Archive pour la catégorie ‘Raquettes’

Dimanche 19 février 2017 Tête sud des Bresses

G1 : tête sud des Bresses, 2824 mètres (dénivelée : 1300 mètres ; distance : presque 20 kilomètres)

G2 : lacs des Bresses (dénivelée : 1030 mètres ; distance : 13,5 kilomètres)

 

C’était couru d’avance : toute rando programmée dans le secteur emporte les suffrages, inutile de passer par une primaire. Majorité absolue et unanimité assurées. Annie et Patrick guideront le G1, 21 personnes. Michel et Tony le G2 : 13 personnes. Soit 68 raquettes pour damer la trace pour les groupes suivants…

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Une heure et quelque de marche à bonne allure, c’est l’échauffement incontournable pour accéder aux merveilles qui se cachent au-delà du col de Salèse. Le G2 y arrive alors que le G1 s’apprête à démarrer en direction du lac Nègre.

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La neige est bien présente. Où que l’on se tourne, on n’y voit que du blanc. Et du bleu, celui du ciel. Quelle journée printanière… luminosité, douceur, pas un souffle d’air, et déjà les premiers chants d’oiseaux dans les arbres.

Cime de Frémamorte

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Les raquettes ferraillent à grand bruit lorsque nous passons sur de la neige dure. Puis, une à une, elles se mettent à chuchoter : nous voilà à la queue leu leu sur une belle nappe de poudreuse toute douce, chhhhhhhh…

Cayre sud des Bresses

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Michel  a la superbe idée d’emmener le G2 pique-niquer sur le promontoire de la baisse du lac Nègre : une des plus belles salles-à-manger du Mercantour ! D’un côté le lac Nègre, de l’autre ceux des Bresses : pas mal, non ? Que manque t-il pour atteindre le nirvâna ? Un peu de dénivelée supplémentaire pour rejoindre les deux lacs des Bresses et en faire le tour.

Tête sud des Bresses

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Il n’est pas rare de noter que la technicité d’une course n’est pas obligatoirement proportionnelle à la satisfaction qu’on en retire : voici une rando où l’on en prend plein les yeux, la neige est excellente, et l’environnement fabuleux. Conclusion : pour le G2, que du bonheur !

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Le G1, quant à lui, travaille aussi à son bonheur en tirant un peu plus la langue, en tout cas pour certains… Annie et Patrick impulsent un rythme soutenu, régulier, et leur plan de marche sera respecté.  Annie , attentive, observe l’état du manteau neigeux !!

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Au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur, d’autres sommets se dévoilent : Argentera, Tablasses, Cresta Savoia, Giegn, Pépoiri, Archas, Rogué, Frémamorte, on se répèterait les noms rien que pour le plaisir, un peu comme quand on dit bonjour à quelqu’un en l’appelant par son prénom… et tout au fond le refuge rémondino.

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Nous apercevons des skieurs au pas de Préfouns, d’autres à la baisse de Rogué, plusieurs sur les pentes de la tête sud que nous sommes en train de gravir. Nous ne sommes pas les seuls à apprécier le haut boreon

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Prudence sur les 50 derniers mètres : ça passe à raquettes, à condition d’éviter les figures libres… D’inquiétants couloirs se creusent à notre droite, mieux vaut donc regarder droit devant, d’autant que le passage est bien étroit. La petite Vierge du sommet nous accueille, sereine et bienveillante.

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Nous cassons la croûte en plein soleil, juste sous le sommet. Mais il faut bien sortir du rêve et se résoudre à redescendre dans la vallée. D’autant que nous apercevons les copains du G2 en file indienne en contrebas, déjà tournés dans le sens du retour…

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Bonne surprise : la neige reste très bonne, et la chaleur ne l’a pas trop transformée. Voilà qui autorise quelques audaces dans certains passages raides, on tente la ramasse, on expérimente le télémark, on ose les pas de géant. Le plus souvent, ça passe. Mais, parfois, ça donne lieu à des chutes et glissades chaleureusement ovationnées. Retrouvailles G2 + G1 au col de Salèse pour la photo de groupe, avant d’attaquer la descente dans la forêt.

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Efforts, émotions et chaleur ayant gravement hypothéqué nos réserves hydriques, l’heure est maintenant venue de nous mettre en quête du bistrot de nos rêves afin d’y célébrer un rituel collectif de réhydratation. La vallée de la Vésubie étant fermée pour cause d’éboulement, c’est à Saint-Dalmas que nous allons nous échouer autour de toutes sortes de choses de nature à satisfaire faim et soif. Tout en parlant du week-end à venir mais, chut, suite au prochain numéro !

Dimanche 12 février 2017 le Capelet inférieur

Cap sur le Cap(elet) inférieur (2419 mètres) 1100 mètres de dénivelée, 13 kilomètres de distance

 

La journée débute avec un petit parfum d’aventure… Vu de la vallée, le secteur des Blancons semble tout sauf enneigé : oublions donc le Mont Joia, et visons un secteur où nous pourrons sauter la case « portage» pour aller directement à la case « raquettes ». C’est le Capelet inférieur qui remplit ces critères et devient l’élu du jour.

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Première difficulté : garer la dizaine de voitures (ou plus ?) au départ de la piste des Terres Rouges. Et prendre le départ à 35 sans trop se piétiner les raquettes et se mettre les bâtons dans les jambes… Annie, Patrick, Denis (pour les 19 du G1) et Gabriel, Michel et Tony (pour les 16 du G2) : tout le staff est là ! Contrôle des DVA : OK. Contrôle des raquettes : il en manque juste une paire… ce qui contraindra l’une des nôtres à faire la rando « sans ». Respect pour son courage et sa bonne humeur devant l’adversité.

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Une montée sans difficulté par la piste nous amène sur la crête qui sépare la vallée de la Gordolasque du vallon des Graus. Sous les arbres, de larges taches d’herbe. Mais, globalement, la couche de neige récemment tombée suffit à nos raquettes. Plus haut, nous émergeons sur la crête et nous nous dirigeons vers le Serre de Clapeiruole.

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Malgré son altitude modeste, 2010 mètres, cette montagnette nous obligera à sortir le « grand » jeu, c’est-à-dire les cales de montée : sur quelques centaines de mètres, la croupe devient une crête qui s’effile et se faufile entre des rochers.

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À droite, le massif de l’Authion. À gauche, le Mont Joia et la Valette de Prals. Plus au nord, Gélas, Malédie et Clapier, le trio des 3000 du département. À l’horizon, la mer et ses reflets de métal doré.

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Et au-dessus de nos têtes, des nuages qui filent, filent, filent… « vrais » nuages, ou nuages de poudreuse soufflés par (et oui, le revoilà…) LE VENT ! Pris dans les tourbillons, et éclairés par des lumières changeantes, les cristaux de neige façonnent de très belles ambiances dans un camaïeu de gris et d’argent.

