Archive pour la catégorie ‘Raquettes’

Dimanche 14 janvier 2018 : on révise ses classiques !

Cime de la Valette des Adus (2449 mètres)

Dénivelée : environ 1000 mètres

Distance : environ 15 kilomètres

 

Aujourd’hui, interrogation écrite sur le secteur de Salèse pour les 31 élèves de la classe raquette 2018. De quel côté irons-nous ? à droite vers le lac Nègre, ou à gauche, vers les Adus ? Denis sera secondé par Mario et Jacques pour le G1 ; Tony par Jean pour le G2. Et, pour tout le monde, direction la Valette des Adus, vallon, col ou cime suivant la forme et les envies !

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Plusieurs membres de l’équipe sont en recyclage « Neige et avalanche » à Estenc. Formez-vous bien, les amis, on a besoin de votre expertise pour mettre nos raquettes où il faut, et surtout ne pas les mettre où il ne faut pas…

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  Nous attaquons quasiment en même temps que le groupe de skieurs d’Andreas et Fred qui, eux, partent vers les Bresses. Contrôles de DVA en stéréophonie… Les bons élèves CAFistes que nous sommes sont désormais bien sensibilisés aux consignes de sécurité : « Jamais sans mon DVA ! »

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 Salèse, nous voilà ! Ce vallon que nous connaissons si bien est incontournable, au propre comme au figuré, pour accéder à tant de belles destinations. Nous y pensons parfois (osons l’avouer…) comme à une mise en jambe un peu lassante, voire sans intérêt autre que celui de chauffer notre mécanique humaine. Mais aujourd’hui, merveille ! il a revêtu son ambiance canadienne, avec ses sapins tout blancs et sa neige immaculée que nous allons laminer de nos 62 raquettes. Les suivants peuvent venir, la trace est faite.

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Petit regroupement au col de Salèse, où le panneau qui nous sert tous les ans de mètre-étalon émerge à peine de la neige : bon pour le moral ! Direction à présent vers le col de la Valette des Adus.

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D’un col à l’autre, le groupe s’étire, se reforme, s’étire à nouveau. Le rythme est régulier : Denis impulse une bonne allure… L’enneigement conséquent nous permet de tirer droit dans le grand labyrinthe de rochers au milieu duquel nous avons tant louvoyé, certains années moins fastes…

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Un rapide tour d’horizon confirme que beaucoup de belles courses sont désormais à portée de raquette : la neige est bien là ! Mais, dans l’immédiat, il s’agit de conquérir pacifiquement la cime de la Valette qui tend jusqu’à nous sa crête tentatrice. Ne résistons surtout pas à la tentation : la vue et la vie sont toujours plus belles d’un peu plus haut !

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 Ce dernier effort nous ayant donné grand faim, une pause pique-nique s’organise en contrebas du col. Une averse de neige importune nous déloge, tandis que les sommets frontaliers qui formaient une magnifique skyline, Argentera en tête, se retirent dans un fondu de gris. C’est le signal du départ, la montagne souhaite manifestement que nous vidions les lieux.

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Délicieuse redescente dans la poudreuse de la forêt. Incorrigibles que nous sommes : chacun aspire à faire « sa » trace, pour goûter au plaisir toujours neuf de la neige vierge, si chère à nos raquettes, si douce à nos ménisques…

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À droite ! Par ici ! On coupe ! Direct azimut pour rejoindre la piste sans passer le col, les initiés comprendront… Le premier passe ; le second se pose peut-être des questions, mais il décide de suivre ; et c’est tout le troupeau qui leur emboîte le pas. Ce ne sont que quelques dizaines de mètres de forte pente et de neige sublime, mais quelles sensations… On s’en sort comme on peut, certains semblent flotter sur la neige, d’autres hésitent à faire le premier pas, quelques-uns renâclent, mais la loi de la pesanteur met tout le monde d’accord : les moutons de Panurge sur raquettes se retrouvent tous en bas, rigolards et tout contents d’eux !

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Mais voilà que l’inquiétude grandit : y aura-t-il de la place aux Tilleuls ? Vite, une avant-garde règle son GPS sur Lantosque et part réserver la salle que nous considérons comme notre QG du dimanche après-midi. Gâteaux et fruits secs circulent de table en table, projets et souvenirs de randos s’échangent, le thé fume et la bière pétille…

 

Et, pendant ce temps, loin de nos rires sonores, tout là-haut, les montagnes se referment sur elles-mêmes, dans leur grand silence blanc, sous la pluie lente de ces extraordinaires petites étoiles, cristaux de neige par milliards, dont jamais deux ne sont semblables : la créativité, la beauté sont à l’œuvre, pour notre bonheur à venir…

Dimanche 7 janvier 2018 : Raquettes à Saint-Dalmas-le-Selvage

Col de l’Escuzier (2487 mètres, 16 kilomètres pour 1000 mètres de dénivelée)

 

En moyenne une fois par an, nos pas de raquettistes nous ramènent invariablement sur ce col, ou sur une des deux cimes neigeuses qui le jouxtent : Cristel ou Ronde de l’Escuzier. À force de ne considérer cette rando que comme un plan B en l’absence de plans A suffisamment enneigés ou praticables, on perd un peu de vue à quel point le secteur est intéressant…

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 28 personnes ne demandent ce matin qu’à en être convaincues ! Annie, Patrick et Denis traceront pour le G1 ; Gabriel et Tony escorteront un G2 riche de plusieurs nouveaux adhérents, ce qui est toujours une satisfaction.

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 La météo nous annonce le pire ou presque. Nous aurons donc le plaisir de constater que les prévisions étaient un peu en avance sur la progression de la perturbation. Nous serons de retour aux voitures avant la dégradation. Donc météo et neige correcte, quelques rayons de soleil mais sans plus… Allez, en piste pour « une reprise en douceur », comme nous l’annonce Gabriel.

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Les fêtes enrichies en chocolat sont passées par là, mais la forme est tout de même au rendez-vous. La neige est elle aussi bien présente, et les raccourcis qui évitent les lacets de la piste de Sestrière sont accueillants à nos raquettes. On note toutefois que la forêt porte encore les stigmates des assauts du vent des jours passés : beaucoup de branchettes jonchent le tapis neigeux, et quelques gros arbres ont cassé tout net. À côté, de jeunes plants vigoureux, les narguent, illustrant la fable « Le chêne et le roseau ». Ah… la souplesse proverbiale de la jeunesse…

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 La montée au col se fait aisément, à un bon rythme. Seul un petit  mur, toujours le même, va un peu ralentir notre ardeur : tailler des marches, s’aider des bâtons et lever haut la jambe, mais juste sur une petite dizaine de mètres, avant de retrouver le terrain plus adapté à nos raquettes qui monte en pente régulière jusqu’au col…

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  …Le col où règne le vent, encore et toujours ce vent… Notre envie de rajouter un sommet à notre palmarès du jour s’envole illico : les pentes à la fois déneigées et vitrifiées de la tête Ronde ne nous inspirent que désillusion, prudence et méfiance. Mario aimerait bien tenter le coup, il revient plusieurs fois à la charge, mais le fonctionnement démocratique du groupe le met en minorité : tous contre un, repli stratégique !

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À peu de distance du col, le G1 qui redescend croise le G2 qui monte. Une brève concertation a lieu, au cours de laquelle des arguments décisifs semblent échangés : voilà le G2 qui fait à son tour demi-tour comme un seul homme, direction un spot pique-nique d’abord, et les voitures ensuite.

