Archive pour la catégorie ‘Raquettes’

Dimanche 15 avril 2018 : Un Raton. Et 28 sangliers !

Cime du Raton (2066 mètres) depuis Les Launes (1498 mètres).

 

Un risque 4, ça donne toujours à réfléchir. Et ça calme tout net nos envies de Millefonts… Des scores d’anthologie sont annoncés à la suite des dernières chutes de neige d’avril : 1 mètre de neige serait tombé sur Isola ! Gabriel, Eric, Michel et Tony décident d’emmener leur bande de raquettistes gourmands de neige fraîche sur une des crêtes Cians/Var, peu exposée au risque avalanche, mais nous permettant de ne pas relâcher notre entraînement, dans la perspective du prochain week-end à Estenc qui s’annonce sportif…

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Le parking des Eguilles, déserté depuis la fermeture de la station de Valberg, est tout libre pour nos voitures et notre grand déballage dominical de sacs, chaussures, raquettes, victuailles, bâtons, pelles, sondes et autres DVA. Au top départ, comme par magie tout est sur les dos, aux pieds ou dans les coffres, un rituel bien rodé. Direction le contrôle DVA, assuré par Michel, déjà en forme et en verve.

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Départ en une seule colonne par la piste du bois de Tailler. Gabriel ne s’attendait sans doute pas à devoir tracer comme en plein hiver dans 30 centimètres de neige… On suit sa trace présidentielle jusque dans ses moindres zigzags, tout le monde tenant à profiter de la belle tranchée qui s’élabore au fur et à mesure de l’avancée du groupe.

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Haaaalte ! Pour nous tirer de notre marche automatique, tous les 250 mètres environ, des ateliers de type accrobranche sont organisés ! Le poids de la neige lourde, conjugué aux fortes rafales de vent des derniers jours, a déraciné ou cassé de nombreux épicéas et sapins, encore tout chargés de leurs pignes odorantes.  L’allure du groupe s’en ressent : il faut passer à quatre pattes, en bons sangliers que nous sommes, ou jouer aux écureuils, de branche en branche. Quant aux bâtons, certains les utilisent à la manière des funambules, pour garder l’équilibre ; ou à la manière des majorettes, pour faire de jolis moulinets. Nous franchissons les obstacles, avec plus ou moins de panache et d’élégance dans le lever de jambe, mais avec efficacité.

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DSC07100Fleurant bon la résine fraîche, mais las d’enjamber, de contourner, de ramper « sous » ou de grimper « sur », Gabriel abandonne la piste et ses obstacles pour viser l’Adrech de Forche. Mais voilà que s’annonce un autre type d’épreuve : tracer en pleine pente, dans la forêt ou dans les buis, dans une neige de plus en plus épaisse et lourde. Les bonnes volontés ne manquent pas, dames et messieurs se relaient en tête, sous les hourrah.

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Mica prend part à ce labeur collectif et réussit non seulement à nous faire une trace efficace, mais également à prendre de l’avance, tout en exhortant le groupe à tout donner. Maintenant ! Courage ! Quelle énergie !

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Et voilà enfin la crête, avec la vue panoramique qui justifie comme toujours tant d’efforts : le télésiège de Barzès arrive juste là. En le suivant, on peut refaire à rebours la si belle rando en crête que Denis nous avait offerte il y a quelques semaines entre cime du Pra et tête de la Colombière. Le Pelat, au loin, nous fait de l’œil, d’un blanc insolent. Plus près de nous, dôme de Barrot, Mounier et Cluots rejouent l’hiver en plein printemps.

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Faux espoir à la cime du Faux Raton ! C’est le « vrai » Raton qu’il nous faut apprivoiser pour valider la course… Encore un effort. La tête de Rigaud apparait enfin : nous sommes arrivés !

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DSC07142Nous poursuivons nos pérégrinations par la crête du Bois Noir, qui domine les impressionnantes barres de l’Illion. C’est toujours une surprise de constater les différences incroyables qui peuvent exister entre les différents versants d’une montagne : prairies à vaches d’un côté, couloirs et falaises verticales de l’autre.

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20180416093345-afe536b2Pique-nique dans les sous-bois… mais ne levons pas trop la tête de peur d’attraper le tournis… Le vent souffle comme un fou, là-haut, et les mélèzes, si souples, se balancent dans tous les sens. Le BERA est élevé, aujourd’hui : Bulletin d’Estimation des Risques « Arbres »…

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DSC08382Maintenant, rejoindre la piste : droit dans la forêt, et droit dans la pente ! La neige se fait lourde, elle est humide en profondeur mais nous n’avons que celle-là à nous mettre sous la raquette… Voilà l’occasion de travailler le planter du bâton… Après une mémorable descente à trous multiples, félicités ou raillés par le chant d’un Pic noir (merci Philippe pour l’identification de cet oiseau), nous retrouvons enfin ! la piste presque plate, son confort, et… ses arbres en travers : et c’est reparti pour un deuxième parcours d’accrobranche.

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Rando au dénivelée modeste, certes, et pas de passages techniques : et pourtant, nous nous écroulons au bistrot de pays de Beuil dans un grand Ouf ! collectif. Cette longue descente dans une neige difficile a eu raison de notre restant d’énergie. Heureusement, de bonnes choses circulent sur les tables pour nous requinquer, merci aux pâtissières ! Et Gabriel, en prononçant les mots magiques « week-end à Estenc », nous guérit instantanément de notre fatigue, et rallume des petites étincelles dans nos yeux.

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Bourrasques fantasques en Gordolasque !

G1 : lac Niré, 2353 mètres (dénivelée = 850 mètres ; distance =13km

G2 : refuge de Nice, 2232 mètres (dénivelée = 600 mètres ; distance =10km

 

 

À la queue leu leu, nous remontons le cours de la jeune Gordolasque. D’autres raquettistes nous ont précédés. Mais pour eux, pas de sommets en vue : dans leur sac à dos, pas de crampons mais des hameçons. Ce sont des pêcheurs ! Nous les laissons à leur paisible installation , poursuivons en direction du Mur des Italiens et passons à coté de la cabane de  » Belle et Sébastien » feuilleton  T.V  de notre enfance.

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Nous ne sommes « que » 21, aujourd’hui : la météo très moyenne en aura refroidi plus d’un(e). Mais Gabriel, Denis, Eric et Tony sont avec nous pour nous guider en Haute-Gordolasque, sur un circuit où nous avons déjà encaissé un but le 3 avril 2016 : le tour de la tête du lac Autier, via le refuge de Nice et les lacs Niré et Autier. Déjà, c’est la météo qui nous avait renvoyés, penauds, humides et l’oreille basse, dans nos foyers…

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Encore beaucoup, beaucoup de neige, mais elle est déjà bien humide, dès le matin, et elle ne porte guère. Les trois randonneurs « piétons » que nous croisons un peu plus haut poinçonnent la trace de trous très profonds. Nos raquettes nous permettent au moins de survoler ce problème.

 

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De grosses avalanches ont déjà coulé un peu partout, et certaines ont raboté les pentes jusqu’au sol, noires dans le grand blanc environnant. Certaines « boules de neige » semblent inclure des rochers, ou des arbres dont, seules, dépassent quelques branches : on imagine leur force irrésistible, lorsqu’elles dégringolent…

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Un peu de soleil nous accueille au Mur des Italiens. Quelques rayons timides, mais surtout de grosses bourrasques, bien affirmées, elles. En bénissant les uns et en maudissant les autres, nous poursuivons notre marche vers le refuge de Nice, perché sur son promontoire. Le lac est entièrement recouvert de neige mais, ça et là, quelques zones verdâtres, louches et suspectes, nous incitent à contourner l’eau en prenant bien large…

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Refuge d’été et refuge d’hiver sont engloutis sous la neige ! Une sorte de tunnel-galerie donne accès à la porte d’entrée (fermée) du bâtiment principal, et pour y accéder, il faut « descendre », par rapport au niveau de la neige qui nous porte. Impressionnant !