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Un dernier ressaut, juste sous le sommet, nous donnera un peu de fil à retordre : c’est pentu, ça glisse, il y a des rochers, et le vent s’obstine à titiller nos équilibres précaires. Un dernier effort et, au milieu de tourbillons hurlants, nous touchons enfin au but : le cairn sommital. Inutile de songer à continuer vers le Capelet supérieur, plus personne n’y pense, et une ultime rafale dissipe d’hypothétiques velléités…

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Ceux qui repartent du sommet croisent les vaillants copains qui s’en approchent. Les mots d’encouragement partent à l’horizontale par la voie des airs sans atteindre leurs destinataires…

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Par contraste, le pique-nique, à l’abri dans la forêt, nous semble d’autant plus cosy. Et comme il est relativement tôt, un exercice de recherche de DVA s’organise. Sous le contrôle d’Annie, Gabriel et Patrick. Par groupes de deux, tout le monde fouille le secteur d’une avalanche fictive, et trouve, le plus souvent, l’origine des bip-bip… Le groupe semble en progrès, mais peut mieux faire ! « Personne n’a zéro », commente Patrick.

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Nous redescendons sans stress aux voitures, sous le soleil revenu, mais avec la surprise de constater que, vers la fin de la forêt, la neige a déjà commencé à fondre. Sur les sommets, le vent nous la transforme en nuages ; et en bas, le soleil nous l’escamote pour imbiber la mousse des bois… Ah, le cycle de l’eau… Quelle tristesse…

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Nous nous consolons de ce gros chagrin aux Tilleuls, en portant joyeusement un toast aux pâtissières du groupe et aux encadrants, toujours aussi investis autour de notre bol d’air hebdomadaire. Merci m’sieurs-dame !

Dimanche 29 janvier 2017 à Saint-Dalmas-le-Selvage

Boucle par le vallon de la Braïssa, le col du Petit Valloar 2706 mètres) et Gialorgues.

1250 mètres + et – pour 17 kilomètres de distance

 

La dernière fois que la section raquette a fait cette boucle ? Le 10 février 2013. C’est fou ce que le temps passe… Notons que, lorsqu’on décide de refaire une rando, c’est qu’on a aimé !

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L’équipe d’encadrement est au grand complet. Sauf Tony, malade au fond de son lit. Soigne-toi, amigo, et reviens vite. Nous sommes 19 au total, en comptant Annie, Patrick, Gabriel, Denis et Michel. Nous allons progresser tous ensemble, en un seul groupe dit « à deux vitesses ».

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Partis de la côte sous une pluie fine, nous sommes tout heureux de trouver du beau temps, ou presque, en sortant des voitures sur le parking de Saint-Dalmas. Et pas de vent ! On avait presque perdu l’habitude des ambiances calmes …

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Un peu de portage, car tel est notre destin de raquettistes, et nous chaussons sur la piste de Sestrière. Les deux raccourcis par la forêt sont correctement enneigés, il n’en faut pas plus pour faire notre bonheur du jour !

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Avant de bifurquer vers le vallon de la Braïssa, un petit écriteau nous avertit que nous allons pénétrer en zone « Tétras Quiet » : Nous allons faire au mieux pour respecter la consigne et la quiétude desdits tétras…

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Ce n’est pas le bruit de nos raquettes qui les dérangera : dans une belle couche de neige fraîche, sans traces humaines, nous progressons silencieusement dans les pas de nos encadrants. Les personnalités transparaissent : l’efficacité très « classe » d’Annie, l’énergie de Patrick qui semble capable de fendre un mur de neige à la force de son poitrail, le tandem bien rodé Gabriel-Denis, la gaieté attentive de Michel… Et voilà déjà les cabanes de la Braïssa, lieu incontournable de divers rituels, mais n’entrons pas dans les détails…

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Le vallon est bien enneigé. De nombreuses traces dessinent les lignes de pointillés, indéchiffrables pour nous, mais certainement très parlantes pour qui sait les interpréter : chasse d’un prédateur, fuite d’une proie, reconnaissance des territoires ?

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Au sortir de la limite de la zone Tétras Quiet, nous voilà au pied des pentes du col du Petit Valloar, perspective qui justifie d’avaler un petit remontant pré-effort ; et de chausser les crampons pour éviter tout dérapage dans les pentes à venir. Ah… chausser les crampons dans 40 centimètres de poudreuse, les gants dans la bouche et le nez dans la neige, à sonder la poudreuse pour retrouver ce fichu crampon fouisseur… un grand moment de solitude, même si on est 19 à s’y coller… Mais la couche de neige plus dure sur laquelle on sent mordre les crampons valide ce choix : sécurité d’abord.

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En respectant une bonne distance de sécurité entre nous, nous gravissons le col, inondés de gratitude vis-à-vis des costauds qui se relaient en tête pour nous offrir une belle trace jusqu’au col, un vrai Stairway to heaven… Merci à nos super-traceurs et serre fileur  Quelle puissance au jarret !

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Voilà le moment de la photo-souvenir, une fois tout le monde regroupé au col, et d’une pause pique-nique bienvenue avant d’amorcer la redescente dans le vallon de Valloar, vallon affluent de celui de Gialorgues. En face de nous, la Sanguineirette et ses beaux couloirs ; à droite, sa grande sœur Sanguinière ; à gauche, la tête ronde de Valloar que nous ne regarderons que d’en bas, car la descente s’annonce longue…

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Longue, mais bien agréable, ce qui veut dire, en langage « raquette » : bonne neige, et pentes non gelées. Et juste ce qu’il faut de trous invisibles pour nous rappeler qu’il faut rester prudent et ne pas céder à l’euphorie d’une belle descente… Le jour blanc incite lui aussi à rester en alerte et à ouvrir l’œil.

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Au passage devant la mystérieuse entrée du Trou de l’Âne, nous apercevons Fort Carra et ses hautains satellites aux formes sorties d’une BD de science-fiction : quelles merveilles. Le temps de les photographier, le brouillard les a déjà dérobés à nos regards et à nos objectifs.

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Il reste une petite heure et demie de piste pour rejoindre le village. Allez, on prend le rythme, on se choisit un ou deux copains pour faire la conversation et c’est parti ! Les cascades de glace sont magnifiques cette année, très bien formées : elles vont jusqu’en bas des pentes dans de larges coulées d’un turquoise très clair.

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Oups ! Attention où nous mettons les pieds ! Sur la piste aussi, dans chaque virage, à chaque traversée de vallon, il y a « de larges coulées d’un turquoise très clair »… Heureusement que les raquettes accrochent, pas toujours d’ailleurs, et les bâtons pas du tout…

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Le pot de fin de journée est pris à Lou Ben Manja de Saint-Etienne où, pour ne pas faire mentir l’enseigne, nous allons bien manger et bien boire. Avant de passer du temps dans un embouteillage dû à un accident : pour certains, quel malheur, la journée à la neige ne se terminera pas, comme pour nous, dans l’allégresse…

PS : si quelqu’un trouve, sur notre trajet, une banane, prière de la ramener à Michel, il est inconsolable.