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La vue est limitée par les nuages bas. On peut tout de même constater à quel point les crêtes ont été soufflées. Ceci nous vaut cependant quelques bons filons de poudreuse dans les combes mais, partout ailleurs, la redoutable « croudre », croûte dessus et poudre dessous, un des pires hybrides pour les genoux des raquettistes et des skieurs qui eux redescendent du col de Colombart

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 Les chalets du plateau de Sestrière nous servent d’abri le temps d’une pause ravitaillement. Mais le froid revient vite nous bousculer et, d’un coup d’épaule, il remet toute la troupe dans le sens du départ.

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 Saint-Dalmas ne pouvant nous recevoir, nous tournons nos prières vers Saint-Etienne : oui, comme toujours, Lou Ben Manja peut nous recevoir, nous, nos éclats de rire, nos 28 gosiers déshydratés et nos fringales de petits gâteaux. Nous remplissons tout le bar. Pardon à nos amis skieurs du CAF que nous avons devancés d’une courte longueur et qui sont restés sur le pas de la porte : à quel saint se sont-ils voués pour pouvoir boire un coup à leur tour ?

 Merci à Annie, Patrick, Gabriel, Denis et Tony pour leur énergie à faire vivre ce groupe, à le faire progresser, à l’aider à s’autonomiser. Et, fève sur le gâteau des Rois, en ce jour d’Epiphanie, nous avons eu tout le temps un petit coin de ciel bleu au-dessus de nos têtes encapuchonnées.

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 Une pensée très affectueuse pour notre 5ème roi mage, Michel-le-Grand, qui se refait une santé bien au chaud et à l’abri du vent, pour mieux nous revenir. On t’embrasse fort !  Les messieurs te donnent l’accolade, et les dames te font des bises.

Dimanche 10 décembre 2017 sortie Raquettes à Palanfre

                                                       « Blanc c’est blanc »

Piano della Regina (2161 mètres) depuis Tetto Folchi

Dénivelée : 1150 mètres pour 10 kilomètres de distance

« Souvenirs, souveniiiiirs….. » Dernière ascension du Piano della Regina par la section raquette : janvier 2011, et l’occasion d’une photo d’anthologie…

Piano della regina

Toujours aussi beaux, toujours aussi jeunes, nos encadrants ! Gabriel (« Gabrieeeel» !), Denis, Patrick, Tony nous proposent aujourd’hui de retourner sur ce beau petit sommet qui domine Palenfre, histoire de nous consoler de l’absence de neige sur le Mercantour. Tous les sites spécialisés le confirment : il faut passer le col de Tende si l’on ne veut pas abîmer prématurément raquettes et skis. THE place to be !

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Pour avoir droit à ce plaisir-là, nous sommes même prêts à affronter, dans les limites de la sécurité bien sûr, une météo glaciale et glaçante, et des bourrasques qui justifient une vigilance orange. Nous sommes 30 à nous équiper sur le parking de Tetto Folchi, au pied d’une toute petite église, dans cette ambiance joyeuse que nous aimons tant : raquettistes, skieurs, promeneurs, villageois et nombreux toutous se partagent en bonne entente le bel espace montagnard.

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Gabriel annonce d’emblée la couleur : « 1100 mètres pour tout le monde. Chacun à son rythme ». Go ! Juste une intéressante info : Gabriel se vante d’avoir en permanence sur lui un thermomètre personnel, d’une fiabilité à toute épreuve, qui se manifeste à partir de – 6°, et qui consiste en un modeste appendice de chair rose et tendre… Mais qu’allez-vous imaginer : il parle de son délicat lobe d’oreille, si sensible au froid.

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Entre hêtres et noisetiers, la piste bien enneigée se faufile dans les bosquets en direction des vieilles granges de Tetti Giacolinet. Un G1 et un G2 informels se dessinent peu à peu : le groupe s’étire, au fur et à mesure que la pente se redresse, et que les raides montées succèdent aux raides montées de la Costa Campaula, large crête que nous allons suivre jusqu’au très gros cairn, presque une borie, qui marque le sommet du Piano de la Regina.

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L’aggravation de la météo annoncée est maintenant avérée… Voilà la neige, voilà les bourrasques, voilà le brouillard. Le froid mord, le vent pince, la neige cingle : « Ô Denis, si tu savais, tout le mal que ça nous fait… ».

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Les lunettes sont rendues inutiles par la couche de neige gelée qui les recouvre. Enfiler une veste qui claque au vent comme un drapeau : toute une stratégie à déployer… Doigts, orteils et nez deviennent vite insensibles. La quinzaine de « summiters » agglomérés autour du cairn comme des moules sur leur rocher, ne vont pas s’éterniser là, demi-tour, et vite !

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Le reste du groupe, sur lequel veille Tony, toujours attentif, s’est arrêté en ordre dispersé un peu plus bas, éparpillé tout le long de la crête par ces bourrasques désespérantes. Le repli s’organise. Un retour sans difficultés techniques, via la bergerie Gias Creusa Sottano, par des pentes de belle neige poudreuse, légère, épaisse à souhait.

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Denis est resté en arrière, avec un des participants qui donne des signes prononcés de fatigue que nous n’identifierons que plus tard. À l’abri sous l’auvent de la bergerie, nous battons la semelle en avalant quelques bricoles. Nous sommes à l’abri du vent, mais le froid semble s’accentuer. Certains grelottent, d’autres se soufflent sur les doigts, d’autres encore contemplent d’un air penaud leur veste craquante de gel, leurs gants impossibles à plier, leur fermeture de sac refusant de s’ouvrir.On rêve d’une cheminée, d’une brassée de beau bois et… d’ «alumeeer le feu !!

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L’inquiétude monte : où sont passés Denis et son compagnon d’infortune ? Patrick part dans leur direction. Puis c’est au tour de Vincent de monter à leur rencontre. Rapidement la bonne nouvelle tombe : ils arrivent ! Notre nouveau copain a été foudroyé par un MAM, Mal Aigu des Montagnes, il en présente tous les symptômes : grande fatigue, nausée, maux de tête, difficulté à respirer… : vite, de l’aspirine, vite perdre de l’altitude, vite le faire boire et un peu manger. Antalgique et hydratation les bon reflexes Nous sommes tous navrés de cet incident de parcours dont est victime l’un des nôtres. Et non, le MAM n’est pas l’apanage des prestigieux 8000…10 à 15% surviennent à moins de 2000m. Même au Piano della Regina, on peut en être victime. Humilité, comme toujours…

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Plus qu’une petite heure de marche avant de retrouver chaudes voitures et douces baskets. La piste nous y ramène en quelques virages et quelques raccourcis forestiers dans une poudreuse divine ! Le copain va mieux, nous sommes soulagés. Patrick, qui veille sur lui, nous crie de loin « Il est guéri ! »

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Allons nous nous arrêter à  l’Osteria san Bartolomeo pour le pot de l’amitié ? Non vite repasser le col de Tende avant que les choses ne se gâtent au niveau routier. La pluie cingle, et une petite couche de neige fondante recouvre le bitume. Brouillard et nuages ont tout avalé. Prudence, les chauffeurs…

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Le buffet de la gare de Breil nous voit débarquer pour les ultimes convivialités de la journée, boire, déguster, faire mieux connaissance. Cinq « nouveaux » font désormais de notre bande, dont un qui est monté au sommet, et vu les circonstances, c’est du lourd. Bravo à tous les autres : ce n’est pas toujours aussi pénible, une rando raquette, on vous le promet ! Parfois il fait beau, parfois il fait chaud, parfois il n’y a même pas de vent… Il est même arrivé qu’on fasse la sieste au soleil,  Je te promets !

