteur d’une avalanche fictive, et trouve, le plus souvent, l’origine des bip-bip… Le groupe semble en progrès, mais peut mieux faire ! « Personne n’a zéro », commente Patrick.

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Nous redescendons sans stress aux voitures, sous le soleil revenu, mais avec la surprise de constater que, vers la fin de la forêt, la neige a déjà commencé à fondre. Sur les sommets, le vent nous la transforme en nuages ; et en bas, le soleil nous l’escamote pour imbiber la mousse des bois… Ah, le cycle de l’eau… Quelle tristesse…

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Nous nous consolons de ce gros chagrin aux Tilleuls, en portant joyeusement un toast aux pâtissières du groupe et aux encadrants, toujours aussi investis autour de notre bol d’air hebdomadaire. Merci m’sieurs-dame !

Dimanche 29 janvier 2017 à Saint-Dalmas-le-Selvage

Boucle par le vallon de la Braïssa, le col du Petit Valloar 2706 mètres) et Gialorgues.

1250 mètres + et – pour 17 kilomètres de distance

 

La dernière fois que la section raquette a fait cette boucle ? Le 10 février 2013. C’est fou ce que le temps passe… Notons que, lorsqu’on décide de refaire une rando, c’est qu’on a aimé !

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L’équipe d’encadrement est au grand complet. Sauf Tony, malade au fond de son lit. Soigne-toi, amigo, et reviens vite. Nous sommes 19 au total, en comptant Annie, Patrick, Gabriel, Denis et Michel. Nous allons progresser tous ensemble, en un seul groupe dit « à deux vitesses ».

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Partis de la côte sous une pluie fine, nous sommes tout heureux de trouver du beau temps, ou presque, en sortant des voitures sur le parking de Saint-Dalmas. Et pas de vent ! On avait presque perdu l’habitude des ambiances calmes …

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Un peu de portage, car tel est notre destin de raquettistes, et nous chaussons sur la piste de Sestrière. Les deux raccourcis par la forêt sont correctement enneigés, il n’en faut pas plus pour faire notre bonheur du jour !

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Avant de bifurquer vers le vallon de la Braïssa, un petit écriteau nous avertit que nous allons pénétrer en zone « Tétras Quiet » : Nous allons faire au mieux pour respecter la consigne et la quiétude desdits tétras…

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Ce n’est pas le bruit de nos raquettes qui les dérangera : dans une belle couche de neige fraîche, sans traces humaines, nous progressons silencieusement dans les pas de nos encadrants. Les personnalités transparaissent : l’efficacité très « classe » d’Annie, l’énergie de Patrick qui semble capable de fendre un mur de neige à la force de son poitrail, le tandem bien rodé Gabriel-Denis, la gaieté attentive de Michel… Et voilà déjà les cabanes de la Braïssa, lieu incontournable de divers rituels, mais n’entrons pas dans les détails…

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Le vallon est bien enneigé. De nombreuses traces dessinent les lignes de pointillés, indéchiffrables pour nous, mais certainement très parlantes pour qui sait les interpréter : chasse d’un prédateur, fuite d’une proie, reconnaissance des territoires ?

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Au sortir de la limite de la zone Tétras Quiet, nous voilà au pied des pentes du col du Petit Valloar, perspective qui justifie d’avaler un petit remontant pré-effort ; et de chausser les crampons pour éviter tout dérapage dans les pentes à venir. Ah… chausser les crampons dans 40 centimètres de poudreuse, les gants dans la bouche et le nez dans la neige, à sonder la poudreuse pour retrouver ce fichu crampon fouisseur… un grand moment de solitude, même si on est 19 à s’y coller… Mais la couche de neige plus dure sur laquelle on sent mordre les crampons valide ce choix : sécurité d’abord.

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En respectant une bonne distance de sécurité entre nous, nous gravissons le col, inondés de gratitude vis-à-vis des costauds qui se relaient en tête pour nous offrir une belle trace jusqu’au col, un vrai Stairway to heaven… Merci à nos super-traceurs et serre fileur  Quelle puissance au jarret !