Week-end à COLMARS-LES-ALPES, 21 et 22 janvier 2017

Samedi : Mourre de Simance (2511 mètres ; 1200 mètres + et – ; 15 kms)

 

Tous ensemble, tous ensemble, hey ! Plus de G1 et G2, mais un groupe de 19, bien sympathique et bien solidaire, pour ce mémorable week-end made in 04.   Mais commençons par le commencement ! On sait à quoi s’attendre, entre le froid et le vent annoncés… Comme dit Gabrielle, il va falloir « bâcher »…

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Nous garons les voitures au hameau de Chasse, un des bouts du monde de la haute vallée du Verdon. La neige est là ! Quelle chance, on chausse à Chasse ! (à répéter très vite 10 fois de suite). Enfin pas tout à fait car, dès le départ, la piste a un petit côté filou, avec toute cette glace … Un peu de portage ne faisant de mal à personne, portons !

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À partir du moment où nous quittons la piste pour aborder la forêt, nous passons en mode RTT (Raquette Tout Terrain). De la neige, il y en a. Seule manque une belle petite sous-couche pour stabiliser l’ensemble et colmater les trous entre les rochers, les racines et autres pièges sylvestres… La progression est lente : nos 38 raquettes déblaient la zone, décapent les rochers et s’embrochent sur des branches embusquées.

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Nous remontons un vallon au fond duquel coule un torrent, indétectable sous la neige et la glace. Nous empruntons prudemment les ponts de neige en tentant de déterminer où se trouve la frontière entre l’eau, la glace et le monde solide. Quelques passages insolites permettent de vérifier si nous sommes à l’aise (ou pas) avec le free style…

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Ces épreuves franchies victorieusement, nous débouchons, enfin ! dans la partie haute du vallon de chabaub, très ouverte, d’où nous pouvons apercevoir, encore loin au-dessus de nos têtes encapuchonnées, le Mourre de Simance. Après la pénible progression dans la forêt, les pentes menant à la dernière crête nous semblent faciiiiiles…

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Mais c’est sans compter avec le vent qui nous gifle dès notre arrivée sur cette crête, et quelles gifles… On réalise à quel point tout devient compliqué, dès que le vent s’en mêle et qu’avec lui revient le grand méchant froid : mettre la veste, boire un coup, marcher droit… Courage, il n’y a plus que 150 mètres de dénivelée à gravir, ce n’est rien. Enfin, presque. Il nous faut pourtant autant d’énergie que de volonté pour rallier le sommet. Et peut-être aussi une petite pointe d’amour-propre ?

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Le tour d’horizon est fait en mode accéléré. Dommage ! Du Vercors au Dévoluy, du Mounier au Pelat en passant par le secteur du col des Champs et son emblématique Encombrette, que de sommets nous font de l’œil…

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Tous ! Nous y sommes enfin tous ! Mais juste pour le temps de la photo. Nos poses bizarres ne sont pas forcément volontaires :  au gré de ses bourrasques, le vent glacial nous fige dans de drôles d’attitudes. La redescente du sommet, sera faite face au vent (tiens ! ça peut donc être encore pire qu’à la montée !), le temps de gagner une autre crête elle aussi bien aérée… Au passage, nous nous émerveillons sur toute cette poudreuse accumulée dans les vallons, sur les pentes, vierges de traces : exquise sensation d’être les Rois de la Raquette, et seuls au monde !

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Profitons de ce bel intermède, vrai moment de grâce, car l’heure tourne et voici à nouveau la forêt : il est temps de repasser en mode RTT pour redescendre le cours gelé du petit ruisseau sournois. Jusqu’au dernier mètre de piste, jusqu’aux voitures, la plus grande prudence sera de mise.

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Nous prenons pour la nuit nos quartiers au gîte Gassendi de Colmars-les-Alpes : tour à tour hôpital, hôtel des Templiers, caserne, mairie, il se dédie aujourd’hui à l’accueil des touristes, et crée du lien social dans le village en accueillant les enfants de l’école aussi bien que les papis-mamis pour des repas seniors. La tartiflette du chef ayant brûlé, nous nous installons devant de grands plats de pâtes improvisés, ce qui nous convient à merveille, car les sucres lents… c’est toujours bon d’en stocker le samedi soir…

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À la table voisine s’installe un groupe de chanteurs. Dans le prix de la demi-pension, nous aurons donc en bonus un récital en occitan, basque, corse, nissart : quelles voix, ces messieurs ! Tous les étages résonnent de leurs chants. Et, lorsque le gâteau d’anniversaire XXL de Vincent arrivera avec ses petits feux d’artifice, il sera accompagné d’un Happy birthday polyphonique ! Belle ambiance ! On rit aux éclats, on chante en chœur, on danse sur place, on déguste, on sirote, on savoure, on en reprend… La fête est réussie, Elsa !

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 Dimanche : Sommet du Laupon (2432 mètres ; 1200 mètres + et – ; 13 kms)

 

Après une nuit réparatrice où nous avons peut-être rêvé de mousquets, garnison, canonnades et beau capitaine à moustaches, nous voilà d’attaque pour revenir à d’autres amusements : il s’agit de grimper au sommet du Laupon dont le signal domine la vallée comme un défi.

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Histoire de ne pas perdre la main (pardon : le pied), nous commençons par un bon échauffement sur piste surgelée… Nous suivons l’itinéraire d’été, et réservons le direct azimut pour la descente, ce qui se révèlera être LE bon choix, voir plus loin…

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Tant que nous sommes sous le couvert de la forêt, Éole a la correction de nous ignorer. Mais au sortir du bois, il va nous facturer un gros arriéré… Nos trajectoires rectilignes font parfois d’étonnantes dents de scie vers la droite, impulsées par les coups de bélier des bourrasques.

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Vincent inaugure ses jambes de feux de ses 32 printemps. Un vrai chef de file. Nous en avons besoin car la neige accumulée dans la forêt est épaisse. Nous arrivons enfin sur un replat dénommé « la plaine !!!» pour une courte pause.

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Pas question de perdre du temps, on se hâte vers le sommet aussi vite que possible. Les premiers arrivés trouvent un abri dérisoire derrière le cairn ; les suivants battent la semelle en scrutant les tourbillons blancs dans lesquels se matérialisent des ombres, des silhouettes : les copains qui arrivent !

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La descente ? Le rêve de tout raquettiste : une neige sublime, en quantité et en qualité, de la fleur de sel, du duvet, de la poudre de fée… Il n’y a qu’à se laisser couler avec elle. Chaque pas nous mène un mètre plus loin, dans un élan de patineur. Et cette impression de velours sous les raquettes…

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Quasiment jusqu’aux voitures, ce sera jubilatoire. Hormis lors de quelques incursions dans la forêt pour lesquelles Gabriel, en bon pédagogue, nous prévient : « 200 mètres, pas plus ! » On ne quitterait pas cette neige fabuleuse… Sauf le temps du casse-croûte, tous serrés en troupeau sous un grand épicéa, comme autant de chevreuils transis.