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Merci aux encadrants sur qui le froid ne semble pas avoir de prise. Et merci à Johnny pour sa participation bien involontaire…

Dimanche 03 décembre 2017 Première sortie raquettes à Isola 2000

G1 : Mont AVER (2747 mètres)

G2 : Colle dei Morti (2477 mètres)

Au cours de notre soirée d’ouverture de la saison raquettes de vendredi, où nous avons accueilli 11 petits nouveaux, ELSA dans le clap de fin de son diaporama reprend les premiers vers de l’introduction de notre fée des Neiges. Je ne peux résister à vous donner la suite tant elle correspond à notre sortie de dimanche

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«……… Bonnets gants et lunettes sont toujours en état ?

Pas trop de trous sournois pour nous geler les doigts ?

Le piolet est-il prêt, les crampons affûtés ?

Dans la trace des chefs il nous faudra trotter…

N’oublions pas les casques, et même les baudriers

Sangles et mousquetons, machards sophistiqués

Car depuis quelque temps on aime les dévers

Et les couloirs pentus dans leur habit d’hiver…

Ah que tombe la neige, qu’arrive l’heureux temps

Des sorties du dimanche au suspens palpitant

Des rires et du partage entre copains copines

Que revienne le temps de la raquette alpine ! »

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Avec un samedi très tourmenté, la météo s’annonçait beaucoup plus clémente, et la seule incertitude au rendez-vous de Saint Martin concernait l’état de la route, et le froid que certains n’ont pas voulu affronter. Finalement toute la caravane arrivera à bon port un peu plus bas que l’ancienne douane, mais sans chainer. Le froid était bien là, et le ciel bleu aussi : Le thermomètre affiche -10°. Et miracle pas de vent !

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Nous chaussons rapidement et après les vérifications des ARVA la petite troupe de 21 s’élance G1 et G2 en un seul groupe à l’assaut du col de la Lombarde. La neige est bien présente, mais le vent violant de la veille a décoiffé bien des sommets.

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Arrivé au col, il faut se rendre à l’évidence le G2 ne pourra gravir la tête de l’Adrech et sa belle crête de la Lausette. Peu importe décision est prise : direction le vallon d’Orgial où une belle poudreuse nous attend.

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Nous nous dirigeons tous, dans les larges vallons italiens, en direction du col dei Morti. Et puis une raquette récalcitrante oblige Fred à une réparation de fortune.  

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Tout le monde est en forme et visiblement pas assez fatigué pour considérer que le but de la journée est atteint avec l’arrivée au col. Un coup d’œil vers le Mont Aver et ses premières belles pentes pour voir le G1 de Denis, Jacques et Gabriel commencer l’ascension crampons aux pieds.

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20171204185333-1c19dcd3Tony et ces belles dames redescendront plus bas en direction du petit lac d’orgial, plus abrité pour un casse-croute bien mérité. Pendant ce temps… encore crac et cette fois c’est le crampon de Philippe qui se débloque. Pas de quoi entamer la progression. Denis rejoint l’arrête rocheuse plus sécurisante pour terminer l’ascension.

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Arrivée au sommet le spectacle est au rendez-vous. Une vue exceptionnelle à 360°. Le Viso, l’Argentera, tout l’arc alpin et le piémont Italien copieusement enneigé. Quel contraste avec le côté français !!!

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Le temps de faire notre traditionnelle photo de groupe, de regarder quelques beaux virages godilles sous le Monte della Valletta et hop, nous entamons prudemment la descente.

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En contre bas un groupe de skieurs de rando c’est arrêté à mi- pente pour dépeauter puis rechausser. Nous leur emboiterons le pas dans une belle poudre, un vrai bonheur en ce début de saison

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Nous retrouverons nos raquettes laissées au col pour rejoindre notre salle à manger un peu plus bas pour un pique-nique bien mérité aussi…. Après la remontée sur lombarde nous retrouverons nos amis du G2 et c’est ensemble que nous finirons cette sortie par une directicime pleine poudre jusqu’aux voitures. Le petit plus de la journée

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Une merveilleuse rando qui se terminera au bar d’ Isola village par un gouter digne de nos sorties raquettes .Merci à tous les participants, bravo aux 2 Christine et Angélique nos petites nouvelles du jour et à la semaine prochaine.

 

Week-end Retrouvailles raquette du 28-29 octobre à ESTENC

1er jour : Puy du pas Roubinous 1350m de dénivelée 16 km

 

Rdv 7 heures st martin disait le mail. Il est 7 heures et personne ne manque. Embrassades à droite embrassades à gauche, il était temps de se retrouver. Les petits potins de l’été racontés, direction saint martin d’entraunes puis petit hameau de Sussis pour une sortie concoctée par notre ami Gillou

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La montée par le bois de Jouarde est plaisante et nous atteignons rapidement un petit plateau où des chiens de troupeau nous accueillent. Nous franchissons la clôture et le pas Roubinous est en vue.

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De vire en vire le col est atteint. La belle crête terminale et le Puy du Pas Roubinous est vite avalé. Du haut de ce promontoire belle vue sur le val d’entraunes les aiguilles de Pelens le mounier ….

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Nous parcourons toutes les crêtes et descendons à travers des blocs vers la Cabane pastorale et les lacs de Lignin. Lieu magique et ambiance de grands espaces. Cette cabane pastorale est conçue pour accueillir des randonneurs et ça donne des idées à nos chefs :

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-on peut mettre 6 personnes en haut et 2 personnes en bas…

– mais non au moins 10 en haut tête bêche et 4 en bas

– et pourquoi pas 20

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Un Pic nique bien mérité au bord du lac nous attend.

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Le retour par le vallon des Pasqueires et la remontée au pas Roubinous se fait à flanc sans perdre trop d’altitude car ce vallon est creusé par de nombreux ravins qui le traversent.

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Ensuite redescente sur Sussis et direction la cantonnière ou Cathy la nouvelle gestionnaire du refuge nous attendez avec notre ami Tony qui malheureusement n’avait pu se libérer d’une réunion d’apiculture : Sacré abeilles. Il aurait bien aimé faire cette boucle dans son écrin d’automne.

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Installation douches et repas après un apéro digne des retrouvailles. Procetto  de joelle

Chips de socca …….. et au menu du chef : Soupe de châtaignes – Gratin dauphinois – Emincée de poulet aux champignons – Tome de montagne – Scramble Pommes et Myrtilles Après ce repas pantagruélique le changement d’heures de nos montres donne lieu à des fous rires < On avance ou on recule … d’une heure. On dort une heure de plus ou de moins… A quelle heure voulez-vous que l’on se réveille ? 6 heures de l’ancienne ou de la nouvelle exct… > et dodo

 

2eme jour le Ventabrun ou presque 1300 m de dénivelé 13,5 km

 

Direction Bayasse et en contre bas le petit hameau des Longs. Alain et Gabriel ferons une navette pour laisser une voiture dans le vallon de la Moutière pour le retour

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La montée soutenue dans le vallon julien par le sentier des chasseurs, qui ne figure sur aucune carte, est pénible car déjà des bourrasques de vent nous déséquilibrent. Ça promet pour la suite.