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Voilà le moment de la photo-souvenir, une fois tout le monde regroupé au col, et d’une pause pique-nique bienvenue avant d’amorcer la redescente dans le vallon de Valloar, vallon affluent de celui de Gialorgues. En face de nous, la Sanguineirette et ses beaux couloirs ; à droite, sa grande sœur Sanguinière ; à gauche, la tête ronde de Valloar que nous ne regarderons que d’en bas, car la descente s’annonce longue…

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Longue, mais bien agréable, ce qui veut dire, en langage « raquette » : bonne neige, et pentes non gelées. Et juste ce qu’il faut de trous invisibles pour nous rappeler qu’il faut rester prudent et ne pas céder à l’euphorie d’une belle descente… Le jour blanc incite lui aussi à rester en alerte et à ouvrir l’œil.

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Au passage devant la mystérieuse entrée du Trou de l’Âne, nous apercevons Fort Carra et ses hautains satellites aux formes sorties d’une BD de science-fiction : quelles merveilles. Le temps de les photographier, le brouillard les a déjà dérobés à nos regards et à nos objectifs.

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Il reste une petite heure et demie de piste pour rejoindre le village. Allez, on prend le rythme, on se choisit un ou deux copains pour faire la conversation et c’est parti ! Les cascades de glace sont magnifiques cette année, très bien formées : elles vont jusqu’en bas des pentes dans de larges coulées d’un turquoise très clair.

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Oups ! Attention où nous mettons les pieds ! Sur la piste aussi, dans chaque virage, à chaque traversée de vallon, il y a « de larges coulées d’un turquoise très clair »… Heureusement que les raquettes accrochent, pas toujours d’ailleurs, et les bâtons pas du tout…

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Le pot de fin de journée est pris à Lou Ben Manja de Saint-Etienne où, pour ne pas faire mentir l’enseigne, nous allons bien manger et bien boire. Avant de passer du temps dans un embouteillage dû à un accident : pour certains, quel malheur, la journée à la neige ne se terminera pas, comme pour nous, dans l’allégresse…

PS : si quelqu’un trouve, sur notre trajet, une banane, prière de la ramener à Michel, il est inconsolable.

Week-end à COLMARS-LES-ALPES, 21 et 22 janvier 2017

Samedi : Mourre de Simance (2511 mètres ; 1200 mètres + et – ; 15 kms)

 

Tous ensemble, tous ensemble, hey ! Plus de G1 et G2, mais un groupe de 19, bien sympathique et bien solidaire, pour ce mémorable week-end made in 04.   Mais commençons par le commencement ! On sait à quoi s’attendre, entre le froid et le vent annoncés… Comme dit Gabrielle, il va falloir « bâcher »…

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Nous garons les voitures au hameau de Chasse, un des bouts du monde de la haute vallée du Verdon. La neige est là ! Quelle chance, on chausse à Chasse ! (à répéter très vite 10 fois de suite). Enfin pas tout à fait car, dès le départ, la piste a un petit côté filou, avec toute cette glace … Un peu de portage ne faisant de mal à personne, portons !

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À partir du moment où nous quittons la piste pour aborder la forêt, nous passons en mode RTT (Raquette Tout Terrain). De la neige, il y en a. Seule manque une belle petite sous-couche pour stabiliser l’ensemble et colmater les trous entre les rochers, les racines et autres pièges sylvestres… La progression est lente : nos 38 raquettes déblaient la zone, décapent les rochers et s’embrochent sur des branches embusquées.