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Le temps et le lieu n’étant pas très propices à la méditation, le G1 (11 personnes) décide de poursuivre vers le lac Niré, sans attendre l’arrivée des 10 copains du G2, qui montent à un rythme un peu moins rapide et qui s’y arrêteront pour casser la croûte, mettant le point final à leur rando du jour, bien à l’abri dans le refuge d’hiver.

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Au lac Niré, tout est figé sous la neige. Seuls, hélas, les nuages défilent à toute allure dans le ciel blanc. Mais pourquoi ne pas continuer encore un peu, jusqu’à apercevoir le passage vers le lac Autier, le Sésame ouvre-toi de ce si beau circuit, histoire de se faire du mal ? Justement, voilà la fameuse baisse, à moins d’une heure, et son accès est déjà tout tracé ! Tous agglutinés sous la tête du lac Autier qui nous regarde de très haut, nous interrogeons tour à tour le ciel, les pentes, la montre, le cœur, la raison… Tempête dans le ciel, tempêtes dans les têtes… On devine, dans le crâne de Gabriel et de Denis, le grincement des balances qui pèsent le pour, le contre, le peut-être, le pourquoi pas…

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C’est la voix de la sagesse qui finit par l’emporter, et tous les participants valident ce choix raisonnable : les bourrasques nous déstabilisent déjà, alors que nous sommes encore sur le plat, qu’en sera-t-il lorsque nous serons en équilibre dans des pentes raides ? Denis fait demi-tour le dernier, après un ultime regard lourd de déception vers la baisse, qui comme souvent les baisses, se trouve « en haut » et pas « en bas »…

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DSC08325Retour au refuge, où le G2 vient de nous chauffer la place. Quel beau petit refuge, et comme on s’y sent en sécurité, alors que le vent et la tempête prennent possession de la montagne. Gabriel, plein d’enthousiasme, déniche un cubi de blanc et un verre, et entreprend de faire circuler le breuvage, mais sans grand succès. Denis aura plus de chance en partageant son Earl Grey brûlant.

 

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Sur le chemin du retour, Eric et Tony coordonnent un exercice de recherche de DVA pour leur groupe. Ils ont raison : rien ne remplace la pratique. Et même en pratiquant, on ne sera jamais certain d’avoir les bons réflexes si, par malheur, il fallait intervenir en situation réelle, lorsque le stress et l’urgence compliquent les choses de manière dramatique.

 

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Retour de la troupe encapuchonnée, au pas de charge, vers les voitures, en file indienne ou en troupeau, selon la configuration du terrain… Les copains du G2 sont déjà en train de se déchausser et l’ami Tony essaie de trouver du réseau car, dans le groupe, il est responsable-en-chef du coup de fil aux Tilleuls qui conditionne l’apothéose finale…

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Il sort de sa manche un sublime gâteau carottes-noix-épices, nous contant avec force détails la fabrication de cette merveille, tout modeste devant nos félicitations. Mais nous ne croyons pas une minute à ses fanfaronnades. Il n’est pas l’auteur de ce chef-d’œuvre : c’est devant Christine qu’il faut s’incliner !

Dimanche 25mars 2018 Cime de Chanvrairé ou presque :

G1 et G2 : Baisse de Vallauretta 950 m de dénivelé pour 13 km

 

En ce début de printemps, comme chaque année, notre vie est réglée par le changement d’heure. Et oui qui dit une heure de moins à dormir dit se lever encore plus tôt que d’habitude. Allait-il y avoir des pannes d’oreillers ? Tony en bon horloger avait bien réglé les pendules :  « 6h30 parking Sainte-Marie, 7h15 Trucco de la nouvelle heure ! » Combien serions-nous aux RDV pour le lac des Mesches et cette cime de Chanvrairé? :

Pointe de Vallaurette    –  Baisse de Vallaurette  – Cime de Chanvrairé  – Rocher Rouge

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Oh surprise pas un ne manque à l’appel. 26 participants embrumés mais ravis de retrouver enfin une journée ensoleillée sont présents prêts à en découdre. La stabilité du manteau neigeux était finalement la seule incertitude du jour. Comment allions-nous trouver la neige ? Une fois n’est pas coutume que nous disait le B.E.R.A.

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. « …Les plaques et accumulations les plus récentes ont été formées par du vent de nord-est puis nord, elles sont fragiles. Il est facile de déclencher une plaque, même pour un randonneur seul, surtout à l’approche des crêtes et des ruptures de pente. Méfiance toute particulière dans les orientations ouest à est en passant par le sud, où des cassures épaisses sont à redouter. Le risque est plus marqué au-dessus de 2000/2200 m. Après un excellent regel nocturne, l’humidification va reprendre en journée de dimanche… 

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…Quelques avalanches de taille modeste pourront alors se produire dans les pentes au soleil suffisamment raides. Le risque le plus préoccupant car de très importantes quantités de neige sont actuellement présentes, est celui de voir partir une très grosse avalanche, sous forme de plaque se décrochant seule et raclant sur son trajet toute la neige humide jusqu’au sol. Le décrochage d’une plaque de fond dans une pente ensoleillée n’est pas à exclure non plus. Dans ces deux cas, il faut s’attendre à la mise en mouvement de volumes de neige inhabituels… » Alors : prudence.

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Au départ du lac la petite caravane s’élance en direction de la chapelle de Vallaura. Pour les groupes on verra plus haut. Le soleil baigne déjà ce beau vallon de la Minière recouvert par un épais manteau blanc. Pas un trainard tout le monde suit. Après la traditionnelle pause banane, nous longeons le cours d’eau jusqu’ aux granges de Vallaura Inférieur, où les choses sérieuses vont commencer.

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DSC06699Jacques et Gabriel prennent en charge le G1, Eric et Tony le G2. La montée est raide et les passages étroits par endroits. 4 skieurs nous doublent partis eux faire le BEGO : « chouette !! » on aura au moins la trace jusqu’au débouché du plateau. Après plus rien, la neige vierge et scintillante à perte de vue.

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Nos deux meneurs se relayent pour faire la trace dans une neige changeante. Tantôt dure et glissante, tantôt croûtée, tantôt profonde lourde ou légère un vrai casse pattes. « Tous derrière tous derrière » la colonne avance. Nous laissons sur notre droite le Gias de Vallauretta et continuons en rive droite notre progression.

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Magnifique décor que ce vallon sauvage et balcon idéal pour admirer la crête opposée partant de la cime de la Nauque jusqu’à la cime Escandail en passant par la Corne de Bouc : tiens ! une ancienne connaissance.

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Encore un effort, la délivrance est proche. Avant d’attaquer le dernier raidillon nous prenons nos distances et restons sur la croupe pour aboutir en quelques virages au-dessus de la baisse de Vallauretta. Un par un, et après 3h30 de montée nous atteignons ce promontoire, exceptionnel point de vue sur le vallon de Fontanalba et le mont Sainte Marie : tiens ! encore une ancienne connaissance.

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D’un côté la pointe de Valauretta de l’autre la cime Chanvrairé : bien tentantes toutes les deux. Quoi que ! Moins de 100 mètres nous séparent du sommet. Y allons-nous ? quelles informations retenir du B.E.R.A. ? tout y figure : l’orientation, la pente, les accumulations, l’horaire, le soleil…La décision ne fait plus aucun doute : Ce sera tout pour aujourd’hui.

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Clic photo à droite, clac photo à gauche et nous redescendons, dans une belle neige qui se transforme déjà par endroits, pour pique-niquer à l’abri du vent. Mais tout le monde n’est pas encore arrivé. Au passage nous encourageons Christine puis Daniel et Tony, victime de crampes, à poursuivre pour rejoindre Éric resté au sommet pour les attendre.