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La petite pose à l’abri derrière un gros rocher permet de regrouper tout le monde et direction la cabane pastorale du vallon julien (Du nom d’un berger aillant fait l’estive avec ses moutons pendant presque 30 ans)

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Nous remontons la partie sup du vallon avant d’attaquer pour une montée directe à travers des blocs un épaulement en direction de la crête finale. Malheureusement le vent trop violent nous a empêché d’atteindre la croix du Ventabrun pourtant très proche.

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Sur cette arrête effilée et vertigineuse il aurait été dangereux de s’aventurer plus loin : sécurité avant tout. A la montée plusieurs d’entre nous se sont retrouvés à terre

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Superbe vue sur la Cayole le Cimet la Bonette d’un côté et la chaine des alpes de l’autre

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P1080158Retour au col entre le ventabrun et le chevalier où la décision de renoncer à l’autre sommet pour les mêmes raisons est prise. Après les chamois du matin, bien à l’abri eux derrière des barres rocheuses nous croisons une horde de bouquetins sur le chemin en direction de la salle à manger où après plusieurs tentative le lieu idéal enfin presque, pour la pause repas fut salutaire.

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Au retour découverte d’une carcasse de bouquetin dans le vallon des touréis. De la nourriture pour les Gypaète et autres vautours dira Philippe. La redescente du plateau se fait par une sente impressionnante à travers les barres de la mauvaise côte pour rejoindre la piste de la moutiére, à l’endroit même où 2 ans auparavant nous avions fait des exercices de recherche de DVA et des manipulations de cordes.

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 Les 5 chauffeurs partent récupérer les véhicules tandis que le reste de la troupe admire encore le paysage.

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Et puis un SMS vient d’arriver : l’un d’entre nous a oublié une paire de lunette et n’a pas défait son lit. Oh le coquin ça tombe bien. Nous retournons par le col de la Cayole pour un pot de l’amitié à la cantonniére

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Avec force gâteaux cakes palmier chips de socca macaron ……le gouter est apprécié de tous. Annie donne les dernières informations sur la belle boucle d’aujourd’hui

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Remerciement à tous les participants et particulièrement à gilles pour ce beau week-end.

Et maintenant que tombe la neige.

14 mai 2017 : mission accomplie, président !

G1 : sommet du Gélas (1300 mètres – 11 kilomètres)

G2 : balcon du Gélas (un tout petit peu moins)

 

Il est sympa, notre président (président de section, précisons-le, en ce jour d’investiture)… Il part en vacances en nous confiant la mission de grimper au sommet du Gélas pour transformer en succès notre échec de la semaine dernière, fiasco dû à une météo des plus grincheuses. Bonjour la pression… Mais bon, OK, président, les ordres sont les ordres : nous voilà 17 sur la ligne de départ, au bord du torrent de la Madone de Fenestre.

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Denis, Michel, Annie et Patrick visent avec le G1 le point culminant du Mercantour, l’épicentre de tous nos désirs. Delphine, Tony et Jean, mini-G2, ont prévu d’aller profiter du panorama que l’on a du haut du plus beau balcon de la région : celui du Roi Gélas.

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Toujours un peu stressant, ce parcours de mise en jambes le long du torrent, dans ces pentes de neige dure en dévers… L’itinéraire se fait un peu hésitant, à la recherche du meilleur passage, jusqu’au moment où les raquettes vont s’imposer. Au passage, le torrent avale un bâton lâché inopinément, ce qui vaudra à Michel, qu’on se le dise, une bise reconnaissante pour l’avoir vaillamment récupéré.

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L’enneigement du vallon Cabret est suffisant pour qu’on puisse le remonter raquettes aux pieds, mais il faut tout de même anticiper afin de ne pas se retrouver coincés dans des voies sans issue, c’est-à-dire sans neige.

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Nous essayons de ne pas trop perdre de temps en regroupements et pauses, car nous avons appris à nous méfier de la météo et de ses sautes d’humeur printanières. En haut de chaque raidillon, les encadrants jettent un coup d’œil à la troupe : tout le monde a le sourire, donc le moral, donc on enchaîne !

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Nous côtoyons dans cette longue montée le groupe de skieurs CAF de Georges et Jacques, en route eux aussi vers le Gélas, après une nuit au refuge de la Madone. Décidément, en cette fin de saison, nos deux groupes partagent les mêmes espaces et les mêmes plaisirs ! Georges nous apprend qu’une de leurs participantes vient de redescendre sous bonne escorte, après une mauvaise glissade droit dans un torrent. Les dangers de la neige de printemps, soit trop dure, soit tellement glissante, ne sont plus à rappeler…

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Tandis que les copains du G2 apparaissent à la terrasse du Gélas et se dirigent vers le balcon, les cordées s’organisent pour le G1 : Denis, Michel, Patrick, Annie, Cyril et notre Jaja-des-cimes, encordent leur monde et égalisent les anneaux de buste… Et en route, toujours plus haut ! Le sommet nous domine encore, mais l’écart s’amenuise entre lui et nous !

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Le couloir est bien rempli, et la neige permet de faire les bonnes marches profondes qui sécurisent notre lente progression. Quelques skieurs descendent, enchaînant virage sauté sur virage sauté, nous bombardant pacifiquement, au passage, de gros paquets de neige : bing, en plein sur la tête, merci le casque…

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Tels des chenilles processionnaires reliées par notre fil, nous remontons ce couloir (on y est presque, président !), pour prendre pied sur la selle neigeuse qui sépare les deux pointes du Gélas. Il y a donc plus raide que notre petit couloir Est : un coup d’œil sur la goulotte Ouest et ses perspectives glacées et glaçantes nous le confirme…

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Encore une petite grimpette, mi-mauvaise neige, mi-mauvais rocher, négociée avec la plus grande prudence car très exposée, et nous voilà, exacts, à notre rendez-vous, au sommet du Gélas ! Quelques photos rapides, sans recul ni calcul, quelques prudentes accolades, et demi-tour vers la sortie : le sommet du Gélas n’est pas un endroit très propice au chassé-croisé d’une quinzaine de personnes + leurs cordes + leurs piolets + leurs crampons… Tout le monde veut toucher la croix, et la belle petite vierge en bois, si douce au toucher, et toute tiède sous le soleil.

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La descente du couloir, bien qu’archi-classique, est une étape qui doit s’aborder avec prudence, bien sûr, mais aussi avec calme et discipline, nos encadrants le savent bien. Une glissade, même vite et bien enrayée, peut être lourde de conséquences : avec un encordement à 3 mètres, on se trouve très vite à portée des crampons des compagnons de cordée. Sujet à méditer avec l’humilité requise… : tous concernés !

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« Face à la pente, tenez-vous droit ! », clament les plus à l’aise du groupe. « Oui, bientôt, je reste encore un peu en marche arrière, là je ne le sens pas encore vraiment », supplient faiblement… tous les autres.

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Les copains du G2 nous observent et nous photographient, de leur balcon. Rassurés sur notre sort, ils mettent le cap vers la vallée en reprenant, grosso modo, l’itinéraire de l’aller. Michel, qui connaît bien le secteur, propose un retour à pied sec par le lac Balaour, suivi d’une directissime plongeant sur le vallon Cabret. La vue sur le Saint-Robert et le Gélas est splendide : un large rayon de soleil illumine « notre » sommet. Le spectacle est saisissant pour ceux et celles qui l’ont gravi pour la première fois : « On était où, exactement ? Quoi ? Là-haut ? ». Et oui, les amis, on revient de là-haut, tout là-haut sur la montagne…

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Alors, président, heureux ? Satisfait de la prestation de tes ouailles ?  Au hasard du chemin, nous croisons Vincent et Pierre, en formation sur le secteur : retrouvailles joyeuses et inattendues !