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Nous remontons un vallon au fond duquel coule un torrent, indétectable sous la neige et la glace. Nous empruntons prudemment les ponts de neige en tentant de déterminer où se trouve la frontière entre l’eau, la glace et le monde solide. Quelques passages insolites permettent de vérifier si nous sommes à l’aise (ou pas) avec le free style…

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Ces épreuves franchies victorieusement, nous débouchons, enfin ! dans la partie haute du vallon de chabaub, très ouverte, d’où nous pouvons apercevoir, encore loin au-dessus de nos têtes encapuchonnées, le Mourre de Simance. Après la pénible progression dans la forêt, les pentes menant à la dernière crête nous semblent faciiiiiles…

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Mais c’est sans compter avec le vent qui nous gifle dès notre arrivée sur cette crête, et quelles gifles… On réalise à quel point tout devient compliqué, dès que le vent s’en mêle et qu’avec lui revient le grand méchant froid : mettre la veste, boire un coup, marcher droit… Courage, il n’y a plus que 150 mètres de dénivelée à gravir, ce n’est rien. Enfin, presque. Il nous faut pourtant autant d’énergie que de volonté pour rallier le sommet. Et peut-être aussi une petite pointe d’amour-propre ?

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Le tour d’horizon est fait en mode accéléré. Dommage ! Du Vercors au Dévoluy, du Mounier au Pelat en passant par le secteur du col des Champs et son emblématique Encombrette, que de sommets nous font de l’œil…

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Tous ! Nous y sommes enfin tous ! Mais juste pour le temps de la photo. Nos poses bizarres ne sont pas forcément volontaires :  au gré de ses bourrasques, le vent glacial nous fige dans de drôles d’attitudes. La redescente du sommet, sera faite face au vent (tiens ! ça peut donc être encore pire qu’à la montée !), le temps de gagner une autre crête elle aussi bien aérée… Au passage, nous nous émerveillons sur toute cette poudreuse accumulée dans les vallons, sur les pentes, vierges de traces : exquise sensation d’être les Rois de la Raquette, et seuls au monde !

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Profitons de ce bel intermède, vrai moment de grâce, car l’heure tourne et voici à nouveau la forêt : il est temps de repasser en mode RTT pour redescendre le cours gelé du petit ruisseau sournois. Jusqu’au dernier mètre de piste, jusqu’aux voitures, la plus grande prudence sera de mise.

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Nous prenons pour la nuit nos quartiers au gîte Gassendi de Colmars-les-Alpes : tour à tour hôpital, hôtel des Templiers, caserne, mairie, il se dédie aujourd’hui à l’accueil des touristes, et crée du lien social dans le village en accueillant les enfants de l’école aussi bien que les papis-mamis pour des repas seniors. La tartiflette du chef ayant brûlé, nous nous installons devant de grands plats de pâtes improvisés, ce qui nous convient à merveille, car les sucres lents… c’est toujours bon d’en stocker le samedi soir…

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À la table voisine s’installe un groupe de chanteurs. Dans le prix de la demi-pension, nous aurons donc en bonus un récital en occitan, basque, corse, nissart : quelles voix, ces messieurs ! Tous les étages résonnent de leurs chants. Et, lorsque le gâteau d’anniversaire XXL de Vincent arrivera avec ses petits feux d’artifice, il sera accompagné d’un Happy birthday polyphonique ! Belle ambiance ! On rit aux éclats, on chante en chœur, on danse sur place, on déguste, on sirote, on savoure, on en reprend… La fête est réussie, Elsa !

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 Dimanche : Sommet du Laupon (2432 mètres ; 1200 mètres + et – ; 13 kms)

 

Après une nuit réparatrice où nous avons peut-être rêvé de mousquets, garnison, canonnades et beau capitaine à moustaches, nous voilà d’attaque pour revenir à d’autres amusements : il s’agit de grimper au sommet du Laupon dont le signal domine la vallée comme un défi.

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Histoire de ne pas perdre la main (pardon : le pied), nous commençons par un bon échauffement sur piste surgelée… Nous suivons l’itinéraire d’été, et réservons le direct azimut pour la descente, ce qui se révèlera être LE bon choix, voir plus loin…

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Tant que nous sommes sous le couvert de la forêt, Éole a la correction de nous ignorer. Mais au sortir du bois, il va nous facturer un gros arriéré… Nos trajectoires rectilignes font parfois d’étonnantes dents de scie vers la droite, impulsées par les coups de bélier des bourrasques.

