Dimanche 8 février 2015 : mont Aunos et cime de l’Alpet au départ de Saint-Dalmas-le-Selvage (environ 1100 mètres de dénivelée pour 13 kilomètres de distance).

Dans nos rêves, la neige idéale est celle qui tombe en abondance et passe de suite au stage « manteau neigeux stabilisé », sans transiter par la case « risque avalanche 4″… Mais comme l’idéal n’est pas de ce monde, nous irons aujourd’hui sur Saint-Dalmas-le-Selvage : les chutes de neige n’y ont pas été très abondantes, ces derniers jours, et le risque avalanche devrait être moindre que sur d’autres secteurs du massif.

Saint-Dalmas… un petit village qu’on retrouve toujours avec beaucoup de plaisir : pittoresque et accueillant, il est le point de départ de plusieurs vallons pleins de promesses pour les amoureux de la montagne. Nous partons vers le col d’Anelle par la piste bien enneigée. Le passage de notre groupe de 26 se
charge du damage de manière tout aussi efficace que les engins… Gabriel, Denis, Michel et Tony encadrent tout ce beau monde. Nos pensées  vont aussi vers 2 absents dont Elsa fidèle
photographe, victime d’une chute en sortie spéléo. Reviens nous vite.

Première halte ravitaillement au niveau des granges du plateau d’Anelle, avant d’entrer dans le vif du sujet : la montée en direction de la crête du Content que l’on rejoint vers l’altitude 2000. Mais avant d’y arriver, il faut donner de soi, car la pente est raide, et la montagne est haute ! De zig en zag, nous prenons insensiblement de l’altitude, jusqu’à émerger de la forêt sur
la fameuse crête du Content (la bien-nommée !).

Nous voilà perchés au-dessus de vallon de Demandols, Auron est juste en face, le Mounier pas loin, le Ténibre et l’Enchastraye nous toisent. Nous poursuivons notre route en suivant le tracé de la crête, mais en prenant bien soin de toujours nous tenir côté forêt : l’autre versant, beaucoup plus raide et déboisé, est déjà le départ de petites coulées.

La neige, épaisse et poudreuse en forêt, est dure et soufflée depuis que nous avons pris pied sur la crête : moins de risque d’avalanche, certes, mais obligation de planter fermement les raquettes, et de leur faire confiance…

Le groupe 1 dépasse allègrement le mont Aunos pour gravir la tête de l’Alpet, 50 mètres plus haut. La suite de l’itinéraire est bien tentante, vers Cloifret, mais les grosses corniches qui bordent les pentes le sont nettement moins : stop ici pour aujourd’hui !

Pendant ce temps, le groupe 2 a atteint le mont Aunos, en affrontant pour certains la peur du vertige et l’appréhension de la redescente : bravo. Finalement, chacun a atteint son objectif, aujourd’hui, à part la grippée du jour, redescendue sous escorte attentive et amicale après une ultime quinte de toux sous le sommet du mont Aunos. Le casse croûte est le bien venu

La redescente est, comme on pouvait s’y attendre, très agréable, surtout dans la partie haute de l’itinéraire. Vers le bas, disons qu’il manque encore une petite sous-couche pour que notre bonheur soit parfait…quelques glissades et c’est la franche rigolade

La journée se termine façon « section raquette », au bar de
Saint-Dalmas où le patron nous réserve un accueil chaleureux et un service efficace, tout ce dont nous avons besoin après cette belle journée de partage, d’amitié, d’effort et de grand air.

Un grand merci à nos encadrants !

 

 

 

 

 

 

 

 

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