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L’ultime pot de fin de journée, qui est aussi le dernier de la saison raquette « officielle », nous réunit aux Tilleuls. Les pâtissières du groupe étant absentes, nous accompagnons notre verre, tasse, chope ou bol d’un modeste sac de pop-corn… On se rattrapera vendredi soir au club, pour le pot de fin de saison : papotages, grignotage et visionnage sont au programme de cette soirée de partage.

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Merci à notre équipe d’encadrants pour son investissement sans faille. Grâce à eux, le bilan de la saison est riche : nouvelles courses, nouveaux adhérents, nouveaux souvenirs et projets. Une pensée amicale à tous ceux qui ont fait partie du groupe, à un moment ou à un autre, et qu’on ne voit plus : il en va ainsi de la vie de tout groupe, tout passe, comme une trace de raquette sur la neige, empreinte éphémère sur un support ô combien éphémère. Mais qu’ils sachent qu’ils ont tous laissé dans nos mémoires, parfois dans nos cœurs, une trace de leur passage…

 

Sans oublier le proverbe tibétain qui dit que : 

« Quand tu arrives en haut de la montagne, continue de grimper »

Lundi 8 Mai 2017 Un Gélas trop givré pour des raquetteurs transis

G1 vallon Cabret 700 m de dénivelée pour 7.5 km

G2 Lantosque bar des tilleuls

 

Afin d’accomplir son devoir électoral en ce grand Week-end du 8 mai, bon nombre d’entre vous avez demandé le déplacement de la sortie au lundi. Mais si le dimanche a été une belle journée ensoleillée, ce ne fut pas le cas du lundi !!

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Et pourtant la météo n’était pas si mauvaise que ça : (Rares averses avec légère aggravation l’après-midi). Partis de bon matin sous un ciel bien dégagé de saint martin, nous sommes accueillis à la Madone de fenestre par un léger grésil très vite transformé en une pluie fine.

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Force est de constater que le mauvais temps est installé. Du coup Tony est ces 4 drôles de dames décide de retourner prendre un café chaud à Lantosque. Quant à Michel, Denis et Gabriel poussés par 14 raquetteurs prêt à en découdre avec les éléments, décident de tenter l’aventure.

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Très vite, 200m plus haut la pluie se transforme en neige, puis brutalement en tempête. Une neige drue, épaisse et dense digne d’un mois de janvier, au point que Michel est obligé de nettoyer ces lunettes, pour s’engager dans le vallon Cabret

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Nous progressons lentement, tandis que des skieurs de rando rebroussent chemin. Mais toujours pas d’amélioration. Sacré Gélas, tu veux rester seul aujourd’hui ! Tu mets des barrières sous nos raquettes. Plus de 20 cm de neige tombée en 2 heures de temps et le brouillard qui s’invite.

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Nous dépassons un groupe de skieur qui faisait la pause pour à notre tour souffler, grignoter une barre et faire le point. En dessous des balcons le vent se lève. Un vent froid qui passe sur nos gants tout mouillés et nous donne l’onglet.

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Finalement décision est prise de faire demis tour. Ça ne servirait à rien de continuer, car toute cette neige fraiche ne demande qu’à glisser…Nous redescendons tranquillement et là au surprisse petit à petit la neige s’arrête et des points de ciel bleu apparaissent.

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Nos reporters s’empressent de faire quelques belles photos et nous nous retrouvons au bas du vallon du Ponset pour pique-niquer sous un soleil radieux. Quel contraste ! le Gelas lui restera tout couvert. Quel sacré tour il nous a joué.

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La nature reprend ses droits et nos amis les chamois grignotent autour de nous.

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Comme me l’écrira Chantal dans un mail de retour de congés « il vous a marqué un but » Mais promis le match n’est pas encore terminé. Il reste la 2eme mi-temps. Quant à nous, direction Lantosque pour la 3eme mi-temps…Mais là encore rien ne va, notre QG les tilleuls est fermé et c’est au bistrot d’en face que nous dégusterons les bons lapins de Pâque en chocolat de Karine et Pierre.

Dimanche 30 Avril 2017 Un Mont Saint Sauveur à la sauvette

G1 et G2 Mont Saint Sauveur (2711 m) 900 mètres de dénivelée pour 9 km

 

 L’incertitude planée depuis le milieu de la semaine sur le lieu de la sortie. Est-ce vers la Madone de fenestre ou bien vers Saint Grat en Gordolasque ; On ne savait plus vers quel Saint se vouer

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Les saints de glace sont passés par là et les récentes intempéries ont dû décourager quelques copains : nous ne sommes « que » 13, en un seul et même groupe, conduit par Gabriel, Michel, et Tony qui part à l’assaut du saint Sauveur recouvert pour l’occasion d’un blanc immaculé.

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Allait-il nous sauver du traditionnel portage de cette fin de saison ? nous n’allions pas tarder à le savoir. < Prenez vos raquettes à la main, on va chausser dès le départ au bas du vallon de Verps.> Cool ! Pas de portage. La petite troupe ragaillardie par cette bonne nouvelle démarre d’un bon pas sur la piste de ski de la genisserie

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Nous laissons les skieurs de rando prendre pleine piste, tandis que Gabriel nous fait progresser dans un petit vallon à travers les arbres sur une bonne neige épaisse et bien dure.

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Après une courte pause où nous retrouvons notre ami Georges et toute son équipe, la belle face nord du saint sauveur apparait enfin. Nous les laissons passer devant et c’est ensemble que nous gravissons la belle pente déjà bien parcourue de la veille.

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On se suis, on se double, on se mélange, chacun à son rythme arrive au sommet. On se presse pour la traditionnelle photo de groupe. Ce n’est pas si souvent que skieurs et raquetteurs se retrouvent ensemble pour partager ce bon moment.

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Nous laissons les skieurs « dépeauter » et nous commençons notre descente pleine crête en direction de la cime Sistron.

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Peu après la balise 89 le passage se fait plus difficile, plusieurs devers de neige glacée au-dessus de barres rocheuses, nous incitent à la prudence et malgré quelques tentatives rocheuses, décision est prise de faire demis tour.

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Et c’est pleine pente que nous rejoignons la salle à manger quelques centaines de mètres plus bas. Michel façon desescalade en pointe avant, Gabriel sur les talons face à la pente. A chacun sa technique selon ses capacités et son aisance

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IMG_5899Les nuages montent vite, et comme la météo l’avait annoncé, quelques petits flocons volettent. Il est temps de rentrer. Nous retrouvons le petit vallon de départ, bien transformé et au combien agréable

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Mais attention à ne pas confondre vitesse et précipitation car à ce petit jeu on finit par y laisser des plumes… notre Cyrille national est aller tester l’efficacité du matelas de protection des canons à neige. Fausse ou véritable chute ! je vous laisse en juger.