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Vincent inaugure ses jambes de feux de ses 32 printemps. Un vrai chef de file. Nous en avons besoin car la neige accumulée dans la forêt est épaisse. Nous arrivons enfin sur un replat dénommé « la plaine !!!» pour une courte pause.

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Pas question de perdre du temps, on se hâte vers le sommet aussi vite que possible. Les premiers arrivés trouvent un abri dérisoire derrière le cairn ; les suivants battent la semelle en scrutant les tourbillons blancs dans lesquels se matérialisent des ombres, des silhouettes : les copains qui arrivent !

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La descente ? Le rêve de tout raquettiste : une neige sublime, en quantité et en qualité, de la fleur de sel, du duvet, de la poudre de fée… Il n’y a qu’à se laisser couler avec elle. Chaque pas nous mène un mètre plus loin, dans un élan de patineur. Et cette impression de velours sous les raquettes…

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Quasiment jusqu’aux voitures, ce sera jubilatoire. Hormis lors de quelques incursions dans la forêt pour lesquelles Gabriel, en bon pédagogue, nous prévient : « 200 mètres, pas plus ! » On ne quitterait pas cette neige fabuleuse… Sauf le temps du casse-croûte, tous serrés en troupeau sous un grand épicéa, comme autant de chevreuils transis.

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Gabriel, Michel et Tony : grand merci à vous pour l’organisation, la réservation du gîte, la gestion financière, l’encadrement et tout et tout. Denis, merci aussi à toi qui as planché sur les courses mais n’as malheureusement pas pu être des nôtres… Et toi, Vincent, que serions-nous devenu sans tes jambes de folies pour faire la trace dans toute cette neige…

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Un week-end sans bémol, grâce à toute la préparation faite en amont . Mais il faut aussi féliciter les participants : par moments, ce fut pénible, on en a tous bavé en même temps. Mais la cohésion du groupe et la bonne humeur permanente ont permis de venir à bout de toutes les difficultés. Avec quelques jours de recul, on se rend compte qu’on n’a conservé

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QUE de merveilleux souvenirs ! Repenser à ce grand coquin de vent nous ferait même sourire : le miracle des sorties parfaites.

 

20-21 janvier – techniques alpines a estenc

– Bon finalement tu fais quoi le week-end du 20 janvier ?

– euh ben … rien de ferme pourquoi ?

– il reste une place en techniques alpines, a Estenc, tu viens ?

-OK

Voila comment ce samedi matin je suis à la bourre sur l’autoroute vers saint martin du var à lister tout ce que j’ai oublié de prendre en préparant mes affaires à l’arraché … le sac de couchage, des vivres de course, une serviette, des affaires de toilettes, de quoi me changer au gite … mais j’ai bien pensé aux crampons, au piolet, matériel de progression glaciaire et mes affaires de ski. Bon .. finalement rien de bien grave, respire un coup ça va bien se passer !!

J’arrive bonne dernière au rendez vous, mais pas en retard !! ils sont terribles ces jeunes, ils n’ont pas de maison ou quoi ? en fait ils sont tous enthousiastes à suivre ce stage de technique alpine que nous ont concocté Bruno, Patrick et Georges.

Première étape: briefing au troquet de Guillaume. Bruno et Georges nous détaillent l’agenda du week-end, le temps est incertain pour dimanche, mais on fera au mieux.

 

préparation du groupe

préparation du groupe

feu - partez !!

feu – partez !!

A Estenc, c’est grand beau .. et chaud pour la saison, nous partons sur les contreforts du garret (et pas des garrets) pour voir ou revoir les techniques de progression en corde tendue, ainsi que les techniques de progression encordés avec pose de points d’ancrages. Nous formons des binômes et passons chacun a son tour en tête. La technique est vite assimilée ainsi que les assurages sur semi-cab et à l’épaule. Le message est passé il n’y a pas une seule technique, mais la technique qui nous permet d’être rapide, simple et efficace.

roche grande

roche grande

les garrets

les garrets

 

Patrick en tete - corde tendue

Patrick en tete – corde tendue

marche encordée, pose des points d'ancrage

marche encordée, pose des points d’ancrage

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pierrette en rappel

pierrette en rappel

 

 

Yann assure a l'epaule

Yann assure a l’epaule

A la descente nous revoyons les différentes techniques de cramponage, dos à la pente, de coté ou de face, puis nous terminons par un atelier de descente en moulinette avec pose de points d’ancrages pour assurer le dernier, et revoyons les nœuds les plus courants et surtout le semis cab et le cab sur le mousqueton directement.