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DSC08276Tout en grignotant son repas Pierre déploie sa sonde qui disparait presque entièrement. « 2m 20 de neige sous nos pieds » Belle moquette que cette salle à manger. Nous sommes rejoints par nos 3 retardataires et c’est tous ensemble que nous entamons notre retour. Envolés nos rêves de belle boucle, ce sera pour une autre fois, les montagnes, elles, ne bougent pas.

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Nos 4 skieurs du matin descendant de l’épaule du Bégo nous dépassent à travers les arbres. Nous rejoignons tranquillement le refuge Neige et Merveilles en rive gauche cette fois pour terminer aux conduites d’eau de la centrale électrique.

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Arrivés aux voitures la fatigue disparait. Où allons-nous nous poser ? Breil semble le lieu idéal. Arrivés sur place que se passe-t-il ? tous nos QG sont fermés, dimanche les Tilleuls aujourd’hui le café de la gare. Mais il en faut plus à notre bande d’assoiffés, direction la place centrale de Breil où nous sommes accueillis par 2 belles « barmaids » le sourire revient. Un service propre et efficace accompagne un pot de l’amitié agrémenté des douceurs habituelles. Belle conclusion à cette journée, avec un petit plus pour les «Amaretti » de Jaja.

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Dimanche 18mars 2018 Dans les brumes de l’Authion :

G1 et G2 : Mont Giagiabella 850 m de dénivelé pour 12.5 km

 

L’estimation du risque d’avalanche en ce début Mars joue du yo-yo entre 3 et 4 et au rythme des dépressions qui se succèdent, les annulations de nos sorties s’enchainent. Allons-nous encore une fois marmonner et 1 et 2 et 3 repos !! L’hiver a décidé de faire de la résistance et de jouer les prolongations, ce qui somme toute n’est pas pour nous déplaire. Mais ne pourrait-il pas le faire en semaine et nous laisser profiter de ses bienfaits le dimanche

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En prenant le petit déjeuner vers 5h30 quelques gouttes commencent à tomber puis la pluie s’installe forte et drue. « Ting » un SMS vient d’arriver, puis deux, un mail… les défections commencent à pleuvoir. Par correction nous décidons d’aller à Saint Martin, on verra bien là-bas…

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Sur place : pas une goutte d’eau. Après un bref tour d’horizon, tout le monde est motivé et ce n’est pas la route coupée de la Vésubie qui va nous empêcher de rallier notre destination. Direction Levens et Duranus, une petite rallonge d’une dizaine de Km pour rejoindre enfin le col de TURINI.

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Au Camp d’Argent, tout semble normal. Sauf qu’on n’aperçoit notre but du jour, le mont Giagiabella, que par moment. Les raquettes piaffent d’impatience. Certains chaussent sur la route, d’autres rejoignent le départ en courant. Pas facile de retenir nos 28 participants du jour. Et voilà qu’un bâton résiste et qu’une raquette ne veut pas se fermer : Vite vite le contrôle…

 

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Le ciel est bas quelques bancs de brouillard trainent sur les sommets. Direction la cabane de Tueis. Les organismes commencent à chauffer et une couche en moins c’est mieux pour attaquer la belle crête qui mène à la Pointe des Trois Communes. Annie, Denis et Eric prennent le groupe 1 et Gabriel le groupe 2.

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Au fur et à mesure que nous progressons la brume nous envahit. Le paysage apparait puis disparait. Le soleil blafard tente de percer les nuages. Par moment à peine 50 mètres de visibilité : restons groupés. La silhouette fantomatique du fort de la Redoute se dessine enfin : Vestige emblématique de la résistance des maquisards pendant la guerre.

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La pause est la bienvenue, barres de céréales et fruits secs remontent le moral des troupes. Nous admirons avec envie la belle crête de l’Ortiguier et plus loin le Capelet Inférieur, le Grand Capelet, la Cime du Diable. Juste le temps de faire une photo et nous entamons la descente vers plan Caval.

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L’alternance pluie neige de ces derniers jours a rendu la neige souple mais crouteuse par endroits pas idéal pour nos raquettes. Puis par une succession de « munta cala » nous atteignons enfin le Giagiabella. Un flocon puis deux, le mauvais temps arrive.

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Avec une visibilité réduite et la neige qui tombe, la météo ne s’est pas trompée. Le G1 décide de ne pas poursuivre en direction du Ventabren et fait demi-tour.

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Le groupe 2 arrive à son tour au sommet. Michelle, en forme, malgré 3 semaines d’arrêt, nous fait une proposition :  « Et si on allait plus loin en direction du mont Maouné, pour une fois on en ferait plus que le G1 … »

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Mais Gabriel a une autre idée en tête : plutôt que de récupérer la piste, il plonge directement au fond du ruisseau et remonte par une pente soutenue en direction de la Vacherie des Cabanes Vieilles pour pique-niquer à l’abri en regardant tomber la neige. Gilles connaissant le coin nous a précédés, et pour les neuf personnes que nous sommes, la salle à manger est assez grande.

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Annie et Denis eux ont choisi de rester de niveau et de récupérer la piste. Ils passent au-dessus de la vacherie pour attaquer la belle croupe qui mène au fort des Mille Fourches. « on mangera après la montée !… » Finalement c’est derrière les murs des anciennes casernes du fort enterré, mais pas franchement à l’abri qu’ils pique-niqueront.

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Pas facile de se remettre en marche pour le G2 et c’est dur de réattaquer 300 mètres de dénivelé après le repas. Mais qu’à cela ne tienne. Après être passé devant un vieux tank de la dernière guerre, de zig en zag le sommet est atteint et c’est presque ensemble que s’effectue la redescente dans une belle neige comme on l’aime

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Le G1 effectuera une ultime remontée à l’Authion avant de rejoindre par les crêtes de montée, la cabane de Tueis où l’attendait le G2. Toujours sous les flocons nous rejoignons notre point de départ. Notre Tony national n’étant pas là pour téléphoner à notre Q.G. des Tilleuls (qui au passage était fermé), nous décidons d’étancher notre soif autour du feu de bois de l’auberge du Camp d’Argent.

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Cakes, chocolats chauds, thé et autres breuvages, un zeste de bonne humeur, de quoi finir en beauté cette belle journée. Et oui, en ces périodes de vaches maigres ne faisons pas les difficiles. Merci à tous d’avoir répondu présent malgré la météo incertaine, merci aux encadrants d’avoir maintenu cette sortie et à la semaine prochaine.

Dimanche 25 février 2018 Aventures enneigées au Boréon

G1 : cime de Piagu (2338 mètres) 1050m pour 12.5 km

G2 : refuge de la Cougourde (2100 mètres), mais pas que !

 

Avons-nous déjà scruté les sites météo avec autant de fièvre ? Et cette sortie de dimanche à la cime de Juisse, annuleront ? annuleront pas ?

Malgré un risque 4 et des prévisions à se cramponner des deux mains à sa couette, « ils » n’annulent pas ! Il faut donc bien mettre le réveil dimanche matin… « Ils », c’est Annie, Gabriel et Denis pour le G1 (17 personnes) et Eric et Tony pour le  G2 (9 personnes). « Ils » ont l’air d’y croire, donc on ne va pas leur faire faux bond, à ces encadrants qui ont préparé notre sortie dominicale…

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Au Boréon, tout semble normal. Sauf qu’on n’aperçoit pas notre but du jour, la cime de Juisse, déjà effacée du paysage par la grande gomme de la brume. Mais les GPS confirment qu’elle est bien là, plus de 1000 mètres au-dessus de nos têtes. Mallory le disait avant nous : « Pourquoi gravir les montagnes ? Parce qu’elles sont là ». Raison suffisante. Gravissons-les donc…

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Le parking supérieur est vite atteint, puis la bifurcation qui donne accès à la si belle crête qui relie Juisse à Piagu. Tiens ? Piagu… au fait, pourquoi pas ? Nous remontons le large couloir où passe le sentier d’été et saluons au passage la balise 432.