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Tant est si bien que 200 mètres plus bas, Cyrille et de Mica s’emmêlent les raquettes et s’étalent sur la neige de fatigue après se beau périple ou bien ! Fou rire de la troupe qui se moque un peu

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Cette chute-là, bien réelle alimentera les discussions, plus bas dans la vallée, autour des délicieux cookies de Joelle et du gâteau au fruits rouges de marie Françoise. Une sortie comme on les aime, pleine de rire et de bonne humeur.

DSC00917 Merci à tous  skieurs et raquetteurs pour ce grand moment de convivialité et à la semaine prochaine

Dimanche 23 avril 2013 : aux confins des Alpes-Maritimes, le Camp des Fourches (2240 mètres)

G 1 : tête de l’Enchastraye (2954 mètres). 15.5 km, dénivelée = 1100 mètres

G 2 : col de Pouriac (2506 mètres). 11 km, dénivelée = 700 mètres

 

Deux étymologies sont proposées pour le nom « Enchastraye » :

  • « Enclos où l’on enferme les brebis dans les hauts pâturages ».
  • « Endroit où il fallait chausser les « chastres », c’est-à-dire les raquettes ».Grande nouvelle : le Service des Routes vient d’ouvrir celle de la Bonnette au-delà du Camp des Fourches ! Retenons donc la deuxième proposition, emmenons avec nous nos « chastres » prendre l’air dans le vallon du Salso Moreno, et emboîtons le pas au quatuor Annie-Patrick-Michel (G1) et Tony (G2).

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  • Nous laissons les voitures au niveau du Camp des Fourches, ancien casernement militaire, dont la chronique raconte qu’il aidait à vivre les hameaux de Bousiéyas et du Pra en faisant tourner (essentiellement) ses bars… L’air de la montagne donnait donc déjà soif ?Vite ! Un coup d’œil impatient depuis le col des Fourches, à cinq minutes des voitures, pour voir à quoi ressemble ce vallon indécelable depuis la route. Pas de surprise, ni bonne ni mauvaise. C’est comme toujours : d’abord du vert avec un peu de blanc, puis des proportions qui s’inversent : du blanc avec un peu de vert. Puis du blanc, du blanc, du blanc !

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  • Pour entrer dans le vif du sujet, nous commençons par descendre prudemment le gros névé (ah, celui-là…), qui s’installe sous le col des mois durant, peut-être pour tenter de repousser le plus longtemps possible les invasions humaines. Est-ce pour sanctuariser l’ambiance mystérieuse et magique de ce vallon, et la réserver aux seuls mouflons, marmottes et chamois ? Attention, ça glisse, autant sur l’herbe mouillée que dans les traces de neige dure.

Vallon de Salso Moreno

  • Mais une fois passé cette délicate mise en jambes, il ne nous reste plus qu’à descendre jusqu’au fond du Vallon du Salso Moreno par le GR5, qui se confond ici avec le tracé tout frais de la Grande Traversée du Mercantour.

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  • Les raquettes peuvent être chaussées peu après la séparation entre le GR5, qui part vers le Pas de la Cavale et l’Ubaye, et la GTM qui file vers le col de Pouriac et la vallée italienne de la Stura. Quelle agréable façon de réviser notre géographie…Les hautes barres de marne noire sous lesquelles nous progressons sont toujours aussi austères et impressionnantes. L’érosion y a sculpté des formes étranges : regardez l’étonnant Bonnet Carré et son Tourillon, les Roubines Nègres, Pelouse et Pelousette, les Trois Évêques !

Montée (énergique) vers le col de Pouriac

  •  Quelle agréable façon de réviser notre géologie…Et nous voilà déjà au col de Pouriac, frontière entre les neiges française et italienne. La suite de l’itinéraire tient ses promesses : enneigement parfait ! Un petit coup d’œil sur la crête qui part à droite vers le Pel Brun et le Mont Aiga (souvenirs…)

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  • et nous obliquons comme un seul homme à gauche, vers la grande combe Trois Évêques / Enchastraye.Tony et ses quatre groupies feront halte juste là, au niveau de l’embranchement avec la sente qui mène, l’été, au sommet des Trois Évêques. Pendant ce temps les douze du G1, dans les pas d’Annie qui mène le groupe, se rassemblent sous les dernières pentes pour chausser les crampons.

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  • La neige est bonne, portante, et suffisamment travaillée par les cycles gel-dégel pour que nous puissions profiter de belles marches sécurisantes. L’arrivée sur la crête est toujours un moment sympathique, puisqu’elle nous donne accès à un tout pan du paysage qui nous était masqué :

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  • le vallon du Lauzanier et le col de Larche, le Monte Viso qui se hausse derrière la tête de Moïse (vue ici sous un tout autre angle que la semaine dernière !), l’Oisans et ses Écrins, le Haut-Verdon et sa Grande Séolane, encore si blanche.

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  • Courage, encore quelques dizaines de mètres et nous voilà tous regroupés au sommet, après être passés auprès de la chapelle miniature qui abrite, comme souvent en Italie, une petite madone et un Livre d’or.

Le sommet n'est plus très loin

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  • Pendant que Jean y couche quelques phrases, nous déballons plus prosaïquement notre pique-nique.Quatre cents mètres en-dessous de nous, nous voyons le G2 déjà en train de repartir vers le col de Pouriac. Il est temps, pour nous aussi, de songer au retour. Et, qui sait, peut-être aurons-nous la chance de retrouver le téléphone que vient d’égarer une des copines du G2 ? Ah, s’il avait été orange fluo au lieu de blanc, ce téléphone, peut-être l’aurions-nous repéré…

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  • Descente prudente, concentrée : les pentes sont raides et la neige a déjà changé. Une des participantes va d’ailleurs expérimenter une longue glissade en terrain très pentu, que Michel évalue à 80 mètres, glissade fort heureusement enrayée, puis stoppée, grâce à la bonne utilisation du piolet et au flash d’un souvenir de formation : « vite, se mettre sur le ventre ». Le bien-fondé de ces formations est-il encore à démontrer ? La glisseuse, escortée par Michel, revient sous l’aile protectrice du groupe qui a tout de même eu peur pour elle…  Une facétie à ne pas rééditer trop souvent, même un piolet à la main, même en étant formé aux techniques neige, même avec un ange gardien vigilant à ses côtés, bien au fait des techniques de garde du corps…

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Groupe au sommet

L’ambiance s’en ressent un peu : moins de rigolades dans les rangs… De toutes les façons, il vaut mieux garder son souffle pour des efforts « utiles » : la remontée au col des Fourches est en vue. Changement de braquet, une bonne respiration, une gorgée d’eau, trois cacahuètes, et on y va !Encore une belle journée à mettre à l’actif du groupe raquette alpine et de ses encadrants.

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  • Tony et presque tout son G2 sont déjà repartis lorsque le reste du groupe arrive aux voitures : Monsieur a la responsabilité de poser tout son monde à l’heure devant les bureaux de vote (on lui chercherait en vain des défauts, à ce Tony…). Et nous aussi, cap sur la vallée, ses candidats, ses sondages, ses isoloirs : aux urnes, citoyens ! Et tant pis pour le pot de  fin de journée. En attendant fébrilement 20 heures, élisons à l’unanimité l’Enchastraye dans le peloton de tête des sorties de la saison 

 

15, 16 et 17 avril 2017 Week-end pascal en Val Maïra, trois « petits » tours et puis s’en vont…

J1 : au départ de Pratorotondo, boucle au Bric Boscasso (2589 mètres)

Distance = 9 km

Dénivelée = 1000 mètres

 

Pour la section raquette alpine, les week-ends de Pâques, c’est le dépaysement assuré. C’est peu dire qu’on les attend avec impatience et curiosité… Ce séjour dans le Val Maïra, vallée qui fait le pendant italien de notre Ubaye, va nous permettre de compléter notre connaissance de cette région, et jouer le chaînon manquant avec de précédents séjours à Maljasset, Fouillouse, Larche et dans le val Varaita et le val Stura.

