Dimanche 29 janvier 2017 à Saint-Dalmas-le-Selvage

Boucle par le vallon de la Braïssa, le col du Petit Valloar 2706 mètres) et Gialorgues.

1250 mètres + et – pour 17 kilomètres de distance

 

La dernière fois que la section raquette a fait cette boucle ? Le 10 février 2013. C’est fou ce que le temps passe… Notons que, lorsqu’on décide de refaire une rando, c’est qu’on a aimé !

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L’équipe d’encadrement est au grand complet. Sauf Tony, malade au fond de son lit. Soigne-toi, amigo, et reviens vite. Nous sommes 19 au total, en comptant Annie, Patrick, Gabriel, Denis et Michel. Nous allons progresser tous ensemble, en un seul groupe dit « à deux vitesses ».

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Partis de la côte sous une pluie fine, nous sommes tout heureux de trouver du beau temps, ou presque, en sortant des voitures sur le parking de Saint-Dalmas. Et pas de vent ! On avait presque perdu l’habitude des ambiances calmes …

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Un peu de portage, car tel est notre destin de raquettistes, et nous chaussons sur la piste de Sestrière. Les deux raccourcis par la forêt sont correctement enneigés, il n’en faut pas plus pour faire notre bonheur du jour !

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Avant de bifurquer vers le vallon de la Braïssa, un petit écriteau nous avertit que nous allons pénétrer en zone « Tétras Quiet » : Nous allons faire au mieux pour respecter la consigne et la quiétude desdits tétras…

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Ce n’est pas le bruit de nos raquettes qui les dérangera : dans une belle couche de neige fraîche, sans traces humaines, nous progressons silencieusement dans les pas de nos encadrants. Les personnalités transparaissent : l’efficacité très « classe » d’Annie, l’énergie de Patrick qui semble capable de fendre un mur de neige à la force de son poitrail, le tandem bien rodé Gabriel-Denis, la gaieté attentive de Michel… Et voilà déjà les cabanes de la Braïssa, lieu incontournable de divers rituels, mais n’entrons pas dans les détails…

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Le vallon est bien enneigé. De nombreuses traces dessinent les lignes de pointillés, indéchiffrables pour nous, mais certainement très parlantes pour qui sait les interpréter : chasse d’un prédateur, fuite d’une proie, reconnaissance des territoires ?

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Au sortir de la limite de la zone Tétras Quiet, nous voilà au pied des pentes du col du Petit Valloar, perspective qui justifie d’avaler un petit remontant pré-effort ; et de chausser les crampons pour éviter tout dérapage dans les pentes à venir. Ah… chausser les crampons dans 40 centimètres de poudreuse, les gants dans la bouche et le nez dans la neige, à sonder la poudreuse pour retrouver ce fichu crampon fouisseur… un grand moment de solitude, même si on est 19 à s’y coller… Mais la couche de neige plus dure sur laquelle on sent mordre les crampons valide ce choix : sécurité d’abord.

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En respectant une bonne distance de sécurité entre nous, nous gravissons le col, inondés de gratitude vis-à-vis des costauds qui se relaient en tête pour nous offrir une belle trace jusqu’au col, un vrai Stairway to heaven… Merci à nos super-traceurs et serre fileur  Quelle puissance au jarret !

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Voilà le moment de la photo-souvenir, une fois tout le monde regroupé au col, et d’une pause pique-nique bienvenue avant d’amorcer la redescente dans le vallon de Valloar, vallon affluent de celui de Gialorgues. En face de nous, la Sanguineirette et ses beaux couloirs ; à droite, sa grande sœur Sanguinière ; à gauche, la tête ronde de Valloar que nous ne regarderons que d’en bas, car la descente s’annonce longue…

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Longue, mais bien agréable, ce qui veut dire, en langage « raquette » : bonne neige, et pentes non gelées. Et juste ce qu’il faut de trous invisibles pour nous rappeler qu’il faut rester prudent et ne pas céder à l’euphorie d’une belle descente… Le jour blanc incite lui aussi à rester en alerte et à ouvrir l’œil.

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Au passage devant la mystérieuse entrée du Trou de l’Âne, nous apercevons Fort Carra et ses hautains satellites aux formes sorties d’une BD de science-fiction : quelles merveilles. Le temps de les photographier, le brouillard les a déjà dérobés à nos regards et à nos objectifs.

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Il reste une petite heure et demie de piste pour rejoindre le village. Allez, on prend le rythme, on se choisit un ou deux copains pour faire la conversation et c’est parti ! Les cascades de glace sont magnifiques cette année, très bien formées : elles vont jusqu’en bas des pentes dans de larges coulées d’un turquoise très clair.

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Oups ! Attention où nous mettons les pieds ! Sur la piste aussi, dans chaque virage, à chaque traversée de vallon, il y a « de larges coulées d’un turquoise très clair »… Heureusement que les raquettes accrochent, pas toujours d’ailleurs, et les bâtons pas du tout…

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Le pot de fin de journée est pris à Lou Ben Manja de Saint-Etienne où, pour ne pas faire mentir l’enseigne, nous allons bien manger et bien boire. Avant de passer du temps dans un embouteillage dû à un accident : pour certains, quel malheur, la journée à la neige ne se terminera pas, comme pour nous, dans l’allégresse…

PS : si quelqu’un trouve, sur notre trajet, une banane, prière de la ramener à Michel, il est inconsolable.

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