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La pente se redresse, on connaît ça ! Les arbres miniatures qui poussent dans cette pente, bonsaïs engloutis sous la neige, nous rappellent qu’il nous faut désormais redoubler de prudence : nous sommes dans un couloir régulièrement raboté par des coulées de neige. On s’espace, tandis qu’Annie, en tête, trace avec l’ardeur qu’on lui connaît, et qui n’a jamais failli. De beaux zigzags pour un direct azimut qui vise la crête !

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Tout à coup, un cri « avalanche ! ». N’exagérons rien, une simple petite coulée part sous nos raquettes, nous incitant à toujours plus de prudence. Sur une dizaine de centimètres d’épaisseur, la neige s’est fracturée, et a glissé sur quelques mètres, faisant disparaitre avec elle un lacet entier de la belle trace d’Annie et Denis. Laurence en est encore toute mouillée.

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Fort heureusement, tout se stabilise très vite : plus de peur que de mal ! Mais bon, rien de tel pour jeter un froid dans un groupe.

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Plusieurs dames du  G2 ont le bon réflexe de se mettre en sécurité. Bien joué, les filles. Et, tandis que le G1 poursuit vers le haut en redoublant d’attention et en rectifiant les espacements, le G2 et quelques transfuges du G1 rebroussent chemin, peu tentés de poursuivre l’aventure dans ce passage qui monte vers un brouillard de mauvais augure…

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Le G1, après avoir persisté en bordure du couloir a finalement renoncé car impossible de progresser davantage, hauteur de neige jusqu’en haut des cuisses, impossible d’avancer même avec les crampons. Repli stratégique, redescente des derniers 100 m de dénivelée pour récupérer le sentier d’été et atteindre dans le brouillard le pas des roubines de la Maïris.

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De fins flocons commencent à tomber. Le mauvais temps arrive et après un petit point GPS décision est prise de nous diriger vers le sommet du Piagu plus propice aux conditions du jour. La crête finale est légèrement glacée, mais nos raquettes accrochent bien et on dépasse sans même s’en apercevoir le cairn recouvert de neige qui symbolise le sommet.

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Hésitation pour la descente : droit dans la pente ou retour sur nos pas ? La neige étant de mauvaise qualité nous revenons sur nos pas pour venir manger contre les murs du refuge de la Maïris en s’abritant comme on pouvait sous l’avancée du toit…

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Aurélien notre petit nouveau du jour, se taillera à grand coup de pelle un abri en forme d’igloo pour profiter de cette pause. Au chaud !! As-tu pensé à faire la fosse à froid ? Elodie sa copine, se moque en dégustant une tarte verte du panier repas du gîte de Nicolas

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La redescente se fera dans une belle neige épaisse en slalomant à travers les arbres. Nos encadrants s’amusent et se « chambre …» un peu. La bonne humeur comme toujours sous ce bel hiver qui continu.

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Le G2 dévale prudemment les quelques centaines de mètres du couloir à grandes enjambées dans une belle neige poudreuse (mais prudence…) et rejoint la piste du refuge de la Cougourde, avec le projet fort sympathique de rejoindre le refuge pour y casser la croûte en regardant tomber la neige. Le torrent a pris son aspect des grands jours d’hiver, on le distingue à peine entre les rochers transformés en bonshommes de neige.

 

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IMG_2196Les chutes de neige du toit ont englouti la terrasse, les tables et les bancs. Eric organise notre repli dans le refuge d’hiver. L’heure et le lieu sont propices au casse-croûte. Et à vouloir changer le monde… à commencer par l’étrange mentalité (heureusement minoritaire) de certains visiteurs du refuge d’hiver qui semblent manifestement tout ignorer des règles élémentaires du bon comportement en montagne, sans parler de l’usage de la pelle et du balai… Les trois hommes du groupe s’en emparent, et nous aurons la satisfaction (un peu amère, certes) de laisser en partant les lieux plus propres que lorsque nous les avons trouvés…

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IMG_2215Redescente sans problème, dans une neige idéale, de A à Z, avant le regroupement G1 – G2 au chalet d’accueil du Boréon, au terme de nombreux contacts radio entre nos encadrants : un « plus » pour notre sécurité à tous.

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Il neige sans discontinuer depuis plusieurs heures, la route est toute blanche… vite, redescendre, passer les lacets sous le lac ! Nous croisons deux chasse-neige, et nombre d’automobilistes à genoux dans la neige, en train de mettre ou de retendre des chaînes… Seul, un acrobate à VTT nous dépasse, à fond, ses skis de rando sur le sac à dos, s’équilibrant avec les pieds dans les virages-dérapages ! Un véhicule tape contre un muret, un autre fait un tête à queue…

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Notre abri le plus sûr, notre refuge inconditionnel, notre havre de paix favori : Lantosque, et nos arbres préférés : les Tilleuls ! L’ultime étape de tant de nos aventures enneigées…

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Merci à notre équipe d’encadrants qui nous a évité la décadence d’une grasse matinée, surtout un dimanche… Et un coucou amical à Patrick, aujourd’hui absent : reviens vite, comment allons-nous nous débrouiller, sans tes conseils, pour descendre en ramasse dans les super-pentes que tu affectionnes tant ?

Dimanche 18 février 201 : Croix de Carlé et Crête de la tour

G1 : Croix de Carlé et Crête de la tour   1200 m de dénivelée 12 Km

G2 : Croix de Carlé 1050 m de dénivelée 10 km

 

 

Jamais nous n’avons scruté avec une telle fébrilité les bulletins météo et avalanches… Les mauvaises conditions de samedi, avec de la pluie annoncée jusqu’à 1800m, allaient-elles changé la donne ! Après avoir écarté non sans mal le Pic de Chamatte, une destination nous semble susceptible de répondre à nos espérances : Saint Dalmas le Selvage.

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Lorsque Gabriel et Denis nous proposent de faire la traversée des crêtes de la tour entre la croix de Carlé et la tête Ronde du petit Valloar, 42 adhérents s’inscrivent auprès de Tony mais seuls 39 seront du voyage. Nous démarrons à saint martin, tout heureux à l’idée de prendre… un bon bol d’air …   

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Pas de difficultés techniques au début, ce qui permettra aux 2 groupes de faire le même parcours des crêtes de pra Gazé , chacun à son rythme. A l’arrivée à Saint Dalmas : surprise surprise… Le ciel est tout bleu et le soleil brille : Oh sacré météo la bonne blague !!

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Les précipitations de la veille ont durci la neige au départ. Après le traditionnel contrôle des DVA, 2 groupes se forment bien homogènes. Le groupe 1 avec Annie, Patrick, Denis et Gabriel, le groupe 2 avec Eric et Tony et c’est parti    

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DSC06006La pause banane après les chalets d’alpage est la bienvenue. Nous avançons dans une trace profonde qui témoigne de l’abondance des dernières chutes de neige. Annie est en forme et malgré la pente raide, le rythme est soutenu, les bosses s’enchainent les unes après les autres et la petite troupe s’allonge.

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La croix est en vue et dans ces pentes en devers, soufflées par le vent tout le monde s’active.

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Enfin le sommet pour le groupe 1 rejoint peu après par le reste de la troupe. Plusieurs d’entre nous s’arrêteront là, fatigués par un rhume tenace ou une semaine trop mouvementée.

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Mais quel spectacle : un beau 360° avec en face de nous les majestueux fort carra, cime de pal, pointe de l’escaillon ou autres cime de Bolofré et mont pierre châtel.