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Gabriel, Denis, Annie, Patrick et Tony : voilà pour trois jours notre équipe de Gentils Organisateurs. Et elle mérite grandement ces deux qualificatifs… Nous avons failli être 25, nous sommes 23. Et les 23 ont vu la même chose sur tous les sites météo consultés : grand beau sur le Val Maïra ! Hourrah !

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Après trois bonnes heures de route et une pause-café-chocolat-dolci devenue traditionnelle, notre première randonnée démarre à Pratorotondo, minuscule hameau de quelques maisons en bout de route, au fond d’une vallée miniature affluent de celle de la Maïra. La matinée est déjà bien avancée, et le soleil italien tient ses promesses. Attention à ne pas écraser trop de fleurettes des prés avec nos gros sabots : c’est le printemps à Pratorotondo. Et là ! un beau petit renard !

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Encore et toujours un peu de portage : dame Nature en a décidé ainsi. Restons humbles sous le poids des sacs à dos… Au bout d’une heure de montée dans la forêt au milieu des chants d’oiseaux, nous pouvons enfin chausser nos chères ciaspole, et poursuivre l’ascension du Bric Boscasso dont on commence à apercevoir le sommet surmonté d’une croix.

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Le Viso sort des nuages, puis se cache à nouveau. Il est là, si proche et tellement imposant.Une dernière pente raide nous permet d’accéder à la petite crête qui mène au sommet.

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Nous y stockons les raquettes en rang d’oignons, et gravissons les quelques dizaines de mètres qui nous séparent du spot « photo au sommet ». Mais pas de photo de groupe : nous ne tiendrions pas tous sur les quelques mètres carrés (en comptant large…) de cailloux branlants qui constituent le sommet du Bric Boscasso.

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Quelques copines se sont arrêtées un peu plus bas, vaincues par la chaleur autant que par cette montée d’un seul jet depuis la voiture. Guidées par Tony, elles feront un aller-retour par le même itinéraire.

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Le reste du groupe est déjà engagé dans la redescente, après une rapide pause repas : ne nous éternisons pas dans ces pentes. Nous n’avons pas l’habitude de nous trouver au point haut d’une rando à une heure aussi avancée, mais aujourd’hui trajet en voiture oblige.

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Retour par le Vallonetto, histoire de changer un peu de perspectives. Peu à peu, les pentes de neige s’accentuent. Puis le Vallonetto se rétrécit, s’encaisse jusqu’à devenir un goulet d’étranglement où nous réalisons que tout bon raquettiste se doit d’être aussi un bon canyoniste … Ce  de ruisseau… Combien de fois allons-nous devoir le traverser ? En sautant, en pataugeant, en glissant, en faisant du saut à la perche avec nos bâtons, en enjambant. En faisant plouf (perso, c’est hélas du vécu…).

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DSCF0401Forts de cette belle première aventure, nous reprenons les voitures pour remonter toujours plus en amont le cours de la Maïra, jusqu’au hameau de Chiappera où se trouve le gîte Campo Base qui sera, pour deux nuits, notre « Camp de base ». Andreas et son équipe nous y accueillent, confirmant par leur gentillesse et leur efficacité tout le bien que nous pensons des gîtes italiens.

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Le groupe s’éparpille dans les petits dortoirs, certains se ruent sur les douches, d’autres sur les bières, d’autres enfin sur les prises, afin de recharger toutes sortes de petites choses modernes toujours affamées de courant électrique.

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Le rifugio Campo Base est une ancienne caserne, la Caserne Vivalda, érigée dans les années 30 pour servir, comme son nom l’indique, de camp de base aux soldats de la garnison chargée d’ériger dans le secteur les fortifications du Vallo Alpino, l’équivalent de notre ligne Maginot. Toutes ces considérations va-t-en-guerre semblent heureusement si lointaines : aujourd’hui seul compte le plaisir de marcher dans ces magnifiques montagnes que l’Italie a reçues en héritage.

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Et à Campo Base, on s’y entend, en montagnes : le Gruppo Castello-Provenzale étend son ombre emblématique sur la vallée, Rocca Provenzale, Torre Castello, Rocca Castello, le paradis des grimpeurs de tous niveaux, et des amateurs de terrain d’aventure.

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Délicieux, le repas du soir ! Cake aux poivrons, lasagnes aux épinards, émincée de porc aux petits légumes. Certains mangeurs de viande louchent avec envie sur les assiettes des deux végétariennes du groupe… Mais tiramisu pour tout le monde ! Et service à l’assiette, s’il vous plaît ! Le temps de la digestion (du repas, et des breuvages multicolores qui l’ont accompagné) est mis à profit pour organiser un atelier « réparation de semelles », deux paires de chaussures s’étant brutalement mises à bâiller aux corneilles… Heureusement, le bon raquettiste sait aussi être un bon cordonnier, n’est-ce pas, Patrick ?

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J2 : au départ du refuge, boucle au Monte Ciaslaras (3005 mètres)

Dénivelée = 1200 mètres

Distance =14 km

 

Où donc est passé le printemps ? Quel froid et quel vent, en sortant des voitures sur le parking en bout de piste ! Nous enfilons ce que nous avons de plus chaud, tout en subodorant qu’il nous faudra enlever tout ça très bientôt, car la course commence par une montée pleine pente et plein soleil. Bien vu : déshabillage au bout du ¼ d’heure nécessaire pour chauffer la mécanique.

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Nous sommes engagés dans le vallon dell’Infernetto (quel nom… on y va quand même ?), encombré par les restes d’une énorme avalanche, de quoi vous donner froid dans le dos. Les raquettes sont chaussées après l’heure réglementaire de portage, dès que nous arrivons sur un long replat vraiment bienvenu.

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De hautes montagnes nous environnent déjà, sillonnées de profonds couloirs sur lesquels Denis jette des coups d’œil pleins de convoitise. Non, Denis, nous n’irons pas au Brec de l’Homme aujourd’hui : c’est avec le Monte Ciaslaras que nous avons pris rendez-vous !

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Un long dévers traversé à raquette nous mène au pied de la grande pente qui culmine au colle Ciaslaras. À partir de ce point, les crampons sont obligatoires. Et le souffle. Et les jambes. Et le pied solide. Le vide se creuse sous nos pas, la pente file. Les experts qui marchent devant nous laissent de belles traces, mais de belles traces ne font pas tout : on est seul avec sa pente à gravir, son sac à porter et (peut-être) sa petite appréhension à gérer.

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IMG_5618Mais ce groupe est décidément un bon groupe, et l’expérience acquise au fil des sorties porte ses fruits : après le colle Ciaslaras, encore une petite traversée exposée, et nous voilà sur un sommet accueillant, propice à la sacro-sainte photo de groupe autour du cairn !

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Tony et ses trois belles dames du G2 (heureux Tony !), qui ont opté pour un aller-retour sans faire le sommet, nous observent en train d’évoluer dans les pentes. Puis, rassurés sur notre sort, ils choisissent le pack pique-nique au bord du lac + la sieste digestive qui est livrée avec.