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Gabriel, Michel et Tony : grand merci à vous pour l’organisation, la réservation du gîte, la gestion financière, l’encadrement et tout et tout. Denis, merci aussi à toi qui as planché sur les courses mais n’as malheureusement pas pu être des nôtres… Et toi, Vincent, que serions-nous devenu sans tes jambes de folies pour faire la trace dans toute cette neige…

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Un week-end sans bémol, grâce à toute la préparation faite en amont . Mais il faut aussi féliciter les participants : par moments, ce fut pénible, on en a tous bavé en même temps. Mais la cohésion du groupe et la bonne humeur permanente ont permis de venir à bout de toutes les difficultés. Avec quelques jours de recul, on se rend compte qu’on n’a conservé

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QUE de merveilleux souvenirs ! Repenser à ce grand coquin de vent nous ferait même sourire : le miracle des sorties parfaites.

 

Dimanche 15 janvier 2017 Cime Ouest de fenestre : oui ? mais non !

G 1 et 2 : boucle au lac de Trécolpas – refuge de la Cougourde (environ 16 kms pour 850 m + et -)

 

Ça arrive au moins une fois par an : eh bien, c’est aujourd’hui ! Le grand vent… Le grand froid… Au thermomètre : – 15°. Et quid du « ressenti » ?

Les prévisions météo et l’avant-goût que nous avons eu sur la côte ces derniers jours n’ont pas découragé les 31 raquettistes dont Gabriel et Tony cochent les noms ce matin sur leur liste. Ils auront la responsabilité (et le plaisir !) de guider le G2. Quant à Annie et Patrick, à la trace, ils guideront le G1, avec le soutien de Mario et de Jacques, notre serre-file du jour.

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Les voitures sont garées devant le chalet d’accueil du Boréon. Nous nous dirigeons vers la route des vacheries, raquettes sous le bras, en soufflant sur nos doigts. 15 personnes pour le G1, contre 16 pour le G2 : Gabriel note avec plaisir que la demande est forte pour ce groupe qui sait allier plaisir d’un rythme un peu plus cool et esprit sportif.

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Beaucoup de glace, des cailloux à revendre, et parfois de la bonne neige… Marcher sur ce sentier d’été tant de fois parcouru exige aujourd’hui de la prudence, précaution qui n’évite pas quelques dérapages, suivis de glissades et d’exclamations sonores. Mais tant que nous progressons dans la forêt, nous sommes relativement à l’abri d’Éole et sa bande… Profitons, et mangeons notre pain blanc…

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On chausse, on déchausse, on rechausse. Les raquettes toutes neuves que le petit papa Noël a apportées à certains grincent dramatiquement sur les cailloux invisibles… arrachant des « aïe » de douleur à leurs propriétaires.

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Le lac de Trécolpas est atteint. Ça se gâte progressivement. L’Agnelière et la cime de Juisse soufflent non stop, comme des volcans, des panaches de fumée blanche : quelle tristesse, cette belle neige qui s’évade sous notre nez par la voie des airs… L’atmosphère est blanche, un brouillard dense constitué de minuscules cristaux de neige.

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Le G1 dépasse le lac en direction du pas des Ladres, mais sans plus croire à grand chose. La cime ouest de Fenestre, notre projet, le vent en a balayé jusqu’au souvenir… Une rafale plus forte que les autres nous bouscule, flanque les bâtons par terre et finit de geler l’eau dans les gourdes. C’est là que Mario nous porte le coup de grâce en annonçant – 15, confirmant largement notre impression… Annie et Patrick décident de redescendre, et il n’est pas besoin de procéder à un vote : unanimité, demi-tour ! Après s’être fait congeler le côté droit, c’est au tour du côté gauche, offert aux 4 vents… Certains messieurs sont sexy en diable, avec leurs sourcils, moustaches et barbichettes givrées, à la Nicolas Vanier ! Les écharpes craquent, durcies de respiration gelée. Ambiance voyageurs du grand Nord…

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Dans le blizzard blanc, des formes viennent à notre rencontre : ce sont les copains du G2, arrivés eux aussi au lac ! Tout le monde emboîte le pas à tout le monde, par paquets de 10, du moment que c’est pour dévaler la pente et fuir ce vent hurlant.

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Nous obliquons vers le refuge de la Cougourde, avec l’espoir d’y manger à l’abri. Le sentier d’été n’est pas très accueillant à nos raquettes, mais nous sommes trop heureux de rejoindre la forêt. Prudence tout de même en traversant quelques couloirs bien raides, sur lesquels tourbillonnent des bouffées de neige.

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Ouf, le refuge, on respire ! Quelques places au chaud dans le refuge d’hiver, autour du poêle. Quelques places par terre « sur » la terrasse. Quelques places « sous » la terrasse, accessibles à 4 pattes. Tout le monde peut se poser, le temps d’un rapide casse-croûte.

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« Rapide », car le froid et le vent sont de retour, rôdant autour du groupe, mordant oreilles, doigts et orteils. Certains affirment même qu’ils ont été mordus ailleurs par surprise, mais faut-il les croire ? On tourne en rond, on fait des 8, raquettes aux pieds, en attendant que toute la troupe soit prête au départ, et en route !

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Retour sans lambiner… Avec des précautions maxi dès que nous rejoignons les secteurs glacés généreux en occasions de chutes… Quelque peu ébouriffés, nous faisons halte aux Tilleuls où nous allons achever notre processus de décongélation. Les nouveaux patrons font connaissance avec notre étonnante équipe ! On n’a pas eu le temps de remercier les pâtissières du groupe, honte à nous, leurs gâteaux sont toujours aussi bons.

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Merci aux encadrants qui y croient pour deux, voire pour 30, quand le vent rabote notre motivation, émousse notre combativité, et érode nos forces… Et bravo à Marie-Françoise  et Jean qui ont eu le cran de sortir leurs mains des moufles pour photographier cette journée de vent, de froid et d’amitié.

 

Dimanche 8 janvier 2017 à Castérino (1543 mètres

 

G1 (22 personnes) : pointe de Peyrefique (1270 mètres + et – pour 16,6 kilomètres)

G2 (8 personnes) : variations autour de la baisse de Peyrefique et Barchenzane

 

 

Le thermomètre est bien en dessous de zéro, -6 à la voiture et pourtant il faut se résoudre à mettre le nez dehors dans le grand froid de Castérino, pour chausser les raquettes et régler les bâtons avant que les doigts ne soient hors service. Mais pour quel sommet, La roche de l’Abisse où la pointe de Pyrefique …on verra plus haut !

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Tandis que le G2 fignole quelques réglages de raquettes, le G1 s’élance sur la piste de la baisse de Peyrefique, à un rythme propre à réchauffer les plus frigorifiés. Gabriel, Denis, Annie, Patrick, Mario et Jacques : encadrement pléthorique pour le G1… Quant à Tony, notre homme-orchestre-des-neiges, il assurera à lui seul la responsabilité du G2.