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Le groupe 2 arrive à son tour et par ce beau soleil pique-nique au sommet de la croix de Carlé avant un retour par le même itinéraire très enchanteur sur la neige excellente des crêtes de Pra Gazé. Avec quelques passages plus délicats dans la forêt.

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Mais la course est encore longue. Le groupe 1 prend son élan pour une grande « Traversée Blanche » vers « La tête ronde de Valloar ». Nous voilà donc reparti sur les crêtes de la tour en direction des serres de la braïsse.

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 La dernière ligne neigeuse qui nous mène au sommet des crêtes est vite gravie. Et là !! force est de constater que la course est encore très longue avec   des « calas muntas » assez raides, et que le temps risque de nous manquer. Après un ultime briefing, décision est prise de s’arrêter là. Stop « on mange »

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Puis à la reprise, les organisateurs, sans doute (très) inspirés par les J.O. de Pyeong chang, nous proposent une descente à travers la Forêt du vallon de la tour. Piste rouge ? Non piste noire…prise de distance, trace unique à travers les mélèzes et hop après quelques glissades la pente se radoucie et la belle neige arrive enfin. Quel plaisir ce vallon de la tour !!

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Nous retrouvons ensuite la route de sestrière qui nous ,ramène enfin vers saint dalmas ,où les 2 groupes arriverons à quelques minutes d’intervalles

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Magnifique journée malgré une légère frustration, mais promis on reviendra en prévoyant plus de temps. Encore une fois seule inquiétude de la journée : Allons-nous trouver un bistrot à la taille de notre groupe. Rassure-toi Tony, Marie Françoise, la petite sœur de notre président venue passer quelques jours dans nos belles montagnes, a réussi le tour de force de faire ouvrir « le Forest » que pour nous.

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Alors ne nous privons pas, dégustons gâteaux, pain d’épice, tarte aux courgettes, chips de socca…sans oublier le nougat donc voici la recette selon Michelle

Proportions pour une cinquantaine de petits nougats: 4 feuilles azymes (chez Alice Délice 1er étage au Cap ou Nice Etoile) 120gr de miel 130 gr de fruits secs (2/3 amandes, 1/3 pistaches) 200gr de sucre (j’ai utilisé du sucre brun 1/2 complet) 3 c/s d’eau S’armer de patience pour fendre en deux les fruits secs puis les torréfier légèrement au four. Réserver. Fouetter les blancs en neige bien ferme. Liquéfier à feu très doux le miel (ne doit surtout pas bouillir) puis le verser sur les blancs en mélangeant avec légèreté. Préparer un caramel épais, l’ajouter au mélange précédent et faire épaissir à feu doux en tournant pendant 30′. En fin de cuisson ajouter les fruits secs torréfiés. Attendre que la préparation refroidisse avant de la placer entre les feuilles azymes et aplanir au rouleau à pâtisserie. Laisser durcir au moins 1/2 journée au frigo, découper aux ciseaux. Se conserve au frigo et encore meilleur 4 ou 5 jours après.

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Et puis, si vous avez besoin de faire tester votre nouvelle recette…n’hésitez pas à l’amener un dimanche… on est prêts!!!

Dimanche 11 février 2018 : broussailles d’enfer et poudreuse divine…

G2 : cime du Pra par Barzès (dénivelée = environ 900 mètres, distance =11)

G1 : traversée cime du Pra – tête de la Colombière (dénivelée = environ 1080 mètres, distance =12)

 

Avec un sourire qui inspirerait presque confiance, Denis nous prévient qu’au moins une fois par an… il a besoin de mettre au programme une rando « comme ça ». Ses complices ? Eric (bienvenue !) et Tony pour le G2 ; Jacques pour le G1. Et des comptes ronds : 40 raquettistes, 80 raquettes, 400 doigts et autant d’orteils tout froids en sortant des voitures sur le parking de la chapelle de Saint-Jean, entre la D28 qui monte sur Péone, et Barzès, en bout de route. Quelques maisons, et un chien complètement dépassé par la situation puisqu’il doit aboyer, en une seule journée, après plus de monde que dans toute la saison.

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Denis, qui a besoin en général d’une bonne heure de marche pour se réchauffer, constate qu’il est en ébullition dès le départ. Que faut-il en conclure ? Qu’il n’a pas lâché le GPS des yeux, surtout sur une rando inédite ; qu’il a eu en permanence un œil dans le rétro pour surveiller le groupe ; tout ça en marchant en tête et en étant encore convalescent : de quoi, en effet, vous faire monter la température sous le Buff, bravo et merci, chef !

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Franck, promu au titre honorifique de contrôleur DVA, s’acquitte à merveille de son rôle, hommage à l’expérience !

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Nous rejoignons, au prix de quelques raccourcis, la piste forestière des Sauches et le départ des deux télésièges de Barzès et du Pas Brûlé qui retournent sur la station de Valberg. Nous remontons la piste du Pas Brûlé, encouragés par quelques « ho-hisse ! » (perfides ou admiratifs ?) venant des skieurs perchés sur les nacelles des télésièges…

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Les zigzags s’enchaînent et le G2, aux trousses du G1, remonte son léger retard… Mais nos vaillants traceurs donnent tout ! Et tracer dans 40 centimètres de poudreuse pour remonter une piste rouge n’est pas une mince affaire. Un bel effet chorégraphique et visuel, tous ces raquettistes qui se croisent et se recroisent sur une dizaine de niveaux de lacets bien réguliers !

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Une courte pause à la cabane d’arrivée du télésiège, et le dilemme classique : on va à droite sur le dôme du Barrot, ou à gauche vers la tête de la Colombière ? Tout nous tente, mais il faut faire un choix. Tant pis pour le Barrot qui nous fait signe d’un peu trop loin.

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Après l’ascension de la cime du Pra, toute proche, le G2 redescendra par le même chemin (et surtout par cette fabuleuse piste de poudreuse que nous venons de gravir, les petits veinards…), tandis que le G1 rejoindra la tête de la Colombière par la crête, avant de regagner (au mieux, n’est-ce pas…) le parking. C’est parti ! On mangera plus tard…

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Ô joie, plusieurs habitué(e)s du G2 rejoignent pour cette traversée les rangs du G1 ! Le parcours s’annonce panoramique : Saint-Honorat, Pelat, Aspre, Pal, Mounier, que de monts, que de cimes autour de nous.

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Tout à coup, stop ! Denis, qui marche en tête, disparaît pour un repérage : en effet, plus de crête du tout, qu’y a-t-il donc derrière ces derniers rochers ? Pascal, qui connaît le coin, parle des crampons, car il n’est pas question de tenter de passer à raquette. En attendant le retour de notre messie-Denis, on fantasme sur les aventures qui nous attendent, en embuscade derrière ce point où semble s’achever la crête.

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Denis confirme : « crampons ! ». On mangera plus tard… Il y a un petit couloir à passer, court mais bien raide, et se terminant en tremplin sur de longues pentes, hérissées de rochers. Tel un gendarme à un carrefour, Denis nous guide de la voix et du geste.

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Son calme et son assurance sont communicatifs et rassurants, ses encouragements bienvenus, ses conseils pertinents. Devant moi, Michèle jubile, radieuse d’avoir suivi le G1 dans ses aventures haut perchées. 

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Concentrés, nous descendons jusqu’à lui, traversons le mauvais pas, et gagnons des pentes qui, du coup, nous semblent incroyablement faciles !

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Et sur les pentes faciles : « raquettes ! », afin de rejoindre la Tête de la COLOMBIERE, déjà gravie par un autre itinéraire en décembre dernier. On mangera plus tard… On se roulerait de bonheur dans toute cette poudreuse, quelle merveilleuse sensation de flotter, de surfer, de s’envoler, de voler, de glisser, de planer !