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Pour le G1, il faut maintenant boucler la boucle en revenant par le vallon Maurin. Et, avant tout, redescendre du colle Ciaslaras. Impression de saut dans le vide ! Quelle pente, de ce côté-là. Mais un des enseignements de la montagne n’est-il pas : « il faut aller voir » ?  Cette redescente, nous pouvons l’inscrire au Patrimoine mondial de la Raquette à neige : une perfection absolue, un régal sans nuances, « le » Bonheur-majuscule !

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Nos 19 traces, côte à côte, rectilignes et parallèles. Une trace de montée à ski, en parfaits zigzags. Des traces de descente à ski, ondes gracieuses. La trace d’une bête à sabots, au plus près des barres rocheuses. Quel beau partage de l’espace. Toute l’histoire de la montagne d’hiver est écrite là, dans ce superbe couloir entre le colle Ciaslaras et le vallon Maurin.

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Au bout du vallon, le col Mary, encore un souvenir, c’était à Pâques, c’était il y a deux ans. Nous avions regardé avec envie et crainte ce couloir que nous venons tout juste de descendre en chantant peut-être dans nos têtes une petite chanson heureuse.

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Cap sur la vallée, ses anémones, ses crocus, et ses verts pâturages. Il est long, ce vallon Maurin, et la neige évolue vite… Aucune difficulté, mais attention aux trous imprévisibles, aux ponts de neige sur le torrent, et aux rochers qu’on détecte in extremis, une fois qu’on est dessus, prêt à se lancer en ramasse, juste pour le fun…

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Un goûter pascal improvisé s’organise devant le refuge, au soleil de cette fin d’après-midi : colombes de Pâques, œufs en chocolat, et même deux poules. Oubliées dans la chaleur de la voiture de Jean, elles ressemblent à des ballons de rugby crevés plus qu’à des cocottes, mais ça se mange quand même…

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Délicieux dîner, avec une mention particulière pour toutes ces truites (probablement de la vallée) qui arrivent sur la table dans leur habit argenté de papillote accompagnées de leur garniture de salade frisée et trévise. Et ce petit feuilleté maison asperges-fromage (encore pistonnées, les végétariennes…). Et ce rizotto aux champignons…sans oublier le vitello tonato de l’entrée. Vite, il nous faut encore une petite lichette du limoncello d’Annie pour digérer toutes ces bonnes choses… Et dormir !

 

J3 : Monte Viraysse (2838mètres)

Dénivelée = 1300 mètres

Distance = 12 km

 

Avant toute chose, se remettre à table pour un petit déjeuner qui est à la hauteur des dîners made in Campo Base : corbeille de fruits, gâteaux maison, assiette de jambon, céréales, complètent le choix habituellement proposé en refuge. On prend des forces ! Gabriel nous a annoncé la couleur, on sait presque tout !

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Nous garons les voitures à l’entrée de Saretto, à quelques kilomètres en aval du refuge. Dans sa langue qui ressemble au morse, un pivert nous salue à sa façon, étonné de cette ardeur que déployons à nous équiper, alors que la vie est si belle dans son arbre, juste là… Les mélèzes sont couverts de fleurs d’un rose vif. Des chatons tout doux et des bourgeons verts tendres commencent à pointer sur les branches. Une belle journée commence.

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Et nous, nous marchons. Nous grimpons. Nous transpirons. Nous portons. Nous buvons un coup. Nous guettons les raccourcis. Nous reprenons notre souffle… Nous remontons une piste interminable. Enfin la délivrance est annoncée, à savoir « on met les raquettes ! ».

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Tout devient plus facile : non seulement le sac est allégé, mais nous voilà pour un moment dans des pentes douces, au profil régulier. Le top 10 du groupe en profite pour prendre le large, mais les autres ne lâchent pas l’affaire…

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Entre le Monte Viraysse et le Monte Vallonasso, on devine la profonde entaille du col de Sautron (2685 mètres, tout comme notre Cime du Diable), frontière entre la France et l’Italie. Le courant d’air froid qui se lève nous confirme que nous approchons…

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Opération « crampons », car la montagne va encore nous tester sur une longue et raide pente… Gabriel prend la tête de la file pour faire la trace, une trace impeccable, un rythme d’une régularité impressionnante. La trace d’un président de section, ça impose le respect !

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Enfin le haut du couloir ! Alain photographie les heureux arrivants, en équilibre sur un pied. Combien monnaiera-t-il ses précieuses photos ?

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Et le sommet ! Embrassades, accolades viriles, éclats de rire, acclamations, photos à gogo avec la tête de Moïse ou le Viso en toile de fond, excusez du peu… Et, à l’horizon, Fort Carat et la Côte de l’Âne, si caractéristiques. Sensation de plénitude et d’accomplissement comme la montagne sait si bien en dispenser. Le bonheur se mérite et là, oui, nous l’avons mérité !

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Mais où donc est passé Patrick ? Il était parti en mission pour ramener à Tony deux de « ses » dames qui se languissaient de lui… Le voilà qui rejoint le groupe, déjà en train de descendre vers le col. Mais Jean, en forme, propose de remonter avec lui au sommet. Et comme quelques groupies de Patrick attendent sa sortie, penchées au-dessus du couloir, c’est finalement un petit groupe de cinq qui escorte un Patrick tout heureux jusqu’au sommet. Re-bisous. Re-photos. Re-bravos.

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Re-descente par la crête jusqu’au col de Sautron… On commence à avoir l’habitude des pentes raides. Celle qui descend du col en est une. La neige, molle et mouillée, ralentit notre allure : tomber dans un trou, s’en extirper pour tomber dans un autre, ça consomme de l’énergie…

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Justement, il est temps de refaire le plein d’énergie : c’est l’heure de manger ! Douce pause : on revit la montée du beau couloir à la suite de Gabriel, on se raconte encore cette arrivée magique sur la crête panoramique, on revoit le sourire des copains au sommet…

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Nous redescendons vers la vallée et les voitures comme portés par une énergie nouvelle, et qui n’est pas incompatible avec la fatigue, allez comprendre… La descente est longue, la dernière heure est pénible, mais personne ne nous a obligés à ne prendre « que » les raccourcis de la piste… rochers, herbe glissante, branches mortes et plaques de neige…

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Et puis, à nouveau, les fleurs des mélèzes et le chant des ruisseaux : en accéléré, nous avons parcouru les saisons, ce matin dans un sens, et cet après-midi dans l’autre sens. Il y a quelques heures, nous étions en plein hiver, sur la neige et la glace d’un sommet. Et nous voilà maintenant dans l’herbe verte, à respirer à pleins poumons la bonne odeur du vent du printemps.

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Les sorties de cette saison ont donné lieu à une surenchère de superlatifs… En reste-t-il de disponibles pour évoquer ce week-end ? Merci à tous nos amis encadrants de partager avec nous leur connaissance de la montagne, nous recevons ça comme un précieux cadeau. Merci également au groupe qui fonctionne bien, des amitiés s’y nouent, de vraies rencontres s’y font, l’entraide n’y est pas un vain mot.

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Et si le dernier merci, le dernier bravo, nous l’adressions à ces montagnes si belles, qui au bout de 10 ans, 20 ans, 30 ans, nous font toujours courir et rêver comme au premier jour : si ça ce n’est pas une histoire d’amour… Car le bon raquettiste est surtout un grand amoureux de la montagne.

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