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La piste qui rejoint la baisse de Peyrefique ressemble précisément à tout ce qu’on n’aime pas : de vastes portions de cailloux ponctuées de méchants tronçons de neige gelée. C’est dangereux à pied, ingérable à raquette, inadapté à crampons. Mais incontournable. Les deux groupes arrivent enfin à la baisse après une montée qui ne sera pas classée parmi les « fabuleuses » …

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De ce belvédère le manque de neige sous le fort de Giaure et le bas du vallon de Caramagne est évident. Ce sera donc la pointe de Peyrefique

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Le G1 poursuit, par le sentier d’été qui gravi puis contourne la crête de Barchenzane, histoire de ne pas trop perdre d’altitude, en direction du vallon de Caramagne, puis des lacs de Peyrefique, avec en visée la cime du même nom et ses 2663 mètres. La neige semble, par endroits, tombée de la veille. Par contre, nous allons également trouver, juxtaposées de manière inattendue, de la neige dure, cartonnée, gros sel, tôlée, ventée, poudreuse, de printemps…

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toutes les nuances eskimos à notre petit mot « neige » si réducteur. Mais avec un nette prédominance de la « bonne », voire de la « très bonne » neige. La traversée d’un couloir d’avalanche mobilisera les compétences et l’expérience de nos leaders : sonder sous la neige de surface pour voir à quoi ressemble le socle sur lequel elle repose…gabriel et jacques sortent le piolet pour creuser et casser la croute et au Feu vert, on traverse, mais dé-li-ca-te-ment !

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Le final de la rando, selle puis pointe de Peyrefique, nous le ferons à crampons, car la pente se redresse progressivement. Au sommet, où Mario nous accueille, la récompense est grande :

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l’arc alpin est visible presque dans son entier avec, certes, sa partie ouest un peu écrasée par la perspective. Les géants Monte Rosa et Cervin-Matterhorn sont aisément reconnaissables. À partir de leurs silhouettes caractéristiques, le reste du massif reprend sa place dans les cartes de nos têtes. Qu’elles sont belles, toutes ces montagnes.

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Joyeuse débandade pour la redescente vers nos sandwiches : certains face à la grande méchante pente, certains en faisant quelques petits zig-zag précautionneux. Sans parler de ceux qui vous descendent ça comme ils fouleraient les vertes prairies de la montagne à vaches… La pause pique-nique est la bienvenue, comme toujours…

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Retour par le même itinéraire, avec un bonus facultatif passant par ce bébé sommet baptisé pompeusement Cime de Gratin, avec toutes les majuscules de rigueur. Les voitures seront rejointes par la piste, pour certains ; et, pour d’autres, par « le » raccourci Indiana Jones direct-Castérino, avec troncs d’arbres à enjamber, goulets à éviter et talus herbeux à désescalader à raquettes… Patrick, attentionné, nous dispense conseils avisés et brillantes démonstrations : il est à l’aise partout, surtout là où c’est pentu et glissant !

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Les aventures du G2, pendant ce temps, sont d’une autre nature. C’est là qu’on mesure ce que les mots responsabilité, entraide, patience et solidarité signifient. Bravo et merci à Tony, Daniel, Viviane, Marie-Françoise, Janine, Michèle et Delphine qui ont soutenu non-stop une nouvelle adhérente qui a fait connaissance de façon un peu… frontale… avec le caractère alpin que peut prendre une rando raquette avec le CAF…

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Dans ces cas-là, comment s’en tenir au programme initial ? Après la baisse de Peyrefique, et le début de la crête de Barchenzane Laurence glisse sur un dévers mais le groupe est là pour la retenir. La prudence s’impose dans ce passage délicat.

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Tous les projets semblant inadaptés, le choix de Tony fut d’écourter la rando, de ne pas faire le sommet envisagé, tout en organisant au mieux un circuit dans le secteur de la baisse. La redescente par le vallon du Cardon en partie déneigé s ’avère aussi périeuse.

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Respect et bravo au G2, de la part de tous ceux qui ont eu la chance de faire une belle course ce jour-là.

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Le pot de fin de journée à l’auberge marie madeleine et son sapin de noël en bois, a été marqué par une affolante quantité de Rochers, plus comestibles que tous ceux que nous croisons habituellement en montagne, vu qu’ils étaient de la marque Ferrero…

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Retour sans problème sur la côte. Mais comment ne pas avoir une pensée pour tous ces autres « marcheurs » de la vallée de la Roya, et comment ne pas se dire que nous sommes des privilégiés, nous qui pouvons nous offrir le luxe de soucis du type « la neige ? quantité ? qualité ? tombera ? tombera pas ? »…

 

À dimanche !

Dimanche 18 décembre 2016 sortie à Isola 2000 vallon D’Orgials

G1 : cime d’Orgials (2648 mètres)

G2 : collet dei Morti (2477 mètres) et même plus…

 

C’était quand, la dernière sortie de la section raquette à la cime d’Orgials ? Je vous le donne en 1000 : le 18 décembre 2011, soit il y a 5 ans jour pour jour ! Il faisait -15° ce jour-là, et les doigts de Denis avaient gardé pendant des semaines le souvenir de ce grand froid, et des crampons gelés qui ne voulaient rien savoir… 

 

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                   Mont Aver   –  Cole dei Morti – Monte della Valletta – Cima d’Orgials – Cime Lombarde

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Rien de semblable aujourd’hui : le ciel est d’un bleu printanier et la température, nettement plus clémente, nous permettra d’arborer vêtements légers, casquettes et crème solaire dans les grandes combes ensoleillées qui jouxtent le col de la Lombarde. Nous étions 6 en 2011. Nous voilà 35… Annie, Patrick, Denis et Jacques pour le G1 (26 personnes en comptant les encadrants). Gabriel, Michel et Tony pour le G2 : 3 encadrants pour 6 participants, ah les p’tits veinards qui vont se faire chouchouter…

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Le choix s’est porté sur Isola 2000 en raison, bien sûr, de l’enneigement, qui nous permettra de chausser directement au départ de la route du col de la Lombarde. Chausser sans avoir à porter nous met en général de meilleure humeur…Nous remontons le long des pistes de ski en essayant de ne pas trop endommager le damage tout frais du matin, et voilà déjà le col de la Lombarde. La qualité de la neige est tout de suite différente : plus froide, plus légère, comme tombée de la veille !

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Le G2 se dirige, dans les larges vallons italiens, en direction du col dei Morti. Tout le monde est en forme et visiblement pas assez fatigué pour considérer que le but de la journée est atteint avec l’arrivée au col. Un coup d’œil vers le Mont Aver et ses premières belles pentes : comment résister… Le groupe démarre avec plaisir cette ascension non prévue au programme, bonus improvisé.

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Toutefois, les crampons s’Aver (hum : s’avèrent) nécessaires à mi-parcours, contraignant le groupe à faire demi-tour : les raquettes trouvent rapidement leurs limites dès que les pentes se redressent et que la neige devient trop dure.