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Mais voilà que les pentes censées nous ramener droit aux voitures deviennent de plus en plus raides : Denis douche notre enthousiasme : « crampons ! ». On mangera plus tard… Sous nos pieds, invisibles sous l’épaisse couche de neige fraîche, des rochers, de la neige gelée, des branches nous tendent toutes sortes de pièges louches : prudence extrême, malgré l’envie de courir comme des foufous en faisant voler la poudreuse…

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Nous rejoignons enfin la forêt, et les pentes se font moins propices aux glissades involontaires et aux avalanches : « raquettes ! » ET ON MANGE ! Nos quadriceps ont bien chauffé, et ils réclament leur ration de carburant…

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D’autant que l’aventure n’est pas finie, et elle prend la forme d’un « gentil petit vallon » qui nous conduira pile là où il faut. Notre méfiance s’endort à la vue de tant de belle neige entre tant de beaux arbres… mais le vallon s’encaisse, les arbres, tombés en travers, nous obligent à pratiquer le saut de haies et d’obstacles raquettes aux pieds (nouvelle discipline olympique ?), jusqu’à devenir un inextricable fouillis végétal dans un inextricable fouillis de rochers enneigés.

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Georges, parti en éclaireur, ne nous annonce rien de bon concernant la suite de ce vallon. Faisons confiance au GPS et, encore une fois, au flair de Denis qui, retrouvant une vague trace, déclare : « Mmhhh… ça pourrait ressembler à une sente, et il n’est pas impossible qu’elle aille où il faut » : et il a tout juste !

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Magnifique journée où la discipline et la solidarité des membres ont compensé la pénurie d’encadrants. Seule inquiétude de la journée : Tony craint depuis le matin que nous ne trouvions pas de bistrot à la taille de notre groupe. Rassure-toi, amigo, il y a tout ce qu’il faut à Entrevaux. Même si nous avons mis la révolution dans sa salle en pleine retransmission des JO, le patron ne s’est pas départi de sa patience devant nos soifs impérieuses, notre grand déballage de victuailles et nos séries de bravos sonores à l’intention de Denis, Eric, Jacques et Tony, par ordre alphabétique !

Week-end raquettes 3 et 4 février 2018 : Marguareis, nous voilà !

Haute vallée du Tanaro (Piémont italien)

Cima Missun (2356 mètres) : G1 et 2, dénivelée = 1100 mètres, distance = 14 kilomètres

Colle dei Signori et refuge Don Barbera (2110 mètres) : G2, dénivelée = 800 mètres, distance =13 kilomètres

Punta Marguareis (2651 mètres) : G1, dénivelée = 1400 mètres, distance = 14 kilomètres

 

 

 

Les week-ends de la section raquette s’arrachent comme des pots de Nutella les jours de promo à Intermarché. Il ne faut pas lambiner si l’on veut s’inscrire et faire partie des heureux élus… Pas question de manquer ces deux randos dans le massif du Marguareis. Les 40 places disponibles sont prises d’assaut. Certains viennent du Var, du Vaucluse, mais la Raquette d’Or revient à Véro pour son aller-retour Paris-Marguareis-Paris. Une seule défection, celle de Philippe, notre « grand » reporter, victime d’un lumbago… Ses photos magiques nous manqueront forcément !

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Gîte réservé, courses repérées sur le terrain, briefing de dernière minute au sujet du matériel, du rendez-vous et du covoiturage : quel boulot pour nos amis encadrants ! Gabriel va même jusqu’à recenser les végétariennes du groupe pour adapter le repas du soir : c’est du sur-mesure. Chouchoutés, les raquettistes ! Autour de lui, Denis, Annie, Patrick, Tony et Mario, une sacrée équipe.

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Un lever plus matinal, un trajet plus long puisque nous allons dans le Piémont, une excitation plus sensible que d’ordinaire : en route pour la belle aventure ! Les voitures sont garées devant la Locanda d’Upega, dans la haute vallée du Tanaro. Les bagages sont entreposés vite fait dans une pièce du refuge, une boisson chaude au bar, et on s’équipe. La petite route Upega-Monesi est par endroits enneigée et verglacée… 45 minutes de marche à pied pour démarrer ? Même pas peur !

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L’union fait la force. En un seul groupe, nous partons en direction de cette belle cima Missun, de piste forestière en route militaire, puis directement à travers monts et vaux, jusqu’à rejoindre la crête qui réunit le Mont Bertrand à notre cima du jour.

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La pause s’impose…et nous repose. Le temps de se regrouper, nous nous livrons à notre jeu favori : situer les montagnes que nous avons déjà gravies dans l’immense chaîne blanche qui nous fait face. Tiens ! Le Viso ! il ne se ressemble pas, vu d’ici…Et, à nos pieds, le petit hameau de Morignole, si cher au cœur de notre président Gabriel !

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La cima Missun est toute proche, avec ses falaises qui plongent dans la vallée. Mais nous l’abordons en douceur, par des pentes à l’inclinaison complice…Du sommet, nos encadrants repèrent le secteur que nous irons explorer le lendemain, en plein dans le mille du massif du Marguareis : on n’y voit que du blanc ! Vivement demain !

 

Mont Bertrand

Groupe, Colla Rossa

Sur l’élan de la redescente, nos chefs vont-ils nous faire grimper en haut du Mont Bertrand ? Non, halte pique-nique à Colla Rossa, avant une redescente sans problème, direct azimut sur Upega. La neige est excellente. Nous l’aimons tant, cette douce neige, que nous la savourons jusqu’aux ultimes rubans blancs qu’elle a laissés dans la forêt, ce qui nous oblige sur la fin à opter pour le mode « raquette de combat », afin de passer sous les branches, enjamber quelques troncs, ou sauter une marche de géant… la belle boucle se termine enfin au porte  du refuge.

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Installation dans les chambres de la locanda, ou dans les dortoirs du rifugio, situé dans une maison du village, à quelques dizaines de mètres du gîte principal : nous prenons tout d’assaut ! Gabriel tente de superviser notre installation, mais le mini-tsunami de 39 personnes qui s’éparpillent, bien décidées à dormir dans ce lit-là et pas ailleurs, ne lui facilite pas la tâche !

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La fin de la journée est un grand classique : réhydratation au bar du gîte, douche chaude pour les plus rapides ou les plus chanceux, puis à table ! Comme pour un banquet, toutes les tables du restaurant sont regroupées en un grand « U ». Soupe au chou ou pasta, veau en sauce aux pommes sautées (ou sa variante végétarienne, sans morceaux de bête à cornes dedans) et panacotta : un régal ! Qui sera arrosé, comme il se doit, d’un cépage Barbera… Tiens, mystère : il semblerait qu’une âme généreuse ait pris à son compte le vino et le café du groupe. Moi, j’ai ma petite idée sur l’identité de notre bienfaiteur…

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Non, ce n’est pas un effet du Barbera : dehors, il neige sans discontinuer depuis un moment. Tout est blanc. Au matin, une couche d’une dizaine de centimètres de fraîche recouvre les voitures, les maisons, les champs.

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Et la route, toute blanche elle aussi… Pourrons-nous monter en convoi jusqu’à Carnino superiore, point de départ de notre deuxième jour de rando ? Denis suggère qu’on fixe les pelles à neige à l’avant d’une voiture, pour bricoler un genre de chasse-neige…Mais c’est jour de chance : finalement, il n’y a pas tant de neige que ça sur la route. Tout heureux de notre bonne fortune, nous accédons donc sans difficulté au Parco Naturale del Marguareis.