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descente en moulinette – pose des points d’ancrages

le cab .. le semis cab sur mousqueton

le cab .. le semis cab sur mousqueton

preparation de la moulinette

preparation de la moulinette

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Le soleil disparaissant derrière la crête, nous décidons de rentrer au gite pour le débriefing.

Arrivée aux Louick ou nous accueille Leonie, c’est vraiment un lieu de rêve !

Une petite bière, une douche … pour ceux qui n’ont pas oublié leurs affaires. Perso, je vais la jouer .. ya que les gens sales qui ont besoin de se laver et ça va le faire … Episode répartition des lits: nous sommes 14, il y a 12 lits et deux banquettes dans la salle a manger ou bien la yourte a l’extérieur. Je sens moyen la yourte sans sac de couchage, je me replie sur la banquette de la salle a manger prés du feu ainsi que Georges.

Le débriefing est animé et fructueux. Juste avant le repas, qui voyons nous dehors ? nos amis Noel et Bruno qui étaient venu présenter leur film au Ladak la semaine dernière !! Ça alors ! nous les invitons à se joindre à notre repas et c’est une belle tablée de 17 personnes qui se régale de la soupe de potimarron, choucroute et tarte aux pommes de Leonie.

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La soirée ne se prolonge pas, à 10h tout le monde dort. Demain c’est levé 7h – départ 8h.

Dimanche le temps est gris et le vent souffle. Bruno décide que nous resterons à l’abris de la tête de la gipière pour travailler les enrayages de chutes ainsi que les mouflages.

les ancrages

les ancrages

Victor prepare son mouflage

Victor prepare son mouflage

les mouflages - ca fait beaucoup de ficelles tout ca !

les mouflages – ca fait beaucoup de ficelles tout ca !

enrayage de chute

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enrayage de chute

 

Apres quatre heures d’exercices dans la bise, nous décidons de battre en retraite et de se regrouper à guillaume pour un déjeuner tardif et le débriefing du week-end.

Au bilan, un beau week-end, un groupe formidable, une fameuse envie d’aller plus loin !! un grand merci Bruno, Patrick et George pour cette initiative. Un grand merci aussi a tous pour votre implication et votre bonne humeur: Pierrette, Aurelie, Oriane, Nanouk, Victor, Alex, Mathias, Yann, Marien, Romain.

A trés bientot pour de nouvelles aventures.

Dimanche 15 janvier 2017 Cime Ouest de fenestre : oui ? mais non !

G 1 et 2 : boucle au lac de Trécolpas – refuge de la Cougourde (environ 16 kms pour 850 m + et -)

 

Ça arrive au moins une fois par an : eh bien, c’est aujourd’hui ! Le grand vent… Le grand froid… Au thermomètre : – 15°. Et quid du « ressenti » ?

Les prévisions météo et l’avant-goût que nous avons eu sur la côte ces derniers jours n’ont pas découragé les 31 raquettistes dont Gabriel et Tony cochent les noms ce matin sur leur liste. Ils auront la responsabilité (et le plaisir !) de guider le G2. Quant à Annie et Patrick, à la trace, ils guideront le G1, avec le soutien de Mario et de Jacques, notre serre-file du jour.

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Les voitures sont garées devant le chalet d’accueil du Boréon. Nous nous dirigeons vers la route des vacheries, raquettes sous le bras, en soufflant sur nos doigts. 15 personnes pour le G1, contre 16 pour le G2 : Gabriel note avec plaisir que la demande est forte pour ce groupe qui sait allier plaisir d’un rythme un peu plus cool et esprit sportif.