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Ça tombe bien, il est l’heure du casse-croûte : retour vers des terrains moins inclinés et plus propices à la recherche de DVA en guise d’apéritif. Le petit lac d’Orgials fera l’affaire. Un par un, tous les participants y passent, pas question de se fondre lâchement dans le groupe : aujourd’hui, c’est du sérieux et les nouveaux s’en sortent plutôt bien ! On ne dira jamais assez l’importance de la pratique, qu’aucune théorie ne remplacera jamais. Au loin Sant’Anna nous regarde

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Pendant ce temps, le G1 a obliqué vers le vallon d’Orgials en visant bien sûr la cime, mais d’abord le col à 2600 mètres. On attaque, raquettes aux pieds la grande pente du verrou qui ferme le fond du vallon. Annie et Patrick sont à la trace, Denis et Jacques en soutien.

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Scénario classique : la pente se redresse, la neige, encore à l’ombre, est de plus en plus gelée, on suit en guise de trace un petit rail de ski bien dur, mais tant que ça passe à raquette… Pourtant à un moment, une petite voix souffle à tout le monde presque en même temps : « ça ne serait pas mieux avec les crampons ? » Bien sûr que si ! Reste donc à enfiler les crampons et mettre les raquettes sur le sac dans des positions acrobatiques de recherche d’équilibre, sans trop de gestes brusques, en essayant de ne pas faire tomber quelques bricoles dont on peut difficilement se passer, crampons, gants, bâtons…

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Globalement, on ne s’en sort pas trop mal… Comme le dit Annie, « c’est dans les terrains difficiles qu’il faut savoir enfiler les crampons. Sur du plat, aucun intérêt, c’est à la portée de tout le monde. » Encore et toujours la nécessité d’une pratique qui ne soit pas hors sol…

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Le passage délicat et exposé est désormais plus facile à négocier, et c’est dans une file indienne redevenue plus bavarde que nous passons au col d’Orgials. Encore quelques minutes d’ascension facile sur la crête et nous voilà au sommet, avec une vue splendide sur l’Argentera et tous les sommets de la Tinée, encadrés que nous sommes par la Lombarde et le Mont Aver.

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Tiens ! entre Lombarde et Aver, il y a aussi une certaine cime de la Valette… Jacques entraîne Alain, et les voilà partis à la conquête de cette nouvelle montagne, tandis que le reste du groupe se replie sous le col pour déjeuner, tiraillé entre des émotions contradictoires : on y serait bien allé, nous aussi, à la Valette, ça fait envie… mais il faut aussi garder des forces pour redescendre la mauvaise pente du matin…

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Fort heureusement, le soleil a bien travaillé pour nous, et la neige dégelée nous permet une belle descente face à la pente, avec de bonnes sensations bien franches sous les crampons. Quelle différence avec nos pas prudents d’il y a une heure à peine…le casse croûte est à portée de main. Et quel panorama ?  Merci à toi, Ami Soleil !

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Il va nous accompagner jusqu’au bout de ses doux rayons. Au col de la Lombarde, nous retrouvons les copains du G2, et c’est tous ensemble que nous regagnons les voitures, survolés par un drone, surexcité et bourdonnant comme un gros insecte. Ciao provincia di CUNEO

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L’épilogue de l’aventure n’est pas à la hauteur du reste de la journée : nous ne trouverons que des bistrots fermés ou ne voulant pas recevoir un tel groupe, pourtant tout prêt à y dépenser des sous… C’est finalement jusqu’à Pont de Clans que nous devrons endurer notre soif. Avant de tomber dans un gros méchant bouchon de type « Ligue 1 » à la sortie de l’Allianz : champions d’automne !

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Bonnes fêtes de fin d’année à tous, et rendez-vous en 2017 pour les traditionnels vœux, bises et batailles de boules de neige. Car oui, il est prévu qu’elle tombe !

                           A l’an que ven ! Se sian pas maï  Que siguen pas men..

Dimanche 11 décembre 2016 sortie raquette au Boreon

G1 : boucle au Mont Archas (dénivelée = 1050 mètres, pour 12,5Km)

G2 : cime de la Valette des Adus (dénivelée = 850 mètres, pour 10 km)

 

C’est parti pour une nouvelle rando raquette CAF (Cuisses-Abdos-Fessiers) !

Dans les pas de Denis, de Mario, de Michel et de Patrick : 19 candidats à l’Archas. Dans ceux de Gabriel et de Tony : 12 postulants à la Valette des Adus. Si les comptes sont bons, ce sont 37 raquettistes qui s’équipent au parking d’été de Salèse. Mais attention aux cailloux

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Ah… cette première montée à Salèse de l’année, de combien d’autres sera-t-elle suivie ? Tant de possibilités de courses s’offrent à partir du col, que c’est devenu une destination incontournable, été comme hiver. Et, à en juger d’après le nombre de traces de pattes et de sabots dans la neige, il n’y a pas que des humains à raquette ou à ski qui affectionnent le secteur.

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Un peu au-dessus du col, nous chaussons enfin les raquettes : sensation exquise du sac qui s’allège…

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Très agréable montée vers le col de la Valette des Adus, sous un ciel d’un bleu… mais d’un bleu…, sur une neige d’un blanc… mais d’un blanc… Le grand champ de rochers est devenu un labyrinthe dans lequel nous zigzaguons, montons, descendons. Des métaphores d’ordre alimentaire s’insinuent dans les esprits : chantilly, fromage blanc, sucre glace, rochers pralinés enrobés d’un délicieux glaçage immaculé… La faim doit commencer à se faire sentir.

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La sortie du labyrinthe nous mène droit au petit col (2356 mètres) duquel nous dominons le vallon d’Anduébis (souvenir de l’an dernier) et apercevons le Pépoiri (souvenir de dimanche dernier).

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La cime de la Valette des Adus (2449 mètres) est aisément gravie, grâce aux belles traces faites par les leaders du groupe : des marches pas trop hautes, juste comme on les aime.

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Après cette bien agréable ascension, le G2 se replie en bon ordre au col de la Valette pour casser la croûte au soleil sous la houlette de Gabriel et de Tony, tandis que le G1 poursuit vers son but du jour, le mont Archas (2526 mètres), encore un peu plus loin, toujours un peu plus haut.

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Sur le chemin du retour via le refuge des Adus, après une descente dans une belle poudreuse légère et douce les petits veinards du G2 vont faire une rencontre exceptionnelle, et je passe la plume à Gabriel :

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Et oui quelle belle surprise : impensable, inimaginable, insolite… les superlatifs ne manquent pas. Je vous le fait à 100 je vous le fais à 1000 !!! une idée ?