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IMG_8075Patrick contrôle consciencieusement les DVA. Mais heureusement que quelqu’un contrôle Patrick, qui n’a chaussé qu’une raquette…Les deux groupes partent ensemble plein ouest, raquettes aux pieds, pour un cheminement commun. Par une série de gradins, nous avançons en direction de gorges encaissées. Un passage déversant et délicat, la Gola de la Chiusetta, nous oblige à ralentir l’allure et à redoubler de prudence. Denis, Mario et Annie, en tête, nous préparent une bonne trace que nous ne lâchons pas d’un centimètre…

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DSC05677Une fois franchi ce mauvais pas, les deux groupes se séparent : le G1 oblique vers le nord où culmine la Punta Marguareis, tandis que le G2 continue, Gabriel en tête et Tony en fin de peloton, en direction du large Colle dei Signori, si caractéristique, juste sous lequel est niché le refuge Don Barbera. Le vallon s’élargit, et la montée vers le col se poursuit agréablement, sans difficulté notoire, sous un ciel redevenu d’un bleu intense.

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Le refuge est fermé. Mais une vaste cabane accueillante permet à nos 12 copains de casser la croûte à l’abri, sans pour autant perdre une miette de ce paysage exceptionnel. Le retour sur Carnino se fera par le même itinéraire.

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Pendant ce temps, les 27 du G1 poursuivent leur progression émerveillée vers le sommet, longtemps invisible, à travers des paysages de plus en plus sauvages, de plus en plus ouverts, de plus en plus surprenants. De longs vallons en larges crêtes, de rudes (longues) montées en raides (courtes) descentes, on se rapproche de plus en plus… du ciel !

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Patrick, qui ouvre l’œil et surveille le groupe d’en bas, nous exhorte à tenir les bâtons « en ramasse » dans les montées les plus raides : « Quand on part à la guerre, on ne laisse pas le fusil dans le sac ! », sous-entendu : il faut être prêt, en cas de glissade, à utiliser de suite les bâtons pour se freiner. Sur les photos, on voit les bons élèves…

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IMG_8084Des perspectives étonnantes s’offrent à nous, falaises et contreforts de calcaire noir, qui dominent des vallons secrets, sans la moindre trace humaine ou animale. Nous sommes au cœur des paysages de ce grand karst d’altitude, lunaire l’été, sauvage l’hiver. Une expérience hors du temps, comme celle de Michel Siffre, menée en 1962, au fond du gouffre de Scarasson… précisément dans le massif du Marguareis !

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Il faut toujours avoir un géologue à portée de main, quand on randonne dans des secteurs inconnus : grâce à Vincent, nous apprenons que ces « trous », que certain(e)s prennent pour des terriers de marmottes (bonjour la taille des marmottes…), sont en réalité des cheminées, qui donnent sur des puits, qui débouchent sur des gouffres ! Gare à ne pas mettre le pied trop près du « terrier », on risque de se retrouver 500 mètres plus bas, et bonne chance pour remonter avec les raquettes aux pieds !

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Ce massif est un paradis pour spéléologues, au sous-sol richissime en cavités, réseaux, canyons, dont certains sont encore à topographier, avis aux amateurs ! Mais écoutons plutôt Vincent :

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« Le Marguareis est un karst : un plateau calcaire parcouru de nombreux réseaux formant parmi les grottes les plus profondes des Alpes-Maritimes (jusqu’à -500m de profondeur pour l’Ail mais jusqu’à plus de 600m de profondeur côté italien de la frontière). Un haut-lieu de la spéléo où de nombreuses explorations sont en cours par les spéléologues. On aperçoit d’ailleurs le petit refuge du Castel Frippi du Club Martel sur la photo.

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<<Sous terre, la température de l’air est constante, c’est la moyenne annuelle de la température du massif (de la roche) liée à l’altitude, l’hygrométrie y est élevée.  12-14°C dans les cavités de st Vallier 8-9°C dans les cavités de Caussols et Calern. 0.5-3° dans les cavités du Marguareis

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En fonction de la température extérieure, l’air d’une cavité semblera chaud ou froid selon la saison alors qu’en fait sa température reste inchangée, ce qui donne l’impression que l’air sort chaud et humide en hiver et froid en été. Ce n’est donc qu’un ressenti.Ce phénomène permet aux spéléologues de découvrir des cavité grâce à la neige. On dit qu’un trou « déneige ».  A cela s’ajoute les différences d’altitude et les volumes souterrain qui créent un véritable courant d’air un peu comme quand on ouvre 2 fenêtre dans une maison.

Calpier, Malédie, Gélas

 

Plus le gradient est élevé et surtout pus les volumes souterrains sont importants, plus le courant d’air sera fort. La simple détection d’un courant d’air et de ses variations est déjà un signe de l’ampleur d’un réseau souterrain.  L’hiver est une période propice pour la prospection sur les karsts pour repérer de nouvelles grottes potentielles en repérant les zones soufflées, sans neige. » …( précisions de Pascal de la section spéléo)

 Argentéra

Le viso

Mais c’est pour atteindre les hauteurs que nous sommes là, pas pour visiter les profondeurs ! Un dernier coup de collier, et nous émergeons enfin au sommet, pile à la croix qui marque ce point mythique. Quel bonheur d’être là… Tout l’arc alpin est visible, et on réalise qu’on est ici vraiment tout au bout, tout au sud. Les jours de grand beau temps clair, on voit du Cervin à la Méditerranée, quel incroyable mirador que cette Punta Marguareis…

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Attention à ne pas trop s’approcher du bord de la falaise : elle domine les prestigieux couloirs des Génois et des Turinois qui font face au refuge Garelli que nous désigne Mario, en contrebas. Il est difficile d’imaginer que de tels précipices puissent brutalement succéder à ces douces combes que nous venons de traverser…Tel est le charme du Marguareis.

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Le froid et le vent nous chassent du sommet où nous nous serions bien attardés encore un peu mais… la redescente sera longue. Une rapide pause pain-jambon-chocolat, et nous prenons le chemin du retour, par un vallon affluent à notre itinéraire de montée, testé précédemment par Mario, et qui sera l’occasion de faire du ski à raquette (oui-oui). La neige, idéale, contribue à la perfection du moment.

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Nous voilà de retour aux voitures, G1 et G2 presque en même temps, les yeux encore pleins de ces sublimes grands espaces, mais déjà embués de nostalgie : il faut vraiment repartir ? Oui, mais à condition que ce soit pour mieux revenir.

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Mille mercis, mille bravos pour ces deux belles traces à notre équipe d’encadrement et à tous les bénévoles qui les assistent de leur mieux. Le rêve est à portée de raquette, et un rêve réalisé, c’est de la joie. Et là où il y a de la joie, le bonheur n’est pas loin.

Dimanche 28 janvier 2018 : régal entre Gordolasque et Madone…

Traversée entre la cime de la Valette de Prals (2496 mètres) et la cime de Montjoia (2366 mètres) au départ des Blancons par le vallon de Peillasque

Dénivelée : environ 1250 mètres pour le G1       1050 métres pour le G2

Distance : 17 Km

 

D’où nos encadrants nous l’ont-ils sortie, cette magnifique rando ? De quelles archives, de quel fond de tiroir, de quel chapeau ?

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Ah… le cap difficile de la quarantaine… Il semblerait que nous l’ayons franchi aujourd’hui, avec 41 participants. Annie, Patrick, Gabriel, Tony, Jacques et Mario ne seront pas de trop pour guider tout ce petit monde vers les sommets. Oui, sommets avec un « s », car nous espérons bien faire coup double en ce lumineux et printanier dimanche…

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Les voitures sont garées au collet Carquiéra, alors que le hameau est encore endormi. Quant à nous, bien réveillés et, pour certains, déjà bien en verve, direction le contrôle des DVA, qui donne le feu vert à la longue piste de la vacherie de Férisson.

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Une bonne heure et demie de portage sera toutefois nécessaire avant de toucher à la Terre Promise, ou plutôt à la Neige Promise, après une rude montée en forêt, « raccourci » entre les pistes supérieure et inférieure.