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Beaucoup de glace, des cailloux à revendre, et parfois de la bonne neige… Marcher sur ce sentier d’été tant de fois parcouru exige aujourd’hui de la prudence, précaution qui n’évite pas quelques dérapages, suivis de glissades et d’exclamations sonores. Mais tant que nous progressons dans la forêt, nous sommes relativement à l’abri d’Éole et sa bande… Profitons, et mangeons notre pain blanc…

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On chausse, on déchausse, on rechausse. Les raquettes toutes neuves que le petit papa Noël a apportées à certains grincent dramatiquement sur les cailloux invisibles… arrachant des « aïe » de douleur à leurs propriétaires.

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Le lac de Trécolpas est atteint. Ça se gâte progressivement. L’Agnelière et la cime de Juisse soufflent non stop, comme des volcans, des panaches de fumée blanche : quelle tristesse, cette belle neige qui s’évade sous notre nez par la voie des airs… L’atmosphère est blanche, un brouillard dense constitué de minuscules cristaux de neige.

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Le G1 dépasse le lac en direction du pas des Ladres, mais sans plus croire à grand chose. La cime ouest de Fenestre, notre projet, le vent en a balayé jusqu’au souvenir… Une rafale plus forte que les autres nous bouscule, flanque les bâtons par terre et finit de geler l’eau dans les gourdes. C’est là que Mario nous porte le coup de grâce en annonçant – 15, confirmant largement notre impression… Annie et Patrick décident de redescendre, et il n’est pas besoin de procéder à un vote : unanimité, demi-tour ! Après s’être fait congeler le côté droit, c’est au tour du côté gauche, offert aux 4 vents… Certains messieurs sont sexy en diable, avec leurs sourcils, moustaches et barbichettes givrées, à la Nicolas Vanier ! Les écharpes craquent, durcies de respiration gelée. Ambiance voyageurs du grand Nord…

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Dans le blizzard blanc, des formes viennent à notre rencontre : ce sont les copains du G2, arrivés eux aussi au lac ! Tout le monde emboîte le pas à tout le monde, par paquets de 10, du moment que c’est pour dévaler la pente et fuir ce vent hurlant.

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Nous obliquons vers le refuge de la Cougourde, avec l’espoir d’y manger à l’abri. Le sentier d’été n’est pas très accueillant à nos raquettes, mais nous sommes trop heureux de rejoindre la forêt. Prudence tout de même en traversant quelques couloirs bien raides, sur lesquels tourbillonnent des bouffées de neige.

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Ouf, le refuge, on respire ! Quelques places au chaud dans le refuge d’hiver, autour du poêle. Quelques places par terre « sur » la terrasse. Quelques places « sous » la terrasse, accessibles à 4 pattes. Tout le monde peut se poser, le temps d’un rapide casse-croûte.

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« Rapide », car le froid et le vent sont de retour, rôdant autour du groupe, mordant oreilles, doigts et orteils. Certains affirment même qu’ils ont été mordus ailleurs par surprise, mais faut-il les croire ? On tourne en rond, on fait des 8, raquettes aux pieds, en attendant que toute la troupe soit prête au départ, et en route !

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Retour sans lambiner… Avec des précautions maxi dès que nous rejoignons les secteurs glacés généreux en occasions de chutes… Quelque peu ébouriffés, nous faisons halte aux Tilleuls où nous allons achever notre processus de décongélation. Les nouveaux patrons font connaissance avec notre étonnante équipe ! On n’a pas eu le temps de remercier les pâtissières du groupe, honte à nous, leurs gâteaux sont toujours aussi bons.

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Merci aux encadrants qui y croient pour deux, voire pour 30, quand le vent rabote notre motivation, émousse notre combativité, et érode nos forces… Et bravo à Marie-Françoise  et Jean qui ont eu le cran de sortir leurs mains des moufles pour photographier cette journée de vent, de froid et d’amitié.