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Trois soldats en tenue d’époque de la grande guerre, fusils en bandoulière et mitraillette aux poings traquant l’ennemis. Oui vous ne rêvez pas. Des Hommes fervents de reconstitutions historiques qui poussent à l’extrême ce devoir de mémoire qui les entrainent à reproduire et à partager la vie des maquisards de la vallée de la vésubie. Chapeau Christian, Simon, Stuar du R.I.A Régiment d’Infanterie Alpine ou plutôt casque bas messieurs pour cette fresque Historique au bord du lac des Adus .

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(Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez retrouver un reportage de FR3 sur Dailymotion qui s’intitule : Les cimes de la discorde)

Le G1 dispose aujourd’hui d’un atout majeur : Michel qui, en très grande forme et particulièrement en verve, se charge de l’animation du groupe durant la pause repas au sommet du mont Archas. On en oublierait presque de faire le tour d’horizon, ce qui serait vraiment impardonnable. On pose et on prend des couleurs

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On en profite pour repérer les secteurs « à neige », et ceux à garder en attente, car les idées et les projets se bousculent toujours un peu, en début de saison. Les paillettes ne sont pas seulement dans la neige : elles sont aussi dans nos yeux.

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Il est temps de jeter un coup d’œil à la suite de l’itinéraire : la croupe Est puis, par la balise 393, le collet d’Estrisson et la balise 391, le sentier qui nous ramènera aux voitures par le GR. À première vue : c’est plutôt du genre plongeant… à peine à trois coups de raquettes du sommet, la pente s’accentue et la crête s’effile. L’heure n’est plus à la rigolade, et une consigne proférée d’une voix ferme nous incite au silence qui conditionne le calme, la prudence et donc la sécurité. Et on a grandement besoin des quatre pour franchir quelques passages exposés et glissants…

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Relâchement général une fois rejoint le sentier d’été déneigé, avec une « pause prairie » tout à fait inhabituelle : besoin de se détendre un peu, après la tension de la descente « neige » ? Le thermomètre que Mario sort de son sac indique 28°, incroyable. Il n’en faut pas plus au groupe pour basculer dans des plaisanteries de potaches en goguette que nous ne divulguerons pas !

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Le retour aux voitures de cette bande de belles lurettes et de gais lurons est pris en main par Anne, grande experte des sentiers du Boréon. Par contre, on rigole nettement moins une heure plus tard devant notre QG des Tilleuls : fermé ! Les traditions se perdent… Mais pas le plaisir de faire de la raquette CAF tous ensemble… Bravo à tous, merci à tous. À dimanche.

Tête des Margès 2550 m

Dimanche 4 décembre 2016

G1 : traversée col Ferrière, col du Barn, Pépoiri (1200 mètres de dénivelée, 12 kilomètres)

G2 : idem, sauf la traversée du Pépoiri

 

Mémorable reprise de la saison raquette 2016/2017 ! On s’en souviendra !

 

Le jour n’est pas encore levé sur ce dimanche annoncé radieux par la météo. Quelle foule à Saint-Martin-du-Var… nous sommes 37 raquettistes à nous répartir dans les voitures, + 1 qu’on récupèrera in extremis dans une voiture de skieurs ! Donc après remise dans le droit chemin de la brebis égarée, nous voilà finalement 38.

 

Denis, Mario et Jacques vont guider le G1 (21 personnes) vers les alpages, crêtes et sommets des Millefonts. Tandis que Michel et Jean encadreront le G2 (17 participants) sur un parcours presque identique, auquel ne manquera que la traversée du Pépoiri.

 

Les voitures sont garées sur la piste de la Raya. Car la décision a été prise de rejoindre le parking du col de Veillos à pied : soyons fous, un peu de panache, que diable ! Pourquoi rejoindre en voiture ce qui peut se faire par le GR ? Allez, les raquettes sur le sac !

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Point positif : avec cette petite marche apéritive, l’échauffement sera au point pour attaquer la montée (débonnaire…) au col de Veillos qui domine le parking de ses 2194 mètres. Au-delà du col s’ouvre la vaste combe des Millefonts, les « mille sources », sous un manteau immaculé ! Pour une première neige de l’année, nous sommes dans le registre du grand luxe : quantité et qualité, tout y est, avec en prime les fameuses paillettes étincelantes si photogéniques…

 

Le G2 chausse les raquettes dès que la neige est atteinte, tandis que le G1 décide de le faire un peu plus loin, au lac Petit, bien au soleil, à l’occasion de la première pause banane de la saison : immuable rituel auquel on souscrit toujours avec plaisir… Ô le doux bruit de la neige qui crisse doucement…

 

En deux imposantes colonnes, G1 et G2 atteignent tranquillement le col Ferrière (2418 mères), tandis qu’un toutou tout foufou et son maître gravissent la cime des Lauses, qui à papattes, en aboyant joyeusement, qui à ski.

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La suite de l’itinéraire, commun à tous, emprunte la crête panoramique qui rejoint le col du Barn via la tête des Marges (2550 mètres) et celle du Barn (2529 mètres). À droite la combe des Millefonts avec la Méditerranée dorée en arrière-plan. À gauche, un vaste panorama 100% Mercantour avec ces hautes terres que nous aimons tant, Gélas, Argentera, Geign, et tous les autres…

 

Et, dominant le col du Barn où nous venons d’arriver après une agréable série de montagnes « russes », (le jeu de mots est facile), voici le Pépoiri, maître des lieux et détenteur du record d’altitude dans le secteur.

 

Pour le G2, après la pause pique-nique sous la tête du Barn, le retour se fera par le vallon du même nom, ses belles pentes, ses lacs devenus patinoires…

 

Pour le G1, l’aventure continue, direction le sommet du Pépoiri. Denis inspecte une trace qui monte en oblique sous la pente sommitale : crampons ? raquettes ? Raquettes ! Nous montons à la queue leu leu, prudemment, la présence des uns rassurant les autres… Le vide se creuse à notre droite mais, fort heureusement, le blanc uniforme – brume sur neige –  ne nous permet pas de bien visualiser le grand toboggan sur lequel nous évoluons : heureux les ignorants…

 

Un petit moment de stress lorsque, suivant Denis et sa trace, nous allons prendre droit dans la pente pour rejoindre la crête. Essayez donc de grimper à une sorte d’échelle presque verticale avec des raquettes aux pieds… Et quelle échelle… Les barreaux cèdent les uns après les autres dans un grand remue-ménage de neige pulvérulente brassée par les uns et re-brassée par les autres.

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Au-dessus de nos têtes, pile à l’aplomb, Jaja, qui a déjà pris pied sur le replat (veinarde !), nous tend son sourire et un bâton secourable, voire deux, pour nous aider à franchir le dernier mètre qui sépare le monde vertical du monde horizontal. Pourvu qu’ils tiennent, ces fichus bâtons, et qu’ils n’aillent pas se séparer en deux brins à l’instant précis où nous misons gros sur leur fiabilité en leur confiant notre survie… Mais ces bons vieux bâtons ont tenu, comme on les aime, tout à coup !

 Photo :

Tout le monde respire. Il n’y a plus qu’à suivre la pente qui nous mène directement au sommet pour une pause casse-croûte.