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Et à la vacherie de Férisson, ô joie ! s’ouvre enfin devant nous le vallon promis, le vallon secret, le vallon tant fantasmé : le vallon Peillasque, sa neige immaculée à perte de vue, ses champs de paillettes, et l’objectif enfin en vue : la Valette de Prals et son symétrique Montjoia.

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Il convient de s’espacer, car certaines des pentes qui nous dominent sont raides, chargées et pas encore purgées. Petit calcul mental : si 40 personnes s’espacent de 10 mètres, ça nous fait une colonne de… 400 mètres, c’est bien ça ? Vu du ciel, ça doit faire un drôle d’effet, tous ces marcheurs doublés de leurs ombres bien parallèles…

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Une dernière montée nous permet d’aborder au point bas de la crête, un lieu tout indiqué pour 1°) le regroupement, 2°) la pause banane rituelle, 3°) l’échange des raquettes contre les crampons. Sans oublier 4°) l’admiration béate du paysage côté Gordolasque qui nous était jusqu’alors invisible.

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Oui, les crampons. Les crêtes sont bien enneigées, mais elles semblent par endroits soufflées et en neige plus dure. Alors puisqu’on les a montés, ces crampons, pas question qu’ils restent dans le sac !

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Gabriel, Tony et le G2 partent en direction de la cime de Mont Joia ; Annie, Patrick, Jacques, Mario et le G1 mettent le cap sur la Valette de Prals. Destinations différentes, mais régal et jubilation identiques, peut-être surtout dans les tronçons où la croupe neigeuse s’effile pour se faire plus fine… plus esthétique.

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Les pieds dans le blanc, la tête dans le bleu et le cœur au soleil : c’est si bon…À l’horizon, la mer scintille. Et nous, sur nos raquettes, en train de gravir les blancs sommets du Mercantour : est-ce qu’on se dit assez souvent qu’on a vraiment de la chance ? et clic clac on immortalise le moment

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Photo de groupe pour le G1  à la cime de la valette et Photos au sommet du Mont Joia et de sa belle crête puis direction la salle à manger pour le G2 où Tony, Jeanine et Christine rejoindront le groupe un peu plus tard

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L’équipe de la Valette, une fois le pique-nique englouti, redescend de son perchoir pour rejoindre l’équipe du Montjoia, groupée sur le perchoir d’en face. Une fois qu’on a fini de se raconter nos aventures respectives (il est vrai que cela fait au moins une heure qu’on ne s’est pas parlé), c’est la redescente commune par la large crête panoramique de Bermonnet, jusqu’aux Tres Crous où, cap à tribord, nous allons replonger dans la forêt, rejoindre une piste, encore la forêt, puis encore la piste… jusqu’à rejoindre, enfin ! les voitures.

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Une rando parfaitement gérée, bravo à tous nos G.O. ! Le pot aux Tilleuls, par contre, s’annonce plus compliqué à finaliser : trop nombreux, nous ne tenons plus dans « notre » salle du fond. D’autant que trois groupes de skieurs, dont deux du CAF, arrivent, visiblement aussi assoiffés que nous. Et oui, Michèle, comme tu le dis, maintenant, il faut aussi « se tirer la bourre pour boire un coup et arriver avant les autres au bistrot » … La Vésubie et la Gordolasque ont fait leur plein de CAFistes, aujourd’hui… La montagne, notre dénominateur commun préféré, a mis tout le monde d’accord, encore une fois.

Dimanche 21 janvier 2018 :Raquette à Castérino

Le Paracouerte et le lac Sainte Marie (2385 mètres)

Dénivelée : Petit 1000 mètres

Distance : environ 15 kilomètres

 

La dernière fois que nous sommes venus sur ces pentes c’était en 2013 et notre amie Dominique effectuait une de ces dernières sorties. Aujourd’hui encore interrogation écrite sur le secteur de Fontanalba pour les 33 élèves de la classe présents aujourd’hui. De quel côté irons-nous ? à droite vers le Paracouerte, ou à gauche, vers le lac saint marie ? Gabriel sera secondé par Mario avec Vincent en serre fil pour finalement un seul groupe à plusieurs vitesses, direction le Paracouerte suivant la forme et les envies !

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Le contrôle des DVA à l’auberge Marie madeleine est rythmé par les aboiements des chiens de traineaux excités, sentant une virée imminente ! mais notre caravane passe …

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Pas encore arrivé à la barrière du parc que Christine fatiguée renonce déjà. Et c’est tranquillement que nous atteindrons le petit oratoire pour une petite pause bien méritée. Le vent tant annoncé est pour le moment absent, pour le plaisir de tous, la journée s’annonce radieuse.  

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La reprise en pleine foret dévoile une belle neige profonde et rapidement nous gagnons la crête. Au fur et à mesure des zigs et des zags la montée se fait plus raide et la troupe s’étire. Bien que malade Gabriel imprime un bon tempo. Les nouvelles de la queue du peloton sont bonnes, tout le monde suit.

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Plus haut la neige est plus dure, mais les raquettes accrochent bien, pas de surcharge sur ces pentes ensoleillées le 360° se précise, encore un dernier effort et le cairn est en vue. Un par un la ligne d’arrivée est franchies et dans les délais s’il vous plait. Le spectacle est grandiose et la fatigue de la montée disparait. Comme souvent, au sommet le vent se lève. Pas question de trainer.

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Admirons tout même la vue et le pourquoi nous sommes venue. La roche de l’abisse, la pointe de peyrefique, les cimes du sabion et scandaillière d’un côté

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les cimes de l’agnel, de la charnassière, de la lusière, de la chamineye, de montolivo de l’autre, sans oublier l’emblématique et seigneur des lieux Bégo, mais plus au sud ……

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En contrebas le refuge de Valmasque et son lac vert endormis pour quelques mois encore

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L’impatience gagne certains et l’on entend d’ici de la des « on à froid » des « on y va ? »… Mais nos chefs font le point. Gabriel fatigué, donne les consignes à Vincent, pour qui c’est une grande première, prend en charge le groupe 1 pour la suite de la course (Formation oblige) Mais bien secondé par Mario. La crête qui descend du mont Sainte marie et les pentes en direction du lac sont analysées, les passages clef identifiés et c’est parti pour la boucle.

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Attention de ne pas effrayer un troupeau de chamois traversant au soleil en gardant eux aussi leur distance de sécurité

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Le groupe 2 prendra la direction du lac des grenouilles au pied du vallon du gias sainte marie pour un pique-nique bien mérité. Pendant ce temps Vincent et sa troupe, après avoir chaussé les crampons, rejoint le bas du déversoir du lac.

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Mario effectuera plusieurs allers-retours pour faire admirer au plus grand nombre ce petit lac dans son écrin blanc

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Bien au soleil mais lassé d’attendre, le groupe 2 entamera la redescente en passant tout prés du lac des grenouilles pour aller retrouver le haut du vallon de fontanalba et sa neige vierge et là, beauté de la nature   devant nos yeux, un phénomène de difractions de la lumière du soleil à travers les très fines gouttelettes de quelques nuages. Au-dessus de la cime de Chanvrairée.      

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Arc en ciel sans pluie, « aurores méditerranéennes » rien à voir bien sûr avec les aurores boréales du grand nord qui se produisent aussi en plein jour leur donnant une teinte rosée.

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Les deux groupes se rejoindrons après la vacherie inferieure du vallon de fontanalba pour une descente commune par la piste jusqu’à castérino, en empruntant quelques belles pentes bien poudrées.

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La journée se terminera au café de la gare de breil. Des gâteaux de toutes sortes accompagneront un pot de l’amitié long à venir, la faute à un serveur pas très clair en cette fin de service.