Dimanche 1er février 2015 : Cime Bicknell (2641 mètres) au départ de Castérino : 1100 mètres de dénivelée pour 15 kilomètres de distance.

Nous sommes vraiment privilégiés ! Pour cette première sortie de février, presque autant d’encadrants ou de copains « aptes à l’encadrement » que de participants… Quelle équipe. Voilà de quoi nous rassurer en ces temps de risque 4… Hésitation entre les monts Chajol et Sainte-Marie, mais l’option sera prise d’éviter sagement les secteurs à fortes pentes. Nous partons donc en direction du lac Sainte-Marie, avec une petite idée derrière la tête : tiens, et la cime Bicknell ? Ce serait une première pour le groupe raquette…

 

Moins 9° sur le parking de Castérino, ne traînons pas. Deux groupes se forment, menés par Annie, Patrick, Denis, Michel, Tony… et tous les autres ! Nous sommes 17, cagoulés, lunettés, gantés, emmitouflés dans des vestes ou doudounes aux coloris de bonbons acidulés d’un très bel effet. Le temps est loin des knickers en velours côtelé marron + chaussettes de laine  rouge…

Mais assez parlé chiffons ! Les premiers kilomètres se font aisément (donc à bon train…) sur la piste enneigée, au travers du beau mélézin du vallon de Fontanalbe. Groupes et 1 et 2 resserrent les rangs et se serrent les coudes pour traverser un dernier couloir d’avalanche et franchir le très raide verrou qui défend l’accès au cirque de Fontanalbe, lui-même fermé par les austères murailles nord du Bégo.

 Cinq ou six conversions de haute voltige reliées entre elles par quelques traversées tout aussi précautionneuses nous
permettront de sortir de ce secteur froid et hostile. Et grand merci aux petits
mélèzes semés sur ces quelques dizaines de mètres de nous avoir tendu leurs branches charitables ! Sans eux… les trous d’eau du torrent en contrebas nous auraient certainement semblé plus épouvantables encore !

Quel contraste en débouchant sur les bords du lac Vert de Fontanalbe… De l’ombre, nous passons à la lumière ; du froid à la douce chaleur du soleil ; et du stress inhibiteur à un optimisme décomplexé : oui ! nous irons à la cime Bicknell !

La neige est excellente : qu’elle soit dure ou poudreuse, elle « répond » parfaitement aux sollicitations de nos raquettes. Après un tout dernier raidillon, nous débouchons sur un sommet panoramique, très haut au-dessus du lac Vert et du refuge de la Valmasque, dans une ambiance « montagne », entre Haute-Gordolasque et Merveilles. « Merveilles »… Quel autre nom pourrait mieux caractériser ce coin du Mercantour ?

Le mont sainte marie est bien là !!! Mais se  sera pour une
autre fois Mario, trop de risque aujourd’hui.

Du sommet, nous apercevons le groupe 2 (on les entend presque rire…) qui casse une petite croûte aux alentours du lac Sainte-Marie.

 Tous ensemble, nous reprenons le chemin du retour, par le même itinéraire. La passage du fameux petit verrou secomplique
de l’effet « descente ». Et aussi parce que certains audacieux ont fait le choix de le redescendre sur les fesses (volontairement ou involontairement d’ailleurs), laissant aux suivants… un toboggan en trajectoire directe sur le torrent… En riant ou en couinant, tout le monde passe, tout le monde est passé !

Le reste du trajet retour est une ballade, à côté de ces émotions, mais une ballade menée grand train par tout un groupe pressé par un urgent besoin de réhydratation : écoutons notre corps et ses besoins primaires, et trinquons à cette très belle journée : vin chaud ou chocolat ? Bière ou coca ? Santé à tous !

A  la semaine prochaine  Chantal et toute l’équipe raquette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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