 

Le moment est venu de se poser la question de la redescente. Ce ne sont pas les idées qui manquent, certes. Mais un groupe de 21 personnes à raquette implique quelques contraintes quant au choix des itinéraires… C’est finalement le vallon du petit lac de Veillos qui sera choisi. Tandis que Philippe part en éclaireur, Denis et son équipe aident de leurs conseils ceux qui n’ont pas le pied très sûr en terrain pentu… et là, en matière de terrain pentu, on est servi ! Les quadriceps chauffent… quelques glissades s’amorcent, parfois enrayées, mais pas toujours… Fort heureusement, pas de rochers embusqués, seule la neige est là pour râper les fonds de culotte… Après cette traversée sportive du Pépoiri, voilà enfin les pentes plus douces qui nous ramènent vers la route : sourires, et quelques discrets soupirs de soulagement qui viennent du plus profond des poitrines !

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Jonction parfaite G1 + G2 au parking, mieux que si elle avait été programmée. Il ne nous reste qu’à redescendre tous ensemble par le GR jusqu’aux voitures.

 

Et, pour respecter une tradition dont l’origine se perd dans la nuit des temps et sans laquelle une rando raquette ne serait pas une rando raquette : pot de fin de journée aux Tilleuls. À 38….. ça commence fort, très fort, cette nouvelle saison !

 

Bravo aux participants, merci à l’équipe : si on est aussi nombreux et aussi heureux de se retrouver, ça doit bien vouloir dire quelque chose… Alors à dimanche !

 

 

W. E. retrouvailles de la section raquette du 29 et 30 octobre 2016

JOUR 1 : FORT CARRA 2880 Pointe Côte de l’âne 2616m   1010m de dénivelé 14 km 600

 

Holla chicos ! Aujourd’hui c’est retrouvailles, Pas un ne manque à l’appel, Faut dire que le programme est alléchant pour cette rentrée. Après fortes poignées de mains, bises, accolades en tout genre et petit café pour certain, direction Estenc.

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Nous sommes 19 à nous élancer en direction des cabanes de Sanguinière et le vallon de la Roche Trouée. Grand beau, pas un souffle de vent : un W. E. qui démarre sous le charme d’un mélézin au couleurs automnales.

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Après une pause au pied de la Pointe Côte de l’âne le couloir de monté pour accéder à la brèche Fort Carra semble bien raide. Petit à petit chacun à son rythme grimpe tranquillement les éboulis … mais quel spectacle à l’arrivée !

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Le refuge de Gialorgue semble tout petit et le Fort sur sa face nord a déjà revêtu son manteau d’hiver. Une bonne couche de neige ceinture toutes les strates

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Les crampons sont sortis du sac, mais les conditions semblent difficiles pour une collectivité et une aussi longue caravane. Après une première approche Gilles et Patrick ne sont pas convaincus et décision est prise de renoncer : le Fort restera invaincu aujourd’hui. Mais promis on reviendra.

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Retour à la brèche pour attaquer cette fois le 2ème objectif du jour. Denis passe en tête sécuriser un passage délicat en assurant un par un l’ensemble du groupe et de ressauts en ressauts nous voilà au sommet !

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Du haut de ce promontoire un panorama à 360° et puis « par-dessus Carra, soudain j’ai vu passer des grues cendrées, elles s’en allaient vers le midi, la Méditerranée … j’aurai tant aimé les accompagner au bout de leur voyage … » Quel spectacle grandiose ont elles  de là-haut !

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Pause déjeuner, photos de groupe, bain de soleil c’est farniente en bras de chemise à 2900, tout comme les bouquetins que rien ne dérange.

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Mais le gîte nous attend et c’est à regret qu’il faut redescendre. Nous disons au revoir à Karine et Pierre car malheureusement plus de place disponible dans toute la vallée. Une bonne douche et tous prêts pour un bon repas : soupe de poireaux aux lardons, gigot d’agneau et légumes du jardin, tome de montagne et petit chèvre, tarte aux pommes et pour bien terminer gâteau au chocolat et noix de Joëlle.

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Tout ce qu’il faut pour passer une bonne nuit, chez les Louicqs ou villa Noé pour les uns dans la yourte de Léonie pour les autres, mais quel confort !!

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Attention changement d’heure alors pour demain lever 6h ou 7h, ancienne ou nouvelle, on accorde les violons et … bonne nuit les petits.

JOUR 2 : TETE de l’ENCOMBRETTE 2681m au départ d’Entraunes 1520m de dénivelé          19 km 500

 

Du parking, Gilles nous montre l’objectif du jour et le passage des barres de la Bouisse pour atteindre le plateau de Pra Bourres. Attachez vos lacets on va en avoir besoin.

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Au passage une yourte plantée là au-dessus d’Entraunes semble attendre des clients, faut dire que c’est un hébergement très tendance.

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Mais de plateau il n’en est rien après les ruines de la cabane de la Bouisses, le sentier se fait plus rare, ici et là quelques traces en pointillées pour atteindre le sentier en balcon qui chemine du Pas du Lausson au Col des Champs.

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Regroupement et barres de céréales, bananes et autres fruits secs sont sortis du sac pour bien booster l’équipe avant l’attaque du 2ème éboulis du W.E.

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Trois pas en avant un pas en arrière : pas facile, mais le petit collet est là, soit direct soit par la vire ; chacun choisi sa voie. Quelques centaines de mètres encore sur l’arrête et nous gagnons le sommet ou plutôt la pointe est.

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Petite descente plus bas dans le trou de l’Encombrette pour enfin la pause déjeuner. Après un repérage éclair de Super Mario, nous décidons de redescendre par le même itinéraire. Prudence pour tous, appréhension pour d’autres, mais les encadrants sont là pour aider les plus incertains.

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La longue redescente pour récupérer le GR en fatigue plus d’un tandis qu’une bande de vautours fauves tournoie autour de nous.

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Gilles garde le cap : plus de sentier, dévasté par les sangliers. On passe près d’une magnifique tourbière en formation tout droit sortie du fin fond de Quebec. Il ne manque plus que le museau d’un orignal ou d’un élan  pour compléter le tableau. Mais là encore le GPS d’Annie confirme le bon passage et nous retrouvons Gilles quelques encablures plus bas.

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Le retour sur Entraune se fait à jour tombant, quelques frontales s’allument et les lumières du village apparaissent ; Ouf il était temps. On nous avait dit W.E. sportif, on n’a pas été déçu !

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                           Merci à Gilles et à tous les encadrants pour ce magnifique W.E.

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Merci à tous nos reporters photos et à Philippe de la ligue de protection des oiseaux pour son expertise. Un grand bravo à tous et bienvenu dans « l’ordre de la raquette » au petit nouveau et revenante,  Régis et Florence

 Rendez-vous pour l’ouverture de la saison vendredi 25 novembre au club et que tombe la neige !!!!                                 Gabriel et l’équipe raquette